Marre de voir que notre assurance maladie obligatoire couvre toutes les addictions

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Je suis scandalisé de voir combien notre assurance maladie obligatoire (tout comme votre sécurité sociale, la pire est celle du Canada…) depuis une vingtaine d’années couvre tout et n’importe quoi, en particuliers toutes les addictions. Je m’oppose à cette assurance solidaire et obligatoire parce que c’est à chacun de choisir ses générosités et son pardon, pas à des élus et des fonctionnaires de plus en plus souvent corrompus.

Les dépenses pour la santé des Suisses sont les deuxièmes les plus importantes du monde: 10’000 CHF par année et par personne. Les USA sont les champions avec 15’000 USD par année par personne et une espérance de vie plus basse que celle en Suisse. Grâce aux pathologies chroniques croissantes cette espérance est en baisse aux USA et dans beaucoup de pays industrialisés.

Notre assurance maladie est solidaire pour tout (et tous)  et n’importe quoi et obligatoire, tout comme votre sécurité sociale. Le résultat est que votre sécu prend tout en charge mais vu sa catastrophe financière elle le fait de plus en plus mal et les médecins s’africanisent.

Compte tenu de la nature humaine c’est une erreur de rendre obligatoire une assurance pour tout, il faut ne la rendre obligatoire que pour les cas catastrophes. Comme c’est le cas à Singapour entre autres.

En Suisse, l’espérance de vie à la naissance n’a pas encore baissé et reste l’une des plus élevées au monde. En 2024, elle était de 86 ans pour les femmes et de 82 ans pour les hommes (moyenne combinée proche de 84,2 ans). Pour comparaison, en 2024 l’espérance de vie à la naissance à Singapour était de 81,2 ans pour les hommes et 85,6 ans pour les femmes. Pourtant les dépenses de santé de Singapour sont beaucoup plus basses que celles de la Suisse et ne représentaient que 4,9 % de son PIB en 2022, un taux nettement inférieur à la moyenne mondiale de 6,74 % en 2022 et aux 11.8% en Suisse en 2024.

Les coûts du système de santé par habitant sont presque trois fois moins élevés à Singapour qu’en Suisse, sauf pour les expatriés qui, eux, paient bien plus cher et doivent avoir des assurances privées internationales, ce qui me paraît équitable. Le modèle singapourien fait que tous les citoyens et leur employeur versent chaque mois un pourcentage fixe du salaire sur un compte individuel de santé, à l’instar du Deuxième Pilier de la prévoyance professionnelle en Suisse. Sur ce compte bloqué s’accumule au fil des ans un capital personnel. Cet investissement qui est utilisé pour traiter les problèmes de santé généraux, responsabilise les patients et les médecins. Pour couvrir les risques importants tels qu’une hospitalisation très coûteuse, il existe en outre une assurance catastrophe à haut risque. L’objectif d’un tel modèle est de renforcer tant la prise de conscience des coûts par les patients et les médecins, que la responsabilité individuelle, la liberté et la conviction chinoise en l’existence d’une santé innée de la nature dans le corps, laquelle facilite la guérison. Du reste, nos cellules possèdent plusieurs mécanismes pour se réparer, voir même se suicider si elles sont cancéreuses (apoptose).

Je reviendrai plus tard sur les coûts de la santé qui me scandalisent. 

Dominique Schwander 

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4 Commentaires

  1. Bonjour, tout à fait vrai! Ici aussi en France, on rembourse n’importe quoi, des prothèses mammaires pour des raisons psychologiques, des soins de balnéothérapie qui n’ont jamais prouvés leur efficacité. Mais le pire , c’est la dépression il suffit d’émettre l’hypothèse que vous seriez à même de vous suicider pour que l’on vous bourre d’antidepresseurs. Certains même touchent des pensions d’invalidité et continuent à travailler. Les contrôles de la SS ne sont souvent effectués que sur demande du patron de l’entreprise. On y perd son latin. Bonne journée.

  2. Et les arrêts maladie pour motif « psy », des gens censés être en dépression, il faudrait se pencher dessus aussi. Dans la fonction publique, énormément d’arrêts maladie et il suffit qu’il y en ait un qui s’y mette pour que le reste du bureau où il travaille ait la même idée. L’entreprise ne risque pas de couler, le con-tribuable paie ! Il faudrait réserver l’arrêt maladie à l’arrêt maladie PHYSIQUE qui découle d’une vraie maladie, et mieux indemniser les gens qui ont vraiment un handicap, une pathologie physiquement invalidante… vraiment il y a un grand ménage à faire dans ce pays.

    • Tout à fait d’accord, Maxime, le « psy » est devenu une tarte à la crème. J’ai connu des collègues enseignants qui, toute leur vie étaient accompagnés d’un psy qu’ils consultaient chaque semaine (bonjour le budget mais se sentir bien n’a pas de prix) ; pourquoi pas si c’est leur choix sans incidence sur leur boulot mais malheureusement certains abusaient de la situation aux dépens de l’ensemble des Français. Mais les milliards qu’on envoie en Algérie ou ailleurs pour des projets quine concernent pas les Français c’est pas mieux

    • Toute assurance maladie solidaire et obligatoire pour tous, pour tout et n’importe quoi rend les citoyens de plus en plus fragiles, d’autant plus que la nouvelle génération a comme priorité les loisirs, plus leur trvail et leur profession, ce qui fait que la culture de travail a changé en mal.