Un mystérieux Fonds africain approuvé par une loi du 2 mars…

L’Afrique, c’est chic… le fric, c’est chic…

Pendant que nos énarques et médias associés créent des écrans de fumée, il  passe des lois en catimini au Journal officiel.

Voir ici 

Loi et catimini, un oxymore ?

La loi ne devient obligatoire qu’après sa publication. Mais publier un texte mystérieux, est-ce encore publier la loi ?

De nombreuses lois macroniennes sont des lois qui approuvent des conventions, des accords internationaux, sans les relater.

Le curieux qui lit quotidiennement le journal officiel (recueil des coups de poignard… sommes-nous encore nombreux à continuer à nous faire ainsi du mal chaque jour ?) aura bien du mal à trouver la « résolution n° F/BG/2023/04 » dont les amendements sont approuvés, qui portent sur le Fonds africain de développement.

Rien que le nom laisse supposer que de l’argent occidental va affluer vers l’Afrique, en plus de celui que viennent chercher chez nous un certain nombre d’Africains.

Argent qui va profiter aux peuples africains, ou à leurs dirigeants ? Ce sera suffisamment loin de nous pour qu’on ne puisse le vérifier aisément.

Et pourquoi on financerait les Africains ? Quelque gauchiste perverti y trouvera sûrement une pseudo dette écologique, ou encore une réparation pour l’esclavage pratiqué par une poignée d’individus il y a 5 siècles, ou un supposé pillage de ressources…

J’ai eu beau chercher la résolution sur Google (meilleur moteur de recherches indépendamment de toute question éthique), résolution approuvée par la loi, je n’ai pas réussi à la trouver ailleurs que sur un site autrichien…

Il en résulterait des conditions de prêt particulièrement avantageuses auprès des pays membres de cet accord.

Quant à la loi française d’approbation, elle résulte d’un projet d’une « éléphante » socialiste, qui fut ministre sous Hollande, et d’un rapport de Mme Dieynaba Diop, au nom de la commission des affaires étrangères.

Je crois que cela suffit à se faire une opinion sans faire bénéficier le texte accusé de la présomption d’innocence.

Bah oui, approuver une résolution sortie d’on ne sait où sans même la relater clairement dans la loi publiée ne participe pas d’un esprit démocratique de transparence.

Voudrait-on nous cacher des choses, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Car sur le site de Légifrance, malgré l’indication que le texte est annexé à la loi, lorsqu’on clique sur le lien on ne trouve pas ce texte. On le voit sur la capture d’écran suivante.

Sans doute qu’ils n’en mènent pas large, lorsque la France, deux ans de suite, ne parvient pas à boucler son budget (et je ne parle pas des budgets des différentes collectivités territoriales…), mais participe à un accord en faveur du financement de l’Afrique.

Je ne cesse d’être étonné qu’un mendiant fasse des largesses. Oui, mendiant, lorsque l’Etat ou ses établissements publics par exemple sollicitent des mécènes pour acquérir des oeuvres pour la BNF, le Louvre… comme les devoirs d’école de Marcel Proust proposés à la vente pour quelque 5 millions d’euros (on doit être vraiment riches pour payer aussi cher des brouillons raturés d’un adolescent qui devint certes un grand écrivain dans sa catégorie)…

O tempora, o mores ! Cette vie en Macronie n’est que désolation !

 

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

  • Est autorisée l’approbation de la résolution n° F/BG/2023/04 relative aux amendements à l’accord portant création du Fonds africain de développement, adoptée par le Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement à Charm el-Cheikh le 23 mai 2023, et dont le texte est annexé à la présente loi (2).
    La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Paris, le 2 mars 2026.

Emmanuel Macron
Par le Président de la République :

Le Premier ministre,
Sébastien Lecornu

Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères,
Jean-Noël Barrot

(1) Travaux préparatoires : loi n° 2026-145.
Assemblée nationale :
Projet de loi n° 1434 ;
Rapport de Mme Dieynaba Diop, au nom de la commission des affaires étrangères, n° 2137 ;
Discussion et adoption (procédure d’examen simplifiée), après engagement de la procédure accélérée, le 17 décembre 2025 (TA n° 202).
Sénat :
Projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale, n° 240 (2025-2026) ;
Rapport de Mme Marie-Arlette Carlotti, au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, n° 389 (2025-2026) ;
Texte de la commission n° 390 (2025-2026) ;
Discussion et adoption (procédure d’examen simplifié) le 18 février 2026 (TA n° 61, 2025-2026).
(2) Le texte sera publié ultérieurement au Journal officiel de la République française.

Maxime

 

 

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