« Vacances apprenantes », avec des voilées, Blanquer ?

C’est peu de dire que les élèves ont l’air de s’emmerder à mort, mais l’essentiel n’est pas là

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Blanquer frétillait sur les plateaux télé en juin, en promettant monts et merveilles aux élèves qui auraient été lésés par le confinement… 1 million d’élèves visés, pour la modique somme de 200 millions d’euros (les associations se sont léché les babines…), visant, naturellement… les quartiers prioritaires ! Ben oui, moins de séjours au Bled, covid aidant, fallait bien proposer de la garde d’enfant, cantine aussi, non ? 

Un beau loupé, un bel échec.

Entre 0 et 5% maximum des élèves, selon les académies,  se seraient inscrits -ou auraient été inscrits par des parents soucieux de leur niveau ou désireux d’avoir une garde d’enfant pendant l’été, allez savoir- et auraient participé au prétendu rattrapage.

Je dis bien PRETENDU car les gosses étaient censés « apprendre » en colo, comme en centre de loisirs ou dans des écoles modifiées pour s’adapter au concept blanquérien…  et il s’agissait, ce n’est pas moi qui le dis « d’apprentissages qui sortent de l’ordinaire ». « Pas question de rester coincé derrière le pupitre comme dans un cours magistral ».Tu l’as dit, bouffi…

Et allons-y pour faire du théâtre, des jeux, des dossiers  et des parlotes baptisés débats sur le vivre ensemble, l’esclavage, le racisme, les discriminations, les inégalités, le féminisme, la défense de la planète, le tri des ordures, l’imposture écologique, la santé…. Ailleurs ils ont fait du surf et de la voile, sans doute une façon de réviser les cours de physique… 

Certes, les élèves visés, décrocheurs et autres habitants des quartiers sensibles ne se sont pas précipités pour s’inscrire… Comme c’est étrange ! Et ce sont donc d’autres qui avaient bossé comme demandé avec le télé-travail qui ont bénéficié de stages de surf, de théâtre etc payés par la collectivité. Pas belle, la vie ? 

La cerise sur le gâteau, c’est cette photo illustrant l’article de Libé, cette voilée pontifiant au milieu de gosses qui s’ennuient à mourir… Pas un hasard si Libé a choisi cette photo, mais pas un hasard non plus si Blanquer a confié à des associations le soin de faire ce qu’elles voulaient et avec les intervenants qu’elles voulaient à nos enfants. Une façon d’imposer le voile, l’islam et un prétendu vivre ensemble. On comprend de mieux en mieux pourquoi Blanquer pense à supprimer les cours de l’après-midi, remplacés par des activités diverses et variées quoique non apprenantes, dirigées par des Mohamed et des Fatimas voilées. Elle est belle l’école de Macron.

Censé aider à rattraper le retard lié au confinement, le dispositif n’a concerné qu’un nombre limité d’élèves. Entre un corps enseignant déjà rudement sollicité par les cours à distance et des difficultés d’organisation, le grand projet du ministère est resté modeste.

Aucun bilan global du dispositif «Vacances apprenantes» n’a été publié à ce jour par le ministère de l’Education nationale. Mais si l’on se fie aux remontées de certaines académies que Libération a pu se procurer, le nombre d’élèves ayant bénéficié de cette mesure est relativement modeste. A l’échelle de l’académie de Dijon, 4 500 élèves sur les 180 000 potentiellement concernés par l’opération sont ainsi allés en classe en juillet. A Grenoble, 9 300 sur 415 000.

Au terme d’une année scolaire 2019-2020 chamboulée par deux mois de confinement, le ministère de l’Education nationale avait sorti fin juin le grand jeu : 200 millions d’euros pour organiser des «vacances apprenantes» au profit d’un million de jeunes, que ce soit en salle de classe revisitée, en centre de loisirs, ou en colo. L’objectif était de quintupler le nombre d’écoles ouvertes par rapport aux autres étés, pour accueillir 400 000 écoliers, collégiens et élèves de lycée professionnel, majoritairement dans les quartiers prioritaires. Le dispositif a reposé sur le volontariat, des encadrés comme des encadrants. «Les enseignants ont déjà beaucoup donné pendant les trois mois d’école à distance du fait du confinement. De mon côté, ça a été un non radical ! Et je vois que tous les directeurs de ma circonscription ont pensé la même chose»,relate une directrice d’école élémentaire de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Surf et voile

Et quand bien même les établissements ont été séduits par l’idée, ils n’ont pas toujours eu la possibilité et bénéficié des délais nécessaires pour l’appliquer. «Mon collège n’a pas eu le temps de tout organiser»,rapporte une professeure du Val-d’Oise. Impossible d’improviser en effet. Les établissements et les enseignants ont dû organiser des apprentissages qui sortent de l’ordinaire. Pas question de rester coincé derrière le pupitre comme dans un cours magistral. Dans une école du département du Nord par exemple, les enfants ont réalisé des saynètes sur la protection animale, l’alimentation ou encore les inégalités entre les femmes et les hommes. Résultat : «Mes trente élèves étaient enthousiastes et motivés», se réjouit leur institutrice. A l’autre bout de la France, dans son école bordelaise classée REP +, Vincent Maurin, le directeur, a misé sur le surf et la voile pour attirer les écoliers. Les élèves devaient ensuite tenir leur carnet de bord, manière d’approfondir en douce des compétences comme l’écriture, la lecture ou la recherche documentaire. «Les vacances apprenantes leur ont permis de passer du bon temps et de gagner en estime de soi», relate le directeur. Chacun a mis en place son programme : dans un lycée professionnel francilien, les apprentissages se sont structurés autour d’ateliers relatifs à la nutrition ou à la santé. Dans une école primaire de Nice, les élèves ont fait du théâtre, des sorties à la mer, des jeux… «On a eu le sentiment d’avoir droit à tout. Tous les projets étaient les bienvenus», se félicite Denis Olivier, un enseignant qui a participé au dispositif. Là encore, l’idée était d’aborder des apprentissages par le biais ludique.

«On les a perdus»

Mais il y a une ombre à ce tableau estival : les élèves décrocheurs, donc ceux qui avaient le plus besoin d’un soutien, n’ont pas toujours pris part à ces «vacances apprenantes». «Il est difficile de faire venir ceux qui ont le plus de difficultés ou n’ont pas les codes de l’école. Leurs familles se sentent éloignées de ce milieu normé, qui a des exigences qui ne leur sont pas familières», souligne le Bordelais Vincent Maurin. Il calcule que parmi les décrocheurs de son école, 10 % ne sont pas revenus pendant ces stages. Officiellement tourné vers les élèves les plus en difficulté, le dispositif «basé sur le volontariat creuse encore plus les inégalités», pointe Virginie Akliouat, institutrice et secrétaire départementale du SNUipp-FSU des Bouches-du-Rhône, syndicat majoritaire. Dans la commune de Salon-de-Provence où elle enseigne, sept établissements sont classés REP : «Ce sont les familles déjà motivées qui se sont inscrites !» constate-t-elle. «Comment imaginer que les parents qui ont décidé de ne pas remettre leurs enfants à l’école en juin, [après le déconfinement], allaient les envoyer cet été ? Ces élèves, on les a perdus», déplore, amer, Alain Talleu, cosecrétaire départemental du SNUipp-FSU du Nord.

Plus ludiques que les classes revisitées, les «colos apprenantes» avaient elles aussi pour objectif de combler en partie les apprentissages perdus pendant la crise sanitaire. Parmi les jeunes accueillis par l’entreprise privée de loisirs Vacademy dans ses trois sites (Pyrénées-Atlantiques, Gard, Essonne), 17 % (soit 160 enfants) étaient issus de quartiers prioritaires. L’entreprise s’était fixé un quota de 40 %, mais il n’a pas pu être atteint : le montage des dossiers et des financements n’a pas toujours pu être bouclé en temps voulu par les collectivités locales. Pour les jeunes qui ont pu partir, l’Etat et les communes ont pris en charge le coût de 700 euros de la colo apprenante sport et révisions à Anglet-Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), d’une durée de six jours. «Nous avons accueilli les enfants à des dates et endroits différents. C’est la beauté de la colo, éviter l’entre-soi»,souligne Belkacem Belarbi, directeur pédagogique de Vacademy.

Fanny Guyomar

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7 Commentaires

  1. Ma mère encore enseignante dans les années 90 se serait révoltée face à ces faits.

    Une fois grandi, c’est à mon tour de se révolter, et à se demander pourquoi elle ne se révolte plus. C’est de la sénilité ? Du nettoyage idéologique ? Peut-être tout cela à la fois. C’est effarant de voir que nos séniors ne sont plus depuis un moment les transmetteurs de nos valeurs. Et cela ne date pas d’aujourd’hui, du coup je crois de moins en moins à l’hypothèse d’une simple sénilité biologique.

    ça fait peur, mais je ne désespère pas, il est sûrement encore possible de former de jeunes résistants patriotes.

  2. Bonjour,
    Ils ont un bel avenir, nos jeunes FRANCAIS…
    Avec en prime l’apprentissage de l’arabe et le coran !!!

  3. ==================
    Comment «l’Europe actuelle, faite par les Français», nuit à l’économie française
    :::: https://sptnkne.ws/D3rs
    27.08.2020

    La France, grande perdante du libre-échange imposé par les traités européens? L’économiste David Cayla rappelle que c’est pourtant elle qui fut l’un des principaux architectes des accords commerciaux qui lui sont aujourd’hui si défavorables. Dans ce contexte, rompre le cycle infernal de la désindustrialisation ne sera pas aisé.

    L’Europe, paillasson d’un monde libre-échangiste?

    …/…

  4. Putain maintenant c’est l’envahisseur qui nous éduque. Mais ou va s’arrêter la connerie de ces crétins de collabos. Dehors la muzz, va éduquer les cafards en Afrique du nord. Nous on a de vrais instits, de vrais profs, pas besoin de bâcher. Foutez le camp. Quand on voit le QI des cafards, ça fout la trouille.
    Je vais vomir, de rage.

  5. Je plains ce petit blanc sur la photo. Le temps perdu ne se rattrape jamais.
    Puisqu’on parle de voilées, au simulacre de procès de Brenton Tarrant, on voit gesticluer un pieux musulman portant un pakoul, un chapeau afghan. Casquette de membre du club?
    Et que ça gueule aalahakbar et TAKBIR en pleine audience. En France les victimes de Nice, du bataclan etc ( la liste est très longue) on juste le droit de la fermer sous peine de se faire ficher S.
    Encore mon vieux dada le deux poids deux mesures, de plus en plus inutile de le souligner vu que c’est une véritable CONSTANTE de par le monde. Puisqu’ils sont partout.

  6. Le Français , le vrai Français est devenu très gentil! fût un temps il lui fallait bien moins que cela pour sortir les fourches !
    A l’école , on ferait mieux de leur apprendre à planter les patates et dire bonjour et merci , en Français cela va de soi .

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