Glucksmann-Macron : même dictature européenne, même combat

Manon Au Brie a trouvé un nouveau fromage. Le Raphaël coulant. Trop coulant même, vu son passé libéral, atlantiste et néoconservateur… Peut-on s’improviser socialaud ex abrupto demandent les abrutis ?
Bien sûr que oui ! À gauche, les retournements de veste ou de djellaba sont monnaie courante. Mitterrand, cadre pétainiste décoré de la francique sous la précédente occupation mais résistant. « En même temps ». Algérie Française mais copain avec les porteurs de valises des fellaghas. « En même temps ». Il n’avait pas attendu Macrounette.
Et le Merluchon ! Laïcard farouche mais cafard converti à l’islam le plus rigoriste. « En même temps ». Il se veut l’incarnation de la République mais est le VRP des terroristes du Hamas. « En même temps »… Avec ces gens-là, tout est possible dans le domaine du mensonge, de l’opportunisme, de la mauvaise foi et de la trahison.
On reproche son père à Marine Le chat mais pas à Raphaël
Depuis 1983 et la politique droitière menée par le nanti Fabius, seuls les imbéciles avaient encore des illusions. Depuis, le PS n’a cessé de renier ses grands principes et de décevoir son électorat, pour faire son beurre avec les Beurs, tout en se ralliant au capitalisme mondialisé.
Manon Aubry est moins bête qu’elle en a l’air quand elle affirme : « À défaut de réveiller l’Europe comme dit son slogan, Raphaël a réveillé les fantômes du Parti socialiste. »
Le PS traîne comme un boulet son passé de trahisons et ses vils arrangements entre canailles de la caste dirigeante. Rien ne différencie vraiment un libéral social d’un socialo-libéral. Et la famille Glucksmann fait partie de la bande. À l’aise dans le vivarium des reptiles qui rampent et qui mordent. Abandonner les prolos Gaulois au profit des immigrés ne délivre pas un brevet de gauche morale.
De son père André, chantre des « nouveaux philosophes » des années Giscard, Raph a hérité l’adhésion à l’économie de marché et l’aversion de toutes les bureaucraties. Totalitaires par nature. Je ne saurais le critiquer sur le fond. Mais il faut avoir ensuite le courage d’assumer ses positions face à la clique médiatique hyper-ultra-gauchiste.
Les roses ont une mémoire de poisson rouge
En 2006, Glucksmann fils participe à la création d’Alternative libérale, un micro-parti qui propose de mettre fin à la Sécurité sociale. Rien que ça… Sur des vidéos exhumées par le site Les Crises, Glucksmann se lâche : « J’ai toujours été séduit par la philosophie libérale (…) Si on arrive en France, à libérer le marché du poids de l’État, c’est aussi et surtout pour libérer l’État et la politique des forces du marché ».
Interrogé treize ans plus tard par CheckNews, il prétend qu’il a évolué. Mais il était à l’époque sur une position de libéralisme libertaire. Pourquoi ne pas dire libertarien ? Javier Milei l’est bien. Il n’y a pas de honte à ça. Et l’Argentine désargentée commence à s’en porter plutôt mieux.
Raph a des complices dans les médias qui se décarcassent pour lui refaire une virginité. Pas facile de faire oublier qu’il a fait campagne pour Sarkozy en 2007. Pas facile d’occulter qu’il défendait dans des cercles néoconservateurs la politique d’ingérence étasunienne à l’étranger. Et encore moins aisé de dissimuler qu’il a été le conseiller spécial de Mikheil Saakachvili, président-dictateur de la Géorgie entre 2004 et 2012.
Aujourd’hui, son ex-employeur est un proscrit condamné par la justice géorgienne, et exilé en Ukraine dont il a obtenu la nationalité grâce à Zelensky. Entre crapules, on se soutient…
Quels conseils Glucksmann a-t-il donné à Saakachvili ? On sait quelle a été la politique du despote : libéralisme économique débridé, alignement servile sur les USA, emprisonnements et tortures d’adversaires politiques dans une Géorgie minée par la corruption… Glucksmann a dû quitter ce pays en catastrophe en 2012. Que lui reprochait-on ? Le saura-t-on jamais ?
Macron DRH de son camp devrait en tirer les conséquences s’il perd cette élection.
Raph le socialiste en peau de lapin appuie les discours de Macron. Sans se forcer, ils sont d’accord sur presque tout. En commençant par la politique étrangère. Mais pas que… Difficile de trouver un clivage idéologique entre les listes macronardes et socialopes, à qui les sondages promettent un coude-à-coude électoral le 9 juin. Leurs meneurs respectifs portent une vision quasi-analogue de l’UE.
On se demande même s’il ne s’agirait pas d’une nouvelle erreur tactique et de casting de Macronescu… Il est possible que « Jupiter le péteux » qui se prend pour un génie universel ait cru ratisser plus large avec une liste Coca et une liste Pepsi. Quitte à mélanger les breuvages après.
Malgré leurs rodomontades, peu de choses séparent la notable insignifiante du fils à papa mondain. Les deux partagent la même vision de l’Eurocrature, plus libérale au plan économique, plus asservie aux USA et à l’OTAN, plus corrompue à la remorque des lobbies, plus autoritaire dans ses diktats. Avec pour objectif une intégration qui serait la désintégration des Nations. Redevenues des provinces vassales de l’Empire comme au temps des Romains ou de Charlemagne.
On imagine que le führer de poche comptait voir sa protégée devancer le pistonné. Ce n’est plus aussi évident. Et ce serait un grand bonheur d’assister à l’humiliation du dictateur. Si ses sectateurs pataugeaient en troisième position… Mais inutile d’espérer qu’il démissionne. Chez lui, l’orgueil l’emporte sur la dignité.
Les têtes pensantes de l’Élysée ont influencé Glucksmann
Valérie et Raphaël ont beau s’affronter vigoureusement sur les plateaux télé, tout ça c’est du cinéma. Comme ces avocats qui, après l’audience où ils ont confronté avec force leur arguties, s’en vont lever le coude ensemble à la buvette du Palais, en se racontant de bonnes histoires.
Glucksmann affiche ses intentions dans un « Agenda de transformation radicale de l’Union européenne » que les énarques plumitifs de l’Élysée auraient pu écrire. Son programme est résolument fédéraliste pour une Eurocrature plus puissante, plus omnipotente, plus intransigeante. Les volets du social et de l’écologie sont là à titre de questions subsidiaires.
Alors bien sûr, il sacrifie à la logomachie de rigueur en rabâchant les mots clés de la droite gauche et de la gauche adroite. Du blabla inauguré par Giscard et qu’on entend depuis cinquante ans : « Europe humaniste et juste », « Europe puissance d’avenir », et surtout « Puissance politique européenne ».
« Nous sommes à un moment de bascule. Il y a des moments de l’histoire qui définissent le destin des peuples. Cela exige un cap clair », assène Glucksmann qui revendique des mesures radicales d’orientation de l’Eurocrature. Sans retour en arrière possible. C’est le même discours que celui de Macronescu, repris tel un mantra par sa perruche Valérie. «Pour que l’Europe ne meure pas. »
Ils veulent sauver le monde du réchauffement et l’Europe de l’extrême drouâte
« Afin de bâtir une Europe puissante (dit-elle aussi !) et intégrée ». Comprendre fédérée. Cocasse de la part d’un pays qui ne parvient plus à intégrer ses immigrés… Et avec ça, des « plans Europe » en veux-tu en voilà, tous plus illusoires les uns que les autres. Semblables à tous ceux qui, depuis cinquante ans, nous ont promis la paix, la croissance économique, le plein emploi, l’amélioration du logement et du pouvoir d’achat, un niveau de vie supérieur…
Bref d’ineffables promesses de bonheur à condition de voter et revoter, les yeux fermés, pour l’Eurocrature, ses hiérarques, ses oligarques et ses satrapes. Et au cas où leurs successeurs auraient des idées différentes, ils veulent verrouiller leur emprise en retirant à la France son droit de veto au Conseil européen.
En politique étrangère, tous les deux ont l’intention de continuer à raquer encore plus pour engraisser les corrompus de Kiev et les assassins du Hamas. Facile d’être généreux avec l’argent piqué dans la poche des autres.
« Ce n’est pas un problème qu’il y ait des points de convergence » avec la liste Hayer, se défend Glucksmann qui surenchérit comme un cheveu sur la soupe : « La puissance européenne sera écologique ou ne sera pas». Des copiés-collés des propos de Macron qui disait entre les deux tours de 2022 « mon quinquennat sera écologique ou ne sera pas ».
On sait le militant écolo de base assez neuneu, mais là, c’est peut-être pousser le bouchon un peu loin. La plus lucide de la bande des quatre est Manon Aubry lorsqu’elle raille : « Le nouveau PS est différent de l’ancien (…) Avant, ils attendaient d’arriver au pouvoir pour renier leur programme. Maintenant ils n’attendent même pas d’être au pouvoir pour s’asseoir dessus »
Christian Navis
https://fascismedefrance.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/glucksmann-macron-meme-dictature-europeenne-meme-combat.html

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2 Commentaires

  1. C’est pour cela que je les nomme, socialo-macronneux. Les médias n’en parlent pas, mais il y a fort à parier qu’en cas de seconde place attribuée le 9 juin à la sociale liste, les politiciens de gauche qui se sont agglutinés à macron pour saucer les plats de lentilles, vont revenir dare-dare à la maison mère. Nous aurons peut-être le bonheur de constater çà avant la fin de la décennie dévastatrice qui va s’achever en 2027. Pour autant, je ne suis pas inquiet par un retour en force des renifleurs de roses, le mal causé par leur créateur depuis 1981, est plus que jamais d’actualité. Quant aux droitiers de gouvernement, comme les désigne Coppé le faux cul, leur place au dessous des 5% de suffrages semble acquise pour une paire de décennies. Mais pour confirmer cela il faut voter ou aller se faire voir ailleurs.

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