Interview-fleuve de Z : admirable de courage et de détermination !

Dans une interview-fleuve pour Valeurs Actuelles, Zemmour fait un tour d’horizon complet sur la campagne des présidentielles. En voici quelques extraits, choisis parmi une quarantaine de questions/réponses.

Victoire de l’Algérie et incidents sur les Champs-Élysées

Quel que soit leur passeport, les supporters algériens ont montré quelle était leur inclination nationale. S’ils me ciblent, c’est parce qu’ils savent que je suis le seul déterminé à défendre la France et à rester ferme en matière d’immigration.

Candidature Taubira

Nous vivons la fin de la gauche. Le peuple s’en est détourné car la gauche s’est détournée du peuple pour se soumettre aux minorités. J’ai imposé le thème de la survie de la France alors que la gauche n’a plus rien à dire aux Français.

Christiane Taubira est angélisée par la presse alors que vous êtes diabolisé

Christiane Taubira ne représente que 2 % de la population. La désunion, c’est elle. Inversement je suis le plus rassembleur car les thèmes que je défends séduisent la majorité des Français. Je suis pourtant le plus décrié par les médias, tous devenus une boussole qui indique le sud ! La gauche ne survit que dans l’adoration des minorités, la culture « woke », l’islamo-gauchisme, la théorie du genre.

La violence à votre encontre vous surprend-elle ?

La violence des antifas et des racailles était prévisible, car je suis le seul à poser la question fondamentale de la survie de la France qui hante les Français et que les élites et les médias veulent interdire.

Quand Julien Dray veut bâtir un « anti-zemmourisme de masse », que répondez-vous ?

La gauche est réduite à presque rien, mais la violence des antifas ou les vitupérations d’un Corbière chez Hanouna nous rappellent la violence originelle de l’extrême gauche.

Mais cette violence n’est-elle pas d’une autre nature aujourd’hui ?

Oui, la violence de l’extrême gauche se conjugue avec celle de l’islamo-gauchisme. Plus ces gens seront marginalisés et rejetés par le peuple et plus ils seront violents.

Cette violence ne vient-elle pas contrarier votre campagne ?

Non, je m’y attendais. Les Français voient qui est violent et qui veut restaurer la tranquillité !

À Marseille, les antifas ont perturbé votre visite. Ne craignez-vous pas d’autres incidents ailleurs ?

Les antifas ont saboté ma visite parce qu’un journaliste leur avait donné mon programme. Je suis leur cible car je suis le candidat de cette France qui rejette l’islamisation du pays et cette violence islamo-gauchiste. J’irai partout, dans les villes et les campagnes.

Votre vie étant parfois menacée, n’avez-vous jamais songé à renoncer ?

Au contraire, l’adversité me motive et le soutien des Français me renforce.

Au lendemain de votre meeting à Villepinte, les médias ont passé sous silence l’agression à votre encontre, pour s’apitoyer sur le sort des militants de SOS Racisme. 

Rien de surprenant, mais je trouve cela désolant. Les médias n’ont pas eu le sursaut éthique espéré.

Qu’avez-vous ressenti à Villepinte ? Une ivresse ?

Je n’avais jamais connu cela. J’ai été impressionné par ces 15 000 personnes et les 500 journalistes accrédités. On n’a plus vu cela depuis Nicolas Sarkozy. J’ai pensé à mes parents, à ma responsabilité quand des millions de gens croient en vous. Quand on vous dit « Sauvez-nous », « Ne nous abandonnez pas », « Grâce à vous, on évitera la barbarie », « Si vous êtes élu, je ne quitterai pas la France », comment ne pas être écrasé par cette responsabilité ?

À Villepinte, vous êtes devenu un tribun et un homme politique. Comment expliquer cette mue ?

J’étais un littéraire, un écrivain. Je me sens aujourd’hui chargé d’âmes. La fonction fait l’homme.

Certains vous reprochent d’aimer la France mais de ne pas aimer les Français…

C’est faux, évidemment. Attaque puérile. J’aime le peuple français et je l’admire. Pour ce qu’il est, pour ce qu’il a façonné, pour ses 1000 ans d’histoire… J’aime son art de vivre, son humour… J’ai tout fait pour devenir comme les Français, preuve que je les aime.

La diabolisation médiatique qui vous cible ainsi que vos supporters, ne condamne-t-elle pas vos chances de victoire ?

C’est tout le contraire. Les Français ne sont plus dupes et prennent leurs distances avec les médias. En 1980, les Français ne voyaient pas le danger de l’immigration musulmane de masse, malgré les appels de Jean-Marie Le Pen. Aujourd’hui, ils le voient. Si je suis d’extrême droite, c’est que 70 % des Français le sont aussi.

La stratégie de Trump, qui contournait les médias pour s’adresser directement au peuple, peut-elle se jouer en France ?

Oui. Mais les médias sont ambivalents en France. Ils m’invitent, à la télévision, à la radio. Soyons honnêtes, je ne suis pas traité comme les autres candidats mais je peux quand même m’exprimer.

Venons-en à la parabole de la grenouille, qui veut que celle-ci finisse par mourir, ébouillantée à feu doux. Étienne Girard dit que dans votre esprit, la grenouille c’est la France. Est-ce à dessein  que vous affichez un programme radical voire violent ? En vue de réveiller les Français avant qu’il ne soit trop tard ?

Je ne m’estime pas violent. Au contraire, je veux rendre la paix aux Français.

Mélenchon se voulait « le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas », pas vous ?

Le simple fait de dire la vérité fait de vous un violent. Je dis ce que je vois, je ne suis pas violent. L’assimilation a été la règle pendant des siècles, le social réservé aux nationaux, c’était la règle en 1970. Mon programme pour redresser l’école est banal et profondément républicain. Je veux restaurer les méthodes éprouvées qui ont magnifiquement fonctionné.

Prélèvements obligatoires

Revenir à la moyenne européenne, ce serait déjà bien. Soit 41 % au lieu de 47 %.

Que répondez-vous à ceux qui pensent, comme Éric Ciotti, que voter Zemmour, c’est voter Macron ?

Grotesque ! Si voter Zemmour c’est voter Macron, que dire du vote Pécresse, laquelle pense comme Macron ?

Mais cette diabolisation ne vous condamne-t-elle pas à un plafond de verre ?

En septembre, les jeux étaient faits avec un remake de 2017, Macron/Le Pen. J’ai renversé la table. Sans moi, Macron était réélu à coup sûr. Si j’étais un homme de Macron, cela se saurait. Je suis son principal adversaire, le plus déterminé. Je pense que Pécresse est un clone de Macron. Avec elle, il n’y aura pas d’alternance mais une continuité. Si je ne gagne pas, elle pourra être la Première ministre de Macron.

Chez LR, certains pensent que Pécresse sera tenue de faire une politique de droite.

C’est l’illusion habituelle. Chevènement, Seguin, Buisson, tous ont cru à cette droitisation de la politique. Ciotti et Wauquiez  se font aussi des illusions sur Pécresse.

Valérie Pécresse dit que Ciotti sera son Charles Pasqua au sein de son gouvernement.

Valérie Pécresse est une chiraquienne. Elle change d’opinions sans arrêt. Ciotti sera trahi comme Pasqua l’a été.

Wauquiez, Ciotti ou Bellamy ne vous ont pas rejoint. Comment l’expliquez-vous ?

Ils sont d’accord avec moi sur le fond. Le jour où je serai au deuxième tour, ils devront choisir. Je laisse la porte ouverte. C’est au peuple d’en décider, pour la survie de la France.

Qu’est-ce qui vous distingue de Marine Le Pen ?

MLP pense que le « Grand Remplacement » n’existe pas. Elle ne parlait plus d’immigration ni d’islam. Elle se recentrait. Moi, je crois au Grand Remplacement et les Français aussi. De plus, elle a un programme économique socialisant, moi pas.

N’êtes-vous pas pris en tenailles entre Marine Le Pen et Valérie Pécresse ?

Non, je suis au contraire le lien entre deux électorats. Celui de LR qui ne votera jamais pour MLP, et celui du RN qui ne votera jamais pour Pécresse. Mais les deux peuvent voter pour moi.

Comment rassembler au second tour alors qu’on vous dit trop radical et trop clivant ?

Cette élection se gagnera à droite et pas au centre, sur les thématiques  identitaires. 70 % des Français pensent comme moi. Il n’y a plus de partis installés. En moins de 10 jours mon parti a rassemblé 70 000 adhérents. Nous avons changé d’époque, ce que la classe politico-médiatique n’a pas compris.

Vous voulez en finir avec le grand déclassement, le Grand Remplacement, l’islamisation du pays, l’immigration de masse et l’insécurité. Comment allez-vous vous y prendre ?

Ce n’est pas aux immigrés de décider de la politique migratoire. Je vais supprimer le droit au regroupement familial et limiter le droit d’asile au strict minimum. Les demandes seront faites dans nos consulats à l’étranger. Je vais mettre un terme aux pompes aspirantes. Suppression du droit du sol et durcissement des règles de naturalisation. Suppression de l’AME et des aides sociales aux étrangers extra-européens. La France ne sera plus l’Eldorado du tiers-monde. Enfin, je renverrai tous les étrangers indésirables, clandestins, délinquants et criminels étrangers, qui occupent 25 % de nos places de prison. Je renverrai tous les étrangers au chômage depuis plus de six mois. Les criminels multirécidivistes binationaux seront déchus de la nationalité française et expulsés.

Quid de la circulaire Valls, qui régularise les clandestins ayant des enfants scolarisés ou dont le conjoint est en situation régulière, et qui régularise les mineurs isolés devenus majeurs ?

Cette circulaire sera évidemment abrogée. Le délit d’illégalité des clandestins, abrogé en 2012 sur injonction de l’Europe, sera rétabli. Ensuite, on arrêtera les clandestins et on les expulsera.

Comment comptez-vous faire pour expulser les clandestins ?

On utilisera des charters et on passera au dessus de la CEDH.

L’achat d’avions sera-t-il budgétisé ?

Bien sûr !

De quels leviers disposez-vous pour faire plier les pays qui refusent de reprendre leurs nationaux ?

Ils coopéreront. On peut supprimer l’aide au développement, supprimer les visas, geler les avoirs des dirigeants qui possèdent des biens en France et enfin on peut bloquer les transferts de fonds.

Allez-vous dénoncer les Accords d’Évian, qui permettent aux Algériens d’obtenir des titres de séjour spécifiques ?

Oui, je les abolis. Aucune raison de privilégier l’Algérie, dont les autorités passent leur temps à insulter la France. L’ambassadeur d’Algérie a exhorté les Algériens à se comporter comme une cinquième colonne en France et à faire pression sur le gouvernement. Cela s’appelle un État dans l’État.

Vous voulez durcir les conditions d’acquisition de la nationalité…

Il n’y aura plus de naturalisation sans assimilation. Il n’y aura qu’une centaine de naturalisations par an contre plus de 100 000 aujourd’hui. Il faut tendre vers l’immigration zéro. Pécresse veut des quotas d’immigrés et elle ne supprime rien. Elle va augmenter l’immigration économique. Le taux d’inactivité des étrangers extra-européens est de 55 %. Ils n’ont rien à faire en France.

On attendait un Zemmour « frexiter », il n’en est rien. Mais allez-vous entamer un bras de fer avec l’Europe pour préserver la souveraineté de la France, comme le font la Pologne et la Hongrie ?

Toutes les mesures que j’évoque seront soumises à l’approbation du peuple français. Sa volonté doit primer sur le droit bruxellois. En démocratie, la légitimité c’est le vote du peuple. Ce n’est pas aux juges européens de décider de l’avenir et de la survie de la France. Nous ne respecterons pas les diktats de Bruxelles. Si l’UE refuse de nous écouter, elle sera responsable de la désagrégation de l’Union, car nous sommes nombreux, en Europe, à penser la même chose. Valérie Pécresse se couche devant les autorités européennes, moi pas. Les pays de l’Est sont courageux et défendent l’Europe et sa civilisation. Il n’y a pas de peuple européen. Si les juges européens ont autorité sur les ordres constitutionnels nationaux, alors c’est la fin de la démocratie. J’instaurerai la suprématie de la loi française sur les traités et accords internationaux.

Pour lutter contre le grand déclassement, vous prônez une économie enracinée, le contraire de ce que fait Macron ?

En effet, je veux une économie de l’enracinement et de la transmission, en opposition avec l’économie des flux où la nationalité des entreprises n’a plus d’importance. Allemands et Italiens protègent leurs entreprises qui exportent toujours plus. Je protégerai nos entreprises en supprimant les droits de succession et de donation sur les entreprises familiales, pour qu’elles restent françaises et grossissent pour exporter.

Vous souhaitez que parents et grands-parents puissent transmettre tous les 10 ans, 200 000 euros sans impôts, à leurs enfants et petits-enfants. Pourquoi ne pas supprimer carrément les impôts sur les successions ?

J’essaie d’être pragmatique. Certains n’apprécieraient pas que les grosses fortunes échappent à cet impôt. J’ai préféré favoriser les donations pour les plus jeunes qui pourront investir et créer.

Comment résumer la philosophie de votre programme économique ?

Je suis un gaulliste et refuse la lutte des classes, que je juge dangereuse. Je veux réconcilier les Français aisés et les plus modestes. Il faut soulager nos entreprises, alléger les taxes et impôts, alléger la règlementation. Il faut les aider dans la compétition mondiale. Il faut les privilégier pour les commandes publiques. Il nous faut un fonds souverain important pour soutenir nos entreprises.

Vous voilà engagé en politique et parlant économique. Aurez-vous le temps de lire autre chose que des fiches ?

Je suis passionné d’économie, comme Pompidou, qui a fait de la France une immense puissance industrielle au service de la prospérité des Français.

*****

Conclusion :

On ne peut que saluer le courage, la détermination et l’optimisme de notre grand patriote, qui pense et parle comme de Gaulle, ne pouvant imaginer la France autrement que grande et puissante.

Puisse son immense courage être récompensé en 2022. Des candidats patriotes de cette trempe, on en voit un tous les cinquante ans…

https://ripostelaique.com/interview-fleuve-de-z-admirable-de-courage-et-de-determination.html

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4 Commentaires

  1. Il est comme d’habitude, il ne bouge pas d’un iota dans ses dires comme dans ses écrits, ce n’est pas une girouette, il tient debout, on ne peut que le soutenir

  2. Zemmour comme dans Zorro, Il fait un Z, pas avec une épée mais avec toutes ses bonnes paroles. C’est le Zorro des français. Il n’a pas de masque.

  3. Ca, c’est clair et net. Si ça marche, je vais certainement avoir de nouveau envie de passer mes vacances en France et retrouver famille et amis sur place.