Le Général Franceschi craint que Macron n’ait choisi le déshonneur et qu’il ait quand même la guerre

En raison du danger de la situation en Nouvelle-Calédonie, un général met en garde le gouvernement qu’il qualifie de « naïf » et, au travers de ce gouvernement, bien évidemment, le Chef des Armées,  qui, dans quasiment tous les domaines, les uns après les autres en sept années de pouvoir infertile à l’image de sa vie, est devenu le Chef Désarmé !

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Il ne s’agit pas de n’importe lequel des généraux puisque celui-ci fut Commandant Supérieur des Forces Armées françaises mais où ? En Nouvelle-Calédonie ! Et sous quel Président ? C’était de 1984 à 1988, donc sous François Mitterrand !

Ce militaire supérieur est le Général (2S) Michel Franceschi qui, parlant donc du gouvernement, émet un souhait : “Sa main ne doit pas trembler“. 

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Et la suite de sa phrase subodore un doute sur la volonté des responsables de l’État de « ne pas trembler » en ajoutant cette remarque : « mais le réflexe munichois du report du débat constitutionnel n’est pas un signe de bon augure. »

Allusion à la conférence de 1938 à Munich au cours de laquelle Hitler obtint -de la France et de la Grande-Bretagne- les Sudètes sur la promesse qu’il oublie la Tchécoslovaquie. Il ne l’oublia que 6 mois avant de l’occuper. D’où le mot resté célèbre car prémonitoire (puisque dès l’accord et donc avant l’occupation) de Winston Churchill au Premier ministre britannique :

« Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. »
Donc, le Général Michel Franceschi craint que le Chef des Armées n’ait « choisi le déshonneur » et n’ait aussi « la guerre » ! Allant jusqu’à traiter son/notre Chef de l’État de « naïf » !

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Dans la revue Place d’Armes de ce vendredi (lien en fin d’article), ce Général écrit :
« La Nouvelle-Calédonie vient de rechuter dans une sanglante violence rappelant les heures sombres de 1984-88, en prenant, comme alors, au dépourvu les autorités de tutelle. L’événement ne peut surprendre que les naïfs. On sait depuis Munich en 1938 que lorsque l’on achète la paix on se met en situation de la payer de plus en plus cher. »
L’important selon lui est de se souvenir que, 
 le 13 septembre 1987, après trois années de troubles graves le gouvernement avait trouvé une solution on ne peut plus démocratique par un référendum d’autodétermination, préparé et conduit de main de maître par le corps judiciaire en garantie d’authenticité. Le résultat le plus significatif de la consultation concerna moins l’écrasante victoire des Loyalistes que la présence parmi eux de 60 % de Kanaks ! »
Ceux-ci appelés aussi Canaques sont les descendants des Mélanésiens et les descendants d’Européens sont appelés Caldoches (nom qui vient de Calédonie, ancien nom de l’Écosse !).

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Tout aurait dû en rester là.Dès lors, la messe aurait dû être dite.

Mais voilà « C’était sans compter sur l’action subversive d’un mouvement révolutionnaire identifié qui renversa la table démocratique par le complot terroriste d’Ouvéa d’avril 1988, avec, hélas, n’hésite pas à ajouter le Général, d’inqualifiables complicités étatiques. »
« On raya d’un trait de plume l’incontournable référendum de 1987, jeté aux oubliettes, pour le remplacer par un expédient politique surréaliste qui finira par gruger à la fois les Loyalistes et les Indépendantistes du Territoire. »
« Mais les apprentis sorciers à la manœuvre se sont trompés sur toute la ligne. »

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Le Général rappelle que « les trois référendums leur ont été défavorables et le maléfique gel du corps électoral loyaliste leur explose aujourd’hui au visage… » Mais pas qu’à eux : « … en même temps qu’à celui du gouvernement. » !

Et le Général qui est certainement parmi les rares personnes les mieux renseignées sur ce qui ce passe sur le Caillou, surnom de ce territoire français, accuse : « Le même mouvement subversif toujours identifiable » à avoir « repris clandestinement du service » ! 
Là, le militaire ne mâche pas ses mots : ce mouvement « vient de fomenter sur le territoire une violence plus dévastatrice encore qu’en 1988, prenant moralement en otage le gouvernement en cette période sensible d’une élection nationale et de la tenue des Jeux Olympiques. »

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Comme quoi ces JO de Paris servent d’otages à nombre d’« amoureux de la France » allant de géniteurs de mouvements sociaux aux ennemis internes de la France que sont les indépendantistes canaques et -là ce serait le pire- aux « importations made islamistes » !

Le Général va jusqu’à émettre un doute sur la non réaction de l’État avant le déclenchement des violences en Nouvelle-Calédonie :

« Il est pour le moins surprenant que les services de renseignements n’aient rien vu venir de cette opération d’envergure qui met le gouvernement en position critique. »

D’autant qu’« une inquiétante donnée nouvelle vient de surgir. La perte de confiance des Loyalistes envers le pouvoir central pour garantir la démocratie locale et assurer leur sécurité». 
Ce qui n’a rien de rassurant puisque cela « les pousse aujourd’hui à se faire justice eux-mêmes, faisant surgir le spectre d’une guerre civile pouvant déboucher sur une partition du Territoire. »
Avec toutefois ce mot de conclusion à propos d’une éventuelle partition :

« D’aucuns y voient d’ailleurs une solution. »

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Donc chacun chez soi…
 Sauf que -et curieusement le Général n’aborde pas ce point de détail !- il est une question qui a du mal à apparaître,  “nickel” ! Eh, oui, c’est la question du  nickel !
Comme le soulignait le Figaro, en février dernier -avant donc les émeutes-, « le nickel est « une matière première critique », indispensable à la transition énergétique – pour la production des batteries notamment, après avoir été longtemps destiné à la fabrication d’acier inoxydable. En Nouvelle-Calédonie, il est bien plus que cela. Plus d’un quart des emplois privés de l’archipel lui sont directement ou indirectement liés. Il représente 20 % de sa richesse intérieure. Il « est surtout la clé du “rééquilibrage” et du partage des richesses issus des accords de Matignon puis de Nouméa et porte en lui les précieux ferments du destin commun », écrivait Joël Viratelle… ». 
Ce Caldoche a dirigé la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris de 2006 à 2022, année de son décès.
Mais, comme le notaient Les Echos le 15 mai dernier :
« Les émeutes en Nouvelle-Calédonie fragilisent un peu plus la principale activité économique de l’archipel : l’exploitation et la transformation du nickel. La filière est au bord de la faillite. Les mines sont à l’arrêt et les deux usines encore en activité fonctionnent au strict minimum de leurs capacités, tout juste assez pour préserver l’outil industriel et permettre de redémarrer la production quand ce sera possible. »
Sauf qu’avec notre président, « possible » prend vite la signification d’ « impossible » ! Tout comme lorsqu’il affirme haut et fort « je serai intraitable » en sachant, lui-même, qu’il ne « traitera » rien !

Lien pour la déclaration du Général Michel Franceschi :
https://www.place-armes.fr/post/d%C3%A9stabilisation-de-la-nouvelle-cal%C3%A9donie

Jacques MARTINEZ, journaliste, 
à RTL, de stagiaire à chef d’édition des informations de nuit (1967-2001), pigiste à l’AFP, le FIGARO, le PARISIEN…

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3 Commentaires

  1. Le Gouv a certainement été informé de ce qui se tramait, et comme d’hab, il a préféré laisser pourrir la situation.
    Quant aux éléments subversifs, on se doute bien qu’il faut aller les chercher du côté de la traitrise, càd de la gauche, la frange politique anti-France..

  2. ” D’honneur” les baltringues et leur chef foutriquet l’assassin génocidaire ne savent pas ce qu’est l’honneur , ils en sont dépourvus .Leurs “honneur” à ces branquignoles se résume en ces mots : félonies, trahisons ,corruptions, mensonges , manipulations etc. etc. et comme toujours le peuple découillu , lâche ,les laissent faire!

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