Guerre en Iran : dirigeants et journalistes européens choisissent la barbarie

Rien de vraiment nouveau ne se passe du côté de l’Iran.
Les bombardements israéliens et américains se poursuivent. L’administration Trump poursuit ses préparations d’opérations militaires dans le golfe arabo-persique, et on ne sait, bien sûr, pas ce qu’elles seront, ni si elles auront lieu. Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah. Les milices Houthi au Yémen semblent avoir été activées : il n’y a rien là de surprenant, elles sont au service du régime iranien. L’Arabie Saoudite et les émirats du Golfe sont de plus en plus nettement en faveur de la destruction du régime iranien.
Défaitisme actif
Il n’y a rien de nouveau non plus dans les commentaires. Aux Etats-Unis, les Démocrates et les médias à leur service (CNN, New York Times, Washington Post) continuent à pratiquer le défaitisme actif, et à dire que l’Iran n’était pas une menace pour les Etats-Unis, et que Trump et l’état-major de l’armée américaine sont en situation d’échec et vont perdre la guerre. Certains commentateurs américains disent même que Trump doit perdre la guerre tant il est un président dangereux pour les Etats-Unis et pour le monde, et ils souhaitent donc la défaite de leur propre pays : attitude de gauche typique. En Europe en général, et en France en particulier, les discours sont les mêmes que ceux tenus par les Démocrates et les médias à leur service, et je n’ai pas vu ou entendu depuis plusieurs jours en France un discours disant autre chose que ce qu’on peut résumer en mots très simples : Donald Trump n’a rien compris, il a perdu la guerre, l’Iran, lui, l’a gagnée, les Etats-Unis n’avaient pas compris la capacité de résistance de l’Iran, Trump a été manipulé par Netanyahu qui l’a entrainé dans une aventure désastreuse, Trump est entouré de gens sans connaissances ni compétences, il va lancer des opérations terrestres qui vont faire des morts et ruiner son futur politique. Certains ajoutent que c’est une guerre d’attrition et une « guerre asymétrique » et font la comparaison avec la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan, voire la guerre du Vietnam.
Ignorance, arrogance vaine, désinformation
J’ai déjà réfuté ces commentaires et ces discours. Ils sont imprégnés d’ignorance, d’arrogance vaine et de désinformation. Le régime des mollahs était une menace claire et imminente pour les Etats-Unis, pour Israël et pour le monde démocratique, Trump et l’état-major de l’armée américaine savent ce qu’ils font, tout comme l’armée israélienne. Les services de renseignement américain et israélien sont les plus précis et les plus performants du monde et ont infiniment plus de connaissance et de compétence sur le sujet que nombre de journalistes médiocres : les opérations sont menées en connaissance de cause et aucune décision n’est prise au hasard. Ce qui est dangereux pour les Etats-Unis, pour le monde et pour Israël n’est pas les décisions de Trump et de Netanyahou, mais l’existence du régime iranien et celle de désinformateurs venimeux. Trump et Netanyahou, qui sont sur la même longueur d’onde, ont parfaitement compris et savent ce qui est en jeu et ce qui se passe, car à la différence de nombre de désinformateurs imprégnés de haine et de ressentiment, ils sont bien informés et ne prennent pas leurs sources dans la propagande du régime. Celui-ci a perdu la guerre, et même si la guerre s’arrêtait la, ce qui ne sera pas le cas, il aurait bien du mal à se relever, et serait un régime diminué, et ne constituant plus une menace existentielle pour Israël et pour le monde démocratique avant plusieurs années (ce ne serait de toute façon plus le régime théocratique des mollahs, qui est mort, mais une dictature militaire des Gardiens de la Révolution). Les Etats-Unis et Israël savaient de quoi disposait le régime iranien avant la guerre et savaient que c’était un régime fanatique prêt à dire qu’il a gagné quand bien même il serait dans les décombres, et il est dans les décombres. Imaginer que Trump est manipulé par Netanyahou relève du crétinisme le plus crasseux et de l’antisémitisme. Des psychiatres soignent aux Etats-Unis le dérangement mental anti-Trump. Certaines personnes sont incurables, on les a vues défiler et se défouler aux Etats-Unis dans les manifestations pour psychopathes gauchistes débiles No King samedi dernier. On les voit parler à la télévision sur CNN et sur quasiment toutes les chaines françaises et européennes.

Trump dit depuis plus de trente ans qu’il faut en finir avec le régime iranien, cela ne date pas d’hier (des vidéos qui le montrent sont disponibles, la plus ancienne date de 1987). Trump ne lancera pas d’opérations terrestres avant que les risques résiduels d’envois de missiles et de drones soient minimisés davantage encore, et il n’envisagera pas de recours à des troupes sur le sol iranien, hors de l’ile de Kharg et de petites iles dans le détroit d’Ormuz, voire ponctuellement à Bandar Abbas.

Semer la confusion

Trump envisage en dernier recours une destruction de l’ile de Kharg, des centrales électriques et des lieux d’extraction de pétrole iraniens si le détroit d’Ormuz n’est pas ouvert très vite, sans risques pour les supertankers. Trump dit négocier avec ce qui reste du régime, et le nom de Mohammad Bagher Ghalibaf continue à circuler, mais je pense que, sauf extraordinaire surprise, il n’y a pas de négociation, et que Trump veut semer la confusion au sein de ce qui reste du régime, je l’ai dit, et je le redis : ces gens sont des menteurs, des crapules sanguinaires et des malades mentaux. Je l’ajoute : ce n’est pas une guerre d’attrition, car les Etats-Unis ont tous les moyens d’écraser totalement le régime iranien et n’ont pour l’heure pas utilisé tous leurs moyens. C’est une guerre totalement asymétrique, oui : l’armée iranienne est un petit pois et les Etats-Unis une orange. L’orange peu écraser aisément le petit pois et la menace de Trump est sérieuse.

Comparaisons ineptes

Les comparaisons avec l’Irak et l’Afghanistan sont ineptes et sont énoncées par des ignorants : l’Irak grouillait de djihadistes, ce n’est pas le cas de l’Iran où la population veut la chute du régime, l’Afghanistan était un pays parcouru par des groupes islamistes et bloqué au Moyen-Âge, ce n’est pas du tout le cas de l’Iran qui il y a 47 ans était un pays ami d’Israël et des Etats-Unis. La guerre du Vietnam a été menée dans le cadre de la doctrine du containment, balayée en 1980 par Ronald Reagan qui a choisi le roll back face à l’Union Soviétique, et s’est achevée en débâcle par décision des Démocrates qui, après avoir obtenu le départ de Nixon ont coupé les vivres à l’armée sud-vietnamienne pour permettre une victoire communiste : Richard Nixon a écrit un livre sur le sujet, No More Vietnams, publié en 1985. Il faut relire Richard Nixon. La guerre en Iran n’est pas menée du tout dans le cadre du containment, et pour l’heure, les très nuisibles Démocrates, membres d’un parti d’extrême gauche, ne sont pas au pouvoir et, si tout se passe comme prévu, ils ne gagneront pas en novembre.

Je veux insister ici sur la réalité.

Face à une incarnation du mal absolu, l’éthique

Dès lors qu’on sait que le régime iranien n’a cessé d’être depuis 47 ans un régime abject, monstrueux, totalitaire, aux buts explicitement génocidaires, prendre position face à ce régime a fondamentalement une dimension éthique.

Face à une incarnation du mal absolu et à un projet génocidaire, face à un régime qui se propose, depuis 47 ans, d’effacer du monde un pays, Israël, et un peuple, le peuple juif en Israël, face au fait que le peuple juif a subi une tentative d’extermination totale il y a huit décennies seulement, face au fait qu’Israël a subi un atroce massacre il y a moins de trois ans, face au fait que ce régime se donne pour but la destruction, au-delà d’Israël et du peuple juif en Israël, des Etats-Unis et du monde démocratique occidental, il n’y a que deux positions envisageables.

Ou bien on est du côté de ce régime, et donc du côté de ses projets criminels, et cela n’implique pas nécessairement un soutien militaire actif. Cela peut impliquer seulement une attitude de défaitisme actif, une volonté de semer la confusion dans les esprits concernant Trump, Netanyahou, les Etats-Unis, Israël. Cela peut impliquer une volonté de désinformer sur ceux qui veulent mettre ce régime hors d’état de nuire et de le faire tomber : les Etats-Unis de Donald Trump et l’Israël de Binyamin Netanyahou.

Ou bien on est contre ce régime, et cela implique de ne pas dire comme un collabo au temps de Pétain « ce n’est pas notre guerre » : cela implique de soutenir, verbalement ou matériellement ceux qui veulent mettre ce régime hors d’état de nuire et le faire tomber.

Donald Trump ose combattre le mal

Donald Trump ose faire ce qu’aucun président américain, démocrate ou républicain, n’a osé faire avant lui : il agit pour abattre l’incarnation du mal absolu qu’est le régime iranien. Il le fait alors qu’il est très tard pour le faire. Le régime des mollahs aurait pu, et dû, être abattu il y a trente ou quarante ans. Il aurait pu l’être il y a vingt ans. Il aurait pu l’être au cours du premier mandat de Donald Trump, et Donald Trump l’aurait fait s’il n’avait pas été harcelé politiquement et judiciairement par la gauche américaine. Il aurait dû être abattu avant que l’administration Biden lui permette de toucher cent milliards de dollars, et ce sont ces cent milliards de dollars dont nul ne parle jamais qui ont permis à l’Iran non seulement de financer Hamas, Hezbollah, milices Houthi, mais aussi la construction de milliers de missiles et de drones et d’enrichir à 60 pour cent 450 kilos d’uranium, ce sont ces cent milliards de dollars qui font face à Israël et aux Etats-Unis aujourd’hui, et Trump doit se battre contre une armée que l’administration Biden a rendue plus puissante. Et je pourrais parler des milliards que le régime a touché sous Obama grâce à l’accord frelaté sur le nucléaire signé en juillet 2015, avec l’approbation des dirigeants européens complices.

Le régime iranien peut être abattu aujourd’hui. Il doit impérativement l’être. Il doit l’être pour Israël, pour les Etats-Unis, pour le monde occidental, pour le monde arabe incarné par les émirats du Golfe et par l’Arabie Saoudite. Il doit l’être pour la liberté et la paix sur terre, pour le peuple iranien, bien sûr. Qui peut oser accepter de pactiser avec une dictature militaire des Gardiens de la Révolution ? 

Une fois qu’on a dit qu’il doit impérativement être abattu, il importe de voir comment il peut l’être efficacement et rapidement. Si cela doit prendre encore du temps, il faudra prendre le temps, mais je pense que c’est désormais une question de semaines, deux, peut-être trois.

Le régime iranien est un régime de type nazi

Pendant que les opérations se mèneront, le prix du pétrole, qui non, n’a pour l’heure pas augmenté démesurément (115$ le baril au moment où j’écris, loin des 150$ que certains annonçaient). Le prix peut encore augmenter, le prix du gaz peut monter aussi, les engrais et l’hélium peuvent manquer, mais cela ne durera pas, et l’alternative est une dictature abjecte qui ne renoncera jamais à ses objectifs monstrueux.

Ceux qui s’obnubilent sur le prix du pétrole et du gaz et disent qu’il faudrait arrêter les opérations me font penser à ceux qui voulaient pactiser avec le régime nazi pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Le régime des mollahs était un régime de type nazi qui ne pouvait pas envoyer les Juifs vers des camps d’extermination mais entendait néanmoins les exterminer. Le régime militaire des Gardiens de la Révolution aujourd’hui est de type nazi et a les mêmes fins exterminationnistes. Il doit être traité comme le régime nazi l’a été.

Plus vite le régime sera abattu, mieux ce sera pour le prix du pétrole et du gaz, et pour celui de l’hélium et de l’engrais, et mieux ce sera pour la paix sur terre.

Ce ne sont pas les Etats-Unis de Donald Trump et l’Israël de Binyamin Netanyahou qui feront monter les prix s’ils montent encore, ce sera le régime iranien.

Trahison de la civilisation elle-même

Ceux qui semblent se tromper d’adversaire en s’en prenant à Trump et Netanyahou en fait ne se trompent pas d’adversaire : ils acceptent qu’un régime de type nazi puisse régir l’Iran et avoir toujours des buts innommables. Ils trahissent le monde occidental et la civilisation elle-même et se placent du côté de la barbarie. Et Trump le leur a dit et les a qualifiés de traitres et de lâches, à très juste titre.

Ce que je viens d’écrire vaut pour tous les politiciens qui disent « ce n’est pas notre guerre », oui, et ils acceptent qu’un régime de type nazi puisse régir l’Iran et avoir des buts innommables. Ce que je viens d’écrire vaut pour tous les commentateurs qui pratiquent le défaitisme actif et intoxiquent les esprits.

Ce que je viens d’écrire s’applique tout particulièrement à l’Espagne et à la France qui ferment leur espace aérien aux avions militaires israéliens et américains (le sordide hypocrite Macron dit que cela ne s’applique pas aux avions qui ne sont pas impliqués dans les attaques contre l’Iran, l’antisémite socialiste Pedro Sanchez a au moins le mérite de la franchise). Il y aura des conséquences pour l’Espagne et la France, qui ont cessé d’être des alliés d’Israël et des Etats-Unis et des défenseurs du monde occidental et de la civilisation.

Dois-je ajouter que mettre hors d’état de nuire le régime iranien, c’est aussi affaiblir la Russie, et surtout la Chine. La Chine communiste est la plus grande menace mondiale aujourd’hui. Il n’est pas possible de l’abattre, elle a des armes nucléaires, mais mettre hors d’état de nuire le régime des mollahs est un pas important vers ce qui devrait être la tâche majeure de ce temps pour le monde démocratique : endiguer la montée en puissance de la Chine, limiter et diminuer ses capacités de nuisance, la conduire vers la défaite. C’est possible. C’est le but fondamental de Trump.

Les jours où les Etats-Unis pouvaient être traités comme un tigre en papier sont achevés depuis que le vieillard sénile et corrompu que les traitres et les lâches européens aimaient tant a quitté la Maison Blanche. Dans peu de temps (deux semaines, trois peut-être, guère plus vraisemblablement), disent Pete Hegseth, Secrétaire à la guerre, le général Jack Keane, ancien vice-chef d’état-major des armées américaines et les principaux analystes conservateurs américains, la paix sera en vue, le régime iranien sera vaincu, le prix du baril baissera à 70-75$, le détroit d’Ormuz sera sous contrôle américain, les émirats et l’Arabie Saoudite seront encore davantage alliés des Etats-Unis et se seront rapprochés d’Israël. L’économie américaine sera en croissance, la guerre aura pris fin. Dans ces conditions, les élections seront gagnées par les républicains en novembre. Je leur fais infiniment plus confiance qu’aux commentateurs français, dois-je le préciser ?

© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

 1,797 total views,  1,797 views today

Répondre à Christine Tasin Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


3 Commentaires

  1. Bref après avoir échoué contre la Russie Trump s’attaque a un autre objectif !
    mais la aussi il va s’y casser les dents !!c’est fini les Cow_Boys ne sont plus maitres de la planète avec plus de deux cents bases installées !fini le dollar et ses ponctions et les empoisonnements avec Fitzer et leurs soi-disant vaccins non homologués !enfin nous allons pouvoir vivre en PAIX!

  2. Le niveau intellectuel des journalistes est lamentable. Ils en sont restés au niveau du bac à sable. Il y a les gentils Iraniens, les méchants Américains et Israéliens, comme sur toutes les cours de récréation. Pitoyable.