Censé aider à rattraper le retard lié au confinement, le dispositif n’a concerné qu’un nombre limité d’élèves. Entre un corps enseignant déjà rudement sollicité par les cours à distance et des difficultés d’organisation, le grand projet du ministère est resté modeste.

Aucun bilan global du dispositif «Vacances apprenantes» n’a été publié à ce jour par le ministère de l’Education nationale. Mais si l’on se fie aux remontées de certaines académies que Libération a pu se procurer, le nombre d’élèves ayant bénéficié de cette mesure est relativement modeste. A l’échelle de l’académie de Dijon, 4 500 élèves sur les 180 000 potentiellement concernés par l’opération sont ainsi allés en classe en juillet. A Grenoble, 9 300 sur 415 000.

Au terme d’une année scolaire 2019-2020 chamboulée par deux mois de confinement, le ministère de l’Education nationale avait sorti fin juin le grand jeu : 200 millions d’euros pour organiser des «vacances apprenantes» au profit d’un million de jeunes, que ce soit en salle de classe revisitée, en centre de loisirs, ou en colo. L’objectif était de quintupler le nombre d’écoles ouvertes par rapport aux autres étés, pour accueillir 400 000 écoliers, collégiens et élèves de lycée professionnel, majoritairement dans les quartiers prioritaires. Le dispositif a reposé sur le volontariat, des encadrés comme des encadrants. «Les enseignants ont déjà beaucoup donné pendant les trois mois d’école à distance du fait du confinement. De mon côté, ça a été un non radical ! Et je vois que tous les directeurs de ma circonscription ont pensé la même chose»,relate une directrice d’école élémentaire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.