Pantin : des profs et leurs syndicats dénoncent l’islamophobie de formateurs en laïcité !!!

 

Les gugus de SUD Education 93 et leur alliés CGT Educ., SNES, SNEP (EPS) et CNT (Anarchiste) dénoncent l’islamophobie de… formateurs en laïcité. Ce n’est certes pas la première fois que SUD Education 93 s’illustre, ainsi ses stages en non-mixité… Dire 93, ne signifie pas, qu’ailleurs, ils soient beaucoup plus laïques et beaucoup plus posés, la confusion entre défense de la laïcité et lutte sociale pour ne pas dire politique est constante !

Des formateurs du conseil des sages de la laïcité de l’Académie de Créteil, des formateurs en laïcité comme il en est de toutes ces instances rectorales, se sont vus accusés d’islamophobie et « caricaturés » en serpent bête hargneux et roquet à la langue fielleuse au travers d’une « fable » !

Pour résumer (on peut en trouver relation dans la presse).
Une formation à la laïcité et aux valeurs de la République a été imposée le 10 novembre 2021 aux enseignants du Lycée Berthelot de Pantin.
L’administration y avait observé nombres d’atteintes à la loi  de 2004 sur le port du voile à l’Ecole (sûrement le fait d’un inspecteur ou de plusieurs, le chef d’établissement aurait d’ailleurs dû prévenir beaucoup plus tôt … ou alors n’avait été écouté avant).
Cela venait après l’assassinat de Samuel Paty, l’administration avait à se refaire une virginité en matière de laïcité et de principes républicains. La formation se serait déroulée de façon tendue… Il était clair que le sujet portait en priorité sur l’habillement des jeunes filles…

Le 9 décembre lors d’un conseil d’administration, un représentant enseignant lut une fable « Le Serpent et le Roquet, récit d’une formation Valeurs de la république et laïcité ». Le proviseur quitta le conseil pour montrer son opposition (enfin).
Dans cette déclaration peut-on lire : «Un seul thème choisi, le voile des jeunes filles, était-il écrit, notamment. Sans surprise, quel drame, nous nous y attendions. L’habillement des femmes sous toutes ses variations, du pouvoir rétrograde déchaîne les passions, dès que vient une estrade, ils hurlent à l’unisson. Quelle erreur feraient-elles, si en plus d’être femmes, à l’époque actuelle, elles étaient musulmanes.» (Le texte entier en fin d’article)
Assurément l’œuvre de littéraires.

Les suites :

– Les deux formateurs portent plainte pour outrage et diffamation (et probablement l’administration elle-même).
Le conseil des sages les soutient dans un communiqué :
https://twitter.com/CGaudray/status/1482466788138958848
Ainsi le communiqué considère que la motion du 9 décembre, outre un déroulement qui ne respecte pas la courtoisie qui se doit, «taxe les formateurs d’islamophobie, alors que ceux-ci se sont bornés à exposer l’état du droit sur la laïcité à l’école et à rappeler que la critique d’une religion ne constitue pas un délit». Au-delà du constat leur mise en cause les privant de leur humanité, il est précisé «c’est la République elle-même qui, dans l’esprit de la motion comme aux yeux des perturbateurs de la séance, se rendrait coupable de racisme systémique» .
Il est à noter que la dite « fable » a été diffusée sur les réseaux sociaux et a vu le soutien du député de la circonscription (Bastien Lachaud FI si je ne me trompe)!

– Le professeur lecteur de la fable (Physique-Chimie) s’est vu convoqué au rectorat le 7 janvier après une première convocation à laquelle il avait refusé de souscrire…
Manifestation devant le rectorat de professeurs du Lycée Berthelot. Ils ne semblent guère nombreux.
Fort probable que certains font régner la terreur dans cet établissement…

Laissez-nous vous conter la bien étrange fable,
Dont nous devons chercher, depuis lors la morale,

D’un serpent louvoyant, la langue mielleuse,
Qui n’est pas dominant et devient bête hargneuse,

D’un roquet aboyant, la langue fielleuse,
Sans retour connivent donc d’humeur bilieuse.

Présents parce qu’obligés un matin de novembre,
Les collègues d’un lycée venus la messe entendre,

Furent surpris pour le moins du discours entendu.
De dialogue, il n’y eut point, les questions pourfendues.

Acquiescer sans rien dire, et l’échange banni,
A leurs propos souscrire mais répondre, nenni.

Non, infantilisés, soupçonnés sans détour,
On nous a menacés, main de fer sans velours,

D’être photographiés, convoqués tour à tour,
Par un recteur caché, preuve aussi de bravoure.

Sous le masque se cachant, après les points légaux,
D’exemples iniques en faits divers démagos,

De la laïcité, des affiches de campagne,
On a vite retrouvé les sombres amalgames.

Pour étonner ainsi, leurs propos quels furent-ils ?
Un seul thème choisi, le voile des jeunes filles.

Sans surprise, quel drame, nous nous y attendions.
L’habillement des femmes sous toutes ses variations,

Du pouvoir rétrograde déchaine les passions,
Dès que vient une estrade, ils hurlent à l’unisson.

Quelle erreur feraient-elles, si en plus d’être femmes,
A l’époque actuelle, elles étaient musulmanes.

C’est de ça, sans erreur, dont on nous a parlé,
De fréquence, de longueur, toute la matinée.

De photos, de chevilles, mais pas de liberté.
De robe et de textile, pas de l’égalité.

D’abaya, de bandeaux, pas de fraternité.
De hijab, d’oripeaux, pas de laïcité.

Qu’elles nous semblent éloignées, dans ces nuages si lourds,
Ces valeurs qui toutes et tous nous animent tous les jours.

XXXXX

Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, une enseignante américaine est elle aussi face à la déconstruction…

Cette enseignante est une remplaçante… J’ai fait vérifier la traduction, mes anglicistes ont particulièrement eu mal aux oreilles par son accent, ce qui ne change rien au fond de son propos !
Je mets cette traduction dans une forme plus « française » …

OK, OK. Je dois exprimer ma colère une minute aujourd’hui.
Je ne pensais pas qu’une école pouvait être aussi bizarre que ça ? C’est le cas aujourd’hui !
Je suis suppléante. La chose la plus importante à faire est d’entrer dans le jeu de rôles pour que l’école soit payée (Ecole privée sûrement).
Je regarde l’attribution des places assises montant et descendant les rangées et marquant qui est là et qui ne l’est pas. J’arrive au troisième rang et j’entends ce « miaou » . Excusez-moi ! Excusez moi !
Alors je regarde par terre (?), la quatrième rangée – c’est bon.
Nous sommes au cinquième rang. Tout le monde est là et j’entends « miaou » . Je dis : « OK qu’est-ce que c’est que ça ? qui fait ça ? »
Et la petite fille au tout premier rang me dit : « Il faut lui répondre en miaulant, il s’identifie à un chat » .
Tu te moques de moi ? Il y a donc sa litière quelque part ? Mon attitude est sarcastique ! Naturellement, je n’aurais pas dû dire ça (Elle culpabilise, à tort ! Difficile de résister à une ambiance générale.).
L’enfant se lève et sort de la classe en colère, et moi je fais « woof !» .
Bien sûr, toute la classe rigole, et je pense : ça, oh ! Pas de problème.
Je vais au bureau de l’administration : « Êtes-vous prêts pour cela ? » .
« Vous êtes renvoyée ! » , m’ont-ils dit, « nous n’avons plus besoin de vos services si vous ne pouvez pas identifier tous les enfants de la classe !  » .
Et vous vous demandez pourquoi ils n’ont pas de remplaçants ? (Comme en France, on cherche les remplaçants… mais c’est parmi les plus nuls des collés aux concours !)
J’ai répondu à la dame, je lui ai dit : « Je ne savais pas que les chats étaient considérés comme des personnes. Je pensais que c’était des animaux de compagnie !  »
Encore une école en moins sur ma liste !

Dites vous bien que la chute de l’enseignement n’est pas fini !

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3 Commentaires

  1. L’enseignement vole très très bas ! Les pavés se prennent pour des nuages. Je le sais, ma sœur y sévit. Chaque jour apporte son lot de nullités navrantes. Christine regrette que dans la nouvelle école, l’instituteur ne transmette plus son savoir, c’est l’élève qui se le créé tout seul. En l’occurrence c’est une chance ! C’est un vrai bonheur que les abrutis du Lycée Berthelot de Pantin ne transmettent pas aux enfants les poubelles qu’ils ont dans la tête ! Indubitablement une véritable chance.

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