La décomposition est déjà là

C’est le timbre étrange d’un effritement, indolent, tenace et ininterrompu, comme lorsqu’un corps se décompose en dedans, bien qu’en apparence il continue à nous faire croire qu’il ne s’agit que d’un soupçon.

Non, c’est faux ! C’est bien le cadavre de l’humanité entière qui pourrit à une vitesse fulgurante.

La chute des charpentes fondamentales contribuera à l’écroulement de l’ossature… et permettra l’accès aux rongeurs, aux larves et aux lombrics de s’acharner sur les parties les plus vulnérables pour n’en laisser qu’un semblant de tissu qui éclatera par endroits pour évacuer son plein d’air. Dans un ultime souffle de la mort, il deviendra cendres.

Toutes les frontières ont été violées…

Le droit, l’honnêteté, la sincérité, la candeur, les lois de la nature, la conscience, la parole, les promesses, le devoir de l’un envers l’autre… Tout est ridiculisé, dépassé pour ne former qu’un embarrassant amas de ruines.

Le peuple a perdu sa parole ou ce qu’il lui en restait d’elle. Ses dirigeants se sont emparés de son droit à la vie comme c’est le cas en Iran et dans bien d’autres pays.

Les monstres se drapent des oripeaux de Satan et se démènent pour ensemencer le doute, l’erreur, le mensonge qui en entraînera d’autres, la tentation, l’abolition de toute responsabilité envers ses semblables, pour ne tirer qu’un minable plaisir fictif, bref et vain, avant de réaliser sa médiocrité.

Victoire absolue du mal de vivre.

Entre temps, on nous garde dans un stand-by permanent, figés dans notre alcôve, les nerfs grillés à blanc. Nos analystes et nos politiciens se perdent dans leurs conjonctures, leurs synthèses, leurs évaluations, leurs délibérations, leurs convictions… Et le peuple, à bout de souffle, est réduit à les suivre dans leurs méandres, conservant l’illusion que d’une manière ou d’une autre, tout s’emboîtera en fin de compte.

Ce monde, notre monde, vieillard agonisant, lutte pour plus d’objectivité face à un progrès et un déchaînement irrationnel qui, méthodiquement, s’attèle à embrouiller le passé et le remplacer par un présent qui scelle le pas à un futur hétéroclite et incertain.

Vivons-nous dans une société « sans limites » ?

C’est le titre d’une œuvre récente qui nous cingle au visage :

Notre monde moderne est-il devenu une machine à repousser les limites ? Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? L’être humain a-t-il toujours cherché à repousser les limites ? Existe-t-il un moyen d’enrayer cette tendance ?

Si la civilisation s’accélère sur une autoroute qui nous éloigne de notre humanité commune — sans parler de la destruction des écosystèmes dont nous dépendons —, à quelle sortie pouvons-nous nous arrêter ? L’intelligence artificielle, les nouvelles interventions médicales et autres merveilles modernes nous offrent une certaine liberté quant aux limites naturelles que nous acceptons et à celles que nous choisissons de dépasser. Selon Kingsnorth, chacun doit décider individuellement où tracer une ligne et dire « stop ».

Regarderez-vous des séries télévisées écrites par de grands modèles de langage ? Laisserez-vous les machines rédiger vos courriels, vos dissertations universitaires, les nécrologies de vos proches ? Aurez-vous une petite amie virtuelle dotée d’une IA ? Laisserez-vous l’IA entrer dans votre vie en sachant que les centres de données prolifèrent, que des déserts déjà arides sont asséchés pour les refroidir, et que des modérateurs de contenu en Afrique travaillent dans des conditions proches de l’esclavage, triant des images de décapitations et de maltraitance infantile ? Refuserez-vous de laisser des algorithmes concevoir votre bébé ? Le moment venu, vous ferez-vous implanter une puce ? Une interface cerveau-ordinateur ? Transférerez-vous votre conscience dans le cloud ?

Que de questions, que d’intrigues, que d’insolubles prémonitions !!!

Nous restons inertes et insatisfaits, avec nos vies qui semblent s’être arrêtées à un point mort… Le pragmatisme et l’objectivité ont déserté notre planète.

Chacun veut son image sur l’écran… La violence est devenue notre pain quotidien… Le vol, l’effraction, le meurtre… faits divers qui ne nous impressionnent plus, mais nous menacent en crescendo.

La formule présente : Si je dois mourir, je t’emporterai dans ma course. Pyrrhus ? Peut-être… Pas de victoire – une défaite assurée…

Ou alors, je veux ta mort parce que tu me déranges, tu ne me plais point, une épuration de l’excès est nécessaire pour plus d’équilibre… quel équilibre ? Lui non plus a cessé d’exister.

Les vies ne pèsent plus lourd lorsque les limites ont disparu. C’est épouvantail ignoble traverse nos champs et détruit notre récolte.

La démocratie est considérée comme mortelle, non assurée de gagner et affaiblie par des dérives internes : populisme, polarisation, désinformation, complotisme, et externes : montée des régimes autoritaires. Elle fait face à une crise de confiance, un essoufflement institutionnel et une perte de sens de l’intérêt général, fragilisant la liberté…

Mais rien en ce bas-monde n’est exempté du prix à payer et du danger de voir cette démocratie devenue un champ de bataille où chacun veut faire entendre sa voix et imposer ses préférences…

Où est alors l’humanité ? Elle s’effiloche lorsque les besoins de l’autre réclament la vie du plus faible. Lorsque la perte de repères, suivie d’une hausse de la vulnérabilité sociale et d’une fragmentation des liens collectifs, est maîtresse.

Est-ce la fin des temps tant crainte et décrite dans la Bible ?

Le Tanakh (Bible hébraïque) décrit « la fin des jours » (Acharit Hayamim) comme une période de transformation intense, incluant le rassemblement des exilés juifs en Israël, des conflits mondiaux, et l’ère messianique. Les signes incluent des bouleversements sociaux, naturels et spirituels, marquant l’avènement du Messie et une paix universelle

Versets clés du Tanakh sur le temps de la fin :

  • Rassemblement d’Israël (Deutéronome 4:30-31) : « Lorsque tu seras dans la détresse et que toutes ces choses t’arriveront, à la fin des jours, tu retourneras à l’Éternel, ton Dieu… ».
  • Conflits et Guerres (Ézéchiel 38-39) : La guerre de Gog et Magog est souvent citée comme l’ultime conflit avant la délivrance, où les nations s’assemblent contre Israël.
  • Connaissance et Voyages (Daniel 12:4) : « Beaucoup le liront, et la connaissance augmentera ». Souvent interprété comme l’accélération technologique et la diffusion du savoir à la fin des temps.
  • Période de détresse (Daniel 12:1) : « Ce sera une époque de détresse telle qu’il n’y en aura pas eu depuis que les nations existent… ».
  • Paix universelle (Isaïe 2:4) : « Une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. » Signe final de l’ère messianique.
  • Chute de la morale (Michée 7:2-6) : Prophétie décrivant une dégradation des relations humaines et de la piété avant la venue du Messie.

Nous vivons à l’heure actuelle toutes les prédictions du Tanakh : Il est vraiment temps que vienne ce sauveur de toute l’humanité…

Thérèse Zrihen-Dvir

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2 Commentaires

  1. « Sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles, car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, vantards, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, insensibles, implacables, calomniateurs, violents, cruels, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plutôt que de Dieu. Ils auront l’apparence de la piété mais renieront ce qui en fait la force. » 2 Timothée 3:1-17à21. C’est aussi un Juif qui a écrit cette prophétie laquelle concerne toute l’humanité. Et nous y sommes.