Les conséquences psycho-sociales d’un an de privation de liberté, en France comme en Israël

Cela fait un an maintenant que nos autorités nous ont pratiquement dispersés, séparés, isolés et séquestrés à domicile. Et Christine Tasin publiait hier le témoignage poignant du cri de souffrance d’un Israélien qui voulait nous mettre en garde contre les conséquences des restrictions et mesures coercitives et discriminatoires qui nous sont imposées par les politiques.

https://resistancerepublicaine.com/2021/03/15/demence-sanitaire-des-israeliens-appellent-a-laide-cest-le-retour-de-lholocauste-avec-des-citoyens-de-seconde-zone/

Dans un commentaire sous l’article, notre ami Edmond Richter, psychothérapeute, nous mettait en garde contre le témoignage de cet Israélien, atteint, selon son expertise, de paranoïa. Soit, c’est fort possible et j’aimerais ajouter, et alors ? En effet, la remarque d’Edmond introduit le doute dans les esprits et un parti pris par rapport aux propos de ce jeune Israélien.. Le doute discrédite la valeur de son témoignage le décrivant comme un malade et donc dont les propos ne mériteraient aucune considération. Et le parti pris est celui de placer la science, en l’occurrence ici la psychologie seule juge du bien fondé de ses propos.

La psychologie, comme la médecine, ne sont et ne seront jamais des sciences exactes. Et qui est suffisant pour décréter que tel ou tel comportement est normal ou anormal ? Quelle est la frontière exacte entre les deux ? Et quelle est la norme absolue à laquelle chacun ferait bien de se conformer ? Sous peine de sanctions …

J’ai donc répondu ce qui suit à Edmond suite au cri de souffrance exprimé par le jeune israélien :

«  J’ai lu très attentivement ce que vous dites. Et le passeport sanitaire, c’est une vue de l’esprit ou une réalité? La ségrégation mise en place, est-ce une mesure temporaire ou discriminatoire définitive? Et les vaccins et leurs rappels qui produisent de nombreux dégâts que l’on nous cache, est-ce la seule voie de salut? Et qui a rendu malade de nombreux esprits, le covid ou la propagande? Et qu’est ce qui nous a confisqué nos libertés fondamentales, le virus chinois ou l’oligarchie mondialiste? Et qui détruit notre économie et le tissu social? Qui alimente la peur et encourage la délation? Qui établit de lourdes amendes, culpabilise, crétinise, infantilise, contrôle la population et terrorise ses enfants? Quels sont les conseils du psychothérapeute que vous êtes pour aider dans cette situation? Israël excelle dans de très nombreux domaines mais son passeport sanitaire est, à mon avis, une lourde erreur commise par ses dirigeants et un dangereux précédent qui, je le crains, risque d’ouvrir la porte à une nouvelle et insidieuse forme d’antisémitisme. Et la situation qu’ils ont créée de toute pièce a toutes les chances de développer et favoriser des paranoïa en effet. Mais les paranoïaques et les hypocondriaques ne sont pas tous du même côté ».

En effet, selon les critères de la psychologie, de nombreux personnages dangereux se retrouvent parmi nos dirigeants. Nous pourrions y reconnaître des psychopathes, des paranoïaques,des hypocondriaques, des pervers narcissiques (liste non exhaustive) … dont les capacités de nuisance du fait de leur position sont infiniment plus redoutables que celles qu’Edmond a identifié chez ce pauvre israélien désespéré et probablement malade.

Edmond a raison d’attirer notre attention sur les dégâts psychologiques très réels de ce que nous subissons en ce moment mais nous devrions surtout nous attaquer aux causes qui ont provoqué ceux-ci et soigner les victimes qui en subissent les conséquences, sans perdre de vue un ingrédient essentiel à rajouter au traitement, la compassion et l’empathie : « L’homme a trois oreilles, la troisième est dans son cœur ».

On est en train d’instaurer dans notre société une véritable culture de la peur. L’écrivain et intellectuel autrichien Erik von Kuehnelt-Leddihn (1909-1999) qui se décrivait comme catholique, archi-libéral, ultra-conservateur et ennemi de toute forme de totalitarisme, fit remarquer qu’il est « difficile de craindre la mort si l’on est très pieux, difficile de ne pas adorer la santé si l’on craint la mort, difficile de faire respecter la santé générale sans une intervention à grande échelle de l’État et tout aussi difficile d’imaginer une intervention accrue de l’État sans perte de libertés ».

La peur de la mort est généralement atténuée par la foi religieuse parce que la plupart des religions considèrent qu’il y a une vie après la mort. S’est substituée à la foi religieuse l’idée d’un État nounou, sans la promesse d’une vie après la mort, et, par ricochet, les gens craignent davantage la mort. La peur de la mort contribue à la panique et à l’hystérie collective et de qui d’autre attendre le salut si ce n’est de cet État providentiel ?

« Malheur à l’homme qui ne sent pas le fouet quand c’est le dos d’un autre qui est frappé » Abraham Lincoln

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1 Commentaire

  1. Oui, mais qui a rendu ce jeune homme paranoïaque, si paranoïa il y a? Tous les vétérans du Vietnam ont connu de graves séquelles psychologiques. Qui en est responsable? Pas ces hommes, assurément. Je trouve ce jeune Israélien au contraire sain d’esprit et très lucide. Si la médecine est un art, alors il y a de bons et de mauvais artistes, comme dans tous les arts. Il y aurait alors en médecine des Léonard de Vinci, des Caravage, et des faiseurs de croûtes du dimanche!

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