Laïcité à géométrie variable : Copé courbe l’échine devant le voile, Platret résiste

Samedi 21 mars 2026, à Meaux. Une nouvelle conseillère municipale d’opposition LFI, Cathy Deharbe, fait son entrée au conseil municipal voilée. Immédiatement, le député et conseiller RN Béatrice Roullaud interpelle le maire Jean-François Copé : comment peut-on accepter ce signe religieux ostensible dans l’exercice d’un mandat public ?

Réponse de Copé :  La loi l’autorise.  Selon lui, les élus peuvent arborer des signes religieux en séance, tant qu’ils respectent la neutralité quand ils officient comme officiers d’état civil. Il ose même ajouter que les autres cultes bénéficieraient de la même indulgence. Une capitulation en règle, au nom d’une laïcité molle et sélective.

Contraste total  avec Chalon-sur-Saône. Là, le maire Gilles Platret  n’a pas tremblé. Il a tout simplement modifié le règlement intérieur pour interdire les signes religieux ostensibles en conseil municipal, s’inspirant du règlement de l’Assemblée nationale. Deux élus LFI, dont une femme voilée, ont crié à la discrimination et saisi le tribunal administratif de Dijon en référé. Résultat, le 18 mars 2026 : le juge les a sèchement déboutés. Quand on veut, on peut encore… mais Copé ne veut pas.

Motivation claire du tribunal : La liberté de conscience d’un membre élu d’un conseil municipal doit être conciliée avec le principe de laïcité qu’il est tenu de respecter. 

Victoire pour la laïcité républicaine. Platret a tenu bon ; Copé a plié.

Que dit exactement la loi ?

Jusqu’en 2025, la jurisprudence était permissive, voire laxiste : aucun texte n’imposait explicitement la neutralité aux élus locaux en séance. La Cour de cassation avait même protégé le droit d’un élu à porter un signe religieux.

Mais la loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025 portant statut de l’élu local a changé la donne. Son article L. 1111-13 du Code général des collectivités territoriales est limpide : dans l’exercice de son mandat, l’élu local s’engage à respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ainsi que les lois et les symboles de la République .

Le juge de Dijon s’est appuyé sur ce nouveau texte pour trancher : un conseil municipal n’est pas un espace neutre où tout est permis ; c’est une instance de la République où la laïcité doit primer. Avec cette loi, les maires courageux ont désormais les armes juridiques pour interdire le voile et autres signes ostentatoires. Copé le sait parfaitement… et choisit de ne rien faire.

Le parcours sans gloire  de Jean-François Copé

Ce n’est pas la première fois que Copé préfère la conciliation au courage. Maire de Meaux depuis 2005, réélu malgré tout, son CV national est pourtant chargé :

– Election chaotique à la présidence de l’UMP en 2012, marquée par des fraudes et des bourrages d’urnes dénoncés de tous côtés.
Affaire Bygmalion : un système de fausses factures massives pour financer la campagne Sarkozy de 2012, alors que Copé dirigeait l’UMP. Des proches mis en examen, des millions d’euros envolés, une ombre persistante sur son image, même s’il a échappé aux condamnations directes.
– Des polémiques à répétition : logement de fonction surdimensionné, liens avec des réseaux d’affaires, ambition perçue comme dévorante…

 

Ce qui se joue à Meaux versus Chalon n’est pas une simple divergence d’interprétation juridique. C’est un choix politique clair : d’un côté, la fermeté républicaine qui gagne en justice ; de l’autre, la complaisance qui laisse entrer le communautarisme au cœur des institutions.

Avec la loi de décembre 2025, plus d’excuse : interdire le voile en conseil municipal est désormais juridiquement tenable. Ceux qui refusent, comme Copé, ne peuvent plus se cacher derrière « la loi ». Ils choisissent simplement de ne pas la faire respecter.

La France mérite mieux que cette laïcité à deux vitesses.

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13 Commentaires

  1. Platret a été exclu des lr car il avait parlé du grand remplacement.
    Il est dvd ..quand a copé il est LR les renégats

  2. Du cas de Chalon-sur-Saône le figaro et cnews et boulevard voltaire en ont parlé. Quand a Meaux car c’est silence radio.
    Rien sur cnews, le fig ou boulevard voltaire .
    Je pense on risque de se faire qualifier d’antisémitisme et islamophobe.
    Seul fds et le journal local en ont parlé après le communiqué de l’élue rn

  3. Copelovici dit copé d’origine ashkénaze roumaine, un père bourgeois professeur de médecine.
    Jf copé maire LR.
    Marié en 2eme noce avec union avec Nadia Hamama , psychologue pour enfants. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux.
    Ceci explique cela .

  4. Il faut en finir avec la laïcité !
    Quand vous aurez compris qu’il faut diriger la France comme les musulmans dirigent leurs pays, vous aurez tout compris.
    Nous, nous allons à la catastrophe, tête directement sous le cimeterre !
    En France, priorité aux Français en tout et pour tout pour sauver le Pays et nous sauver !!!

  5. Cette conseillère municipale voilée doit immédiatement être démis de ses fonctions et virée . Point barre. On est en France pas en Algérie ni en Iran . JF Copé, comment peut on élire un islamolatre pareil, et après on s’étonne que l’islam avance.

    • Jf Copelovici surtout islamocompatible vient pleurer sur les scores du RN arrivé 2eme dans sa ville .
      La tête de liste rn siège au conseil municipal

    • Copé divorce de la 1er .
      Mariage en 2eme noce.
      Avec son union avec Nadia Hamama , psychologue pour enfants. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux .ceci explique cela

    • Il suffit de voir avec qui copé est marie en 2 eme noce
      son union avec Nadia Hamama , psychologue pour enfants. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux