L’Autorité de la Concurrence a empêché les Français de constituer une force pouvant concurrencer Netflix

La concurrence libre et non faussée, qui sert de mantra et de petit guide des peuples dans l’UE, on en crève. Littéralement. Et on envie les Anglais qui ont réussi à sortir de ce merdier grâce au Brexit.

Mais il ne faut pas oublier que les salopards qui nous gouvernent ont pris toutes leurs précautions pour nous empêcher, nous aussi, de nous allier entre nous pour mieux résister à la concurrence étrangère. Et cela grâce à un de ces outils dont nos dirigeants sont friands, l’Autorité de la concurrence.

L’Autorité de la concurrence est une autorité administrative indépendante française chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles, de contrôler les opérations de concentrations, de formuler des avis et émettre des recommandations visant à améliorer le fonctionnement concurrentiel des marchés et de réguler les professions réglementées du droit. Elle a pour but d’assurer le respect de l’ordre public économique, lié « à la défense d’une concurrence suffisante sur les marchés ». Wikipedia.

La dite autorité de la concurrence vient donc d’empêcher une alliance entre 2 groupes français, TF1 et M6, qui leur aurait permis de faire concurrence à netflix ou à Amazon. Certes, TF1 comme M6 font de la merde, mais tant qu’à avoir de la merde sur les écrans des jeunes français, je préfèrerais une merde française plutôt qu’américaine, et une merde qui rapporte à mon pays… mais l’autorité de la concurrence ne l’entend pas de cette oreille.  D’ailleurs, le Canard collabo de ce jour, en bon gaucho, se réjouit de cet échec :

Pour une raison que j’ignore, la dite autorité de la concurrence n’a pourtant jamais empêché nos grands patrons de presse de constituer de  concentrations, va comprendre, Charles…

Bernard Arnault, 3ème fortune mondiale, 1ère fortune française, concentre entre ses mains Le Parisien, les échos, il est actionnaire majoritaire de LVMH…il a acheté (et parfois revendu) Séphora, Guerlain, Vuitton, Dior, Tiffany, est entré dans la capital de Carrefour…

 Patrick Drahi, l’express, principal actionnaire de SFR (BFM-TV, RMC, en partie Libération et l’Express) ;le fonds d’investissement Altice, numéricable, et SFR,Sotheby’s …

Ce milliardaire milite pour la réduction de congés payés en France et une augmentation du temps de travail. : « Les Chinois travaillent 24 heures sur 24 et les Américains ne prennent que deux semaines de vacances… », « C’est là, le problème pour nous… »,

Xavier Niel, PDG de Free (en partie le Monde, l’Obs, Télérama…)  a pour beau-père… Bernard Arnault ! De belles histoires de famille, n’est-ce pas !

Et on  n’oubliera pas Pinault, Bolloré (bien qu’il soit mon chouchou, il est le seul qui permette une parole un peu libre dans les medias avec CNews.

Il est vrai que nous sommes sous Macron-Ceaucescu qui a pour mission de faire disparaître la France, il doit donc piétiner nos entreprises qui gagnent. A ne pas oublier, ça explique bien des choses ! Ce gars est corrompu jusqu’à la moëlle.

Les Ayatollahs du service public de l’audiovisuel obligent TF1 et M6 à renoncer à leur fusion et le grand gagnant est Netflix

Netflix n’est pas le seul à se réjouir. Amazon, Apple, Youtube et d’autres ne vont pas se gêner pour continuer leur conquête du marché mondial de l’audiovisuel puisque l’Europe est incapable de construire un concurrent

Après presque un an de négociation, les actionnaires de TF1 et ceux de M6 ont finalement renoncé à fusionner et unir leurs forces pour constituer un groupe de taille internationale, capable de concurrencer les plateformes américaines de streaming à commencer par Netflix, le champion du monde, qui a déjà plus de 10 millions d’abonnés en France.

Les dirigeants de TF1 et de M6 ont expliqué vendredi, dans un communiqué commun, que l’union que les autorités publiques du contrôle de la concurrence voulaient leur imposer « n’offrait plus aucune logique industrielle ». En clair, les deux groupes pouvaient très bien se marier mais pouvaient difficilement mettre en commun leurs actifs. Or, leur ambition était pourtant de constituer une entreprise internationale capable de développer des productions dans toute l’Europe et au-delà dans le monde. Produire et distribuer des films et des documents vidéo comme le fait aujourd’hui Netflix ou Walt Disney, sans parler d’Amazon ou d’Apple.

En réalité, quand on regarde les chiffres, l’autorité de la concurrence a tout fait pour empêcher TF1 et M6 de constituer un « mastodonte » qui aurait dépassé en poids et en influence France Télévisions. Les dirigeants de TF1 et de M6, notamment Gilles Pélisson et Nicolas de Tavernost, avaient pourtant pris la précaution de prévenir les autorités politiques, l’Élysée avec Emmanuel Macron, et Bercy avec Bruno Le Maire qui voyaient plutôt d’un bon œil cette opération de concentration industrielle.

Officiellement, l’autorité de la concurrence, institution indépendante et jalouse de cette indépendance, n’était évidemment pas contre le principe, mais très rapidement, s’est révélée si dure dans les conditions que le mariage devenait impossible. 

La principale condition mise aurait été d’abandonner une des deux chaînes de télévision pour cause de position dominante sur l’audience et sur le marché publicitaire. Pour TF1 et M6, cette condition n’était pas recevable puisque le but de l’opération était de rapprocher les moyens.

Sur l’audience, qui aurait représenté une position ultradominante (plus de 40 % de l’audience), l’objection était très théorique car personne ne pouvait garantir que le nouveau groupe réussissait à conserver le total des deux audiences d’autant que la concurrence qu’il fallait viser était européenne et mondiale.

Sur la publicité, les deux groupes avaient là aussi la possibilité de rassembler plus de 70 % du marché de la publicité. D’où, pour les experts de l’autorité de contrôle, le risque de concentration et de hausse des prix pour les annonceurs. Toute chose égale par ailleurs, la réserve est évidente sauf que plus de la moitié du marché de la télévision n’a pas accès à la publicité commerciale. De plus, tout le monde sait que la publicité à la télévision a tendance à se contracter à vitesse grand V, puisque les gros investissements passent déjà sur le digital, l’internet, les plateformes.

Netflix et les autres plateformes vont d’ailleurs vendre des espaces publicitaires en offrant à leurs abonnés le choix. Ou bien les abonnés achètent les produits audiovisuels sans publicité commerciale au prix actuel (ou même majoré), ou bien ils prennent des abonnements à tarif réduit, mais avec de la publicité commerciale. Parions que dans les deux ou trois ans qui viennent, il y aura deux types d’abonnés à Netflix.

Pour TF1 et M6, la part de marché de la publicité à la télévision est condamnée à reculer inéluctablement au profit de la publicité sur Internet et sur le streaming. Selon les calculs fournis par TF1 et M6, la part globale de la publicité serait tombée à moins de 50 %, ce qui aurait été acceptable. Mais les autorités de la concurrence ne l’ont pas entendu de cette manière.

Après avoir donné l’impression d’accepter le dossier, l’autorité de la concurrence a demandé des réformes structurelles préalables qui rendaient l’opération inutile. 

Maintenant, c’est l’avenir de la production nationale et de la distribution des produits culturels européens qui est en jeu. 

Parce que, si on veut que demain, les grande plateformes étrangères, américaines d’abord mais pas seulement, puisque les Chinois sont aussi très présents, soient les seules sur le marché mondial, il faut effectivement empêcher les européens de se regrouper. 

Si les services publics ne sont pas en mesure de mener ce combat et ils n’en sont pas capables; si par ailleurs, on a peur de la constitution de groupes privés trop importants, on ne pourra que laisser les américains s’installer et se développer comme ils sont en train de le faire. Et regretter que les créateurs français ou italiens, les producteurs, réalisateurs et acteurs s’expatrient à Los Angeles, parce que c’est là-bas qu’il faudra être pour travailler.

Les grands gagnants de l’étouffement du cinéma européen ont été les studios américains. Les grands gagnants de l’asphyxie des télévisions européennes seront les grands du digital mondial.

Netflix, Amazon, Apple, Walt Disney ont des moyens colossaux pour produire des films, des séries et acheter tous les catalogues de droits qui existent dans le monde. Le mariage interdit entre TF1 et M6 doit les faire sourire. 

A plus petite échelle, au niveau français, la classe médiatique et politique va maintenant observer avec gourmandise ce qui va se passer parce qu’il va bien falloir inventer un avenir à M6 dont l’actionnaire allemand veut se défaire. Puisque TF1 ne peut pas s’allier à M6, M6 va se retrouver sur le marché. Il existe des candidats au rachat. Évidemment, et la bagarre entre la poignée de capitalistes richissimes qui lorgnent vers les moyens de pouvoir reprendre, comme souvent dès que l’on parle de médias.

Le problème, c’est que cet épisode va révéler les enjeux de pouvoir à l’échelle française alors que nous aurions besoin d’une solution capable d’apporter une stratégie industrielle à l’échelle internationale. 

Jean-Marc Sylvestre

https://atlantico.fr/article/decryptage/les-ayatollahs-du-service-public-de-l-audiovisuel-obligent-tf1-et-m6-a-renoncer-a-leur-fusion-et-le-grand-gagnant-est-netflix-netflix-amazon-apple-walt-disney-films-series-jean-marc-sylvestre

 

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6 Commentaires

  1. Il y a une production à votre portée, madame Tasin : Imaginons un groupe de migrants se présentant à la porte de célébrités pro-migration, munis de leurs déclarations et d’une caméra pour filmer leurs réactions, ainsi que de réponses toutes prêtes pour leurs stratégies de dégagement prévisibles ( » Je n’ai pas la place chez moi mais je connais un endroit idéal pour les accueillir/ Je suis prêt à m’investir personnellement pour leur trouver un logis, etc…). De quoi dégonfler définitivement ces baudruches et leur réputation de faux-culs. Ca, ça serait une opération fructueuse et inédite, plutôt qu’un sempiternel rassemblement ou manifestation qui ne dérangent personne

    • L’idée est bonne mais il faudrait trouver les migrants qui accepteraient le deal.
      Prendra-t-on de vrais migrants ou des figurants noirs ?
      Peut-on faire jouer le rôle à des comédiens blancs déguisés en noirs, avec perruques frisées et peau bronzée au fond de teint ?
      On attend vos suggestions.

  2. Mais il faut cibler personnellement un apôtre de l’accueil afin d’éviter un bottage en touche comme les hypocrites anonymes ont fait à Martha’s Vineyard de façon très prévisible. Il y avait « A chacun son boche », pour le 1er avril il pourrait y avoir « A chacun son collabo »… Voilà du jamais vu. Et depuis l’arrestation des Identitaires, je ne vois que Riposte Laïque.Résistance républicaine pour ça.

  3. Dommage ! A cause des Gauchistes d’extrême Gauche du service public audiovisuelle et radiophonique la fusion entre TF1 et M6 ne se fera pas parce que les Gauchos veulent Netflix qui diffuse du Wokisme à longueur de journée et ça leur fait plaisir. Les Gauchistes du Service Public sont des chiens !

  4.  » chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles »
    C’est pour ça qu’elle n’a pas levé le petit doigt quand Canal + a bouffé TPS, s’assurant ainsi un monopole national.
    Tu veux voir du cinéma ? Faut payer Canal.
    Tu veux voir des documentaires ? Faut payer Canal.
    Tu veux voir de la Formule 1 ? Faut payer Canal.
    Et tout le reste à l’avenant.
    Sans compter les suppressions de chaînes à répétition alors que la facture est toujours la même. Avant le groupe TF1, il y a eu « Sciences et Vie » et encore d’autres avant.

    • Canal+, c’est la Gauche dominante, c’est les sociaputes à la puissance mille, c’est les immigrationnistes à tout crin.
      Il n’y a plus que des étrangers sur Canal, des Français de papier.
      Alors, ils peuvent avoir le monopole à la Soviet, et imposer leur cout pharamineux, les sans dents doivent casquer.

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