Inversion des rôles : quand la propagande transforme les victimes juives en bourreaux !

A partir du  7 octobre 2023, le samedi soir, soleil couché, shabbat terminé, les familles des otages détenus par le Hamas se réunissaient face au siège de l’armée…
© MARCUS YAM / LOS ANGELES TIMES)

Le conflit israélo-palestinien est marqué par une guerre de l’information particulièrement toxique. L’instrumentalisation des accusations de violences sexuelles en est l’un des aspects les plus révoltants. Voir article de Minute. Alors qu’Israël poursuit en diffamation le New York Times pour un article de Nicholas Kristof sur les abus présumés contre des détenus palestiniens, il est nécessaire de rappeler les faits connus.

Les crimes documentés du 7 octobre et la barbarie du Hamas

Le 7 octobre 2023, le Hamas et des groupes alliés ont commis des atrocités d’une rare sauvagerie : viols, viols collectifs, mutilations génitales, torture sexuelle, humiliations, maltraitance et diffusion volontaire des images. Des rapports détaillés, dont celui d’une commission civile israélienne s’appuyant sur des centaines de témoignages, des milliers de photos et des heures de vidéos, ainsi que les conclusions de l’ONU, établissent que ces violences sexuelles étaient systématiques, répandues et intentionnelles dans plusieurs sites (festival Nova, kibboutz, etc.) et se sont poursuivies sur les otages.

Le déni ou la minimisation de ces crimes (pas de viols, résistance légitime)… par une partie des militants pro-palestiniens et de certains médias constitue une seconde humiliation pour les victimes juives. C’est une forme moderne de négationnisme qui transforme les bourreaux en résistants et les victimes en propagandistes.

 

Des abus en détention israélienne  ?

Il a pu en avoir quelques-uns, graves, mais certainement pas une symétrie comme les assassins du Hamas voudraient le faire croire. S’il y a eu quelques mauvais traitements de palestiniens, on  ne peut pas les renvoyer dos à dos avec ce qu’ont subi les victimes du 7 octobre, parce qu’on peut comprendre que des Israéliens désespérés, déchirés par le sort des leurs aient eu la tentation de la vengeance, si les témoignages d’individus et de certaines organisations sont vraies  (organisations israéliennes comme B’Tselem, internationales comme Amnesty, HRW) et je ne citerai pas « Mediapart » comme source crédible, tout le monde sait pourquoi. Il y aurait eu des témoignages concordants sur de mauvais traitements, de torture, de nudité forcée, de coups et, dans certains cas, de violences sexuelles en détention, notamment à Sde Teiman. Des vidéos ont fuité, des enquêtes internes ont été ouvertes (parfois classées sans suite). Ces pratiques, si elles sont avérées, sont inacceptables légalement et contraires aux valeurs qu’Israël revendique, mais j’avoue qu’à titre privé je ne serais pas choquée si cela avait vraiment eu lieu…

Quoi qu’il en soit on ne peut pas renvoyer dos à dos   les deux situations :

– Le Hamas a planifié et glorifié les violences sexuelles du 7 octobre comme arme de guerre.
– Les abus en détention, s’ils ont prouvés, même s’ils sont graves, résultent souvent du chaos post-7 octobre, de la surpopulation carcérale et d’une logique de vengeance chez certains gardiens. Israël d’ailleurs a poursuivi des soldats dans certaines affaires et conteste l’ampleur  systématique  présentée dans certains articles.
– Le New York Times est accusé par Israël de diffuser un récit partiel et diffamatoire qui crée une fausse équivalence morale.

 Le vrai scandale est celui de l’inversion médiatique et morale
Le vrai poison est la dissymétrie : les horreurs du 7 octobre sont souvent relativisées ou passées sous silence, tandis que chaque allégation contre Israël est amplifiée, décontextualisée et utilisée pour diaboliser l’État juif dans son ensemble. Des témoignages palestiniens, parfois invérifiables ou provenant de sources proches du Hamas, sont traités comme parole d’Évangile. À l’inverse, les preuves accablantes contre le Hamas sont scrutées avec un scepticisme plus qu’excessif eu égard à la situation et aux preuves dont on dispose !!!

Cette inversion vise à transformer les véritables victimes du pogrom du 7 octobre (et leurs familles) en bourreaux coloniaux et érige des terroristes ou combattants en victimes innocentes. C’est monstrueux, antisémite dans ses ressorts les plus classiques (les Juifs seraient des violeurs sadiques ), et cela montre bien pourquoi il ne peut et ne pourra jamais y avoir de paix et de coexistence entre Israéliens et « Palestiniens » et autres combattants du Hamas !!!

 La seule voie honorable

Israël a tout intérêt à la transparence maximale: enquêtes indépendantes, accès des observateurs internationaux (sous conditions de sécurité), sanctions exemplaires contre les éventuels coupables d’abus reconnus. Cela renforcerait sa légitimité et priverait la propagande adverse de munitions.

Condamner fermement les abus en détention ne doit jamais servir à occulter ou relativiser la barbarie initiale du Hamas. La souffrance de Palestiniens innocents  (si tant est qu’il y ait des Palestiniens innocents… telle est la question fondamentale à laquelle il ne sera pas répondu, et pourtant... ) n’effacerait pas celle des Israéliens massacrés, violés et pris en otage…  

La vérité n’appartient à aucun camp. Mais elle exige que l’on ne fasse pas le procès de quelques éventuels abus israéliens pour disculper les membres du Hamas et autres simples Gazouis des meurtres, tortures, viols, sévices, emprisonnements qu’ils ont commis par antisémitisme pur et dur. Le nazisme n’est pas mort avec Hitler.

Christine Tasin

 

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