Oui, elle devrait la fermer sur l’orthographe ! Et peut-être pas que sur l’orthographe, d’ailleurs, quand on voit le fil de sa vie et celle de l’absence d’oeuvres notables et positives pour ses contemporains et la France ! Au contraire, là où elle passe, la liberté trépasse.
Voici donc que la donzelle, parfaitement ignare, de nous sortir son couplet préféré sur l’orthographe qui serait injuste, qui empêcherait des gens de valeur de réussir, qui serait discriminatoire etc.
J’arrête tout de suite les grognons, les complexés parce que toute leur vie ils ont fait des fautes, ce qui les rend particulièrement compréhensifs pour ceux qui souffrent du même handicap, quand bien même ces derniers seraient les pires salauds de la terre.
Il est des gens bien qui font des fautes, il est de parfaits salauds qui n’en font pas... l’orthographe n’est pas une histoire de morale mais de cohérence du verbe et de la pensée. Et on peut être un être absolument extraordinaire, généreux, donnant sa vie pour un parfait inconnu et ne pas connaître -ou mal- l’orthographe. L’histoire des résistants, toutes époques et tous pays confondus, en est pleine. On peut vivre et résister sans orthographe en situation extrême mais dans la vie de tous les jours, c’est autre chose !
Ce que j’essaie de vous faire comprendre et je sens que c’est difficile c’est que, à mes yeux, l’orthographe est importante, car elle aide à penser, à s’exprimer, à se faire comprendre, à se structurer, à développer le raffinement, les jeux de mots, et donc à développer l’intellect et le cerveau. J’ose l’affirmer.
Je le répète, ça ne veut pas dire que l’on n’a pas le cerveau bien fait si l’on n’a pas d’orthographe, cela veut dire que en avoir c’est un plus, comme avoir deux jambes ça aide pour faire du vélo ou faire de l’alpinisme car l’orthographe a certes une partie intuitive, mais aussi une partie scientifique grâce aux liens de l’étymologie et de la grammaire, ce qui permet tout bonnement la communication écrite, et même orale.
Je mets au défit n’importe qui de lire aussi vite et de comprendre de la même façon les phrases ci-dessous et ensuite celles en note 1
Connaissévoulabsintecetalcolforkifuinterdiuntanpèjustundélisedesdieuxpouvventalerusqua plus de 60 degréserviavaicunsucrekifontpeapesurunepetitekuiyérspécialceéenplusunrituelleunecmmugnontellemanalaôteuredelome… (1)
Chacun en pense ce qu’il veut, je prétends quant à moi que l’orthographe est un outil de raison, de connaissance, de structure… que l’on ne peut pas ostraciser ceux qui n’en ont pas mais que l’orthographe doit compter dans le recrutement de nombreux métiers, c’est d’ailleurs en partie ce qu’affirme le Ministre de l’Education Nationale, un macroniste donc un nuisible mais qui a un peu de bon sens sur la langue et l’orthographe. Parce que, quand même, même si nos gosses vont utiliser de plus en plus SIRI, l’IA etc, l’orthographe structure la pensée, elle est essentielle.
Christine Tasin
« L’ORTHOGRAPHE N’EST PAS UNE RELIGION » SELON CÉCILE DUFLOT: LE MINISTRE
DE L’EDUCATION LUI RÉPOND[…]
Le ministre de l’Education Edouard Geffray réclame une « exigence » accrue sur l’othographe, la grammaire et la syntaxe, à quelques semaines des épreuves écrites du baccaulérat et du brevet des collèges. Ce qui ne manque pas de faire réagir Cécile Duflot, dans sa chronique « Voix de gauche« , sur RMC. Ce à quoi le ministre lui a répondu, plus tard ce jeudi, au micro des Grandes Gueules.
« Souvenez-vous que je suis une psychopathe de l’orthographe repentie. J’étais une très bonne élève, très sage, convaincue que l’orthographe était la chose absolue à maîtriser. Je reste encore marquée par ce ‘malgré que’ qualifié d’abomination en rouge sur une copie. Aujourd’hui encore, une faute me pique les yeux. J’ai même quitté quelqu’un, il y a très longtemps, parce qu’il avait écrit ‘infiniment’ avec deux M. Si cette personne m’entend, je lui présente mes excuses, car ce n’est pas si important.
« Beaucoup ont d’autres talents que l’orthographe », rappelle Cécile Duflot
Ce n’est pas inutile, mais si l’on dit ‘des chevals’ au lieu de ‘des chevaux’, on comprend. Pourtant, tout le monde corrige immédiatement. On pourrait penser qu’il existe des règles simples, mais elles sont pleines d’exceptions : ‘chacals’, ‘narvals’, et non ‘chacaux’ ou ‘narvaux’. Le vrai enjeu de la langue, c’est de se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble. L’obsession de l’orthographe devient dysfonctionnelle lorsqu’elle empêche des personnes talentueuses de progresser.
Quand on affirme qu’un élève qui fait trop de fautes n’aura pas la moyenne, on oublie que des personnes comme Thomas Edison écrivaient en phonétique. Beaucoup ont d’autres talents que l’orthographe. Juger une copie de sciences ou d’histoire uniquement sur ce critère n’a pas de sens si elle est compréhensible.
« VIVE L’ORTHOGRAPHE MAIS VIVE AUSSI LA CAPACITÉ À S’EN LIBÉRER »
C’est un peu une lubie récurrente. Un ministre de l’Éducation qui manque d’idées proclame ‘vive la dictée’ ou veut renforcer le poids de l’orthographe au bac. C’est un marronnier ancien et inutile. Alors oui, vive l’orthographe, mais vive aussi la capacité de s’en libérer. »
[…]
Invité des Grandes Gueules, le ministre de l’éducation Nationale Edouard Geffray a répondu brièvement. Trop brièvement mais ce sont quand même des pistes à rappeler. J’ai dit orthographe, grammaire, syntaxe. C’est le cumul des trois, c’est-à-dire la maîtrise de la langue. C’est intéressant, parce que du coup, tout le monde part en fixette sur l’orthographe.
[…]
Selon lui, « la première inégalité professionnelle, quand vous passez un entretien, quand vous faites un CV, quand vous faites une date de motivation, c’est la maîtrise de la langue. » Et le ministre de développer son propos: « Un élève qui ne relit pas sa copie, et dont le niveau d’expression est calamiteux, il y a un moment où il faut que notre devoir, et ce n’est pas par plaisir, c’est de dire cette copie-là, elle ne peut pas avoir la moyenne. C’est tout. »
Edouard Geffray revendique et assume une « exigence » et non pas une « annonce » ou une « politique générale », face à l' »abandon progressif » et « l’afaiblissement collectif » d’une maîtrise rigoureuse de la langue française. « C’est très progressif en réalité, c’est un truc qui s’est un peu installé, et en se disant, de toute façon, aujourd’hui, les jeunes ont moins besoin des lignes. »
Selon lui, manier l’orthographe, la grammaire et la syntaxe seront d’autant plus important dans le futur puisque dans « un monde où tout se fait par les réseaux sociaux, les jeunes vont être amenés à prompter de l’IA (écrire une consigne, exprimer ses besoins à un outil d’intelligence artificielle générative, NDLR), etc. S’ils n’ont pas un vocabulaire suffisant, s’ils n’ont pas une expression de qualité, ils seront marginalisés« , anticipe le ministre.
[…]
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Il est grand temps que l’on revienne à l’évidence. Je me rappelle bien l’insistance qui nous était faite de n’enlever que deux points maximum sur une copie de bac criblée de fautes d’orthographe: l’essentiel était qu’on arrive à comprendre ce que l’élève voulait exprimer. Et de fait, celui qui ne maîtrise pas l’orthographe, ne maîtrise ni la syntaxe ni la grammaire et le vocabulaire est d’une pauvreté à pleurer.
» Servi avec un sucre qui font peu à peu »
Euh… non : qui fonD !
Fondre.
Il ne faut pas confonDre avec les marionnettes « ainsi font font font les petites marionnettes…
Les ennemis de l’orthographe disent souvent qu’elle constitue un obstacle à la diffusion du français. Mais il y a une autre langue dont l’orthographe est tout aussi erratique et irrationnelle : c’est l’anglais, avec ses innombrables homophones (leek et leak) ses innombrables homographes (read a deux prononciations selon qu’il s’agit du présent ou du passé, et de plus le présent est homophone de reed et le passé de red), le groupe -ough- peut se lire de 6 façons différentes dans rough, cough, although, ought, throughout et bough etc. Or rien de tout cela ne nuit à la diffusion de l’anglais.
Peut-être aussi que si on expliquait aux jeunes que l’orthographe pourrait servir à les embaucher plus tard, ça irait mieux, non ?
Il suffit de regarder certains CV dont les auteurs se demandent pourquoi ils restent au chômage.
Lire.. qui se dispersE en SMS
Ma foi mon cher Juvénal, je jette le gant, j’ai relu 2 fois l’article je n’ai pas trouvé ce passage. Basta ! ça restera comme ça, pas le temps de chercher davantage.
Beau plaidoyer de défense et illustration de la langue française ! Concentration, discipline et rigueur dans un monde qui se dispersé en SMS… Merci Christine… Nathanael je ‘apprendrai la ferveur etc…
En quoi est-ce un problème de s’exprimer par SMS, par texto ou minimessage. Au contraire de ce que vous dites, ce n’est pas une dispersion mais une véritable évolution technologique, qui prit son essor quand nos téléphones portables furent équipés de claviers. Un des principaux atouts des SMS fut son coût bien inférieur à un appel téléphonique, fort coûteux à une époque.
J’ai arrêté de lire après « qui fut un temps ». C’est illisible, c’est gonflant, ça m’énerve. L’orthographe est très important. Un mot mal orthographié et la phrase change totalement de sens. Sans me vanter, au collège, j’avais toujours 20/20 en dictée. Et l’un des secrets pour être fort, c’est de lire, lire et encore lire
Tu as tout résumé ma chère Julie !