Étude de la traite transatlantique au collège : la mise au point de Tidiane N’Diaye

Publié le 14 octobre 2020 - par - 5 commentaires

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Dans un article précédent, on a vu que les collégiens de 5e-4e passaient leur temps à potasser les thèmes favoris de la gauche soumise et repentante : d’abord un prosélytisme et une préférence inouïs en faveur de l’islam et de la civilisation arabo-musulmane puis une dénonciation à sens unique de l’esclavagisme.

Pourquoi à sens unique ? Parce que l’ampleur et les horreurs de la traite arabo-musulmane ne sont jamais abordées.

Et comme cela ne suffisait pas, on construit des « lieux de mémoire » dispendieux et non rentables (Mémorial ACTe en Guadeloupe, Mémorial de l’Abolition de l’Esclavage à Nantes, Fondation pour la mémoire de l’esclavage à Paris ainsi qu’un futur « musée européen sur l’esclavage »...), on censure et punit les déviants à la pensée unique et politiquement correcte (affaire Grenouilleau) et, enfin, on met à contribution les enfants de la diversité (et les autres…) pour un embrigadement idéologique digne de l’Union soviétique.

Ainsi, les enseignants pourront proposer aux élèves de tous niveaux de participer au concours « La flamme de l’Égalité » pour mener une réflexion et un projet « sur l’histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l’abolition, sur leurs survivances, leurs effets et leurs héritages contemporains ».

Mais pourquoi faire quand on n’a jamais été ni esclave ni esclavagiste et que l’esclavage a été aboli il y a 172 ans en France ?

Voici quelques lauréats en 2020 :

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A quand un concours sur l’esclavage toujours présent en Mauritanie, les esclaves modernes philippins en Arabie saoudite ou les négriers islamistes de Libye ?

Car voici ce que pense l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye, dans « Le Génocide voilé », de la traite arabo-musulmane… A faire lire à vos enfants pour rétablir (un peu) la vérité au collège !

 

Auteur de l’ouvrage « Le Génocide voilé », Tidiane N’Diaye, spécialiste de la traite arabo-musulmane, apporte son éclairage sur cette réalité sordide.

En 2008, il avait jeté un pavé dans la marre en publiant Le Génocide voilé*, une enquête historique très documentée sur la traite arabo-musulmane qui décima l’Afrique subsaharienne du VIIe au XXe siècle, ce qu’il qualifia alors de génocide.

Saluée par le monde universitaire, cette plongée dans le passé négrier du continent africain lui avait valu un mauvais procès de certains intellectuels musulmans et de nombreuses associations mémorielles. Car ils sont très peu, comme lui, à avoir démontré l’importance de la traite musulmane orientale, aux côtés de la traite atlantique, chiffres à l’appui…

Comment comprendre aujourd’hui que la route transsaharienne de l’esclavage en Afrique du Nord soit toujours opérationnelle ?

[…] La seule différence est que, cette fois, ce sont les émigrés clandestins africains qui y transitent avec l’espoir de pouvoir gagner l’Europe.

Vous savez encore 46 millions de personnes sont encore réduites en esclavage dans le monde aujourd’hui, dont les esclaves modernes dans les monarchies du golfe (souvent privés de leur passeport), ceux de l’actuelle Libye, etc.

Aussi, rien d’étonnant que la route transsaharienne se poursuit… 

Plus que la traite transatlantique, les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant 13 siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont presque tous disparu du fait des traitements inhumains, de l’infanticide et de la castration généralisée, pour qu’ils ne fassent souche dans le monde arabo-musulman.

Dans le Nouveau Monde, la plupart des déportés ont assuré une descendance. De nos jours, plus de soixante-dix millions de descendants ou de métis d’Africains y vivent. En revanche, la traite négrière arabo-musulmane est très largement antérieure au commerce triangulaire.

Du VIIe au XVIe siècle, pendant près de mille ans, les arabo-musulmans ont même été les seuls à pratiquer ce misérable négoce, en déportant près de 10 millions d’Africains, avant l’entrée en scène des Européens.

Si la ponction transatlantique a duré de 1660 à 1790 environ, les arabo-musulmans ont été à l’origine des razzias des peuples noirs et ceux qui ne veulent pas fermer les yeux savent bien que cela continue encore au Darfour, aujourd’hui en Libye et ailleurs. Les statistiques de cette infamie – du moins celles parvenues jusqu’à nous, car ses acteurs ne tenaient pas de relations écrites au contraire des atlantistes – sont effarantes.

On estime à 17 millions le nombre de ses victimes. Ce chiffre serait même, selon certaines sources, vraisemblablement en deçà de la réalité.

On imagine aisément l’ampleur d’une telle tragédie à l’échelle d’un continent. Cette déportation des Africains en terres arabo-musulmanes était dans une large mesure une véritable entreprise programmée, de ce que l’on pourrait qualifier « d’extinction ethnique par castration massive ».

Puisque la presque totalité des déportés africains n’ont pas assuré de descendance du fait de cette castration… C’est là qu’il faut voir la différence entre les deux traites.

https://www.lepoint.fr/afrique/esclavage-en-libye-tidiane-n-diaye-l-afrique-et-l-europe-avaient-detourne-les-yeux-jusqu-ici-page-2-29-11-2017-2176103_3826.php#xtatc=INT-500

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5 réponses à “Étude de la traite transatlantique au collège : la mise au point de Tidiane N’Diaye”

  1. Avatar Mia Vossen dit :

    Le livre de Tidiane N’Diaye est à lire ABSOLUMENT!
    Et si l’école ne veut pas l’imposer à ses élèves – malgré un style agréable et simple – elle peut toujours présenter les brèves leçons d’histoire de Bernard Lugan.
    Espérons que la vérité finira par triompher.

  2. Antiislam Antiislam dit :

    Bonjour,

    Oui le « génocide voilé » est un livre magnifique.

    A commencer par l’écriture ….

  3. Avatar Christian Jour dit :

    C’est tata taubi qui va en faire une jaunisse et crevé de rage.

  4. Avatar Joël dit :

    Savez-vous que le premier esclavagiste des États-Unis était un noir ?
    Anthony Johnson, un noir Angolais devenu le 1er esclavagiste des États-Unis dans les années 1650.
    En 1653, John Casor, un serviteur sous contrat noir dont le contrat semble avoir été acheté par Johnson au début des années 1640, s’adressa au capitaine Goldsmith, affirmant que son contrat avait expiré sept ans auparavant et qu’il était détenu illégalement.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Johnson_(colonisateur)

    Allo ? les traoré, BLM, LDNA ?

  5. Avatar Dorylée dit :

    Essayer d’expliquer à nos profs idéologues pastèque et islamocompatibles la réalité de la traite des esclaves par les musulmans c’est comme essayer d’expliquer à Abu Bakr al-Baghdadi que allah n’existe pas. Taubira est l’archétype de ces idéologues puisque sa déclaration prouve qu’elle sait mais explique qu’il faut nier pour rester dans l’idéologie dominante. À vomir !

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