Audiovisuel public : les révélations emblématiques de la commission

Charles Alloncle, le rapporteur de la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public »  qui s’est achevée à l’Assemblée Nationale pourra-t-il en publier in extenso ou même partiellement son contenu
Le JDD nous fait un résumé des grandes lignes qui ressortent des séances marquées par la relation conflictuelle entre le président Jérémie Patrier-Leitus d’ Horizons et le jeune rapporteur Charles Alloncle  de l’ UDR. 
Le Rapporteur  Charles Alloncle a désormais deux semaines pour rendre ses conclusions et formuler ses propositions. Une proposition  de loi issue du rapport pourrait être inscrite le 25 juin prochain, lors d’ une « niche parlementaire » de l’ UDR Ciottiste.
Attendons avec impatience le 27 avril et le résultat du vote de la commission sur la PUBLICATION du RAPPORT

Juvénal

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public a braqué les projecteurs sur des dérives multiples : impartialité contestée, dépenses excessives, soupçons de conflits d’intérêts et gestion opaque, sur fond de tensions politiques et de fragilité financière durable.

Charles Alloncle 32 ans, rapporteur
Neutralité éditoriale contestée
Plusieurs séquences ont nourri les critiques sur l’impartialité du service public. Les propos de Nathalie Saint-Cricq appelant Éric Ciotti « Benito » – avant de s’en excuser – ou encore des comparaisons controversées dans « C dans l’air », notamment entre Jordan Bardella et Hitler, ont marqué les esprits. L’affaire Legrand-Cohen – deux journalistes accusés d’établir des stratégies avec des représentants PS –, ainsi que les accusations de Jacques Cardoze sur un « Complément d’enquête » visant Bardella ont également ravivé les tensions.
Dérives dans l’usage de l’argent public
La commission pointe des indemnités de départ pouvant dépasser 500 000 euros, parfois sans justification claire. Elle relève aussi des dépenses importantes : 3,8 millions d’euros de frais de taxi, des suites à plus de 1 700 euros la nuit au Majestic lors du Festival de Cannes, ou encore un million d’euros pour la rénovation d’une piscine de CSE. Une trentaine de dirigeants gagneraient par ailleurs plus que le président de la République.

Delphine Ernotte et Christophe Tardieu. © AFP
Soupçons de conflits d’intérêts et « pantouflage »
Le cas de Nathalie Darrigrand pose question : après avoir signé des contrats avec Together Media chez France Télévisions, elle rejoint cette même société, tandis que les montants engagés triplent. D’autres situations sont évoquées, comme celles d’Anne Holmes ou Takis Candilis.
Externalisation massive au privé
Près de 850 millions d’euros sont confiés chaque année à des sociétés comme Mediawan, Banijay ou Together Media. Sur France 5, 80 % des émissions de flux sont produites par deux groupes seulement. Des audits ont relevé des surcoûts, notamment sur « C à vous », avec des marges supérieures aux devis initiaux.
Gouvernance et organisation critiquées
La commission dénonce une bureaucratie lourde et des cumuls de fonctions, comme celui d’Arnaud Ngatcha, à la fois adjoint à la mairie de Paris et cadre de France Télévisions.
Situation financière non soutenable
Malgré des annonces d’équilibre, la Cour des comptes avait déjà relevé un déficit cumulé de 81 millions d’euros entre 2017 et 2024, avec une trésorerie négative et des fonds propres fragilisés.
Avantages et pratiques internes contestés
Salaire moyen de 72 000 euros annuels, quatorze semaines de congés pour certains journalistes de Radio France, ou encore 65 primes différentes : autant d’éléments qui interrogent sur la gestion sociale.
Profils et influences politiques
La nomination de Foued Berahou à l’Arcom, après des prises de position militantes, ou encore les parcours de Stéphane Sitbon-Gomez (ex-EELV) ou Linh-Lan Dao (proche de LFI) alimentent les critiques sur l’indépendance.
Contenus controversés
Certaines productions de France TV Slash (plateforme numérique destinée aux 15-35 ans) : diffusion de contenus mettant en avant une pornographie présentée comme « plus éthique », traitement jugé banalisant de la consommation de cannabis et de champignons hallucinogènes, relais d’une cagnotte en soutien à la cause d’Adama Traoré, incitations à adapter les formules de salutation pour éviter le « mégenrage », ainsi que des références récurrentes à la notion de… « privilège blanc ».

source  

LA PUBLICATION DU RAPPORT MENACÉE ?
Quoi qu’il en soit, le rapporteur de la commission d’enquête, Charles Alloncle (UDR) a maintenant deux semaines pour rédiger ses conclusions et formuler des préconisations. Il a notamment évoqué l’hypothèse d’une proposition de loi sur l’audiovisuel public qui pourrait être inscrite à l’ordre du jour de la « niche parlementaire » des députés ciottistes, le 25 juin prochain. Auparavant, le 27 avril, le rapport de Charles Alloncle sera soumis au vote de l’ensemble des membres de la commission. Ceux-ci se prononceront alors sur la publication, ou non, de ce rapport. En cas de vote négatif, l’ensemble des travaux, y compris les comptes-rendus d’auditions et les documents collectés, ne pourraient pas être rendus publics. Dès le 10 février, au cours de l’audition d’Elise Lucet, Charles Alloncle avait fait part de ses craintes. évoquant le « risque » que son rapport ne soit pas publié. Pour cela, il faudrait qu’une majorité des 31 députés qui composent la commission (au sein de laquelle l’ensemble des groupes politiques sont représentés) décident de voter contre. Un fait rare, mais pas inédit.
Début mars, le contenu d’une « note confidentielle » de syndicalistes de France Télévisions avait été publié sur les réseaux sociaux, laissant entendre que douze députés seraient favorables à un enterrement du rapport avant même qu’il n’ait été présenté. Certains considérant, dès le début et plus encore au fil des auditions, que cette commission d’enquête, dont la création avait été demandée par Eric Ciotti, était à charge contre l’audiovisuel public.   source (extraits)  Juvénal de Lyon

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3 Commentaires

  1. Un panier de crabe ou la mafia de l’audiovisuel se gave et arrose les coquins pour continuer à s’en foutre plein les fouilles. Et les programmes dans tous ça, de la merde à l’image de leurs magouilles.

  2. Vont-ils publier? Pour eux, la priorité c’est d’avoir la peau de CNews au prétendu pays des droits de l’homme et de la LIBERTÉ … D’EXPRESSION. Le tour suivant… RR?