Même les maréchaux de Napoléon avaient l’art de monnayer leurs services !

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    En général, la plupart de nos contemporains pensent que pendant son règne Napoléon conduisait  les hommes à la victoire par son seul prestige. Si les fidèles grognards de la Grande Armée ont fait preuve envers leur Empereur d’un dévouement sans limites, il en était autrement de la plupart de ses maréchaux.
    Les cahiers de comptes personnels de l’Empereur battent en brèche l’idée de maréchaux combattant uniquement pour la gloire des aigles impériales. Ces maréchaux-là avaient une conception bien particulière du patriotisme et de l’attachement à celui qui les avait faits.
   Oudinot, celui que Bonaparte surnommait le Bayard de son armée, ne partait jamais en guerre sans y être encouragé financièrement. À la veille d’une bataille, sûrement déçu de n’avoir rien reçu, il alla jusqu’à déclarer qu’il valait mieux faire la paix. L’Empereur, interloqué, lui demanda d’expliciter ses propos. Le maréchal laissa échapper sa rancœur :
   —Sire, vous n’êtes plus aussi généreux qu’avant! 
   Quelque jours après, Oudinot recevait  la somme de 15000 napoléons, ou 75 millions d’anciens francs, soit 750 000 de nos francs d’avant l’euro.  La somme perçue, il se rendit chez l’Empereur pour l’assurer  de son dévouement. D’autres comme Berthier, Masséna, Davout, Ney, Lannes, reçurent avant chaque bataille l’équivalent de 250 millions de nos anciens francs,  ou 2 millions 500 000 de nos francs  d’avant l’euro, qui s’ajoutaient à leurs traitements annuels, à leurs dotations, à leurs hôtels particuliers, à leurs châteaux. Comme on peut le constater, leur dévouement était loin d’être gratuit.
   Celui qui coûta le plus cher à l’Empereur fut sans doute Soult qui toucha 500 millions d’anciens francs, soit 5 millions de nos francs d’avant l’euro, avant la bataille de Waterloo. Vu l’issue de cette bataille , on pourrait penser que la somme lui avait paru insuffisante.

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7 Commentaires

  1. toute ressemblance de ces pratiques avec celles des politiciens, médecins et journalistes vivants à note époque serait purement fortuite!

  2. Enfin une mise au point sur cette période, et ceux qui en ont été les acteurs.
    C’est pour moi comme une bouffée d’air frais.
    L’opportuniste Napoléon n’était qu’un triste sir! Pilleur de l »Europe responsable de la ruine économique de le France, pseudo génie militaire, pseudo juriste, mais vrai voyou.
    Il a sur les mains le sang 1.400.000 morts…
    Admirons le encore et toujours, faisons en le héro de nos livres d’histoire et l’étoile au firmament du panthéon. A lui seul il nous éclair sur notre merveilleuse république!
    Wallace

    • bien vu !! …………… la gloire, l’argent; le pouvoir !! a mettre dans n’importe quel ordre !!

    • Qui êtes vous pour insulter la mémoire d’un grand homme ? Etudiez donc un peu mieux l’Histoire avant de vous exprimer publiquement de manière aussi négative !

    • Toujours les mêmes rengaines fallacieuses ! Tout est faux dans vos délires, le faux Wallace, mais véritable Archibald…

      1. Pas 1 400 000 morts, mais 900 000 (ne pas confondre avec 14/18).
      2. l’accusation de pseudo-génie militaire est à mourir de rire… La destruction de l’armée autrichienne, de la prussienne et de la russe répond à vos calembredaines puisées à la meilleure propagande anglaise !!!
      3. L’armée française pillait ses agresseurs, en effet. C’était la loi du temps et ça l’est toujours. Les Allemands n’ont pas fait autre chose en 1870, 1914 et 1940. Et d’une bien pire façon !!!
      4. Napoléon et la république, ce n’est pas tout à fait la même chose. Lui -en tout cas- ne doit rien aux Rothschild. Au contraire, ces derniers n’ont eu de cesse de financer ses ennemis !!!

      Assez de cette propagande anglophile ! Repassez donc la Manche et restez chez la perfide Albion…

      • Merci Rochefort et bravo pour votre grande culture. Ce fait pour les maréchaux de se faire (grassement) rémunérer était il nouveau ou un héritage de L’Ancien Régime ?

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