Condamnation absurde de Barbara Lefebvre : quand dire l’évidence devient un délit

Mercredi 15 avril, la chroniqueuse Barbara Lefebvre a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à 1000 euros d’amende pour « injure publique » envers les gens du voyage.

Ses propos, tenus en avril 2024 dans Les Grandes Gueules  étaient pourtant d’une banalité factuelle : « Non, ils n’ont pas les codes d’une société civilisée. Alors ils vivent selon leurs règles. […] Ils ont leurs propres lois, leurs propres règles. »

Elle a été immédiatement écartée de l’antenne  » jusqu’à nouvel ordre « . Je n’apprécie pas spécialement Barbara Lefebvre qui réagit assez souvent intelligemment mais qui a le don de m’exaspérer pour son côté donneuse de leçon qui ne laisse pas parler les autres, mais sur le coup je ne vois pas ce qui pose problème.

Qu’a-t-elle dit de faux ? Les gens du voyage, par définition et par choix, ne vivent pas comme le reste de la population sédentaire. Ils habitent souvent dans des caravanes, se déplacent régulièrement, ne suivent pas toujours les rythmes classiques du salariat, de l’école obligatoire ou des normes urbanistiques classiques. Ils ont effectivement leurs propres codes, leurs propres règles internes, parfois éloignées du droit commun – comme le montrent régulièrement des reportages sur les occupations illégales, les conflits avec les autorités ou certaines pratiques (maltraitance animale dans certains cirques familiaux, par exemple).

Constater cette différence culturelle n’est pas du racisme. C’est de l’observation. Nier cette réalité au nom d’un universalisme de façade relève de l’idéologie, pas de la justice. Dire qu’un groupe ne partage pas entièrement « les codes d’une société civilisée »  (au sens de la société majoritaire française, fondée sur la sédentarité, l’État de droit et l’égalité devant la loi) n’est pas une insulte, c’est décrire une réalité sociologique bien connue.

Condamner une chroniqueuse pour avoir osé nommer cette évidence, c’est franchir un pas de plus dans la criminalisation de la parole libre. C’est dire aux Français : taisez-vous, ou nous vous sanctionnerons. Barbara Lefebvre a fait appel, et elle reste présumée innocente jusqu’au terme de la procédure. En attendant, cette mise à l’écart précipitée par RMC en dit long sur la peur qui règne dans les médias face à la moindre parole qui dérange le dogme multiculturaliste.

On peut ne pas apprécier le style parfois abrupt de Barbara Lefebvre. Mais sur le fond, elle n’a fait que dire tout haut ce que beaucoup constatent tout bas. Punir cela, c’est punir le réel. Et c’est confirmer la marche en cours de l’UE vers une société totalitaire terrifiante.

Jeanne La Pucelle

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2 Commentaires

  1. Bonjour, je ne la connais pas, mais elle a raison! Dire l’évidence est désormais punissable ! Demain nous serons mis à l’écart pour avoir dit que l’eau, ça mouille! RMC : des drisseux constipés! oh flûte, je viens d’écrire une injure!🤣🤣🤣 Bonne journée.