Plus la redevance pour la TV est élevée plus la TV nous désinforme !
Devons-nous payer tant pour avoir plus qu’une chaîne d’Etat par langue nationale? N’oublions pas les deux campagnes d’information que nous avons subies avant de voter.
La votation fédérale du 4 décembre 1994 a marqué un tournant historique en Suisse avec l’acceptation de la nouvelle Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LaMal). Ce vote a instauré le caractère obligatoire de l’assurance de base pour tous les résidents en Suisse. Le texte de cette Loi avait été accepté de justesse par 51,8 % des votants.
L’objectif de cette réforme n’était pas de rendre notre système de santé antifragile mais de remplacer l’ancien système par une assurance maladie obligatoire, garantissant solidarité et accès aux soins pour tous, mais aussi la maîtrise de la hausse des coûts de la santé, ce qui n’a pas du tout été fait. La concurrence ne joue pas et depuis cette grande réforme mensongère de 1994, nos primes pour nos assurances maladie-accident ne font qu’augmenter de façon intolérable, beaucoup plus que le coût de la vie, beaucoup plus que notre pouvoir d’achat, beaucoup plus que les augmentations annuelles des salaires, beaucoup plus que l’inflation et beaucoup plus que l’AVS (Assurance-vieillesse et survivants) !
Avant cette votation fédérale de 1994 pour la LaMal OBLIGATOIRE, la Conseillère fédérale socialiste Ruth Dreifuss avait promis à la population suisse: des soins médicaux « de haute qualité », « encore abordables pour tous et chacun » la concurrence entre les médecins, les hôpitaux, etc. rendrait leurs prestations « inévitablement moins chères », les coûts supplémentaires se situeraient dans un « cadre raisonnable », « la manière dont les opposants à la loi parviennent à leurs chiffres » (soit en particulier le Conseiller fédéral UDC Ueli Maurer) « m’échappe ; ils sont totalement tirés par les cheveux ».
Par la suite, après avoir fragilisé son système de santé et contribué à ce que les Suisses se fragilisent, le peuple suisse souverain s’est fragilisé en adhérant à l’espace Schengen suite à la votation du 5 juin 2005, acceptant, par 54,6 % des voix, les accords d’association (Schengen/Dublin) nous imposant la suppression des contrôles systématiques à nos frontières.
Deux fois de plus, preuve a été faite que nos élus ont fait à la TV trop subventionnée les prévisions qui leur conviennent.
Depuis ces deux votations, les citoyens-contribuables de Suisse souffrent et les gouvernements fédéraux, cantonaux et communaux peinent à corriger les conséquences préjudiciables de ces deux décisions du peuple souverain alors qu’ils devraient s’attaquer en priorité aux causes.
Docteur Dominique Schwander
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