
L’Aide Sociale à l’Enfance, cette machinerie opaque, récidive dans l’horreur. À Châlons-en-Champagne, un foyer sous sa tutelle a été le théâtre d’une agression d’une brutalité glaçante. Ethan, 13 ans, a été sauvagement passé à tabac par Gabin, un colocataire de 17 ans. L’absurdité administrative a voulu qu’après une brève garde à vue, l’agresseur soit purement et simplement replacé dans le même établissement que sa victime.
Des images qui accusent un système
La séquence, diffusée sur les réseaux sociaux, est sans appel. On y voit Ethan, frêle et prostré au sol sous une pluie de coups, le visage méconnaissable. Son bourreau, acharné, est encouragé par les rires d’autres résidents, témoins et complices par leur passivité. L’adolescent, ballotté de placements en placements depuis sa naissance en raison de troubles du comportement, subit désormais les séquelles physiques d’un traumatisme crânien et d’un nez fracturé. L’agresseur, lui, avait déjà frappé un autre enfant la veille. Une source anonyme au sein de l’institution résume ce fiasco : « Il faut qu’il y ait un électrochoc pour que les gens prennent conscience que l’ASE détruit les gamins placés. »
Une litanie de scandales étouffés
Ce drame n’est pas un accident, mais la manifestation d’une logique systémique. Il rejoint une sinistre litanie d’affaires : des placements arbitraires, parfois orchestrés par des réseaux pédophiles, des enfants soustraits à leur famille pour des motifs fallacieux, des violences commises au sein même des lieux supposés sûrs. Des cas documentés révèlent des viols en famille d’accueil, des expertises manipulées, et une impunité judiciaire qui laisse les prédateurs en liberté. Le parcours d’Ethan, orphelin de fait, illustre cette « terreur blanche » administrative : une descente aux enfers ponctuée d’angoisses, de scarifications et de tentatives de suicide.
L’impunité, seul principe directeur
Derrière ces drames individuels se profile un système gangrené. Une collusion tacite entre des juges des enfants surchargés, des travailleurs sociaux impuissants et une bureaucratie toute-puissante fabrique quotidiennement des victimes. L’institution, aveugle et sourde, fonctionne en circuit fermé, recyclant ses erreurs au mépris de l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle ne protège pas ; elle gère, souvent mal, une population vulnérable dont elle a sciemment coupé les racines.
L’urgence d’un séisme institutionnel
Combien d’Ethan faudra-t-il encore compter ? L’exigence d’un électrochoc est vitale. Il ne s’agit plus de réformettes, mais d’exiger des enquêtes indépendantes sur chaque placement, une transparence radicale des procédures, et la fin de l’immunité dont bénéficient les décideurs. La justice pour Ethan et pour les milliers d’autres enfants sacrifiés passe par un démantèlement de cette machine à broyer. Le temps n’est plus à la consternation, mais à la colère organisée.
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