Quand l’affaire Epstine devient un progrom chez LFI !!! Voltaire, reviens !

Sont très en forme les Insoumis ! De provocation rhétorique en négation de l’humour en passant par l’offuscation permanente, ils occupent le terrain en permanence et nos journaleux jouent le jeu… le pitre Mélenchon est très fort !

 

L’affaire « Epstine » : quand une blague phonétique devient un pogrom verbal chez LFI

Ah, la France insoumise et son grand tribun ! Toujours à la pointe de la lutte contre les puissants… sauf quand il s’agit de manier l’ironie sans déclencher l’alerte rouge au « complot antisémite » .

Le 26 février 2026, à Lyon, Jean-Luc Mélenchon tient meeting. Au détour d’une diatribe contre les médias, il s’amuse sur le nom de Jeffrey Epstein, le pédocriminel aux connexions sulfureuses (est-il mort ou bien vit-il sa vie en Amérique du Sud, remplacé sur sa potence de suicidé par un pauvre SDF décédé dans la rue ? ).  S’il s’agit de l’affaire Epstein… Ah, je voulais dire Epstine, pardon. Ça fait plus russe, Epstine, hein ? Alors maintenant vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Einstine au lieu d’Einstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein. Eh ben voilà, tout le monde comprend comment il faut faire ! »

Une petite pique potache, un clin d’œil lourdingue à la prononciation à l’anglaise versus à la française, une référence assumée à Frankenstein Junior de Mel Brooks. Rien de plus. Pas d’insulte, pas de théorie du complot juif, juste une blague phonétique un peu lourde, typique du style Mélenchon quand il veut détendre la salle.

Mais voilà : pour la bien-pensance médiatique et politique, c’est le scandale du siècle. Accusations d’antisémitisme en rafale ! Codes antisémites, résonance nauséabonde, point de non-retour... Le PS s’étrangle, Aurore Bergé hurle au loup, le CRIF s’indigne, et toute la gauche qui se prétend « républicaine » se tord les mains en répétant que l’antisémitisme s’écrit « L-F-I » ».  Oui, je sais, amis lecteurs, que Méluche préfère de loin Gaza à Jérusalem et les musulmans aux juifs. C’est sûr, c’est acté. Mais faut-il pour autant faire le plaisir à ce mauvais histrion de lui chercher querelle pour une plaisanterie d’ado qui se cherche ? Il vaudrait mieux, à mon sens, démolir la technique du bonhomme. En effet, le plus savoureux c’est que Mélenchon lui-même se défend en expliquant qu’il ironisait sur la volonté de russifier le problème pour le déjudaïser… Autrement dit : il accuse les autres de faire exactement ce qu’on lui reproche de suggérer. On nage en pleine sophisterie de meeting.

C’est la même mécanique que chez Bally Bagayoko : l’incapacité chronique à l’humour. Chez LFI, une analogie ethologique  devient du racisme animalier, une blague sur la prononciation d’un nom devient un signalement de haine raciale millénaire. La « disputatio » à la française ? Enterrée vive. Plus de joute oratoire, plus de réplique mordante, plus de rire jaune. Seulement l’indignation vertueuse, la plainte, la saisine, le communiqué outré et les résolutions du PS pour couper les ponts.

Imagine-t-on Mitterrand, Jaurès ou même Clémenceau hurler au racisme ou à l’antisémitisme pour une pique phonétique ou une comparaison un peu vive ? Non, ils auraient riposté par une saillie plus brillante encore. Mais aujourd’hui, chez les Insoumis et leurs défenseurs, tout est littéral, tout est grave, tout est victimaire. Un « stein » mal placé et c’est l’Inquisition.

Résultat : on transforme une blague de comptoir politique en affaire d’État. On enterre le débat sous des tombereaux de vertueuse indignation. Et pendant ce temps, les vrais sujets – insécurité, communautarisme, échecs de l’intégration, réseaux de pouvoir autour d’Epstein – passent à la trappe. Chut, ça, ce n’est pas antisémite d’en parler… tant qu’on ne prononce pas mal le nom.

Pauvre tradition française du sarcasme. Elle qui a survécu à Voltaire, à Céline et aux pamphlets de la IIIe République se retrouve aujourd’hui asphyxiée par une gauche qui préfère la censure morale à la réplique. On en rirait… si ce n’était si pathétiquement consternant.

Mélenchon voulait « russifier »  Epstein ? Raté. C’est surtout LFI qui réussit à « soviétiser » le débat public : tout désaccord devient déviationnisme, toute moquerie devient crime idéologique.

Bravo, camarades. La disputatio est morte, vive la Pravda des offusqués.

Christine Tasin

 2,166 total views,  2,166 views today

Répondre à Argo Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


3 Commentaires

  1. On se souvient de feu Georges Marchais qui, en son temps, faisait exprès d’écorcher le nom de Mitterrand en disant « Mitran ». Pour autant, il n’a jamais été poursuivi pour cela par son frère ennemi socialiste.