Le JDD censure la tribune de Toussaint, Toubiana et 200 autres sur restrictions de liberté et covid

Les Pr Toussaint, Toubiana et 200 autres scientifiques, universitaires et professionnels de santé censurés par le JDD. Lisez la tribune interdite.

Voici la tribune incriminée et censurée par le JDD (Journal du Dimanche).
À l’origine de ce texte on trouve notamment le sociologue Laurent Mucchielli, les professeurs Jean-François Toussaint et Laurent Toubiana.

Il est urgent de changer de stratégie sanitaire face à la Covid-19

Avis au lecteur : Cette tribune devait initialement paraître dans le Journal du Dimanche (JDD) ce 27 septembre 2020. Acceptée le samedi matin par le journaliste en charge de la rubrique “Tribune/Opinions”, elle devait paraître intégralement sur le site Internet du journal et faire l’objet d’un article dans la version papier du lendemain. Le journaliste nous disait s’en féliciter car cela allait permettre un débat contradictoire avec d’autres opinions très alarmistes exprimées ce jour dans ce journal. A 16h, ce journaliste nous a pourtant prévenu que sa rédaction en chef interdisait la publication. Certitude de détenir soi-même la vérité ? Couardise ? Volonté de ne pas déplaire au gouvernement ? Nous ignorons les raisons de cette censure que personne n’a jugé utile (ou tout simplement courtois) de nous expliquer.

Dans cette tribune, plus de 200 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquent la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Et demandent que l’on évalue nos connaissances réelles pour définir démocratiquement une stratégie sanitaire.

Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu’il prétend fondées scientifiquement sur l’analyse de l’épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?

Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.

Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l’ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.

Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

On ne compte plus les mêmes choses

Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie. Elles ont surtout abandonné l’indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s’étonner du fait qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.

Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu’une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l’INSEE : « depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».

Il découle de tout ceci qu’il n’y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d’arrêter l’escalade, d’accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.

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8 Commentaires

  1. Quelle honte : nous sommes dans un pays MUSELE!!!
    Merci à ces médecins courageux et honnêtes qui osent dire encore la vérité dans notre pays où il n’y a pas si longtemps il faisait encore bon vivre.Que sommes nous devenus ? vers quel gouffres nous entraine -t- on ? Pourquoi tous ces mensonges et toutes ces manipulations ? Que veut -on nous faire avaler ?

  2. Christophe , merci de rappeler les promesses du gouvernement à la presse concernant les subventions qu’il va lui attribuer. En échange de quoi???
    D’une modération dans les propos, d’autocensure, de renoncement de publier certaines tribunes ??
    Ces subventions soit disant destinées à permettre le pluralisme de la presse quotidienne n’a abouti au contraire qu’à une uniformité parce que justement ils se sentent redevables de façon de plus en plus prégnantes que les journaux du net prennent de l’importance et que le support papier se raréfie!

  3. Le gouvernement continue à démolir l’hôpital public.
    Malgré les grèves qui ont précédé l’arrivée de la covid, et malgré les difficultés rencontrées par les soignants qui demandaient plus de moyens, ce p*** de gouvernement poursuit son oeuvre de destruction et continue à fermer des lits, là où le plan le prévoyait sans tenir compte de la situation actuelle catastrophique.
    On fait des économies sur le dos des soignants et des malades, pour injecter l’argent ailleurs, une petit idée peut-être ??

  4. Et tout cela, une semaine après la publication par les torche culs de France et de Navarre d’une lettre ouverte sur la liberté d’expression (de ceux qui pensent correctement). Aujourd’hui, les journaleux décident de qui est un bon scientifique et qui ne l’est pas. Liberté, égalité, fraternité. Ah OUAIS ????

  5. Bref comme toujours l’argent public n’a pas d’odeur sauf pour ceux qui transpirent pour le gagner!Parlons de causes profondes et de causes immédiates ,les Français commencent a en avoir ras le bol de ces chiffres manipulés et comme la révolution Française quand tous les Français descendront dans la rue nos élus ne récolteront que le fruit de leurs mensonges !
    il faut arréter de prendre les enfants du bon-Dieu pour des canards sauvages!!

  6. bref comme toujours l’on cloue le bec a ceux qui savent pour donner la parole a ceux que l’on dirige et abondent (les journaleux et les chaines nationales) dans le sens de nos élus qui eux suivent les directives de Big- pharma ,il est a noter Mr Véran est neurologue et ne connait strictement rien aux virus !c’est du délire a tous les niveaux !La crédibilité de ce gouvernement commence a prendre un sérieux coup dans l’aile!!

  7. Ah ben voyons, faisons taire les vrais hommes de science hein ! Je ne comprends absolument pas comment les gens peuvent encore s’empiffrer de désinformation, merci les journalopes de tous horizons qui ne font que désinformer depuis des mois sur ce sujet, et ne parlons de la désinformation rampante depuis des lustres. Il a refilé encore combien de millions récemment Macron à ces organes de propagande ? Et bien évidemment pas de sa poche mais encore et toujours, l’argent des CONStribuables. Il n’y a qu’ainsi qu’ils peuvent encore survivre, en étant arrosés, et sur ce sujet, j’ai plus le chiffre en tête mais l’Immonde, arrosé par millions par cette pourriture de Gates, et ça a le culot de chouiner ‘liberté d’expression’, c’est ça, uniquement la leur car la notre et celle de ceux ici concerné, ah non surtout pas.

    Ils sont tous attaqués, y compris professionnellement et je viens de regarder la vidéo du Pr Perronne sur Radio Sud, lui aussi fait les frais de pressions, refus de fonds, on tente de faire fuir ses étudiants… Scandaleux !

    Et pour ceux qui n’ont encore vu cette vidéo, une petite bombe : ce serait Sanofi qui a fait des pieds et mains pour faire retirer la Chloroquine de la circulation. Si je faisais dans le ‘complotisme’ comme ils disent, je dirais que avaient vent de ce qui se tramait et entendaient bien se faire un fric monstre avec un ‘vaccin’ (de merde évidemment) mais qu’il fallait d’abord se virer de la circulation une molécule qui viendrait tout foutre en l’air. Quand à la Buzyn, elle s’est bien garder de foutre bâtons dans roue à ce labo.

    Vidéo en question (qui vaut le coup d’être vue en entier car y’a pas à dire, lui non plus on ne le fera pas taire facilement et tant mieux) : Sanofi à 29 minutes, Perronne sur ses ennuis à 55 minutes

    https://www.youtube.com/watch?v=zz72R-jBSm8

  8. peut être long pour certains
    Mais de quoi se poser des questions , bien que est ce encore utile ?

    ( à reprendre au début )
    https://www.youtube.com/watch?v=Nc7_tlsgC5I

    https://www.facebook.com/ledirectdefaxo1/videos/265947327837132/

    Je ne sais pas combien de personnes sont intubées mais nous sommes 66 millions à être entubés.

    un règlement de compte qui s’abat sur Marseille parce que le professeur Raoult a déjoué la plus grande arnaque du siècle.

    le véran ne rappelle le ka U sak faux cul , mais moins de prestance
    enfin depuis Mars toujours pas de lits en plus et de personnel

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