L’enfer est pavé de bonnes intentions…

Est-ce le cas pour la majorité de nos chefs d’État et de toute personne ? Est-ce une erreur de jugement, une préméditation, un complot, une initiation ? Est-ce le destin qui s’amuse à nous jouer des tours ?

Il est vrai qu’il est extrêmement difficile de tenir ses promesses, surtout lorsque notre objectif a été atteint… Il est vrai, aussi, que l’opportunisme ne nous rate pas !

Nous allons faire une petite révision sur les intentions primaires et celles sous-entendues de deux chefs d’État : Donald Trump et Binyamin Netanyahu.

Donald Trump avait largement besoin de Netanyahu pour accéder au pouvoir et détrôner les démocrates qui ont causé des dégâts énormes non seulement dans le monde entier, mais aussi au sein des USA.

Netanyahu avait aussi besoin d’un dirigeant américain moins borné, moins gauchiste, afin qu’il lui accorde le soutien financier et militaire nécessaire, pour venir à bout de ses nombreux ennemis de maison et en dehors de ses frontières.

La voie s’est donc pavée suite aux besoins individuels et étatiques des deux chefs d’État. La compréhension et la collaboration liaient les deux hommes qui, chacun de son côté, était conscient du prix qu’il fallait payer ou investir afin de préserver une prétendue amitié/collaboration, de prime abord, substantielle.

Pour les deux, présenter au public une entente irréprochable, était vital et le demeure.

Trump invita Netanyahu, non comme un collaborateur mais vraisemblablement comme un ami de longue date – théâtre ou vérité ? Ne sommes-nous pas tous les acteurs dans cette gigantesque scène, qu’est le monde ? Netanyahu a joué le rôle requis, accourant vers son ami, à chacune de ses demandes. Soutien mutuel irréprochable et souhaité.

Les médias y ont mis du leur, et ainsi Trump est réélu avec une majorité écrasante. Bibi reçoit de Trump les armes que son précédent lui avait refusé pour passer à l’action : la destruction totale de Gaza et la promesse d’émigration de sa population, libération de tous les otages vivants et/ou morts, démantèlement du Hamas et son infrastructure souterraine, étaient les intentions primaires des deux chefs d’État.

Finalement, celui qui en fait, finançait et animait derrière les coulisses, les ennemis jurés d’Israël dont le Hamas, le Hezbollah, les Houthis : L’Iran.

Bibi avait entre-temps paralysé le Hezbollah par son astucieux projet du bipper explosif, qui du même revers de main, renvoyait au galop Bachar-al-Assad de Syrie en Russie.

Reste toujours le grand problème des Mollahs d’Iran et leur projet nucléaire qu’il fallait sans attendre, raser. Là encore, Bibi a prouvé sa fidélité et sa dextérité, et s’est attelé à la besogne. Besogne à laquelle les USA n’ont pris part que lorsque les batteries antimissiles iraniennes s’étaient tues et que les aviateurs israéliens étaient les maîtres des cieux.

Trump sans modestie aucune, s’est approprié le succès qui en fait, revenait de droit à Israël et à l’intrépidité de son armée.

Bien sûr qu’il y eut assez de dégâts collatéraux en Israël… Mais les Israéliens ont déjà acquis assez d’expérience en ce domaine et se sont préparés à les minimiser. En outre, en alliés, peu importe qui se drape de l’hermine de la victoire, l’essentiel demeure le résultat.

La première faille eut lieu lors d’un accord signé entre les USA et les Houthis permettant d’éviter toute atteinte aux avoirs américains… Rien sur les missiles des houthis dirigés vers le petit Israël, qui avale cette grenouille sans faire de remous.

Tout aurait pu se poursuivre dans la ligne du programme promis et avalisé de Trump, si ce dernier avait démontré une peu plus de consistance et d’honnêteté afin de contrer les projets mortels des pays arabes (Qatar, Égypte, Jordanie, Arabie saoudite, Turquie, entre autres) envers Israël, et faire la sourde oreille au potentiel financier que certains d’entre eux représentent pour les USA.

Et c’est là que tout collapse.

L’argent qatari, saoudien, l’antisémitisme virulent de la Jordanie, de l’Égypte, de la Turquie… se dressent devant le projet initial et le remettent en cause.

Naquît le plan audacieux de 20 points de Trump. Plan trompeur, plan qui détient tous les éléments d’un piège à Israël et que Bibi, contre mauvaise fortune, s’évertue à lui trouver des raisons sans raison.

« Pas d’émigration de la population de Gaza (Refus véhément des pays arabes), pas de démilitarisation du Hamas et de la Bande de Gaza ». En fait, Israël se retrouve à son point de départ d’avant le 7 octobre 2023.

Les Arabes ont leur mot à dire et c’est la ligne qui mène directement à la création d’un État palestinien, avec Mahmoud Abbas, de l’Autorité palestinienne, comme collaborateur infiltré.

Même le plus idiot des juifs d’Israël peut entrevoir l’échafaudage béant.

Trump ne peut pas tenir ses promesses et en même temps satisfaire ses alliés arabes – qui entre-nous soit dit, creusent la tombe de l’Occident et des USA.

Comment peut-on encore croire en un chef d’État qui envoie des messages de révolte aux Iraniens et les mène vers une mort certaine pour les abandonner à mi-chemin sous les prémices d’un contrat bancal qui ne sera jamais tenu par les Ayatollahs iraniens ?

Le nucléaire iranien n’est certes pas l’unique issue… Il y a tant d’autres que le président américain essaie de contourner, ou alors nous surprendre !

On se demande s’il possède une conscience quelconque… Peut-il être que nous nous trompons à son sujet ?

Les faits sont là…

Bibi qui réalise un peu tard qu’on lui coupe l’herbe sous les pieds, se lance dans une rencontre non programmée avec le Président américain.

Ne comptez surtout pas sur une fuite du contenu de cette entrevue.

Verrons-nous un changement dramatique de direction, ou alors, les Israéliens devront-ils accepter les faits et reprendre l’arme pour survivre ?

Le temps, mes chers amis, est le meilleur concluant…  Nous accordera-t-il une réponse qui satisferait quelques-uns et en décevrait d’autres ?

Thérèse Zrihen-Dvir

 1 total views,  1 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter