Dix années de galère économique…

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On nous avait annoncé en 2017 une Start-Up Nation à grands renforts de NovLangue, images « disruptives » et jeunisme assumé. Notre Économie est, dix ans plus tard, une machine épuisée dont les moteurs se grippent, un à un, derrière un décorum communicationnel en trompe-l’œil, particulièrement au moment de la tenue du sommet des investisseurs, Choose à Versailles, au cours duquel l’État a coutume d’annoncer la création de milliers d’emplois grâce à des investissements étrangers, sans jamais rendre de compte sur la réalité de ces annonces.

La productivité est revenue au niveau de 2005, après un effondrement continue depuis 2019. il n’y a aucun mystère, notre « Mozart de la Finance, de l’économie et de l’État tout court » a induit le remplacement d’une économie industrielle composée d’usines, de métiers, réalisant des produits manufacturés complexes requérant formation, investissement et savoirs, par une économie de services. Ces « Jobs 2.0 » version Macron, sont souvent dénués de valeur ajoutée intrinsèque : Chauffeurs Uber, Uber Eats, livreurs etc. S’en suit un affichage de baisse du taux de chômage via des emplois déclassés et moins productifs, c’est à dire produisant une valeur mesurée moindre par unité de temps travaillée sur un an. Quelques centaines d’Euros par mois de chiffre d’affaire pour des « services » et voilà comment notre PIB par habitant baisse depuis depuis 7 ans. Bien sûr, tout le monde a redécouvert les vertus de l’industrialisation, depuis l’incendie de Notre-Dame, après lequel Philippe s’est mis à faire l’apologie des métiers de l’artisanat et ensuite, après les chocs combinés de la guerre en Ukraine et du Covid… mais il est bien tard.

Les efforts très médiatisés de notre Mozart de l’économie, pour attirer les investissements étrangers ont donc leur célébration annuelle, à Versailles. Cette année, Microsoft et Amazon annoncent des implantations de Data Centers pour l’un et davantage de centres logistiques… Là encore, cherchez l’erreur : point d’usine d’assemblage de véhicules, d’ordinateurs ou semi-conducteurs, qui créeraient des emplois en nombre et à forte valeur ajoutée. L’un profitera de l’électricité verte la moins chère du monde, grâce à EDF et nos centrales nucléaires, l’autre d’une démographie encore en croissance, chose si rare en Europe. Si tant est que la nouvelle « démographie » puisse constituer une main d’œuvre fiable et d’un bon niveau. On sait qu’entre temps, le niveau scolaire a entamé une dégringolade sans fin. Le bilan de ces évènements n’est jamais fait et on ne sait en aucune manière ce qu’il ressortira de ces annonces, magnifiées par la presse.

La dette publique est passée à plus de 3200 milliards d’euros, augmentant de 1000 milliards en 7 ans, dont certes 250 milliards dus au Covid et son « Quoiqu’il en coûte dont on ne sort décidément pas indemnes et dont la mise en place était très discutable, y compris au moment des faits. Macron et son bras droit Le Maire réalisent l’exploit de la continuité dans l’échec. Rappelons-nous qu’ils nous promettaient « aucun risque d’inflation » en novembre 2021. Peut-être leurs abonnements au Financial-Time avaient-ils été résiliés à leur insu ? Certes la dette coûte de plus en plus cher, car la charge des intérêts augmente avec les taux… mais nous aurions au moins espéré quelques réformes, simplifications ou baisse du train de vie de l’État. Au contraire, la France a vu son nombre de fonctionnaires continuer d’augmenter, quand dans le même temps, tous les services régaliens, Santé, Sécurité, École, s’effondraient. La réalité est que ces gens, vissés sous les lambris du 8ème arrondissement, manquent de charisme et d’exemplarité. L’état « Profond » ne les suit pas et l’entropie étatique continue silencieusement sa marche bureaucratique quasiment soviétique. Ajoutons les nouveaux freins à nos fleurons fondamentaux : EDF, SNCF, RATP, Instruction Publique, qui subissent chantages à la grève et nos facultés, perpétuellement occupées par des idéologues hystériques, sans la moindre autorité de l’État, qui disperse l’argent public aux quatre vents.

Le déficit du commerce extérieur a battu un record absolu pour un pays européen, avec 250 milliards d’Euros. La chute est continue depuis sept ans et ce n’est pas la destruction des savoir-faire qui va nous faire remonter la pente. Tout est mû par l’idéologie qui, par exemple, veut imposer, à grand renfort de primes d’état, la voiture électrique, exemple emblématique, qui nous vaut bien plus d’importations que d’exportations. Il en va de même pour les panneaux solaires, les éoliennes, l’électroménager, quasiment disparu de France et dernièrement, l’agriculture ukrainienne.

Enfin, l’effondrement stratégique, avec les atermoiements autour du sauvetage éventuel d’Atos, qui ne sont qu’un énième avatar de l’incompétence désespérante de le Maire et de son patron. Dépourvus de vision, sans culture ni pratique industrielle, les thuriféraires de la Start-Up Nation courent après les géants de la Tech US et autres leaders mondiaux pour attraper des miettes, quand l’exemple Gaullien était là et ne demandait qu’à être poursuivi… il serait bien improbable que ceux qui ont causé ces malheurs, soient capables d’y apporter la moindre solution.

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Pierre Duriot : porte parole du Rassemblement du Peuple Français.

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