Sous les hauts plafonds lambrissés, la salle d’audience s’éveillait dans une sorte de ballet improbable aux règles obscures. Les hommes de loi, silhouettes d’encre drapées dans leurs robes d’ébène, s’agitaient avec une efficacité machinale : on claquait des dossiers sur les pupitres, on s’échangeait des murmures pressés, on ajustait un rabat blanc avec un automatisme presque théâtral.
Derrière eux, le public s’engouffrait dans les travées, un flot de chuchotements indiscrets et de froissements de manteaux qui montait vers les voûtes.
Au milieu de cette chorégraphie dont il ne possédait pas les codes, DiogeN se tenait à la barre, les mains crispées sur le bois poli. Il regardait ce manège avec une hébétude silencieuse. Toute cette agitation n’était qu’un bruit de fond assourdissant, lointain et plutôt terrifiant.
Le silence qui s’installa n’était pas celui d’une église, mais celui d’une administration en attente. Un silence sec, ponctué par le ronronnement discret de la climatisation. La présidente, Mme Degolu, ne quitta pas son dossier des yeux pendant de longues secondes, laissant le poids de l’institution peser sur les épaules de l’homme à la barre.
— DiogeN, dit-elle enfin d’une voix neutre, presque pédagogique. Savez-vous pourquoi vous avez été cité à comparaître devant cette chambre ?
— Oui, Madame la Présidente.
Il avait les mains moites. Le bois de la barre lui semblait étrangement froid sous ses paumes.
— Pourquoi ? reprit-elle, en levant enfin les yeux vers lui.
— Pour mon site Internet… j’ai mal orthographié l’acceptation pour les cookies.
Un bruissement de robes noires se fit entendre. Un avocat, au premier rang, changea de posture avec un soupir d’agacement contenu. Mme Degolu fronça les sourcils, une expression de perplexité sévère sur le visage.
— C’est-à-dire ? Expliquez-vous, Monsieur DiogeN, dit-elle sur un ton autoritaire qui n’admettait aucune légèreté.
L’accusé chercha ses mots, le regard fuyant vers le greffier qui tapait chaque syllabe avec une régularité de métronome.
— Et bien… à la troisième page, quand iel autorisatrice doit cocher la neuvième case concernant l’acception à la fatigue visuelle et à la prise de conscience du bilan carbone inhérent à l’énergie consommée par l’affichage… j’ai écrit : « L’internaute admet avoir pris connaissance des conditions générales » au lieu de : « Iella internaute admet avoir prise connaissance… ». Je m’en excuse, c’est une erreur d’inattention.
Un murmure réprobateur monta soudain des bancs du public, comme une vague de fond. Ce n’était pas des cris, mais un concert de langues qui claquent et de têtes qui secouent. Sur les bancs des avocats, l’agitation fut immédiate : on se pencha vers son voisin pour chuchoter, on pointa des passages sur des tablettes numériques, on ajusta ses lunettes d’un air outré.
DiogeN se sentit soudain très petit. Il n’était plus un homme qui avait fait une faute de frappe, il était une anomalie dans un système dont il venait de briser, sans le vouloir, l’équilibre sacré.
Mme Degolu laissa les murmures s’éteindre d’eux-mêmes, le regard fixé sur le dossier de DiogeN comme si elle y cherchait une anomalie plus profonde que sa simple faute de syntaxe. Elle releva la tête, un pli d’agacement marquant son front.
— Monsieur DiogeN, je constate que vous vous présentez seul à cette barre. Pourquoi n’avez-vous pas d’avocat pour assurer votre défense dans une affaire aussi sensible ?
DiogeN s’accrocha au rebord de bois. Sa voix monta d’un ton, non pas par colère, mais par une sorte de fatigue résignée.
— Ma retraite est supérieure à la moitié du SMIC, Madame la Présidente. Et comme j’ai travaillé plus de 40 ans on m’a expliqué que cela me privait du droit à un avocat commis d’office. Et je n’ai pas les moyens d’en payer un de ma poche.
Il marqua une pause, le regard soudain vide, tourné vers un souvenir récent qui semblait encore le hanter.

— Quand la police est venue m’embarquer à quatre heures du matin, ils ont défoncé la porte. À l’issue de mes quatre-vingt-seize heures de garde à vue, quand je suis enfin rentré chez moi, la serrure avait été changée. Ma maison était occupée par des mineurs non accompagnés protégés. On m’a dit que je ne pouvais pas les expulser sans une procédure de plusieurs années. J’ai tout perdu en quatre jours, Madame la Présidente. Mes meubles, mes papiers, ma vie. Alors, payer un avocat...
Un silence de plomb tomba sur la salle. Ce n’était plus le silence de l’indignation sémantique, mais celui, plus gêné, d’une assemblée confrontée à la mécanique froide de sa propre logique.
Mme Degolu ne cilla pas. Elle nota soigneusement un élément sur son feuillet, le crissement de son stylo bille étant le seul son audible.
— Les questions de logement et de procédure d’expulsion relèvent du tribunal civil, Monsieur DiogeN, répondit-elle d’un ton monocorde, sans une once d’émotion. Nous sommes ici pour traiter du non-respect des normes d’inclusion numérique. Restons-en aux faits qui nous occupent.
Elle se tourna vers ses assesseurs. L’un d’eux lui donna une feuille de papier qu’elle entreprit de lire laborieusement :
— Puisque vous n’avez pas d’avocat le tribunal va faire preuve de pédagogie
L’atmosphère de la salle changea imperceptiblement. Jusque-là froide et procédurale, elle vira à la condescendance assumée, celle que les initiés réservent aux égarés.
— Puisque vous n’avez pas d’avocat, le tribunal va faire preuve de pédagogie, déclara Mme Degolu.
Elle accompagna sa phrase d’un sourire amusé, un étirement de lèvres sans chaleur qui semblait souligner l’absurdité de la présence de cet homme à sa barre. À ses côtés, les deux assesseurs échangèrent un regard entendu et laissèrent échapper des ricanements étouffés, le genre de bruits complices que l’on entend dans les couloirs des ministères.
La présidente ramena vers elle un épais dossier dont les coins étaient écornés. Elle ajusta ses lunettes de lecture et, d’un ton faussement professoral, entreprit de lire le texte qu’elle avait sous les yeux. Sa lecture était laborieuse, hachée par une méconnaissance visible du jargon technique qu’elle était pourtant chargée de défendre.
— Le R… G… RGPD, commença-t-elle en butant sur les acronymes, signifie « Réglementation Général sur la rotection… Portecion des Données ».
Elle s’interrompit, releva la tête et fixa DiogeN par-dessus ses verres. Le sourire moqueur avait disparu, remplacé par une sévérité feinte, presque outragée.
— On ne va pas se mentir, Monsieur DiogeN, vous êtes dans la provocation la plus totale ! Vos manquements ne sont pas des erreurs, ce sont des actes de résistance sémantique. En refusant d’accorder correctement le terme d’internaute au genre neutre universel de la troisième page, vous portez atteinte à l’intégrité psychologique de l’usager et vous aggravez, par la confusion générée, la consommation électrique des serveurs de traitement.
Un avocat, au premier rang, hocha vigoureusement la tête en prenant une note nerveuse sur son carnet. Dans le public, le silence était revenu, mais c’était un silence de curée. On observait DiogeN comme une curiosité archéologique, un vestige d’un monde qui ne comprenait plus les règles de sa propre survie.
DiogeN ne répondit rien. Il regardait la juge, puis ses mains vides, se demandant si le plus terrifiant était d’avoir perdu sa maison ou d’être jugé par des gens qui ne savaient même pas prononcer le nom de la loi qui allait le condamner.
Le procureur, un homme sec au teint de parchemin qui n’avait pas encore desserré les lèvres, se leva avec une lenteur calculée. Il ne regarda pas DiogeN ; il fixa un point invisible au-dessus de sa tête, comme s’il s’adressait à l’Histoire.
— Madame la Présidente, commença-t-il d’une voix de crécelle, on ne va pas se mentir. Si nous n’étions confrontés qu’à une simple négligence syntaxique, la « pédagogie » du tribunal pourrait suffire. Mais l’enquête de personnalité menée lors de la perquisition a révélé une réalité bien plus sombre.
Il ouvrit une chemise cartonnée de couleur vive, dont il sortit quelques feuillets imprimés avec un dégoût manifeste, les tenant du bout des doigts comme s’ils étaient souillés.
— Les experts en cyber-patrouille ont extrait du cache de son ordinateur des contributions régulières… pour le site subversif « Résistance Républicaine ».
Le mot tomba comme une pierre dans une mare. Un frisson électrique parcourut l’assistance. Dans les travées du public, ce ne furent plus des murmures, mais une véritable onde de choc : des exclamations étouffées, des bancs qui grincèrent sous les mouvements brusques, et des regards qui passèrent instantanément de la moquerie à l’hostilité pure.
— On a trouvé des textes de sa main, poursuivit le procureur en élevant la voix pour couvrir le tumulte. Des textes où, la vérité Mme la présidente, il utilise impunément le sujet masculin pour désigner une assemblée mixte !
L’agitation gagna les hommes de loi. Un avocat de la partie civile se leva à moitié, brandissant un code, tandis que les assesseurs de Mme Degolu se penchaient l’un vers l’autre dans un conciliabule fébrile. La présidente, elle, fixa DiogeN avec une expression de triomphe froid.
— Nous y voilà, Monsieur DiogeN , dit-elle en posant ses mains à plat sur le bureau. Votre « erreur d’inattention » sur les cookies n’était que la partie émergée de l’iceberg. C’est une signature. Une provocation idéologique. Vous n’avez pas seulement mal orthographié une case à cocher, vous avez tenté de saboter la conscience carbone et sociale de vos lecteurs par le biais d’une grammaire réactionnaire.
DiogeN sentit le sol se dérober. L’absurdité du début de l’audience venait de muter en quelque chose de bien plus dangereux. Dans cette salle étouffante, il comprit que son sort était scellé : il n’était plus un retraité malchanceux, il était devenu un criminel de la pensée, coupable de n’avoir pas su — ou voulu — désapprendre sa propre langue.
DiogeN sentit une décharge d’adrénaline pure traverser sa léthargie. C’était le cri du noyé qui aperçoit une ombre à la surface.
— J’AI DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES ! hurla-t-il.
Le son déchira l’atmosphère feutrée de la salle, ricochant contre les boiseries sombres avec une violence incongrue. Le greffier arrêta net la frappe de ses touches. Un silence stupéfait s’installa, comme si le condamné venait d’interrompre sa propre exécution pour demander l’heure.
Mme la Présidente Degolu marqua un temps d’arrêt, le sourcil gauche tressaillant sous l’effet de la surprise. Elle échangea un regard en coin avec ses assesseurs. Un petit sourire en coin, presque impérial, étira ses lèvres. L’affaire était entendue, le dossier était vide de défense et l’issue était déjà rédigée dans son esprit ; elle pouvait bien s’offrir le luxe d’une magnanimité de façade. Cela ferait bon effet au procès-verbal : l’image d’une justice qui écoute, même l’indéfendable.
— Vous n’avez plus le droit de parler, Monsieur DiogeN , dit-elle d’une voix qui se voulait onctueuse mais qui suintait le mépris. La phase des débats est techniquement close.
Elle fit un geste de la main, une sorte de bénédiction désinvolte.
— Mais soit. Le tribunal est prêt à faire preuve d’une ultime indulgence procédurale. Allez-y, nous vous écoutons. Quelles sont donc ces… circonstances ?
Elle s’adossa à son fauteuil de cuir, croisant les mains sur son abdomen, l’air de quelqu’un qui s’apprête à regarder un spectacle de foire un peu distrayant avant de passer au dîner. Dans la salle, certains hommes de loi s’immobilisèrent, curieux de voir quel argument pathétique ce vieil homme allait bien pouvoir inventer pour justifier son « crime » de ponctuation et ses accointances républicaines. D’autres n’avaient pas quitté leur téléphones depuis le début et tapotaient parfois quelques tweets de façon négligée, le regard absorbé par l’écran.
DiogeN s’agrippa à la barre, le souffle court. Il savait qu’il n’avait qu’une cartouche, une seule chance de transformer son absurdité en bouclier.
DiogeN prit une inspiration tremblante, ses yeux balayant l’assemblée avec une ferveur de condamné cherchant une issue.
— J’y ai été obligé ! lâcha-t-il dans un souffle qui devint vite un fleuve de paroles. J’y ai été obligé par le couple Cassen et Tasin !
Un nouveau frisson parcourut l’audience à l’évocation de ces noms, mais DiogeN ne leur laissa pas le temps d’intervenir. Il se mit à raconter, d’une voix hachée, une existence qui semblait tout droit sortie d’un vieux mélodrame noirci par la suie, mais transposée dans l’enfer de sa propre réalité.
— Ils m’ont recueilli quand je n’avais plus rien, commença-t-il, les mains tremblantes sur la barre. Ils m’ont traité comme une bête de somme, au service de leur propagande numérique. Ils me gardaient dans l’ombre, dans une pièce sans fenêtre, m’obligeant à récurer leurs bases de données et à polir leurs éditoriaux jusqu’à l’aube.
La présidente Degolu pencha la tête, intriguée par cette soudaine métamorphose de l’accusé en victime de Dickens.
— J’étais leur souffre-douleur, Madame la Présidente. Pendant qu’ils festoyaient et comptaient leurs clics, je devais descendre, seul, dans les profondeurs du « Cloud » pour y puiser des informations, comme on va chercher l’eau au puits par une nuit d’hiver sans lune. C’était un puits sans fond, glacial, dont je ramenais des seaux de textes interdits qui me brûlaient les doigts. Si je renversais une seule goutte de syntaxe interdite, si je ne ramenais pas assez de « likes », c’étaient les reproches, les brimades, le froid.
Il marqua une pause, les yeux brillants d’une émotion feinte ou réelle, nul ne savait plus.
— Cette erreur sur mon site… cette faute de genre… c’est l’eau du puits qui a débordé ! J’avais les mains si gelées par leur rigueur, l’esprit si embrumé par la fatigue de servir ces aubergistes de la discorde, que j’ai failli. J’ai confondu les codes. J’ai oublié « iella » parce que j’avais trop peur d’eux, trop peur de ce puits de haine où ils m’envoyaient chaque nuit sans lanterne. Je ne suis pas un provocateur, je suis un rescapé !
Le silence qui suivit fut indéfinissable. Dans la salle, les hommes de loi semblaient suspendus à cette narration anachronique. L’analogie était si outrancière, si étrangement calquée sur les malheurs de l’orpheline de Victor Hugo, qu’elle créait un court-circuit dans la logique froide du tribunal.
Mme Degolu resta immobile, le menton appuyé sur sa main. Elle semblait peser cette défense : transformer un idéologue en esclave domestique de la rébellion. C’était habile, presque trop.
Mme Degolu ne répondit pas immédiatement. Elle se tourna vers ses deux assesseurs, et les trois têtes se rapprochèrent dans un conciliabule feutré. On n’entendait qu’un bourdonnement de chuchotements, ponctué par les hochements de tête saccadés de la juge, qui semblait distribuer les points et les virgules de la future sentence. Pour eux, DiogeN n’était déjà plus un homme, mais un paragraphe à clore, une formalité juridique presque archivée.
Profitant de ce répit suspendu, DiogeN lâcha un peu la pression de ses mains sur la barre. Il se tourna avec une lenteur de automate, le cou raide, pour affronter enfin le public.
Il s’attendait à un mur de haine, à une forêt de regards incendiaires. Et c’était presque cela : dans les premières travées, il ne vit que des visages fermés, des yeux plissés par le jugement, des bouches pincées de citoyens modèles qui semblaient l’étiqueter mentalement comme une scorie du passé. L’hostilité était là, palpable, une vapeur froide qui montait des bancs et lui collait à la peau. Il se sentit plus seul encore qu’au fond de son puits imaginaire.
Puis son regard glissa vers le fond de la salle, là où les ombres étaient plus denses, près de la lourde porte battante.
C’est là qu’il le vit.
Au milieu de cette foule de procureurs anonymes, un homme se tenait un peu à l’écart. Son visage n’était pas figé par l’indignation. Au contraire, ses traits étaient détendus, presque familiers. Lorsque leurs regards se croisèrent, l’inconnu ne détourna pas les yeux. Il esquissa un sourire — pas un ricanement moqueur comme celui des assesseurs, mais un sourire de connivence, léger, presque imperceptible, comme un signal codé envoyé d’une autre rive.
Le cœur de DiogeN rata un battement. Était-ce un vestige de son ancienne vie ? Un lecteur clandestin ? Ou simplement un autre « forçat » du dictionnaire caché dans la masse ? Ce sourire, dans l’enceinte glacée du tribunal, avait l’éclat absurde et terrifiant d’une allumette craquée dans une poudrière.
Derrière lui, le bruit sec d’un maillet frappant le bureau le fit sursauter. Mme Degolu venait de se redresser. Le temps de la « pédagogie » était terminé.
La présidente Degolu se rassit bien droite, lissant sa robe d’un geste sec. Le silence revint, plus tranchant qu’une lame. Elle reprit son dossier, le souleva légèrement comme pour en peser le crime, et fixa DiogeN .
Le sourire de l’inconnu au fond de la salle s’était figé, telle une énigme suspendue. L’air semblait s’être raréfié entre les murs de bois sombre.
— Le tribunal a délibéré, prononça-t-elle d’une voix qui ne trahissait plus aucune moquerie.
Le sort de DiogeN basculait maintenant dans l’invisible.
La bouche de Mme Degolu s’ouvrit pour laisser tomber les premiers mots du verdict…
…
Mais c’est à vous, chèr(e) lecteur(e) qu’il appartient d’imaginer iella suite !
Quel sort(e) mérite l’abominable et subversif DioGen ?
DiogeN
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Bonjour, Sans aucun doute cela mérite une punition exemplaire! Le verdict : Arrêter de fricoter avec la bande de terroristes Tassin-Cassen, être obligé d’assister à tous les discours du führer Manu, La France Islamique et Escrologiste pendant trois ans! Et privé d’érections pour les des-putes à la chambre de l’assemblée. 🤣 Bonne journée.
Excellent ! Bravo !
Avec le soutien de TroudBal, DiogeN va être condamné à une réhabilitation au service de la Vieille Garde. Il s’entraînera sur le mannequin QuentDeux pour se remettre en forme physique, à coup de pieds et apprendra à manier le Nunchaku courbe.
Puis rejoindra la sécurité des manifestations de TroudBal. Hébergé dans un squat communautaire, il rencontrera l’amour avec une jeune lycéenne révolutionnaire, Yldoudoune, de 12 … euh 15 ans. Avec laquelle il vivra des aventures torrides prés de cateners sncf. Avant que, la révolution venant, les hordes de TroudBal prennent le pouvoir et empalent le président Degolu sur l’obélisque en place d’Allah.
Argh … le président …. Nooooon ….
Excellent, Alice ! Je veux bien que vous aussi vous nous écriviez quelques récits savoureux de votre plume… contact@resistancerepublicaine.com