Les Ayatollahs d’Iran ont poussé les USA à la limite, l’ont franchement mis le dos au mur, avec leurs prétendues négociations que le Président américain ne peut ni avaliser, ni s’y plier.
Il ne s’agit plus de compromis mais bien du prestige des USA, de leur fiabilité face aux puissances sur le terrain et face à leurs alliés. Plus moyen de reculer. Les impliqués se sont trop éloignés dans leurs manœuvres stratégiques, tandis qu’Israël n’a qu’un seul message en bouche : Je ne permettrai jamais à l’Iran de demeurer une perpétuelle menace existentielle à Israël.
Le jeu d’échecs des Ayatollahs est très intelligent quoique aucun des belligérants ne pourra accuser une victoire totale.
L’un verra la destruction complète de son pays et l’arrivée habituelle et traditionnelle des vautours en quête de charognes, et Trump jouera sa vie politique, puisque la diplomatie tant prisée a été, en fait, élimée jusqu’au niveau du raclage de ses parois.
Ce n’est pas sans raison que Trump accumule un arsenal dans tout le Moyen-Orient. Il n’ignore pas la perversion des chefs iraniens et leur manque total de scrupules, alors qu’en parallèle, leurs rivaux américains, il faut l’avouer, c’est surtout la crainte de faire un usage excessif de force qui noircirait la réputation et la conscience des USA.
Nous avons assisté à une première avec la population de Gaza et la pluie de ravitaillement à l’ennemi au désavantage de la victime réelle de l’assaut du Hamas : Israël.
Un scénario qui ne manquera pas de se répéter.
En fin de compte, c’est l’avenir de tout l’Occident qui est en jeu. C’est aussi et surtout une façon de bloquer l’islamisation rampante des démocraties… dont l’effet visible à l’œil nu, nous est rapporté récemment avec des prières musulmanes quotidiennes dans les rues de New York, de Paris… et ainsi de suite.
Derrière ce théâtre prétendument théologique, c’est une activité dérivant de la magnanimité démocratique qui incite à l’audace, l’aplomb, l’ambition et la conviction, exhortant les musulmans à élargir la faille et enfreindre toutes les lois en s’imposant comme une entité islamique dominante, que nul ne peut contester sans être directement menacé…
Une défaite des Mollahs iraniens et l’instauration d’une république/démocratie en Iran mettra fin aux ambitions nourries par tous les musulmans du monde entier de soumettre les Occidentaux à leur pouvoir.
La preuve nous est fournie par la désapprobation d’une guerre contre l’Iran émise par l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Égypte, la Turquie et tant d’autres pays arabo-musulmans. C’est là où la fraternité islamique l’emporte sur tous leurs conflits intestinaux et financiers.
D’après un haut responsable saoudien cité anonymement, des contacts intensifs et des messages qualifiés de « très importants» auraient eu lieu en coulisses afin de convaincre Washington de suspendre toute option militaire immédiate. Riyad et Doha auraient notamment plaidé pour « donner une seconde chance » au régime iranien, estimant qu’une attaque risquerait d’entraîner une escalade incontrôlable au Moyen-Orient.
Toujours selon ces sources, l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman auraient averti l’administration américaine que toute frappe contre l’Iran pourrait avoir des « conséquences dévastatrices », tant sur le plan sécuritaire qu’économique, notamment pour les marchés énergétiques et la stabilité des États du Golfe. (i24)
Antérieurement, l’Arabie Saoudite craignait la nucléarisation de l’Iran et courtisait Israël…
La peur du chaos est-elle plus forte que la satisfaction de voir un rival affaibli ?
Il y a une forme de « Schadenfreude », de joie honteuse, dans plusieurs capitales du Moyen-Orient, c’est certain. Mais tous les pays de la région restent très prudents. Ils estiment qu’un effondrement du régime iranien serait synonyme de chaos, ce qui les inquiète beaucoup. Par ailleurs, le Moyen-Orient s’inquiète de voir Israël devenir une superpuissance régionale. On redoute de voir un géant israélien prendre la place de la menace iranienne. Enfin, l’Arabie saoudite et les Émirats, alliés des États-Unis, craignent de nouvelles représailles iraniennes sur leurs installations pétrolières.
Les véritables menaces et craintes : c’est de se retrouver face à un Iran démocratique qui signerait un contrat de paix avec Israël et entraînerait d’autres pays arabes à suivre cet élan.
Ce sera effectivement un obstacle à la création d’un État palestinien et la dissolution de tous leurs projets nocifs contre Israël, qui deviendra, de facto, une super-puissance régionale.
Thérèse Zrihen-Dvir
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