« Docteur Françoise Gailland » (1976) avec Annie Girardot : le drame intime en blouse blanche

Docteur Françoise Gailland est un film français réalisé par Jean-Louis Bertuccelli, sorti en 1976.

César de la meilleure actrice pour Annie Girardot pour ce rôle. Elle y est une fois de plus formidable.

Admirons la qualité de réalisation et d’écriture de cette époque, supérieure à la production actuelle subventionnée et déconnectée.

Annie Girardot : Françoise Gailland
Jean-Pierre Cassel : Daniel Letessier
François Périer : Gérard Gailland
Isabelle Huppert : Élisabeth Gailland
William Coryn : Julien Gailland
Margo Lion : la mère de Françoise
Suzanne Flon : Geneviève Liénard, une patiente

Lien de visionnage en ligne ici

Coupure de presse ici              Galerie photo

Annie Girardot : l’incarnation du courage

Si le film de Jean-Louis Bertuccelli reste un chef-d’œuvre, c’est d’abord grâce à l’immense Annie Girardot. Elle y campe une femme médecin de haute volée, débordée, courant d’un bloc opératoire à un congrès, avant que la maladie ne vienne frapper à sa propre porte.

Annie Girardot incarne ici une femme de tête, de cœur, qui ne se plaint jamais et qui affronte l’adversité avec une droiture exemplaire. Loin des héroïnes déconstruites d’aujourd’hui, Françoise Gailland est une figure d’autorité naturelle, respectée pour sa compétence et son dévouement.

Un cinéma de la « qualité française »

À une époque où l’on déplore souvent la pauvreté des scénarios actuels, ce film nous rappelle ce que fut le génie de notre industrie.

Chaque réplique pèse son poids de vérité humaine, sans slogan ni morale imposée.

Le film dépeint la bourgeoisie de province et le milieu médical avec une précision chirurgicale, sans la condescendance que l’on retrouve parfois dans le cinéma parisien contemporain.

On apprécie la manière dont le film traite de la maladie et de la finitude :  une émotion retenue, jamais larmoyante, qui préfère l’action au pathos.

Ce cinéma-là possédait une « épaisseur » qui nous manque cruellement.

Chanson extraite de la bande originale du film. Musique de Catherine Lara :

Les années 70, une autre époque…quand les médecins ne parlaient arabe entre eux et devant les patients !

 

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