Mathieu Bock-Côté: le « woke » sort des campus pour infester toute l’Amérique, avec la bénédiction de Biden

A ne pas manquer Conflit de civilisation Dictature des minorités Les dégénérés Publié le 1 juin 2021 - par - 15 commentaires

Woke : Le mot « woke » est un terme apparu durant les années 2010 aux États-Unis, pour décrire un état d’esprit militant et combatif en faveur de la protection des minorités et contre le racisme. Il dérive du verbe anglais« wake » (réveiller), pour décrire un état d’éveil face à l’injustice1. Wikipedia

Un type  comme Plenel et une bonne partie de la Gauche  sont  passés sans difficulté  du Léninisme au Wokisme, de l’URSS de 1917 aux USA de 2021 …

Normal, c’est la même horreur totalitaire.

Bock-Côté l’explique dans cet article.

CHRONIQUE – L’idéologie racialiste américaine cherche à s’exporter, comme si elle entendait se poser comme norme à suivre pour toutes les sociétés.

Il est bien vu, ces jours-ci, de présenter Joe Biden comme un nouveau Roosevelt, ambitieux et pragmatique, courageux et modéré.
Celui qui passait hier encore pour un gaffeur hasardeux prend désormais les traits du bon géronte, consacrant sa présidence à la réconciliation d’un pays fracturé.
Mais cette image rassurante ne résiste pas à la réalité des faits et masque bien mal la nouvelle poussée de fièvre idéologique associée au wokisme qui traverse la société américaine, très présente dans l’aile gauche de son propre parti.
Celle-ci n’est pas loin de considérer Joe Biden comme un président de transition, alors qu’une nouvelle garde s’installe dans un pays dont les coordonnées identitaires de base se transforment.
Il laisse croire à un retour au calme alors que tout s’embrase.

La nouvelle révolution américaine vient des campus mais n’y est plus cantonnée: son idéologie se déploie désormais dans les administrations publiques et privées.

 

Et comme le notait récemment Christopher Caldwell dans la National Review, c’est au nom du concept d’équité qu’elle se déploie.

Le principe d’équité prétend accomplir l’égalité à l’américaine mais en fait le falsifie, en liquidant la référence à l’individu pour la reporter à l’échelle raciale: chaque groupe identifié par la bureaucratie diversitaire doit être représenté dans tous les domaines de l’existence sociale selon son poids dans la population, sans la moindre nuance.

Le monde se laisse absorber par un fantasme mathématique.

Mais surtout, on ne saurait tolérer d’autre explication à la moindre disparité dans la représentation que par le «racisme systémique».

Comment s’arracher à ce dernier?

Par un travail constant de rééducation.

Le journaliste Christopher Rufo a critiqué à plusieurs reprises au cours des dernières années les délires du «diversity training».

Il l’a encore fait ces derniers jours en révélant que certains dirigeants masculins blancs de Lockheed Martin avaient dû participer à un séminaire sur plusieurs jours pour apprendre à reconnaître leur «privilège blanc» et apprendre à le déconstruire en se livrant au rituel de l’autocritique raciale.

Au cœur du complexe militaro-industriel, le wokisme triomphe.

Plus largement, dans une entreprise, un salarié refusant de participer à un tel séminaire s’autodésigne comme un suspect.

La réingénierie sociale culmine dans une logique de purge.

La ségrégation positive

L’obsession raciale conduit à la ségrégation raciale.

Et comme «l’antiracisme» d’hier a inventé la discrimination positive, celui d’aujourd’hui engendre ce qu’on appellera la ségrégation positive.

Ainsi, la mairesse démocrate noire de Chicago, Lori Lightfoot, pour marquer le deuxième anniversaire de son élection, a décidé de réserver ses entrevues personnalisées aux journalistes «racisés» – autrement dit, de ne pas en accorder aux Blancs.

Au nom de la justice raciale elle revendiquait explicitement une nécessaire discrimination raciale contre les Blancs.

On n’en sera pas surpris: Ibram X. Kendi, l’intellectuel de référence du racialisme, explique que la discrimination raciale n’est en rien condamnable, pour peu qu’elle produise de l’égalité raciale.

Cette nouvelle idéologie américaine s’impose partout en Occident en traitant les pays qui y résistent en provinces rebelles à mater.

L’expérience américaine, fondamentalement révolutionnaire, cherche à s’exporter, comme si elle entendait se poser comme norme à suivre pour toutes les sociétés, et plus encore pour celles prétendant suivre les évolutions de la modernité.

Nos sociétés sont invitées à s’abolir pour renaître à elles-mêmes, purgées du mal par une nouvelle inquisition se réclamant de l’antiracisme révolutionnaire.

L’individu habité par une névrose raciale et se convertissant à une identité de genre indéterminée est le nouveau visage du rêve américain.

À l’échelle de l’histoire, et même s’il faut garder à l’esprit que toute comparaison a ses limites, on y verra un transfert du flambeau révolutionnaire, de l’URSS aux États-Unis, comme si avec la fin de la guerre froide, le fondamentalisme de la modernité avait renoué avec la première société qui a voulu se définir intégralement dans ses catégories.

On se forme dans les universités américaines à la manière d’un détour dans le centre idéologique de l’empire et grâce aux programmes du Département d’État, on va faire un stage en diversité sur les deux côtes américaines comme on allait hier en pèlerinage dans les pays du socialisme réel.

NDLR: N’est-ce pas Rockhaya Diallo, n’est-ce pas Eric Fassin et tant d’autres ?

Comme Gide jadis, un grand écrivain s’y rendant pourrait bien en revenir, ensuite, en ramenant dans sa besace un ouvrage qu’il intitulerait Retour des USA, en comprenant que ce modèle conduit notre civilisation vers l’abîme pendant qu’un homme aux airs de bon grand-père croit lui apporter la paix pour notre temps.

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15 Commentaires
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Argo
Argo
il y a 4 mois

Cher Antiislam, merci pour cet article qui éclaire bien là dégénérescence de cette société ! J’imagine les journaleux blancs, style Joffrin, Aphatie, ou autres dégénérés écartés des plateaux télé a cause de leur blanchitude ! Eux qui se regardent et s’écoutent parler comme des paons en creveraient ! Post scriptum, je ne connaissais que le wok dans lequel je cuisine , mais dans le woke, il me semble qu’on y élabore la cuisine du diable!🧐🧐🧐🧐🧐

Frejusien
frejusien
il y a 4 mois
Reply to  Argo

JOFFRIN, aphatie, Plenel, dehors !! remplacés par ZECLER et consorts

julie
julie
il y a 4 mois

Un éveil contre l’injustice ? Mais ce sont eux qui créent l’injustice.

Christian Jour
Christian Jour
il y a 4 mois

Et oui les diables sortent de leur boites, puisque plus personne n’appuie sur le couvercle, surtout pas biden. Les Américains vont connaitre le sort des blancs européen. Attention la chasse aux blancs est ouverte.

Joël
Joël
il y a 4 mois

Que l’Amérique ? C’est pourtant déjà bien entamé en France et sans doute le reste de l’Europe.

hollender
hollender
il y a 4 mois
Reply to  Joël

L’Amérique n’est PAS un pays, , le pays c’est les Etats Unis d’Amérique.
Je suis CANADIEN d’Amérique du nord et mon épouse Argentine, vient d’Amérique
du sud ! C’est compliqué à comprendre ?
Lâchez nous les baskets et reprenez un livre sérieux de Géographie, ou demmandez à Thomas Pesquet qu’il vous envoie un photo depuis l’espace

jeanlg75
jeanlg75
il y a 4 mois

Une explication du pourquoi du succès de ce « woke » en Université américaine : mon fils revient d’un an de formation universitaire de là-bas et le confirme que le niveau de réflexion politique est égal à zéro parmi les étudiants. Ils ignorent presque tout sur l’histoire du monde des autres pays, des autres civilisations fondatrices (Grec, Latine, Française, Anglaises, Allemande, Russie…
Même leur propre histoire se limite à ce que raconte le journal du jour…
lL est révolu le temps ou les GI de 1944, revenant d’Europe, pouvaient témoigner que l’histoire de l’occident et donc des fondateurs des USA, avait commencé, quelque part en Grèce, il y a 2 821 ans exactement…

Baba
Baba
il y a 4 mois
Reply to  jeanlg75

Nous avons une petite fille qui termine ses études de médecine étant actuellement en fin d’internat. Jamais redoublée depuis le cp, elle est incapable de situer 90% des départements français, à peine 1/4 des fleuves alors ne parlons pas de l’Histoire de France, laquelle se limite à la guerre d’Algérie honteusement provoquée par les ignobles colons français esclavagistes et tortionnaires du peuple algérien… Voyez le beau résultat de ce qu’on appel « l’éducation Nationale ».
Et je peux vous affirmer que c’est une jeune femme sérieuse et non engagée dans aucune politique de gauche! Comment sont les autres?

Christine Tasin
Administrateur
Christine Tasin
il y a 4 mois
Reply to  Baba

Merci Baba pour ce témoignage, désespérant… Mais ils l’ont fait exprès, les différentes réformes de l’EN depuis 50 ans visaient ce but

Last edited il y a 4 mois by Christine Tasin
hollender
hollender
il y a 4 mois
Reply to  Baba

Je vous plaint et plains mon pays.
On peut dire merci à tous les cafards de gauche de l’Education Nationale.

Frejusien
frejusien
il y a 4 mois

Parait-il Juppé, macron y sont passés
et C.Kelly a avoué y être allée aussi,

Gabriel
Gabriel
il y a 4 mois

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, je recommande le documentaire « université evergreen » sur youtube pour comprendre le degré de bêtise, de racisme, de sexisme, de sauvagerie du mouvement « woke ».

hollender
hollender
il y a 4 mois
Reply to  Gabriel

Merci Gabriel, je verrai ce soir.
Le combat sera rude, sanglant et très long……..

Caughnawaga
Caughnawaga
il y a 4 mois

Y a rien de nouveau sous le soleil. Quand Siddhartha Gautama est devenu le Bouddha qui veut dire l’éveillé. Il a atteint l’Illumination. Donc Bouddha a été woke avant l’heure.

Auguste
Auguste
il y a 4 mois

Toute race blanche , noire , jaune , arabe etc préfère la sienne ce qui est normal . Mais dans les sociétés blanches c’est souvent la méritocratie qui permet d’accéder à des bons emplois en entreprises ou dans l’administration . Inconsciemment c’est ce que rejette les minorités racisés . 
Qui sont les racisés qui ont créé l’industrie américaine , qui ont des prix Nobel dans les sciences et autres ? Se sont les blancs mais très peu ou pas de racisés . 
C’est peut-être là toute l’explication des racisés qui ont des difficultés a accéder à des postes ou la méritocratie est nécessaire . Mais personne n’ose le dire .

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