En France, le proverbe est clair : « Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage. » Et voilà que 57 universitaires, majoritairement juristes, déposent un référé-liberté d’urgence devant le Conseil d’État pour forcer l’Arcom à sévir contre CNews et Europe 1, les deux médias phares de l’empire Bolloré. Selon leur analyse d’une semaine d’émissions en février 2026, ces chaînes manqueraient gravement au pluralisme interne des courants de pensée, favorisant massivement « l’extrême droite » avec des programmes « unanimistes et monochromes » comme L’Heure des pros de Pascal Praud ou Face à l’info de Christine Kelly.
Le timing n’est pas anodin : à dix jours des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, vues comme une « répétition générale » pour la présidentielle de 2027, les plaignants disent (sans rire) craindre une influence sur la « sincérité du scrutin ». Ils exigent une enquête immédiate, des mises en demeure et même, en dernier recours, la coupure du signal par les distributeurs.
Mais que défendent-ils ces petits profs, ces petits intellos, ces petits militants politiques nostalgiques du parti unique, comme Camille Broyelle au nom prédestiné (ci-contre) ? Le pluralisme ou bien la voix unique, la pensée unique ? Et si c’était juste la chasse aux voix discordantes afin que disparaisse à jamais de notre France toute alternance politique, toute liberté de choix, toute liberté d’information ? Bref un monde totalitaire où ceux qui ont le bras le plus long peuvent interdire à autrui d’avoir le choix, de choisir leur source d’information, leur pensée, leur vote ?
Gardons-nous de donner à des petits profs un quelconque pouvoir politique, ils sont redoutables d’efficacité ! Tiens en voilà une idée qu’elle est bonne pour les siècles à venir : obliger tout prof à ne pas parler politique ni dans son boulot si dans sa vie privée, histoire de déontologie…
Est-ce vraiment du pluralisme qu’on défend, ou une chasse aux voix discordantes ? CNews et Europe 1, souvent comparés à un « Fox News à la française », sont les seuls à donner une large tribune à des thématiques comme l’immigration ou l’identité nationale, ignorées ou minimisées par les principales chaînes publiques et commerciales.
Or, depuis un arrêt du Conseil d’État en février 2024, l’Arcom a déjà multiplié les sanctions contre les médias Bolloré ! Mises en demeure pour couverture biaisée de l’affaire Crépol en 2025, non-renouvellement de C8 en 2024.. Pendant ce temps, les enquêtes de Reporters sans frontières (RSF) pointent du doigt CNews pour son non-respect des règles de pluralisme adoptées en juillet 2024 ! Un harcèlement jamais vu. Cela prouve qu’ils ont peur, et c’est positif pour les patriotes, certes, mais quand même…quand on sait le temps passé devant la télé de millions de Français qui ne s’intéressant pas à la politique…. ça fait peur.
Parce que, pendant ce temps, où sont les procédures similaires contre France Télévisions ou d’autres chaînes publiques, souvent accusées d’un biais « progressiste » ? Les recherches montrent que l’Arcom cible principalement les medias dit de droite/patriotes, essentiellement C8 et CNews pour des infractions variées, mais on constate, comme c’est étonnant, peu d’actions contre le service public malgré des débats sur son impartialité. Ce deux poids, deux mesures devrait alimenter les soupçons : vise-t-on vraiment l’équilibre informatif, ou cherche-t-on à museler les « patriotes » à l’approche des urnes ?
Sur X, les réactions sont partagées, certains saluant un « enfin ! » contre les « dérives déontologiques », d’autres ironisant sur l’inaction de l’Arcom sans pression externe. Dans une démocratie, le pluralisme ne devrait pas être une arme sélective. Si l’objectif était l’objectivité, il y a beau temps que tout le paysage audiovisuel français serait scruté avec la même vigueur !
A ce rythme, nos descendants finiront par ne plus comprendre le sens de « liberté d’expression ».
Christine Tasin
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Il y a bien longtemps que je ne regarde plus que CNews et , même là, le ton change , Arcom oblige. Regarder les autres chaînes d’info demande un effort intellectuel pour résister à la dissonance cognitive organisée et aux éléments de langage biaisés.