Champagne ! Les Roumains renversent le gouvernement européiste !

Nouvelle crise, majeure,  en Roumanie 

La Roumanie traverse une période d’instabilité politique chronique, accentuée par une nouvelle crise majeure. Le gouvernement du Premier ministre libéral Ilie Bolojan (Parti national libéral – PNL) a été renversé le 5 mai par une motion de censure adoptée par le  Parlement.

On se souvient que, il y a un an, Nicușor Dan, le maire centriste et pro-européen de Bucarest, avait remporté l’élection présidentielle face au candidat patriote George Simion (AUR).

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Cette victoire avait été perçue comme un sursaut pro-européen après l’annulation plus que controversée du scrutin de fin 2024 (où le candidat patriote Călin Georgescu) en passe de remporter l’élection avait été interdit de s’y présenter sous prétexte d’ingérence russe ).

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Suite à cette élection, une coalition large pro-européenne (PSD, PNL, USR et UDMR) s’était formée. Ilie Bolojan avait été nommé Premier ministre en juin 2025 avec pour mission principale de redresser les finances publiques : la Roumanie faisait face à l’un des déficits budgétaires les plus élevés de l’Union européenne.

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La coalition s’est rapidement fragilisée. Le Parti social-démocrate (PSD), principale force parlementaire, a quitté le gouvernement fin avril 2026, reprochant à Bolojan sa politique d’austérité. Dans une alliance surprenante, le PSD s’est alors allié à l’AUR (parti dit « d’extrême droite ») nationaliste pour déposer et voter une motion de censure le 5 mai. Celle-ci a recueilli 281 voix sur 464. (Les partis patriotes européens étant tous baptisés d’extrême-droite, à droit ou à raison par les journaleux et les politiques au pouvoir dans l’Union européenne, je me sens obligée de mettre des guillemets).

Cette alliance de circonstance entre sociaux-démocrates et « extrême droite » plonge le pays dans une nouvelle incertitude. Il s’agit du septième gouvernement renversé par motion de censure depuis 1989. Bolojan reste en fonction par intérim avec des pouvoirs limités en attendant la formation d’un nouveau cabinet.

 Enjeux et perspectives
– Économie et fonds européens : La crise menace l’accès à des milliards d’euros de fonds UE et pourrait dégrader la note de crédit du pays. Les réformes structurelles et la réduction du déficit sont urgentes mais politiquement coûteuses.
– Montée de AUR : le parti  domine les sondages et tire profit du mécontentement social (inflation, austérité, sentiment anti-élites). Son leader George Simion se positionne comme une alternative crédible.
– Prochaines étapes : le président Nicușor Dan doit mener des consultations pour former un nouveau gouvernement. Un retour à une coalition pro-européenne (éventuellement sous un autre Premier ministre ou un technocrate) est évidemment évoqué, avec le soutien actif de Der Leyen et compagnie mais des élections anticipées ne sont pas exclues.

La Roumanie, membre de l’OTAN et de l’UE, reste un pays profondément polarisé où les enjeux économiques et les tensions géopolitiques (proximité avec l’Ukraine) amplifient les divisions internes. La stabilité politique reste fragile malgré l’ancrage européen affiché par le président.

Cette situation illustre les difficultés récurrentes du système politique roumain : coalitions instables, alternance chaotique et montée des populismes. Les semaines à venir seront décisives pour savoir si Bucarest parvient à retrouver une certaine gouvernance,  s’enfonce davantage dans la crise ou passe carrément à une révolution anti-UE… A suivre attentivement !

 

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2 Commentaires

  1. La dictature européenne fait tout pour supprimer les démocraties. Je suis de très près ce qui se passe en Roumanie, en tant que patriote bien sûr, mais aussi parce que j’y ai mis les pieds à trois reprises….pour me faire soigner les dents (qualité européenne et américaine mais moitié prix).
    Et quelques visites aussi dont l’immense palais du dingue profond Nicolae Ceaușescu.
    Dès qu’on met les pieds dans un pays, on s’y intéresse toujours plus que les autres ! 😊