Société : les enfants et les écrans

Chez les enfants, de nombreux traits de comportements négatifs apparaissent, qui sont imputables aux écrans multiples devant lesquels ils passent de plus en plus de temps. Soit que les enfants en retirent des manques en matière d’attention, d’empathie, de capacités mémorielles, de motricité, soit qu’ils souffrent de carences éducatives, parce que leurs parents, eux aussi, sont devant les écrans. Parce qu’il ne faut pas voir le problème par le petit bout de la lorgnette : les enfants sont devant leurs écrans, parce que les parents sont devant les leurs également. L’écran est une manière d’avoir la paix avec les enfants, parce que justement, on a des écrans à regarder. Le problème n’est donc pas celui des enfants, mais celui des parents.

Et la présence d’écrans peut aller très loin dans la génération de retards globaux de tous ordres. Attention, mémoire, motricité globale, troubles du langage, de la communication, absence de sentiments, colères spontanées, dépression, jusqu’à, en cas de hautes doses, des comportements qui font penser à de l’autisme. Psychologues scolaires, maîtres spécialisés, infirmières et médecins scolaires dressent tous à peu près les mêmes constats avec une perte de repère quant à ce que serait censé faire un enfant de trois ou quatre ans, correctement instruit, sollicité et encadré.

Plus étonnant encore, est la réponse du législateur, qui pense en interdiction et deux députés préparent une « loi », pour interdire les écrans, sans se douter que ce sera rigoureusement inapplicable. On est dans la même veine que cette loi scélérate qui entend fliquer, jusque dans les réunions de familles, les intimités, les paroles racistes ou déplaisantes envers la communauté LGBT, les Africains ou l’islam. On ne sait pas si cet Etat s’oriente vers un policier ou une caméra de surveillance dans chaque foyer, mais il en prend le chemin, façon Ceaucescu ou le roman d’anticipation 1984, cela revenant au même.

En réalité, il faudrait se pencher sur les raisons pour lesquelles la population dans son ensemble passe de plus en plus de temps chez elle devant des écrans. Et on risque de trouver des réponses peu plaisantes : solitude, insécurité, manque de moyens, manque de cadre, d’instruction, d’éducation. On rejoint des problématiques très actuelles, moins de lecture, moins de bénévolat associatif, peu ou pas d’écriture, obésité infantile, paresse physique et intellectuelle, divorces, violences conjugales et familiales, sédentarité… tous les ingrédients d’une société globalement déprimée, paupérisée, qui utilise les écrans comme une refuge contre la difficulté à être et à communiquer, les causes et les conséquences se conjuguant dans une spirale infernale, les écrans engendrant plus d’incapacité à communiquer et à se socialiser, engendrant encore plus de refuge devant les écrans.

Et la propension à fabriquer des lois coercitives n’arrange rien, ni en matière de remédiation et encore moins en matière de compréhension des phénomènes sociétaux à l’oeuvre. C’est bien la construction de l’individu et la construction sociale qui sont en cause et les solutions vont passer par l’école, par le tissu associatif, par la responsabilisation et sans doute sur plusieurs générations, c’est à dire, selon un calendrier déconnecté du temps politique qui exige une impression de résultats, mais une impression seulement, sur le temps d’un mandat, ce qui en matière d’évolutions sociologiques est un temps très court.

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Pierre Duriot : porte parole du Rassemblement du Peuple Français.

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5 Commentaires

  1. On interdit, on interdit, on interdit…
    On aboutit à une société d’interdictions, un maillage coercitif qui , néanmoins n’offre rien en échange.
    Si chaque soir, des activités étaient possibles après l’école, les enfants seraient occupés et joyeux, et les parents pourraient souffler.

  2. Il serait bon d’organiser des loisirs de groupe pour les enfants désœuvrés, et les parents démunis.

  3. Si les parents sont cons et permissifs, tant pis et qu’ils en chient le plus possible !!!
    Leurs gniards seront comme eux si ce n’est pires.

  4. Toujours surprise et scandalisée de voir des enfants dans leur poussette affublés d’un téléphone + la sucette = ferme-la le plus longtemps possible.

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