Le premier article d’Eric Zemmour (1985) rendait hommage à l’immigration… portugaise !

 

Le premier article d'Eric Zemmour
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Le premier article d’Eric Zemmour est paru dans le “Quotidien de Paris” en 1985.
Consacré à la diaspora portugaise, il saluait une immigration “catholique” et sans “contentieux colonial”.

Source : https://www.fdesouche.com/2021/10/27/le-premier-article-de-zemmour-dans-le-quotidien-de-paris-paru-en-1985-consacre-a-la-diaspora-portugaise-il-saluait-une-immigration-catholique-et-sans-contentieux-colonial/

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L’IMMIGRATION EN QUESTION

Un Portugais sur dix vit en France

Ils sont 850000 travailleurs à avoir choisi l’Hexagone où ils constituent la plus importante communauté d’immigrés. En règle générale ils ne suscitent ni polémique ni hostilité et ils contribuent largement au rayonnement de la langue française après leur retour au pays.

La plus forte communauté étrangère en France est portugaise puisque, si l’on en croit le dernier recensement du ministère de l’Intérieur, plus de 850 000 Lusitaniens vivent actuellement dans notre pays. Une communauté aux habitudes migratoires bien ancrées puisqu’ils sont près de 3 millions de Portugais, qui vivent à l’étranger (Brésil, Etats-Unis, Canada) sur une population totale de résidents de 9,8 millions. Une communauté dont les traditions culturelles et religieuses facilitent l’intégration dans la société française et qui représente pour son pays d’origine une véritable aubaine.

• On les dit sans problème. Loin des polémiques sur l’émigration et la sécurité, la communauté portugaise suit son petit bonhomme de chemin français. Comme tous les immigrés que nous avons accueillis durant les années d’expansion, ils sont venus pour répondre aux besoins de main-d’oeuvre ouvrière, dans le bâtiment en particulier. Aujourd’hui encore plus de 70% de la population portugaise de l’Hexagone est ouvrière (85% chez les hommes), passant allègrement d’une vie rurale aux contraintes d’une société urbaine.

Cette adaptation relativement facile des Portugais s’explique de multiples façons :
-une homogénéité exceptionnelle.
-les émigrés portugais proviennent tous des régions rurales du Nord et du centre;
-la religion catholique qu’ils ont en commun avec la population française;
-l’absence de contentieux colonial entre les deux communautés. Ces conditions favorables ont permis à la communauté portugaise de développer une émigration originale. Ainsi y a-t-il peu de Portugais dans les foyers d’immigrés (1.6%) contrairement à la population d’origine maghrébine (9,9 %). Cela tient sans doute au faible taux de célibataires dans la population portugaise de France (10 %). La présence de l’épouse auprès du travailleur portugais, épouse qui, la plupart du temps, travaille et apporte ainsi un complément financier au ménage, lui assure un certain équilibre psychologique et affectif. Par ailleurs la reconstitution en France de la cellule familiale portugaise donne à l’immigré un mode de vie très proche de celui des Français et facilite donc son intégration.

Peu de célibataires

Tout cela explique une forte activité féminine (50% de la population active portugaise en France), un nombre important de naissances en France (63% des moins de 22 ans sont nés dans notre pays). Résultats : alors que les hommes ont volontiers la nostalgie de leur pays, « la saudade », les femmes et les enfants, en revanche, ne tiennent pas tellement à retrouver les archaïsmes de la société portugaise. Et ce que femme veut…

Ne quittant donc pas là France, les Portugais se sont organisés. Un mode de vie parfois folklorique, à travers nombre d’associations sportives ou culturelles (plus de 1500) où le football, sport national, tient une grande place, leur permet de se revoir, se réunir, s’entraider.

Une population remarquablement intégrée, qui se stabilise globalement, compensant les faibles retours au pays (40 000 par an entre 1975 et 1982) par ses taux de natalité et l’émigration familiale. Mais une population intégrée qui n’oublie pas son pays d’origine.
Les Portugais sont, en effet, de toutes les populations étrangères en France celle qui effectue les plus gros transferts de devises (plus de 7 milliards de francs en 1982). Pour l’économie portugaise, il s’agit d’une véritable aubaine, les transferts de fonds des émigrés représentent sa deuxième source de recette. Autant dire que sans ses «étrangers». le Portugal aurait quelques sérieuses difficultés à vivre. Ainsi la région du Nord-Est tire-t-elle 30% de ses revenus des fonds envoyés par l’étranger. De même, la moitié des comptes bancaires à terme du Portugal est ouverte par des émigrants.

Linda de Suza. Dans son best-seller « la Valise en carton » la chanteuse portugaise raconte une résussite exceptionnelle. Pour nombre de ses compatriotes, la France est le « pays de cocagne ».

Rayonnement culturel

On comprend mieux la prudence des autorités portugaises qui ne tiennent pas tellement à voir rentrer cette véritable manne, notamment celle de l’ex-secrétaire d’Etat à l’émigration, Manuela Aguiar qui déclarait, lors d’un voyage en Allemagne fédérale : « Les émigrants ne doivent pas retourner au Portugal de façon précipitée. » Et qui ajoutait alors : « Il faut doter l’émigrant d’une information ample, précise, correcte et actualisée… Il ne peut y avoir retour dans de bonnes conditions que s’il y a un véritable projet de réinsertion. Ce n’est que dans ce cas-là que le retour au pays peut être un facteur d’une extraordinaire importance pour la promotion du développement et la correction des asymétries. » En un mot, le gouvernement portugais entend favoriser ceux qui reviennent peupler l’intérieur du pays, ceux qui investissent et créent des emplois. Ce que l’on appelle, « un retour de vainqueur ».

De toute façon, peu de Portugais acceptent de revenir au pays après avoir essuyé un échec à l’étranger. Le profil de l’émigrant rentrant définitivement est celui d’un homme ayant réussi, propriétaire d’une maison, disposant d’argent en banque, capable de donner une éducation à ses enfants et qui s’est inséré dans des activités économiques comme l’agriculture (38 %), bâtiment (18 %), industrie (15 %) et le commerce (16 %).
Dans cette affaire, la France n’est pas perdante. Elle y gagnerait même d’un point de vue culturel. En effet, ces retours « brillants » avec grosse voiture, belle maison et enfants épanouis donnent une image extrêmement favorable de notre pays quitte à le faire passer pour un « pays de cocagne ».

En outre, les séjours de la population immigrée portugaise en France lui ont permis de s’imprégner de culture française. Culture qu’au retour, ils tiennent absolument à conserver pour eux, et leurs enfants surtout, notamment à travers notre langue qui est devenue Ia première enseignée dans les lycées du Portugal. A l’heure où l’on se plaint tant de la prééminence de la langue anglaise dans le monde, il est intéressant de constater que c’est le Français qui s’est imposé au Portugal, pays qui, il n’y a pas si longtemps, était encore totalement dominé par la langue anglaise. Voilà sans doute un des bienfaits de l’immigration auxquels certains n’ont pas pensé.

 

Eric ZEMMOUR

UN LIVRE
Les immigrés - Pour ou contre la France ? - E-book - ePub - Didier Bariani
DIDIER BARIANI«LES IMMIGRES POUR OU CONTRE LA FRANCE»
• Auteur du rapport UDF sur l’immigration, présenté en juin 1985. Didier Bariani a revu et corrigé sa copie pour en faire un livre au titre volontairement dubitatif: « Les immigrés. pour ou contre la France ?»(1). Le point d’interrogation n’est pas fortuit, il veut signifier avec une grande sincérité dans l’analyse d’un problème, auquel M. Bariani est confronté concrètement
(…)
acte volontaire ». De même, Didier Bariani fait sienne l’évidence que « la plupart des étrangers établis en France y resteront ». Quant à penser, à l’instar du Front national, que le départ des immigrés résorberait le chômage, M. Bariani ne voit là qu’« exorcisme démagogique ». Car, « les Français n’aiment toujours pas l’usine »
Une théorie
(…)
Parmi les points importants de désaccord avec la politique gouvernementale : l’obtention de la nationalité française et le droit de vote aux élections locales, « Le droit de vote est lié à la citoyenneté française, précise Didier Bariani, et ni pour le présent, ni pour l’avenir, il ne saurait en être autrement. » Quant à I’« accession » à la nationalité française, il est proposé de substituer à l’« automaticité » en vigueur
(…)

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11 Commentaires

  1. Et alors ? Bien sûr oui aux Portugais, Espagnols, Italiens … qui n’ont rien à voir avec les islamistes qui veulent noius remplacer !!!

  2. Vous n’avez pas encore tout compris :
    Zemmour a toujours apprécié les immigrés, ceux qui nous ressemblent, qui travaillent pour réussir, nous sommes d’ailleurs tous ou presque catholique et nous avons plus de proximité avec eux et les Russes plutôt qu’avec les africains qui n’ont jamais su évoluer si ce n’est vivre sur le compte des autres comme l’islam sinon ils vous demandent de partir : la valise ou la mort tel est encore et toujours leur devise.

  3. Dans les années 1976/1978, un troisième lotissement a été créé par une entreprise qui employait une majorité de Portugais.
    Ils vivaient en famille dans des caravanes et les enfants étaient scolarisés avec nous.
    De très bons copains qui étaient reçus à la maison comme nos autres amis.
    Mes parents aimaient leur politesse.
    Mon père, mécanicien, n’hésitait pas à dépanner leurs voitures sans contrepartie financière.
    Un excellent souvenir!!!

  4. Les Portugais que j’ai connus sont d’excellents compatriotes, polis, serviables, humbles, reconnaissants, ils sont la plupart du temps employés sur des postes de base mais sont fiables et travailleurs, le christianisme les a façonnés dans des valeurs très proches des nôtres, honnêteté, droiture, tolérance, persévérance, c’est probablement la crème de l’immigration, on aurait dû les encourager à venir plus nombreux en France plutôt que de financer une immigration très destructrice venant d’Afrique ?

  5. A cette époque je réparais à domicile les téléviseurs couleurs dans Paris et toute la région parisienne et j’ai eu comme clients de l’Ambassadeur ( 1 cas ) jusqu’ aux ouvriers et femmes de ménage en passant par les habitants du 16 ° et du 7° parmi lesquels quelques personnes célèbres. Et bien mes clients préférés c’étaient les portugais et portugaises.Les plus chaleureux, les plus corrects avec qui je pouvais discuter.Jamais un prétexte pour ne pas payer.Mon employeur avait l’exclusivité de tous les téléviseurs du personnel de l’Ambassade de l’Inde et j’ai aussi très bien été reçu par les Indiens.Il n’y avait pas de problèmes dans les cités maintenant pourries que j’ai connues parfaitement calmes.

  6. ça a tellement changé depuis 1985 .
    Zemmour s’intéressait déjà à la faculté des étrangers à assimiler la culture française.

  7. Rien a voir entre un émigré Portugais et un africain ! aucun quartier pourri par les portugais qui sont par ailleurs en majorité d’excellents voisins !

  8. Ce qui me gêne c’est le pays de cocagne, donnant une fausse idée de notre pays, qui compte 11 millions de pauvres! Des classes moyennes en voie de paupérisation ! Hâte aux clichés, au stéréotypes !

    • Cher Argo, Eric parle de la France des années 1980 avant son total effondrement et sa vente aux enchères par les ignobles corrompus politiques malheureusement encore au pouvoir. Force est de constater qu’Eric Zemmour n’a pas changé d’un iota dans son raisonnement et à l’âge de 27 ans il faisait déjà preuve d’une totale lucidité doublée d’une justesse d’analyse, le bon vin se bonifiant avec le temps …

      • Nous n’avons plus les moyens d’entretenir et d’accueillir qui que ce soit et d’où qu’il vienne. Le pays de Cocagne est devenu le pays de çacogne! Nous sommes écrasés sous les taxes et en voie de paupérisation. Demain, nous serons un pays du quart -monde. À côté de mon village, en ville, des supermarchés qui vendent des produits périmés font un tabac. Triste constat et triste époque, et ce sont des FDS qui y font la queue en majorité !

      • Bravo mélancholy, vous avez bien compris. Quant à nos hommes politiques français, ils sont devenu le vin aigre avec le temps.

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