C’était la « dernière séance » mais nous avons en mémoire les westerns, les ouvreuses et les esquimaux…

 

La Dernière Séance était une émission de télévision française essentiellement consacrée aux classiques du cinéma américain et présentée principalement par Eddy Mitchell. Coproduite et réalisée par Gérard Jourd’hui, Patrick Brion assurant la partie éditoriale, elle tire son titre de la chanson éponyme d’Eddy Mitchell, parue sur son album La Dernière Séance. La première diffusion eut lieu le 19 janvier 1982 sur FR3 (qui deviendra par la suite France 3). 

La première diffusion a lieu le 19 janvier 1982 sur FR3 :

La chaîne décida de retirer le programme de sa grille après une dernière émission le 28 décembre 1998. Coproduite et réalisée par Gérard Jourd’hui, Patrick Brion assurant la partie éditoriale, au cours desquelles 385 films furent diffusés. À partir de 1995, 24 films déjà présentés dans l’émission furent rediffusés, ce qui ramène à 361 films différents.

Les westerns…

Souvenirs…


Les cinémas d’antan…

Ménil-Cinéma, 38 rue de Ménilmontant, symbole du Grand remplacement du quartier…
Photo Henri Guérard vers 1955

Au fil des années le cinéma, rebaptisé « Ménil-Cinéma », devient un établissement de seconde exclusivité.
Il est racheté en 1974, et termine sa carrière en se spécialisant dans les films en langue arabe sous le nom « Maghreb-Palace. » jusqu’en 1979 ou 1981. Abandonnant sa programmation Orientale, il a fini définitivement son exploitation avec des films plus grand public (les Dents de la mer, les Insectes de feu), mais trop anciens pour attirer les gens du quartier.
Après sa fermeture définitive, l’ancien cinéma est transformé en supermarché, en conservant sa façade rappelant son ancienne activité.
(source Philippe Célérier)

Le Cithéa, 112-114 rue Oberkampf, dans l’arrondissement du Bataclan, à une époque encore vivable.
Photo Henri Guérard vers 1955

 


Témoignage…

Ghislaine Courtel a gardé de précieux souvenirs de son activité comme cette affiche du film « Le Furet » signée par Jean-Pierre Mocky.

Ouvreuse de cinéma : un métier magique

Dans sa carrière professionnelle bien remplie, Ghislaine Courtel a eu à exercer différents métiers. Sur une longue période elle a même occupé deux emplois simultanément. L’un en journée, l’autre en soirée. Et elle a les yeux qui pétillent à l’évocation de ce dernier. « C’est celui qui me lui laisse les meilleurs souvenirs. Je l’ai pratiqué dans trois cinémas blésois durant 32 ans.»

A l’automne 1977, elle est recrutée pour occuper un poste d’ouvreuse au Studio et au Capitole. « Deux cinémas que possédait M. Jouvencel.

Chacun d’eux disposait d’une seule salle. Celle du Capitole était magnifique avec des sièges et des rideaux de velours rouge et un balcon. C’est surtout dans cette salle que j’ai pratiqué le métier d’ouvreuse.

A l’époque, il était possible de réserver ses places par téléphone pour les séances du soir. Quand nous arrivions, la responsable qui avait enregistré les appels nous remettait le plan où figuraient les places numérotées réservées. Gare à l’erreur au moment du placement qui se faisait pour les retardataires une pile à la main ! Ce métier je l’ai vraiment adoré. Il nous fallait préparer nos corbeilles pour l’entracte, on vendait des bonbons, de la réglisse et plus tard des glaces. »

Ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était la vente au milieu des rangs, quand les clients se passaient entre eux les commandes. Il y avait des séances pour les petits.

« Les enfants, c’était un spectacle dans le spectacle ! Ma panière était pourtant pleine à craquer, mais il fallait me ravitailler pendant l’entracte car j’étais vite dévalisée.»

De ce métier payé au pourboire et au pourcentage sur les ventes de confiseries ,Ghislaine ne garde que de bons souvenirs.

Que ce soit au Studio, fermé en 1981, et au Capitole devenu les Trois Clefs avant de fermer à son tour en 2001.
Travailler dans un cinéma a toujours été pour elle une activité plaisante même si les choses ont changé quand elle est devenue caissière. « Avec le recul, je m’aperçois que j’y étais vraiment heureuse et puis j’ai beaucoup appris en particulier pendant les huit ans durant lesquels j’ai travaillé aux Lobis», avoue-t-elle.
Des souvenirs elle en a gardé à la pelle, les « ciné dimanche », les personnalités venues pour des projections, les films à grand spectacle comme « Titanic » où il fallait refuser du monde et puis des cahiers où elle notait le nombre d’entrées pour des manifestations exceptionnelles.

« En 2008, pour le festival Télérama on a fait 3.811entrées aux Lobis, un record !» Des nombres qu’elle relit avec fierté car, depuis son départ à la retraite, la passion du cinéma ne l’a pas quittée. NR

 

Amateurs d’histoire :  Avril 2022/ Créé à Saint-Dizier, le « géant des glaces » Miko fête ses 100 ans

Publicité des glaces Miko des années 50 : Miko et les cannibales !

Un régal d’humour,  impensable aujourd’hui et  que l’on ne verra plus jamais : 

A l’entracte, exigez Miko : 

Les souvenirs viennent à notre rencontre :

Je trouvais cela très bien … aujourd’hui pfff tout est dans des distributeurs ou faut acheter au point vente du ciné… dommage

Nous allions régulièrement le dimanche après midi ! Parce que trop jeunes pour y aller le samedi soir et effectivement j’ai connu ces dames qui passaient avec leur panier

J’ai bien connu, c’était le bon temps, la séance durait puisqu’il y avait la pub de Jean Mineur à l’entracte où l’on achetait le Miko ( facile, j’habitais à St Dizier ville où il y avait la fabrique) c’était dans les belles années 60, Que du beau temps !

J’ai connu, mais j ai entendu mes parents me dire « on te paie déjà le cinéma mais pas ça en plus cela n’est pas possible », eh oui, le cinéma, le bus, aller et retour car il n y avait pas de voiture, on était déjà bien contents de pouvoir y aller !!!!!

J’ai connu les ouvreuses au cinéma. Elles nous conduisaient jusqu’à notre place car les billets étaient numérotés et nous lui donnions un pourboire. Au milieu de la projection du film, il y avait un entracte et l’ouvreuse vendait des bonbons, des glaces…

Quelle belle époque! !! Qu’il était bon cet esquimau au chocolat!!!

C’était une vraie joie de pouvoir aller au cinéma le dimanche en deuxième séance avec ses parents. J’avais oublié ces moments de bonheur.

 

 3,824 total views,  1 views today

image_pdf

18 Commentaires

  1. Je me souviens d’un cinéma qui offrait, entre les actualités et le film, un numéro de prestidigitation ou de jonglage …
    A la même époque, les salles, du moins certaines, étaient un haut lieu de flirt et de drague silencieuse. ça commençait par un bras passé autour des épaules et si la fille ne s’y opposait pas, quelques instants après, on avait deux fiancés 😉 J’imagine qu’aujourd’hui on parlerait d’agression, s’ensuivrait la dénonciation sur un site comme BTP ou metoo. A l’époque, il suffisait simplement de dire non.

  2. né en 1946 j’allais au Liburnia à Libourne avec des copains voir un western tous les dimanches après midi ; il y avait du bazard à chaque séance et un policier J. nous calmait avec des baignes ; à l’entracte on buvait de la limonade. la belle époque.

    • Bonjour, en aucun cas ! Bien dommage mais après recherches, nous ne retrouvons pas de commentaire de votre part à la « corbeille »… Les mystères de l’informatique.

  3. J’allais dans les années 70 au cinéma près de chez moi, tous les dimanches et les films étaient des films de Western, la séance débutait à 14 heures, et le tarif 2 francs.
    Le cinéma appartenait à la paroisse, évidemment ce cinéma a fermé fin 1978.
    Dans ma ville de Flers (61) il y avait 3 salles de cinéma, la Planchette, le Viking et le Palace, il ne reste plus que le cinéma le Viking. Ça fait belle lurette que je ne vais plus au cinoche, car la séance 10€50, et puis il y a des connards et connasses qui devant vous regardent leurs smartphones, et qui bavassent.
    Et pour terminer le cinéma le Viking va fermer, remplacer par un Multiplex.

    • Je ne vais plus au cinéma. N’étant pas vaccinée, je n’y avais plus accès, alors je me suis désabonnée et me suis rendu compte que ça ne me manquait pas, les derniers films que j’avais vus m’ayant semblé insipides, prévisibles, ennuyeux, formatés politiquement corrects. J’y retournerai seulement pour voir le biopic d’Elvis, le dernier des géants étasuniens de la musique, l’emblème d’une Amérique disparue.

  4. J’ en ai les larmes aux yeux! Que du bonheur, cette époque! Nous n’ avions rien, juste la joie de vivre qui coulait dans nos veines! Pas de « startup nassion » pour inventer nos jeux! Nous les inventions nous même! Et quel bonheur quand l’ un d’entre nous avait piqué une gauldo dans le paquet de papa. Keuf! Keuf! Mais bon, le « voleur de gauldo » était un héros! Triste époque aujourd’hui!

  5. Et oui quand le cinéma était un art de vivre !
    ……
    Maintenant, on a un tordu pour diriger le pays qui clame qu’il n’y a pas de culture française et nomme à son gouvernement des racistes, des débauchés et des délinquants !
    A tel point que maintenant pour être ministre sous Macron, il faut mieux avoir un casier judiciaire qu’avoir de l’éducation et un brin de culture !

  6. « Maghreb Palace ». L’autre jour, j’avais l’impression d’y être. Quelle faune ! Comme nous étions heureux sans eux.

  7. Je ne vais plus au cinéma, trop cher entre 10 et 15 euros la place , donc avec des enfants c’est hors budget, mais surtout ce sont le 20 minutes de pub que j’ai eu la dernière fois qui m’on gonflé, payé aussi cher pour avoir des pub de merde, non merci, et je ne parle pas du bordel que foutent les CPF. Il m’est arrivé de quitter le cinéma à moitié filme. Je me suis plein a l’ouvreuse, elle m’a répondu » que voulez vous la police ne se déplace même plus ». Donc je reste chez moi, à la télé il y a rien, c’est du déjà re re re re vu et c’est métastaser à donf par la pub, La pub étant le cancer du grand et du petit écran, donc je prend un bouquin.Le temps ou je me faisais 3 ou 4 séances dans le weekend pour quelques francs il est loin, très loin.

    • Si tu as une box internet, tu dois avoir de la rediffusion de films et séries, comprise dans le prix de ton abonnement.
      Pas la peine d’aller voir les navets actuels au cinéma, il y a plein de vieux trucs bien à découvrir sur ta box.

  8. C’était bien, on attendait Schmoll avec impatience toutes les semaines. Oui, mais ça ne faisait pas la promotion du navet français qui commençait à émerger au fur et à mesure de la disparition de nos grands acteurs. Il fallait donc que cette émission s’arrête, comme toutes les émissions intéressantes de l’époque.

    • Il n’y a pas que les grands acteurs qui ont disparu : il y a aussi les grands cinéastes, les grands réalisateurs, pour la plupart décédés aujourd’hui – ou à la retraite – et pas remplacés. Le meilleur des acteurs dans un navet ne le transformera pas en chef-d’œuvre !

  9. Tres bel article! Tres interessant et emouvant! Quand le cinema etait um vrai spectacle avec Les artistes a l’ecran et Les « acteurs » qui faisaient vivre la salle!

  10. On y allait avec notre mère et on emmenait toujours des oranges !!! Sacrée maman ! L’époque où l’on croyait encore que les méchants étaient les indiens !!! Des supers films, une ambiance bon enfant… même jusque dans les années 80 c’était encore une sortie….pas trop cher, de supers films et encore les ouvreuses et les esquimaux !!! Un autre siècle….une vie cool….

Les commentaires sont fermés.