Crise sanitaire : je quitte le RN, après 37 ans, pour rejoindre Philippot

LETTRE OUVERTE

Départ du RN, retour sur 37 ans de militantisme

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été au Front National.
En 1983, mes parents rejoignent le FN, perdant au passage de très nombreux amis puisqu’ils fréquentaient le milieu trotskiste depuis le début des années 70.
Mes parents n’étaient pas communistes, mais méprisaient, à raison, la droite de VGE. Ils ont voté pour François Mitterand en 1981 pour faire tomber cette droite des traîtres, et ne l’ont jamais regretté. Mon père disait toujours une phrase qui m’a servie depuis : « la droite c’est la gauche, la trahison en plus. »

Le FN était notre maison commune, l’endroit où l’amour de la France n’était pas un slogan, mais une réalité militante. Nous étions français et hostiles au communisme qui disparaissait physiquement et trouvait son terme dans la chute du mur de Berlin. Nous étions l’option Nation, à l’opposé de l’universalisme conquérant et la France Benetton. On militait jour et nuit car il y avait une espèce d’urgence, au point que notre maison est devenue un local FN bis, où un monde incroyable passait à n’importe quelle heure.

Je vous épargnerai les détails de ces 37 années de luttes, de défaites, de petites victoires, de déceptions, d’acharnement, de scissions ; mais aussi de camaraderie et de solidarité. Nous étions une famille et nous étions pourtant plus nombreux qu’aujourd’hui. La fédération du Nord était l’une des plus florissantes et des plus importantes en matière/en nombre d’adhérents et surtout de militants. Tout le monde se connaissait et s’appréciait (plus ou moins). Les confrontations étaient nombreuses mais le bien commun nous réunissait toujours. C’était vrai, jusqu’au financement des partis qui fut une véritable catastrophe.

Je ne rejetterai la faute sur personne puisque ce n’est pas pour des problèmes humains que je quitte le RN, mais bien pour des divergences idéologiques majeures. Nous sommes tous responsables de l’émergence de cette fédération amnésique et vidée de son sens. Mais force est de constater que les personnalités attachantes, caractérielles et brillantes qui peuplaient la fédération FN en son temps ont été remplacées par des personnes ternes, sans aspérités, sans convictions profondes, remplaçables aux échéances électorales suivantes et surtout sans mémoire puisque les « anciens » ont été écartés. La transmission ne se fait plus et l’on ressent aujourd’hui l’erreur de la stratégie de la table rase du nouveau secrétaire départemental.

Le « militant-Twitter » a remplacé le militant de terrain. On ne demande plus guère aux élus et militants de descendre dans la rue, tant le risque d’y voir trois tondus et un pelé est grand. Donc, on tweete, on fait des réunions pour définir ce que personne ne fera, et on ne connaît plus que grâce à sa photo de profil l’élu de la ville d’à côté. Si cela ne me choque pas de la part de la droite ou du PS, c’est profondément préjudiciable quand cela concerne le « parti du peuple ». La rue a été abandonnée aux Black Blocs et est devenue pour le RN une agitation inutile et une grande inconnue.

L’important est de se mobiliser pour le prochain scrutin qui ne manquera pas de nous décevoir.
Entendons-nous. Il me reste quelques amitiés au sein du RN et je les sais sincères et perdues. Je leur souhaite de retrouver la lumière au sein de ce nouveau parti. Je serais la première à m’en réjouir.
Je comptais m’éteindre doucement jusqu’aux prochaines échéances régionales, et disparaître du champ politique. C’était bien parti puisque ces 4 dernières années, j’ai laissé courir et me suis même désinvestie complètement, faute d’alternative.

Mais le discours du RN pendant la crise sanitaire a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Je ne voulais plus être assimilée à ces élus masqués et islamo-répétitifs, alors qu’on nous dépossédait de l’essentiel : la liberté.
Le RN n’est pas étranger à l’hystérie sanitaire ambiante puisque, dès janvier, il a fait dans la surenchère sur un sujet qui méritait prudence et calcul bénéfices/risques d’une mise en quarantaine nationale et même mondiale. Dès la deuxième semaine du confinement de mars, une fois l’effroi passé, il était en mesure de proposer une autre voie que la séquestration dont on ne pouvait ignorer les effets catastrophiques sur le long terme sur la santé mentale, physique et économique des Français.

Je peux admettre qu’un politique se doit d’être prudent, mais ce n’est pas comme si le RN n’était pas au fait des stratégies immondes usées par l’oligarchie. Il y a une littérature là-dessus qu’il ne peut ignorer.

D’autres ont eu ce courage, dont Florian Philippot.
Son discours et son comportement me rappellent le courage passé du FN. Lorsqu’un Jean-Marie Le Pen, dans la force de l’âge, démasquait les loups quand il y avait du flou. Aujourd’hui, un Jean-Marie Le Pen se contente de dire que « les restaurateurs exagèrent un peu quand ils manifestent contre leurs fermetures », mais encore que « l’image de la capitale souffre à cause des manifestations le samedi… » C’est extrêmement décevant. Que dire aussi de l’attitude du RN vis-à-vis d’un professeur Raoult, ou du reportage Hold-Up ? Il ne fallait surtout pas être catalogué de « complotiste». Certains élus ont même rit de Hold-Up publiquement, alors que de nombreuses informations méritaient notre attention. Ils soufflent constamment l’air chaud et l’air froid, ce qui génère une démotivation proche de la sinistrose.

Le confinement n’a jamais été remis en cause par le RN, c’était même interdit en interne, ainsi que de remettre en cause l’utilité du masque en extérieur ou du port du masque chez les enfants de… 6 ans. Dérive du tout sécuritaire et du tout numérique au détriment des libertés fondamentales. Sous prétexte d’un ensauvagement de la société, le RN est devenu l’ayatollah de la vidéo- surveillance, de la carte de Sécurité sociale biométrique, du soutien inconditionnel des forces de l’ordre, sans nuance, qui sont pourtant (aussi) le bras armé du pouvoir, mais encore du télétravail, du passage à la numérisation tout azimut, du vaccin pour tous, des gestes barrières, etc. Toujours sous prétexte de lutter contre la fraude sociale, l’immigration, le chaos général et la faillite inexorable des milliers de commerçants. Et cette manie de croire que de verser des millions aux commerçants ou d’annuler leurs charges serait la solution courageuse. Endettez nos enfants pour du vent… déconfinement ou rien ! On ne fait pas la manche !

Pendant cette crise sanitaire, les quartiers prioritaires ont servi de pendant à cette dérive, car ils étaient systématiquement montrés du doigt pour justifier un durcissement général. Combien de fois ai-je vu des tweets d’élus RN du type « dans le 93, on ne demande pas l’attestation de sortie », « dans certains quartiers de Marseille, on se promène tranquillement en plein confinement (ou en plein couvre-feu).» Quelle horreur ! À quel moment on valide un principe ignoble qui consiste à justifier ses déplacements dans son propre pays comme un gamin doit justifier sa sortie de l’enceinte du collège ?

L’immigration ne doit pas servir de prétexte à l’asservissement du peuple français ! Je n’ai jamais voulu cela et le déplore aujourd’hui.
Il y a tellement à dire et ne compte plus les fois où je me suis tapé le front en écoutant tel ou tel élu RN. Voir certains élus masqués prenant un air de chien battu pour expliquer « qu’on aurait pu laisser ouvert les restaurateurs pendant le confinement » car ils avaient fait tout ce qu’il fallait en matière d’ingénierie sanitaire. Confinement qu’ils avaient eux-mêmes négligé de rejeter à l’Assemblée…

Sans parler de l’absence des députés RN lors du vote sur l’état d’urgence ! Tout est incompréhensible. Le RN est devenu depuis le début de cette crise sanitaire le partenaire du macronisme, car en laissant croire que ce gouvernement est incompétent, il a permis de dissimuler les desseins plus sombres d’une oligarchie en campagne. On ne condamne pas un incompétent, on le moque ! Pourtant nous sommes ici dans un scandale équivalent au sang contaminé.

Le RN, à défaut de défendre une gestion plus sereine de la crise sanitaire, n’a fait que valider les mesures chaque jour plus liberticides. À quel moment les avons-nous entendus sur l’isolement volontaire du public à risque ? À quel moment ont-ils confronté la réalité des chiffres pourtant connus de tous pour calmer l’hystérie générale ? Jamais. Ils y ont participé, ainsi qu’à martyriser psychologiquement les plus fragiles. Nous en voyons aujourd’hui les séquelles sur le long terme. Pourquoi avoir pris position en fonction des instituts de sondages, plutôt que de privilégier le bien commun et les bénéfices/risques sur le moyen terme ? C’est la grande inconnue et le signe d’un chiraquisme récent.

Les revirements récents du RN ne nous feront pas oublier les aberrations d’hier. Les élus RN seuls, masqués, droits comme des I, devant nos monuments aux morts. Quelle vision pitoyable ! Quel prosélytisme assassin !
J’ai bien conscience que le RN est un mouvement politique, qui se doit de répondre à l’accélération du monde. Mais où est aujourd’hui le fil conducteur, outre celui du « terrorisme islamique », priorité absolue du RN en opposition à une position équilibrée que nous avions avant le traumatisme du deuxième tour des présidentielles 2017 ? À les entendre aujourd’hui, l’immigration serait le fait d’une trop grande naïveté de nos dirigeants, et non pas de 40 ans d’obscurantisme coupable d’une élite consciente de l’outil incroyable de l’islam militant. Le poil à gratter du peuple français, jeté comme un os à ronger à une opposition obsessionnelle, alors qu’elle n’est qu’un symptôme bruyant d’une France à l’agonie.

L’attitude du RN lors de la prise de position contre la loi bio-éthique est catastrophique. Le service minimum, histoire de ne pas trop choquer la frange à droite, mais sans conviction. De concert, absence des députés RN au débat… permettre l’IVG d’un nourrisson de 9 mois in utéro, retirer le droit de prescription et de retrait d’un médecin, ne semble pas choquer ce RN.
Le RN récupère tous les droitards, et sa présidente leur tire la langue à gauche quand elle en a l’occasion. Ambiance pourrie, guerre des clans, frustrations…
Aussi, l’attitude récente du RN vis-à-vis de l’UE est un traumatisme. Entendre les députés européens RN dire, à l’occasion du Brexit, qu’il se pourrait que les Anglais changent d’avis, car ils (eux) vont réformer l’UE de l’intérieur, c’est oublier que pendant des années nous avions soutenu, à raison, que l’UE était irréformable et que le programme du FN exigeait le retour de la Nation. Maintenant que le RN a renié sa position sur l’UE, les Français sont mûrs pour envisager un Frexit. Quel manque de constance et de clairvoyance…

Alors je sais que certain(e)s élu(e)s au RN crieront au mauvais esprit car c’est l’attitude systématique devant la critique. Ces mêmes élus ont souvent le même profil imbécile qui applaudirait le RN s’il avait un char à la gay-pride… Aucun fond, aucune conviction, mais une idolâtrie absolue à des néo-bourgeois dont ils dépendent aujourd’hui. Ne parlons pas non plus de ceux qui restent et qui n’ont aucune conviction, mais espèrent qu’à ce jeu de la chaise musicale, ils pourront faire un nouveau tour de piste dans l’hémicycle. Celles et ceux-là sont les pires…

L’absence de courage était de rester et de disparaître en marmonnant dans mon coin. Le courage, c’est de partir car rien ne m’y obligeait. Il était plus simple de rester sans faire de vagues jusqu’en juin. Ma démarche serait une voie sans issue ? Cela importe vraiment aujourd’hui ? Le RN a aujourd’hui 49 ans, avons-nous trouvé une issue heureuse aux Français pour qui nous symbolisions l’espoir et le dernier recours ? Je n’œuvre pas aujourd’hui à ma survie politique, peu m’importe.

Je reste persuadée qu’il y aura un après. De ce chaos émergera un chemin que, peut être, Florian Philippot permettra de débroussailler. On ne m’a ni forcée, ni persuadée, ni monté la tête. C’est une démarche volontaire et militante qui espère faire écho chez les quelques camarades sincères et lucides qu’il me reste au RN.
N’ayez plus peur d’émettre des doutes, de critiquer les orientations récentes, de critiquer le profil des nouveaux venus (le grand remplacement interne venu de la droite à mandats) ou vous pourriez bien répondre un jour de votre silence complice. N’attendez pas 2022 pour espérer un renouveau, car 2022 pourrait bien voir apparaître un gouvernement de coalition qui finirait de faire du RN un partenaire officiel du système.

Instinctivement, nous savions que 2017 était notre dernière chance d’accéder au pouvoir sans devoir composer. Nous l’avions dit tout au long de la campagne de terrain « 2017 ou jamais ». J’ai été traumatisée par les démonstrations joyeuses de fin de campagne alors que l’heure était grave et méritait solennité. La France est depuis en deuil. En deuil d’alternative valable.

Alors ma démarche est simple : suivre le seul qui a eu le courage jusqu’à aujourd’hui de dessiner une autre voie à un moment donné de l’histoire où le Grand Reset trouve son point d’amorce. Il ne fallait pas le rater, il ne fallait pas faiblir. Florian Philippot qui, je pense, a gagné en maturité et en responsabilité, nous a fait un sans-faute. C’est indéniable. Il faut voir aujourd’hui les partis comme des outils, suivre son instinct, et refuser l’institutionnalisation des partis. Le RN s’est couché depuis le deuxième tour des présidentielles de 2017. La grande réforme interne promise par sa présidente n’a été que le grand sauvetage des meubles. La peau de Philippot en était le prix puisque beaucoup la voulaient. Et le peuple ? Le peuple attendra. Il faut faire vivre le RN pour assurer son propre avenir. Assurer des mandats pour éviter les départs, puisque plus personne au RN ne ferait illusion sans cet espoir. Qui aujourd’hui négligerait famille et travail pour le RN, sans espoir d’un mandat ? Plus personne. On le voit, il n’y a plus de militants ou des militants kleenex, le temps d’une campagne.

Florian Philippot, quant à lui, a repris le chemin de la rue et ouvre la voie à un militantisme d’adhésion. Ça ne prendra pas 48 ans car nous vivons un moment de notre histoire qui obligera à se positionner très rapidement. La voie sans issue, nous l’empruntons déjà depuis 48 ans ou alors l’issue que certains lui donnent, c’est un mandat à la clé ? Alors oui, il y a encore quelques mandats à prendre.

Je ne suis pas une groupie de Florian Philippot, loin de là. Mais sa ligne est la bonne et c’est lui qui la porte. Si c’était toujours le RN, j’y serais encore. Comme disait JMLP en son temps : « je préfère perdre sur mes idées que de gagner sur celles des autres. »
Quel intérêt de gagner si c’est pour devenir un mi-temps de LR à force de renoncements ? Avoir la prétention de réformer l’UE, c’est penser que les compromissions ne sont le fait que de nos ennemis. Et pourtant, l’histoire récente (l’histoire tout court) nous montre que l’ennemi peut être dans nos rangs et prêt à composer. L’UE est irréformable car les êtres humains sont ce qu’ils sont. Des êtres inconstants. La sortie de la France de L’UE est la garantie de reconstruire des rapports européens sains, extirpés de tout intermédiaire non élu. Défendre l’inverse, c’est nous prendre pour des idiots.

C’est ici un témoignage qui n’a pas vocation à cracher sur le passé, mais à espérer en l’avenir. Il faut sortir dans la rue, retrouver le plaisir de militer avec passion et avoir la certitude que le parti que nous représentons est resté celui qu’il était car les problèmes sont les mêmes, mais en pire. Je n’ai jamais cessé d’y croire, mais l’espoir est ailleurs.
Bonne route !

Françoise Coolzaet

Conseillère régionale du Nord Pas-de-Calais

https://ripostelaique.com/crise-sanitaire-je-quitte-le-rn-apres-37-ans-pour-rejoindre-florian-philippot.html

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8 Commentaires

  1. Ainsi les voix se diluent dans d’autres mouvements qui n’ont aucune chance d’accéder au pouvoir et ça fait les affaires de ceux qui le tiennent et qui vont le garder , ils se frottent déjà les mains de satisfaction !

  2. Madame, vous avez absolument raison. J’ai, moi-même et toute ma famille été militante inconditionnelle depuis le tout début de la création du FN par Jean-Marie Le pen. Petit à petit, et lors de la calamiteuse prestation de Marine et la fête après la défaite, j’ai eu des doutes quant à son envie de diriger la France.Puis, comme vous le précisez, son absence cette année pour nous défendre , m’a convaincue de quitter ce partie, sans ambition et peut-être soumis à l’oligarchie, pour rejoindre Florian Philippot, vrai souverainiste, militant et convaincu du frexit. J’ai donc déchiré les bulletins d’adhésion au FN et pris la carte des patriotes avec joie et espérance.

  3. Tout le texte me touche, particulièrement les passages:
    « Le RN est devenu depuis le début de cette crise sanitaire le partenaire du macronisme, car en laissant croire que ce gouvernement est incompétent, il a permis de dissimuler les desseins plus sombres d’une oligarchie en campagne. On ne condamne pas un incompétent, on le moque ! Pourtant nous sommes ici dans un scandale équivalent au sang contaminé. »
    « À les entendre aujourd’hui, l’immigration serait le fait d’une trop grande naïveté de nos dirigeants, et non pas de 40 ans d’obscurantisme coupable d’une élite consciente de l’outil incroyable de l’islam militant. »
    « De concert, absence des députés RN au débat… permettre l’IVG d’un nourrisson de 9 mois in utéro, retirer le droit de prescription et de retrait d’un médecin, ne semble pas choquer ce RN. »
    « La sortie de la France de L’UE est la garantie de reconstruire des rapports européens sains, extirpés de tout intermédiaire non élu. Défendre l’inverse, c’est nous prendre pour des idiots. »

  4. Mais oui, sortir de l’UE, c’est pas si mal que ça!
    Mais, sortir de l’islam, n’est-ce pas envisageable?
    A tant faire que se battre, que ce soit pour une cause claire, sans demi mesure!
    Ou bien on fout tout en l’air, ou bien on se fait écraser!
    Nous sommes les plus nombreux, pour encore quelques temps, alors, au lieu de se faire vacciner, …..
    Quand faut y aller, faut y aller, et ce n’est pas Florian qui y va avec son «construire un islam à la française».
    Certaines personnes étant nées en zone muz la quittent vivement. Pour ceux qui, en même temps veulent être muzz et Français, ……
    Raz le képi des doubles nationalités, des doubles jeux, etc. …
    Bonne (?) année,
    Gérard

  5. il nous faut un frexit de droite ou identitaire!
    ni islam ni EU!
    un peu de philipot =souverainte forte !
    un peu de marion= identite forte!
    pour un vrai rassemblement !

  6. Françoise je vous comprends Il faut toujours prendre la posture qui correspond a ses idées , je suis étonné que vous avez tenu 37 ans car il y a des années que nous savons que le FN /RN ne veut pas du pouvoir . Ce partis n’a jamais voulu le pouvoir mais uniquement l’argent du pouvoir , au moment ou J M Le Pen s’en approchait trop près il sortait une grosse connerie devant les journalistes et la régulation s’opérait automatiquement . Je regrette beaucoup de devoir dire ça mais la fille a pris le même chemin que le père , son débat n’a pas été loupé il a été réussi car elle ne voulait pas du pouvoir comme son père jadis . Je suis étonné que personne ne dénonce cette posture qui est une escroquerie vis a vis des adhérents , ceux qui ont compris préfèrent partir ! nous avons tous été cocus par cette famille inventée par Mitterrand et celui qui s’est suicidé dans une aile de l’ Elysée qui servait d’agent de liaison .

    • Inventée est un peu exagéré, plutôt aidée pour contrer la droite et s’assurer une réélection, Mitterrand n’a jamais pensé qu’a lui même sa stratégie n’a d’ailleurs servie que sa cause, après lui le néant Jospin en a fait les frais en 2002, Hollande a achevé avec brio la besogne. Que JM Lepen ait conscience qu’il ne serait jamais élu est très probable, aujourd’hui c’est différend plus on approche du pouvoir plus on y crois.

  7. Militer c’est bien, être élu c’est mieux et pour cela il faut aller chercher les voix là où c’est possible. C’est un peu illusoire de croire que l’on va inverser du jour au lendemain, 50 années de politique défaillante, il faut donc bien commencer un jour quitte à rogner au début sur ses convictions. D’ailleurs depuis quand un président à fait ce qu’il avait promis pour se faire élire?

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