Espagne : Comme à Wuhan, un nouveau virus de peste porcine découvert à côté d’un labo…

Une enquête en laboratoire et une menace pesant sur l’industrie porcine mondiale suscitent des inquiétudes quant à une nouvelle fuite de laboratoire liée au gain de fonction.

Fin novembre 2025, l’Espagne a été confrontée au retour inquiétant d’une maladie animale dévastatrice qui n’avait pas été observée dans le pays depuis plus de 30 ans. La peste porcine africaine, un virus qui décime les porcs avec une efficacité effrayante, a été découverte chez des sangliers près de Barcelone, provoquant une onde de choc dans l’immense filière porcine espagnole et soulevant des questions embarrassantes sur son origine, notamment la possibilité d’un accident de laboratoire.

L’analyse approfondie qui suit examine comment la crise de la peste porcine africaine en Espagne est passée d’une urgence agricole à une enquête complexe impliquant la sécurité des laboratoires, des collaborations internationales en matière de recherche et le délicat équilibre entre progrès scientifique et protection de la santé publique.

Le secteur porcin espagnol en péril

Pour comprendre l’importance de cette épidémie, il faut savoir que l’Espagne n’est pas un producteur de porc comme les autres : c’est un géant mondial. Premier producteur de porc d’Europe et troisième au monde, le pays exporte près de 3 millions de tonnes par an vers plus de 100 pays. Ce secteur représente 8,8 milliards d’euros (environ 10,2 milliards de dollars) par an et emploie des milliers de personnes à travers le pays.

La Chine, à elle seule, absorbe près de la moitié des exportations de porc espagnoles, ce qui rend les relations commerciales internationales cruciales pour la réussite du secteur. Lorsqu’une maladie comme la peste porcine africaine apparaît, ces précieux marchés d’exportation se ferment presque instantanément, les pays cherchant à protéger leurs propres élevages porcins.

Le lien avec le laboratoire et les preuves génétiques

L’épidémie a débuté par une découverte inquiétante : des sangliers morts ont été retrouvés dans une zone boisée aux abords de Barcelone. Le lieu était particulièrement troublant : les animaux infectés se trouvaient à seulement 150 mètres de l’IRTA-CReSA, un laboratoire de recherche animale de haute sécurité qui travaillait activement sur le virus de la peste porcine africaine.

Dans un premier temps, les autorités ont suggéré que l’épidémie aurait pu être déclenchée par l’ingestion d’aliments contaminés par un sanglier, peut-être un sandwich jeté par un chauffeur routier. Mais lorsque les scientifiques ont analysé le patrimoine génétique du virus, ils ont fait une découverte inattendue. La souche infectant les sangliers espagnols n’était apparentée à aucun des virus se propageant actuellement ailleurs en Europe. Elle correspondait en revanche étroitement à une souche de référence de laboratoire provenant de Géorgie et datant de 2007 — la souche exacte couramment utilisée dans les centres de recherche pour le développement de vaccins et les études expérimentales.

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Fuite de laboratoire : Un air de déjà-vu : La crise de la peste porcine africaine en Espagne fait écho à la controverse du coronavirus de Wuhan.

L’épidémie de peste porcine africaine de 2025 en Espagne présente des similitudes frappantes avec le débat autour du coronavirus de l’Institut de virologie de Wuhan, qui a fait la une des journaux du monde entier pendant la pandémie de COVID-19. Une fois de plus, un agent pathogène dangereux a émergé à proximité d’un laboratoire de recherche de haute sécurité travaillant sur le même type de virus que celui impliqué dans l’épidémie, soulevant des questions délicates quant à la sécurité des laboratoires et aux risques liés aux collaborations internationales en matière de recherche sur les agents pathogènes.

Enquête policière

Les soupçons suscités par les preuves génétiques ont entraîné une intervention rapide. La police espagnole a perquisitionné le laboratoire IRTA-CReSA suite à un mandat de perquisition délivré par un tribunal, dans le cadre d’une enquête pour infractions environnementales potentielles liées à l’épidémie. Des agents des Mossos d’Esquadra (police régionale catalane) et de la Guardia Civil ont pénétré dans les locaux, la procédure étant placée sous scellés judiciaires.

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Une équipe d’enquête conjointe, composée de policiers régionaux et de Seprona (unité de protection de l’environnement de la Guardia Civil), poursuit ses investigations pour établir comment le virus a pu s’échapper du laboratoire, si cette hypothèse est confirmée.

L’enjeu est crucial.

Jusqu’à présent, l’épidémie est circonscrite aux sangliers ; aucun élevage porcin commercial n’a été touché. C’est un point essentiel, car si le virus atteignait les populations de porcs domestiques, les conséquences seraient catastrophiques. Il faudrait alors abattre des élevages entiers, tous les animaux étant tués et éliminés pour empêcher la propagation du virus.

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Inquiétudes liées aux recherches sur le gain de fonction

Bien qu’aucune preuve directe n’ait émergé concernant les recherches sur le gain de fonction (des expériences qui augmentent délibérément les propriétés dangereuses d’un pathogène, comme sa transmissibilité ou sa virulence), cet incident a relancé le débat sur les risques liés à la manipulation de pathogènes dangereux. Le programme de recherche documenté de l’USDA-IRTA impliquait la création de souches virales « atténuées », c’est-à-dire le développement de variants délibérément affaiblis plutôt qu’amplifiés. Cependant, ce type de travail nécessite toujours une manipulation poussée des génomes viraux et la création de nouvelles variantes virales.

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Source 

L’article est très long pour lire la suite c’est ici, il faut utiliser un traducteur si vous ne comprenez pas l’anglais.

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