« La France, pays historique d’immigration » et autres sornettes gauchistes (1)


« La France, pays historique d’immigration » et autres sornettes gauchistes (1)

Illustration : une vision tronquée ou faussée de l’immigration (extrait de l’atlas géopolitique « Autrement »)

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En ouvrant un atlas géopolitique, un livre d’histoire du secondaire ou bien un manuel de préparation aux concours des grandes écoles, on retrouve invariablement cette antienne éculée : « la France, pays historique d’immigration ».

Comme si notre pays ressemblait aux États-Unis et à son melting-pot.

Voilà une façon de modeler une nouvelle histoire de France, un nouveau mythe en fonction des fantasmes de l’idéologie gauchiste et immigrationniste du moment…

C’est que le marxisme culturel – notion « complotiste » paraît-il – a, depuis longtemps, gangrené l’enseignement des sciences humaines, l’université, les écoles de journalisme et de magistrature.

Or, ethniquement parlant, du XIe siècle à la seconde moitié du XIXe siècle, la France ne changea pas de physionomie.

Se construisant patiemment, par la volonté de ses rois et par l’agrandissement du domaine royal, avec ses provinces, ses langues ou patois, ses coutumes et traditions, le royaume n’était que temporairement traversé par la soldatesque normande, espagnole ou impériale. A peine pouvait-on entrevoir ici ou là une communauté juive ou lombarde et quelques anglais ou écossais venus s’installer dans nos contrées.

Et, auparavant, peut-on considérer les Grecs, Romains, Wisigoths, Bretons, Francs ou Normands comme les ancêtres de nos « migrants » actuels ? Des populations le plus souvent non-européennes, musulmanes et masculines, en flux continu, fuyant soit-disant la guerre mais, surtout, le chômage et la misère en rêvant de l’eldorado occidental.

Un scénario plus proche des « invasions barbares » hunniques ou des conquêtes arabes que de l’épopée américaine.

Enfin, si la France, au XXe siècle, devient progressivement un pays d’immigration, n’y-aurait-il pas lieu de différencier l’immigration européenne (Belges, Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais…) de l’extra-européenne (issue du Maghreb, d’Afrique noire, de Turquie puis maintenant de Somalie, d’Érythrée, d’Afghanistan…), autrement plus problématique ?

En ouvrant l’atlas géopolitique de la collection Autrement, au chapitre « Immigration et émigration », on devine l’idéologie sous-jacente de cet ouvrage « de référence » préparant aux concours des grandes écoles ou au CAPES.

De sa lecture, il en ressort que, finalement, l’immigration – peu importe son origine – s’avère un phénomène historiquement banal mais très positif, surtout après la guerre, puisqu’elle permet de « reconstruire la France ».

Rassemblant essentiellement, aujourd’hui, « famille et étudiants », elle constitue désormais la force vive et entreprenante d’une nation vieillissante.

Bref, l’auteur semble souscrire à l’esprit de la gauche Terra nova, à savoir que l’immigration est et a toujours été « une chance pour la France » (pour remplacer les classes populaires votant FN/RN ?)

L’immigration, un processus historique et urbain

« La France, pays historique d’immigration, connait un solde migratoire positif, avec des admissions aujourd’hui principalement pour motifs familiaux et d’études« 

« L’immigration vers la France est […] également liée à des recrutements de travail après la Seconde Guerre mondiale, depuis les colonies françaises, pour la reconstruction du pays […] les personnes immigrées ont constitué une force de travail majeure« 

« En termes d’emplois, les personnes étrangères étaient surreprésentées en 2017 parmi les ouvriers et les artisans, commerçants et chefs d’entreprise… »

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Pourtant, au vu des migrants s’entassant et se battant porte de la Chapelle ou dans la jungle de Calais, de l’entrisme turc, du trafic de stupéfiants des mafias marocaine ou albanaise, de la délinquance à majorité maghrébine et africaine subsaharienne allant de pair avec l’islamisation de territoires entiers soumis à la charia et au racisme antiblanc, on pourrait légitimement s’inquiéter des « bienfaits » de l’immigration.

Mais non voyons, il n’y a pas tant d’immigrés que ça en France et le Gaulois, réputé xénophobe, se fait du mouron pour rien ! D’ailleurs, la partie « immigration et émigration » de l’ouvrage ne comporte aucune estimation concernant le nombre d’irréguliers ou de « mineurs isolés ».

Car, malgré l’évidence d’un changement majeur dans la population française (prenons le métro parisien, visitons nos villes et banlieues ou comparons avec nos anciennes photos de classe), il semble que celle-ci reste immuable dans sa composition : pas plus de 6-7 % d’étrangers depuis 40 ans.

Il suffit de contempler ces deux cartes et de nous embrouiller avec les statistiques (gloubi-glouba sémantique à base de « personnes immigrées », « personnes étrangères », « étrangers nés en France », « immigrés naturalisés ») pour nous faire comprendre qu’il y a encore de la place en France…

On se demande d’ailleurs si l’on ne rêve pas en découvrant les îles islandaise, irlandaise ou chypriote noyées sous l’immigration. Et selon l’échelle, la France mesure 2000 km d’Ouest en Est, du Nord au Sud ! Donc, tout va bien, il y a encore de la place pour les nouvelles pépites maliennes ou afghanes.

 

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Bref, on ne saura jamais quelle est la part véritable de la population issue de l’immigration afro-arabo-musulmane et son évolution dans le temps. On ne connaîtra jamais le nombre exact de ceux  qui « posent problème » en terme d’intégration et qui reprochent désormais aux autochtones (ou au Français de cœur) leur mécréance et leur blanchité. Chez eux, dans leur propre pays à l’histoire plus que millénaire.

Sont-ils 7, 10, 12 millions ? Mystère… mais certains avancent des chiffres autrement plus dérangeants pour la doxa clamant que « l’invasion migratoire et le Grand remplacement n’existent pas » :  » Au total, immigrés et descendants directs d’au moins un immigré sont au nombre de 14 millions, soit 20,9 % de la population en 2018«  voire 26,6% pour « les personnes issues de l’immigration » (Wikipedia)

En même temps, les statistiques ethniques restent « interdites » (sauf pour montrer qu’il n’y a pas assez de diversité ici et là) et c’est bien pratique pour nier hypocritement la réalité du Grand remplacement.

Car pour l’Insee et nombre de démographes de gauche, il n’y a pas à séparer les Français de souche des Français d’origine étrangère : par exemple, dans les cités et malgré le rejet de plus en plus fort, de génération en génération, de la France, de la République et de ses habitants, « les jeunes “d’origine immigrée” n’existent pas » (formule à double sens de Gérard Noiriel).

Les rares personnalités mettant en lumière les aspects négatifs de l’immigration extra-européenne et les mensonges des sans-frontièristes, comme Michèle Tribalat (« La démographe adulée par le FN » selon l’Obs) risquent leur carrière et la mise à l’index par les médias subventionnés.

En tous cas, l’auteur du chapitre « Immigration et émigration » semble déplorer le « renforcement des contrôles au frontières » et précise, sans rire, que « l’immigration, en particulier issue des pays anciennement colonisés ou en guerre, est de plus en plus contrôlée ».

Et, c’est triste pour elles, les nationalités afghane, guinéenne et albanaise représentent 64% des demandes d’asile refusées. Mais l’auteur oublie de préciser le taux d’expulsion effective des personnes déboutées… On imagine que celles qui restent sur place, rarement inquiétées, obtiendront, un jour, leur régularisation puis la nationalité française, rejoignant la longue cohorte des Français de papiers.

Pour clore l’article, l’auteur décide de placer une carte au titre dramatique : « La frontière France / Italie : lieux de contrôles, d’enfermements et de refoulements ».

Avec, en rouge, les « méchants » (PAF, gendarmes et Identitaires ?), et en vert, les « gentils » (lieux d’accueil et initiatives d’hébergement; maraudes de secours, de nourriture et de soins) dont le passeur Cédric Herrou doit faire partie.

(détail)

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Ainsi va la course folle de la France, d’invasion en islamisation, de partition en déconstruction avec une certaine élite se plaisant à vider l’écheveau d’un assemblage ancien et complexe. Par idéologie, par haine de ses habitants (de futurs Natives à l’américaine ?), par haine de soi et par amour pour l’Autre, noir et musulman si possible, rêvant sans doute d’exotisme et de métissage salvateurs.

Des « bateaux entiers de beaux gosses » écrirait Virginie Despentes en parlant des migrants.

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Sarah Mekdjian est l’auteur de ce chapitre « immigration et émigration ». Il suffit, sur son site, de lire sa présentation en écriture inclusive puis de découvrir ses publications en novlangue gauchiste pour s’apercevoir que le marxisme culturel n’est pas « le fantasme préféré de l’extrême droite » (dixit Le Monde)

« Enseignante-chercheure au département de géographie sociale de l’UFR Arts et Sciences Humaines (Université Grenoble Alpes) et au laboratoire PACTE depuis septembre 2010.

Co-autrice du Bureau des dépositions, avec Mamadou Djouldé Baldé, Ben Moussa Bangoura, Aliou Diallo, Pathé Diallo, Mamy Kaba, Ousmane Kouyaté, Elhadj Sory Diakité, Sarah Mekdjian, Marie Moreau, Saâ Raphaël Moundekeno. Article du Monde, 19 février 2020, ici

Les pratiques de recherche et de création qui m’occupent sont coopératives. Elles s’élaborent à plusieurs et partent de l’égalité de l’intelligence de toutes et de tous, donc de n’importe qui. Il s’agit notamment de transformer, depuis l’égalité toujours déjà-là et à revérifier, la division du travail intellectuel, non-intellectuel, en lien avec la division citoyen.ne, étranger.e. »

Sarah Mekdjian (à droite)et son équipe, à Grenoble, le 14 juin 2019 (Simon Marini)

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Ces enseignants à la De Cock, préparant les étudiants au concours du CAPES, participant à des comités de thèse, rédigeant des manuels scolaires, règnent sur le monde universitaire et accaparent les postes influents. Il en est de même dans les grandes écoles et en école de journalisme ou de magistrature.

Dans ce monde-là, il n’y a sans doute plus de place pour les personnalités « déviantes » ou « mal-pensantes » : aujourd’hui, un Philippe de Villiers, un Jean Messiha ou un Florian Philippot pourraient-ils sortir diplômés de l’enseignement supérieur et réussir Sciences-Po ou l’ENA ? Ou Christine Tasin, son agrégation de français ?

Faudra-t-il, pour entrer dans une grande école ou finir leur cursus, que nos enfants taisent leurs convictions en récitant, au concours d’entrée, le prêchi-prêcha islamo-gaucho-immigrationniste d’enseignants idéologiquement formatés ?

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12 thoughts on “« La France, pays historique d’immigration » et autres sornettes gauchistes (1)

  1. AvatarMachinchose

    sur le Figaro, a propos du saltimbanque Teboune, président algérien

    https://www.lefigaro.fr/international/l-algerie-attend-des-excuses-de-la-france-pour-son-passe-colonial-20200705

    rien que 2500 commentaires!
    allez les consulter, ou du moins un chantillon

    2500 réponses qui redonnent espoir quand a la réaction de Français, non enregistrés dans un quelconque parti, qui s’ en branlent de l’ anti racisme, qui ne participent a aucune manif haineuse et spectaculaire

    2500 réponses outrées a ces paresseux algériens que le petit Marquis poudré a tenté de séduire en leur déclarant publiquement sa demande de pardon

    pauvre jeune homme qui ne savait pas qu avec ces ethnies, quand tu donne une main, c’est fichu, ils réclament le bras

    c’est vraiment jouissif de lire ce que pense cette France anonyme des « comvouzémoi »

    ces remplaceurs désastreux, paresseux,arrogants et a virer d’ urgence, commençons par supprimer leurs allocs de toutes sources, et ils redeviendront trés vite les loques qu ils ont toujours été,

    bonne lecture

    1. François des GrouxFrançois des Groux Post author

      Bonjour @machinchose

      J’ai lu une partie de ces commentaires. Il y a aussi un article dans Valeurs Actuelles. Même les commentaires du Parisien ou du Point, pourtant souvent sévèrement modérés, s’avèrent féroces.

      Le Tebboune en question parle de « 6 millions d’Algériens vivant en France », y-a-t-il des démographes pour le contredire ou bien est-il mieux informé qu’eux ?

      Et si c’est vrai, que font ces gens chez l’horrible colonisateur, raciste, islamophobe, xénophobe ?

      Pourquoi la Houria Bouteldja du PIR, fausse indigène, vraie colonisatrice racialiste antisémite, ne repart-elle pas au pays de ces ancêtres, lui qui s’est débarrassé des méchants Blancs et des vilains sionistes ?

      Cher Machinchose, je n’arriverai jamais à comprendre cette engeance binationale, sans amour-propre, qui ne rêve que d’Algérie en restant accrochée à la France comme un morpion sur son accueillante toison…

      Je ne suis pas forcément contre la binationalité (on peut aimer deux pays) mais il faut être logique : si l’on déteste la nation où l’on vit et qui vous fait vivre, on la quitte.

    2. AvatarChristophe L

      A mon avis le chiffre aujourd’hui serait plutôt celui de 20 millions d’extra européen car beaucoup de sud américains viennent par l’Espagne qui les naturalise à tour de bras, sans oublier les chinois bref .. c’est le monde entier qui déferle dans l’hexagone . Nous les autochtones on risque de finir comme les Amérindiens US parqués dans des réserves et cela dans le meilleur des cas.

  2. AvatarKarnyx

    Tout à fait d’accord, les migrations intra-européennes sont des migrations essentiellement « interceltiques », l’ensemble de l’Europe étant très majoritairement d’origine celtique.
    Les autres (Germains, Scythes, Ibères) sont des proches cousins.
    Les Européens ne sont pas des nomades mais des terriens, agriculteurs, éleveurs, sédentaires.
    Tous les urbains ont encore de la famille à la campagne ou y retournent pour retrouver leur racines.
    Celui qui se revendique « nomade » ne peut pas se revendiquer « européen ».

  3. AntiislamAntiislam

    Bonjour,

    1)Le démographe Dupâquier a démontré que la France n’était pas un pays d’immigration du tout et que sa population est restée totalement stable depuis les Grandes Invasions, il y a plus de 1500 ans, jusqu’aux années 70.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Dupâquier

    https://www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1996_num_51_6_6105

    2)L’ historien Lefeuvre a démontré que la population immigrée, au moment de la Reconstruction, constituait, familles comprises, moins de 2% de la population.

    https://livre.fnac.com/a2185881/Daniel-Lefeuvre-Pour-en-finir-avec-la-repentance-coloniale

    Voilà pour l’ « apport majeur » !

    Les immigrés, ne sont « venus » en France, que, dans les années 70, quand la faillite totale de leurs belles indépendances a été consommée, l’herbe étant (beaucoup) plus verte chez l’ignoble colonisateur.

    On se demande quand tous ces propagandistes de bas étages cesseront de nous bourrer le mou.

    1. François des GrouxFrançois des Groux Post author

      Jamais puisqu’il détiennent la haute main sur les médias, l’enseignement et l’édition.

      Certains – ils sont rares – osent contredire le mythe de la « France, pays historique d’immigration » : ce sera la suite, demain, de l’article. Et paradoxalement, c’est un Français d’origine étrangère qui l’explique.

      Personnellement et simplement, j’ose affirmer que pour la France, il y eut une immigration vite intégrée et non déstructurante laissant peu à peu la place à une immigration de remplacement ethnique, une immigration de combat et de conquête raciale et religieuse.

      Quel est l’objectif politique et le but final d’un tel choix : telle est ma question.

  4. AvatarGUIGNOLETGNAFRON

    Je trouve que ce débat sur l’immigration en France est mal posé ? Pourquoi ne pas se comporter comme les vrais pays arabes (Golfe Persique) On vient chez eux avec un contrat de travail préalable sinon on ne rentre pas et quand le contrat de travail est terminé on repart dans son pays d’origine et tout cela est protecteur des habitants d’origine

  5. Marcher sur des OeufsMarcher sur des Oeufs

    Gabrielle Cluzel, Charles Gave : La France fracturée : verrouillée d’un côté – redoutée de l’autre.
    Nouvel entretien pour l’Institut des Libertés et Boulevard Voltaire en présence de Charles Gave, Gabrielle Cluzel et Verlaine Djeni.
    :::: https://www.youtube.com./watch?v=Lm5KQvaiiRI

    ______________________
    Il me semble que ce garçon, Verlaine Djeni, parcourait la banlieue, faisant es « cafés » avec Jordan Bardella lors de la campagne électorale présidentielle 2017.

  6. Avatarpier

    La FRANCE de 2020, n est plus la FRANCE de 1960
    faut pas longtemps pour détruire une nation et une civilisation

  7. Claude LaurentClaude Laurent

    Merci François des Groux pour cet article très intéressant, à conserver comme arguments contre le mensonge de la bien-pensance.

    AU paragraphe « Sont-ils 7, 10, 12 millions ? » vous citez les millions d’étrangers . Déjà la semaine dernière, le Président Algériens déclarait 6 millions d’Algériens en France ce qui confirme les chiffres « dérangeants ».

    Autre argument contre la France pays d’immigration; la France fut un pays principalement agricole, logiquement un paysan déménage « rarement avec sa ferme et son bétail ».

  8. Avatarbm77

    Je suis sûr que le scénario que vous décrivez ,François des groux, est déjà d’actualité . Il suffit de faire le fayot ou de la lèche à l’idéologie gauchiste , immigrationiste , sans frontièristeet remplaciste ou islamo compatible pour avoir des postes dans certaines administrations ou encore de pouvoir obtenir un rôle dans le théâtre ou le cinéma et certains diplômes dans certaines grandes écoles . Ce sera le nouveau sésame. Une société de faux semblants fait une société d’hypocrites et de gens incapables de prendre des décisions ou leur responsabilité .

  9. AvatarDorylée

     » les personnes immigrées ont constitué une force de travail majeure… » Quel genre de travail ? Occuper les terrasses de cafés halal où les femmes sont interdites ? Glander dans le hall d’entrée du nouvel hôpital de Marseille…. https://youtu.be/bb2s8zxxfbk

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