L’auteur de l’article incriminé, sous le pseudonyme de Jacques Lenormand, entendait mettre en garde contre un certain courant consistant à nier l’existence d’une menace islamiste, se traduisant notamment par un entrisme de plus en plus visible de la part des tenants de l’islam conquérant. L’approche des élections municipales nous en offre pourtant quelques preuves irréfutables. Ainsi, dans un article du 23 janvier 2026, le JDD alerte sur la multiplication des listes communautaires.
https://www.lejdd.fr/politique/municipales-2026-langle-mort-de-lentrisme-islamiste-166144
Dans un pays libre, chacun devrait pouvoir exprimer son opinion sur la question, y compris ceux qui estiment que le « vivre-ensemble » est un vœu pieux et que sa promotion n’est qu’un outil de propagande au service de ceux qui prônent une société multiculturelle largement idéalisée.
Le vivre-ensemble aura-t-il le bel avenir que lui promettent les mondialistes « progressistes » ? L’histoire récente ne semble pas aller dans ce sens.
Dans l’Algérie coloniale, les religions chrétiennes, juives et musulmanes ont coexisté sans trop de problèmes jusqu’à ce que le FLN s’empare de l’arme religieuse pour mettre fin à l’Algérie française. Cela a si bien fonctionné que cette politique de réislamisation a échappé à ses concepteurs pour aboutir aux « années noires », la terrible guerre civile qui a fait, entre 1992 à 2002 au moins 150 000 morts, et des millions de déplacés, selon Le Figaro.
Si l’on regarde du côté du Moyen Orient : le Liban et la Syrie de Bachar El Hassad, ont permis aux communautés chrétiennes, juives, musulmanes, kurdes de vivre en paix durant des décennies sans que cela pose problème. Jusqu’au jour où le djihadisme est venu briser cette harmonie. Le « vivre-ensemble » n’a pas résisté à l’islamisme radical. Chrétiens, juifs, kurdes ont dû fuir (enfin ceux qui le pouvaient), souvent dans l’indifférence coupable de l’Occident. Et pourtant, ceux qui prônent le « vivre-ensemble » sont aussi parfois, ceux qui, par calcul politicien, ont soutenu l’islam radical : Giscard contribue à installer Rhomeiny au pouvoir, Fabius soutient Al Nostra en Syrie, les Américains soutiennent dans un premier temps les Talibans en Afghanistan contre les Russes, pour ne prendre que ces exemples qui se sont plutôt mal terminés, comme chacun sait !
L’auteur de l’article a-t-il été inspiré par la lecture de la biographie de Mgr Léon Duval, évêque d’Alger de 1954 à 1988 et ses accointances avec le FLN ? Certains l’ont considéré comme un saint alors que d’autres l’ont vu comme un traître qui a servi les intérêts du FLN, dont il ne dénoncera jamais les exactions. Il pensait pourtant défendre les intérêts du peuple algérien opprimé ! De quoi nourrir quelques réserves face aux discours de bonté des autorités ecclésiastiques.
https://shs.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2013-4-page-183
L’auteur de l’article avait-il encore en mémoire le « vous n’aurez pas ma haine » qui a fait le tour des plateaux de télévision, à la suite du massacre du Bataclan au nom d’Hallah ? Un grossier coup de com’ pour sauver l’image de marque de la religion musulmane et tenter d’acheter la paix sociale.
Venons-en au contexte de l’article litigieux. A Bordeaux, des responsables de plusieurs religions organisent chaque année une « marche » destinée à promouvoir « le dialogue et la paix ». On n’en attend pas moins de la part de responsables religieux ! C’est même leur job ! Mais celle du 29 janvier 2024 n’a pas laissé indifférent le sieur Lenormand qui a titré son article, paru sur le site de Résistance Républicaine : « Nouvel épisode du suicide français, en public et en direct, dimanche prochain à Bordeaux« .
De colère, cinq associations portent plainte auprès du parquet de Bordeaux mais aussi auprès du Pôle national contre la haine en ligne, cette instance mise en place en 2021 sur l’instigation d’Eric Dupont-Moretti. C’est pourquoi notre affaire sera jugée à Paris , et non à Bordeaux par la Dix-septième Chambre, selon la vocation du Pôle à centraliser ce type d’affaire à l’échelon national.
Ainsi, la Fédération musulmane de la Gironde, le Conseil départemental du culte musulman, l’Eglise protestante unie de Bordeaux, l’Association culturelle israélite de la Gironde, l’Eglise évangélique libre de Pessac se sont portées parties civiles, rejointes un peu plus tard par Daniel AMBRY, délégué épiscopal pour les relations avec les musulmans du diocèse de Bordeaux, Moïse TAIEB, rabbin, Pierre LACOSTE, pasteur, Nina LIBERMAN, pasteur, Mahmoud DOUA, Imam, Hassan BELMAJDOUB, retraité de l’Education Nationale.
Elles sont présentes à l’audience mais ne prennent pas la parole, déclarant qu’elles font entière confiance en leur avocat, Maître Nicolas Rothé de Barruel.
Christine Tasin est poursuivie en sa qualité de Directrice de publication du site, pour deux infractions : injure publique et incitation à la discrimination, à la haine et à la violence en raison de ( …)
Après l’exposé des faits par la Présidente du tribunal, le procureur intervient pour demander à visionner le site de Résistance République afin, nous dit-il, d’éclairer les débats … Ce à quoi Maître Pichon, avocat de Christine Tasin, répond que ce serait une violation des droits de la défense. Finalement, le tribunal rejette cette demande et l’audience se poursuit avec la plaidoirie de l’avocat des Parties Civiles.
Il nous vante les vertus de la Fraternité « qui transcende le communautarisme » et rappelle que le 4 février est la date retenue par l’ONU pour la Journée internationale de la Fraternité humaine. Il qualifie l’article incriminé de délétère et mortifère et reproche à Mme Tasin d’avoir accepté un texte incitant à la haine et à la violence et qui de plus invite à « perturber le cortège ».
Il explique : « Cet article trace la quadrature de l’exclusion des musulmans à son dernier degré, en les désignant comme une population non française, qui ne le sera jamais, à exclure du corps social, au même titre désormais que, par extension du domaine de la lutte, toute personne leur tendant la main, fraternelle et aidante à l’intégration, à l’assimilation. C’est une mécanique doublement mortifère».
Selon lui, les personnes injuriées sont parfaitement identifiées et se répartissent en deux groupes : les musulmans et les dhimmis durement traités par l’auteur de l’article, avec un registre lexical, il est vrai, peu sympathique : traitres, collabos, pharisiens aveugles, lèches-babouches …
Il insiste sur les conséquences de la publication de l’article qui auraient incité les « victimes » à porter plainte : deux lettres anonymes reproduisant l’article, arrivées dans la boîte aux lettres du pasteur Liberman. S’en remettra-t-elle ? « On ne peut accepter une telle provocation ! » nous dit Maître Rothé de Baruel qui poursuit en affirmant que l’article n’est qu’un appel à l’exclusion, et qu’il ne comporte aucun débat, y compris sur la religion musulmane.
Il demande : 1 euro symbolique pour chaque partie au titre du préjudice moral, le retrait de l’article sous astreinte et des indemnités à hauteur de 1000 € par partie civile, sur le fondement de l’article 475-1 du CPP. Soit la coquette somme de 11000 €. Pourquoi se gêner ? Couler Résistance Républicaine par l’asphyxie financière, d’autres y ont déjà pensé !
Le procureur prend la relève avec une rare pugnacité : en bon soldat de la Macronie, il veut que l’injure soit qualifiée « d’aggravée ». Il juge les propos « stigmatisant, rabaissant, dégradant, essentialisant et plein de clichés discriminatoires. L’injure est publique, la provocation est directe et son caractère est intentionnel.
« Madame Tasin persévère dans une attitude délictuelle » dit-il après avoir fait la lecture intégrale de l’article de l’intimée, en date du 4 février 2026, dont il souhaitait le visionnage. Il se venge ! L’allusion à Jakubowicz , ex président de la LICRA, véhiculerait un relent d’antisémitisme ose-t-il dire ! C’est bien mal connaître Mme Tasin !
Résultat : pas de quartier pour la très méchante Mme Tasin : 6 mois ferme, 4000 € d’amende, inéligibilité pour cinq ans (c’est à la mode !) et obligation de publier le jugement sur le site, pendant une période de deux mois !
Comme à son habitude, Maître Pichon ne se laisse pas démonter. Sa défense est construite, argumentée en droit et en faits. Il rappelle le cadre de la plainte : le droit de la presse, passablement oublié. L’auteur s’en prendrait aux musulmans ? Ce n’est pas le cas ! Il critique le caractère candide de chefs religieux devant certains représentants de la religion musulmane. On a le droit de pouvoir dire que le « vivre-ensemble » n’est pas possible, même si l’on peut se tromper ! Quant à l’injure, les personnes visées doivent être identifiables, or le seul élément d’identification est la photo en chapeau de l’article. Faut-il encore voir si cette photo se rattache à l’un des passages incriminés. A aucun moment, l’article appelle à perturber l’évènement :« allez et faites des compte-rendus ! ». Donc la présentation des faits par l’accusation n’est pas très honnête, conclut-il.
« On est dans la critique d’une religion : l’islam ». Ce n’est pas encore interdit ! On a aussi le droit de s’opposer à l’expansion territoriale d’une religion. Tout l’article est centré sur l’islam et non sur « les » musulmans nous dit-il. En reprenant les termes employés dans l’article incriminé, Maître Pichon nous démontre en quoi ils ne sont pas globalisants. Pour ne prendre que cet exemple, il est dit : « l’Islam en l’état, ne peut pas et ne doit pas être accepté en France ». Ce n’est donc pas une condamnation rédhibitoire de l’Islam avec un grand « I ».
En conclusion, sa cliente n’a pas outrepassé les limites à la liberté d’expression. Il demande donc sa relaxe ainsi que le respect de l’article 10 de la Convention de la CEDH garantissant la liberté d’expression et l’exigence de proportionnalité.
Mis en délibéré le 15 avril 2026
Hector Poupon
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Et ces deux autres articles témoignages ; l’un paru sur RR il y a 2 o 3 jours je crois qui rapportait le cri jubilatoire victorieux de Mélenchon nous jetant à la fac que nous étions fini, que le blanc français est supassé, bientôt suclassé par la submersion réelle dominante de la diversité non blanche.
Pui celui-ci, encore paru aujourd’hui sur RR : « Alerte rouge : le vote des étrangers, une bombe contre la France souveraine »
…
Tout est clair ! Tout est dit ! On n’a plus qu’à se coucher et dormir ?!
On y vient en courant ; le chemin est aplani depuis longtemps et de plus en plus pour cela et c’est ce que démontrent ce qu’il se passe en Angleterre et mainteant aux USA, dont encore le témoin article de @Jules Ferry sur RR ce jour : « Virginie : un sénateur musulman de l’État présente un projet de loi visant à criminaliser « l’islamophobie » « .