7 juin 1962 : Dovecar et Piegts tombent sous le feu du peloton, en criant : « Vive l’Algérie Française » ; « Vive la Légion »


7 juin 1962 : Dovecar et Piegts tombent sous le feu du peloton, en criant : « Vive l’Algérie Française » ; « Vive la Légion »

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7 JUIN 1962 – FORT DU TROU D’ENFER

Leur marche à la mort aura duré 37 minutes.

4h.12 : une salve en forêt de Marly.

Dovecar et Piegts tombent sous le feu du peloton, en criant : « Vive l’Algérie Française » ; « Vive la Légion ».

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.Le 25 Avril 1961, Albert Dovecar déserte. Pour lui, ce n’est pas une désertion. Il le dira lors de son procès : « Si j’avais déserté, j’aurais quitté l’Algérie pour retrouver ma famille en Autriche. J’ai continué le combat sous une autre forme afin que mes Camarades ne soient pas morts pour rien, afin que les Français d’Algérie restent chez eux, en France ! ».
Il rejoint son ami respecté, le Lieutenant Degueldre, qui lui aussi a rejoint les Résistants à la lâcheté gaulliste.

Il intègre les commandos Delta de l’OAS sous les ordres du lieutenant Roger Degueldre. Chef de ce commando, il participe à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury (31 mai 1961) et est condamné avec Claude Piegts. Recherché, il est appréhendé boulevard Marcel Duclos à Alger, avec cinq de ses compagnons, le 11 octobre, au PC de Degueldre. Sa fiancée Michelle Gomez est également arrêtée et sévèrement violentée, enceinte elle perdra l’enfant d’Albert Dovecar.

Transféré en Métropole, Albert va être jugé par un « tribunal » d’exception. La sentence est connue d’avance : De gaulle Charles dicte ses ordres aux « juges » : c’est la mort en compagnie de son compagnon d’infortune – innocent – Claude Piegts !

La mère d’Albert tente toutes les démarches possibles pour faire annuler l’horrible diktat du général de Geôle. En vain !  Elle effectue alors une dernière tentative, auprès de son Ambassade cette fois, qui transmettra sa requête au Chancelier d’Autriche. Ce dernier profite d’une visite en France pour intervenir auprès du Garde des Sceaux, Jean Foyer, qui lui déclare : « C’est tout à fait impossible. Albert Dovecar n’est plus Autrichien. Il vient d’obtenir la nationalité française ! ». Le Commandant Ollié responsable du SMOLE (Service Moral de la Légion Etrangère.) en aura confirmation de la bouche du Conseiller prés de l’Ambassade d’Autriche, Monsieur Eiseberg ; la naturalisation française sera officialisée avant l’assassinat de Dovecar !!!

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LE CALVAIRE DE DEUX HEROS

En ce jour du 4 Juin 1962, Albert DOVECAR vit sa 66ème journée de condamné à mort.

Il  la passe comme les autres, écrivant à sa fiancée, à ses amis, écoutant  la radio, lisant le journal… Ainsi  dit-il, les journées s’écoulent plus vite .

Bien que parfaitement  lucide sur sa situation, Albert DOVECAR conserve  un peu d’espoir.

Pourtant, aujourd’hui, son sort vient d’être scellé.        

La Cour de Cassation vient de rejeter sa demande en révision de son procès ainsi que celles de Claude PIEGTS et Edmond JOUHAUD.        

Le sort de ces hommes est désormais entre les mains du Président de la République.

6 Juin 1962. En compagnie de son compagnon d’arme, Claude PIEGTS , Albert DOVECAR   vit sa dernière journée à la prison de Fresnes. Et le soir venu c’est  sans appréhension qu’il se couche  et s’endort dans sa cellule éclairée. 

Tandis que le Sergent  DOVECAR dort profondément , plusieurs centaines de policiers et de gendarmes prennent leur service au milieu de la nuit.          

Des inspecteurs de la Sûreté  Nationale se rendent chez les avocats de DOVECAR et de PIEGTS.    

Tous les cent mètres un CRS ou un gendarme mobile est déposé  sur la chaussée afin de jalonner les 27 kilomètres des routes  nationale 187 et départementale 7 qui séparent  la prison de Fresnes du Fort du Trou d’Enfer .

Chaque carrefour est neutralisé par un gradé et sa brigade.            

Sur la Nationale 186 qui longe les murs de la prison de Fresnes d’autres gardiens de la paix prennent position.             

Le long des trottoirs, pare-chocs contre pare-chocs, des camions sont alignés. De puissants projecteurs balaient les bâtiments et le ciel.             

Devant le portail qui est ouvert, des véhicules de commandement de la Police Nationale et de la Gendarmerie stationnent.              

 Malgré le secret de l’opération – le dispositif n’a été dévoilé qu’à 2 heures du matin – l’intervention d’un commando O.A.S est redouté et le bouclage impressionnant mis en place ne rassure que partiellement les forces de l’ordre.

Il est environ  2 h 30 lorsqu’un important cortège de voitures pénètre à l’intérieur de la prison.

Des automobiles descendent les avocats, les magistrats et des officiers  de l’armée.               

Brièvement le Directeur de la prison les accueille.              

En silence, le groupe se dirige vers le quartier des condamnés à mort.               

Dans le dernier couloir où s’engage le cortège, quatre cellules sont gardées par des gendarmes en armes. Trois d’entre elles sont éclairées. Celles d’Albert DOVECAR, celle de  Claude PIEGTS   et celle du Général JOUHAUD. 

L’atmosphère est lourde, oppressante.

Dans l’obscurité de la quatrième dort le Général SALAN.

Albert DOVECAR dort lui aussi profondément.                

Le cortège s’arrête devant sa cellule. On a décidé que c’est lui qui sera réveillé le premier.                 

Bobby n’entend même pas la clé que l’on a introduite dans la serrure ni le mécanisme d’ouverture qu’elle actionne. Ce bruit est  devenu tellement familier…                 

On le distingue parfaitement à la lumière de la lampe tamisée. Il dort, couché en chien de fusil, tourné vers le mur, vêtu d’un pyjama bleu de l’administration pénitentiaire.                 

La lumière est maintenant allumée, irradiant  totalement la pièce . Contre toute attente, le sergent Dovecar ne se réveille pas ; à tel point que le Procureur embarrassé est obligé de saisir Bobby par l’épaule  et de le secouer délicatement.                 

Il est loin le temps où la  moindre brise, le plus imperceptible hurlement de chacal mettait en éveil le Sergent Dovecar.                 

« Réveillez-vous ! Soyez courageux ! » lui souffle le Procureur.                  

Il faut insister. Dovecar se tourne alors et appuyé sur son coude, il reste sans réaction. Alors, comme à son habitude, il se frotte les yeux avec le dos de ses mains. Il  regarde le Procureur. Il ne reconnaît pas celui qui a demandé sa mort il y a deux mois.  Puis il découvre le visage de son avocat et réalise aussitôt ce qui va se passer .

On appréhende sa réaction. Il se lève prestement avec sérénité. Déjà un surveillant s’approche en lui tendant des habits civils.                

Il les écarte aussitôt. C’est un soldat et il partira en soldat.                

Alors le sergent DOVECAR récupère sa tenue camouflée pour livrer son dernier combat.                 

En laçant ses rangers, à quoi pense-t-il ? A tous ces matins qui précédaient les départ en opération  et où la journée commençait par ces mêmes gestes.                 

Où alors pense-t-il à l’Adjudant STUWE, au Colonel JEANPIERRE,  à tous ses camarades de régiment tombés en Algérie et qu’il va désormais rejoindre.                   

Peut-être est-il en train de prier et de demander à Dieu de lui donner la force et le courage pour affronter cette ultime épreuve, comme il le faisait  avant chaque combat.

Il  boucle son ceinturon  et ajuste ses décorations sous le regard des officiels présents dans la cellule.                 

Il aurait tellement voulu accrocher la médaille militaire qu’il était en droit d’attendre légitimement avec ses trois citations.                  

Il se passe  un peu d’eau sur le visage et se coiffe avec application.                   

Enfin, il s’attache un foulard vert du 1er REP autour du cou et se coiffe de son béret vert.                 

L’aumônier s’approche alors de lui. Ils s’entretiennent tranquillement tous les deux. Albert DOVECAR est calme, même souriant. Il ne crâne pas. Non,  il est serein.                 

L’entretien terminé, il récupère un paquet de lettres qui sont destinées à sa mère Karoline.

En les déposant dans les mains du Directeur de la prison de Fresnes il lui dit : « Vous les remettrez à ma mère ».

Cette mère qui était venu du fin fond de l’Autriche et qui n’avait pas eu l’autorisation d’embrasser son fils.                 

Madame DOVECAR n’ouvrira et ne lira la dernière lettre de son fils que trente après.                  

Le sergent DOVECAR remet à son avocat un dossier qu’il avait constitué durant sa détention, dans l’espoir d’obtenir le droit de se marier avec sa fiancée algéroise.

«Vous les transmettrez à Mademoiselle GOMEZ».

Celle–ci, elle-même détenue, se trouve à la prison de la Petite Roquette.                  

« Ces papiers sont désormais inutiles » dit-il, en plaçant  à l’intérieur de sa veste de combat la photo de sa fiancée qu’il a retirée d’un cadre en cuir vert.                    

Pendant ce temps, dans la cellule voisine, le même cérémonial se déroule.                    

Claude PIEGTS est à son tour réveillé. Passé un bref instant de panique, le jeune homme se ressaisit.

Après s’être habillé, il sort dans le couloir où il retrouve DOVECAR. Les deux hommes s’étreignent devant l’assemblée silencieuse.                     

Afin de ne pas réveiller le Général JOUHAUD qui lui aussi attend son exécution, PIEGTS demande à ce que l’on ne fasse pas de bruit.                      

Et c’est dans le plus grand silence que les deux condamnés et leur escorte quittent leur division pour se rendre au greffe.                    

On leur sert du vin chaud. Seul DOVECAR accepte et boit une simple gorgée.                        

Les deux hommes signent leur levée d’écrou.  

On les menotte et toujours dans un grand silence, DOVECAR et PIEGTS  sont dirigés vers les fourgons cellulaires garés dans la cour intérieure de la prison.                      

Les deux hommes sont séparés. Chacun monte dans un véhicule, accompagné par un aumônier.

On a décidé de les fusiller à 27  kilomètres de leur lieu de rétention. Leur marche vers la mort va durer 37 minutes.                       

Un avocat dira : « Nous ne savions pas alors où se trouvait le lieu de l’exécution . Je dois  regretter au passage qu’on l’ait choisi aussi éloigné de Fresnes. Le voyage a duré quarante minutes, que les deux condamnés ont passés courageusement en prière . »

Il est exactement  3 h 35 lorsque le convoi franchit le portail de la prison de Fresnes  et prend immédiatement la direction de Versailles.                       

Le convoi est précédé par un peloton de gendarmes motocyclistes,  progressant en formation en V.                         

Tout de suite  après les motards plusieurs voitures de police suivent, encadrant trois fourgons cellulaires.                         

Pour fermer la marche, une dizaine de voitures transportent les avocats, les magistrats et des officiers de l’armée.                         

En queue de convoi plusieurs  véhicules de la gendarmerie avec des hommes en armes  bouclent le dispositif, suivis  immédiatement par un corbillard et encore une vingtaine de motocyclistes.                           

Tandis que le convoi progresse à vive allure dans la nuit sur un itinéraire dégagé de tout véhicule, Bobby s’entretient avec l’aumônier.                           

Le convoi longe le parc de Sceaux, le terrain de Villacoublay, puis roule vers Saint-Cyr-l’Ecole , traverse la forêt de Marly et empruntant enfin une allée immense, entre dans le fort militaire du Trou d’Enfer.                          

Là aussi le dispositif de sécurité est impressionnant. Deux escadrons de gendarmerie sont déployés. Des dizaines de gendarmes, l’arme au pied, leurs MAT 49 en bandoulière, quadrillent les abords du site.                        

 Lorsque le long cortège des véhicules s’immobilise dans la cour du dépôt de l’armée de terre, l’aube pointe déjà depuis plusieurs minutes.                        

Albert DOVECAR et Claude PIEGTS descendent de leur fourgon respectif  pour apercevoir aussitôt les deux pelotons  d’exécution,  composés chacun de douze hommes. Quatre sergents, quatre caporaux-chefs et quatre soldats, dont un au moins, a perçu une arme chargée à blanc.                        

En treillis, casqués, sans aucun signe distinctif, ils attendent depuis déjà de longues minutes devant deux poteaux plantés devant un talus.                          

La gorge serrée, le Sergent DOVECAR et Claude PIEGTS  sont amenés au fond de la cour où on les attache chacun à un poteau.                     

Ils ont refusé tous les deux qu’on leur bande les yeux.                        

Un adjudant commande alors l’ouverture du feu.                          

Claude PIEGTS crie « Visez au cœur » puis « Vive l’Algérie Française » tandis que ses mains se crispent sur un chapelet.                          

Albert DOVECAR lance « Vive l’Autriche…Vive la Légion »                          

Il est 4 h 12 quand les deux salves simultanées déchirent le silence du matin. Les corps des deux jeunes suppliciés s’affaissent, retenus par la corde qui les maintient à leur poteau.                            

Il sont détachés … puis c’est le coup de grâce.                          

 Le sang se perd dans la rosée ; sur le foulard vert de Bobby déjà rougi se détache en lettres noires la devise célèbre depuis Zéralda :   

« On ne peut demander à un soldat de se parjurer ».                          

Un médecin militaire constate la mort.                         

Les deux aumôniers, à genoux devant les dépouilles des deux jeunes hommes, prient.                          

Après une dernière bénédiction, les deux corps sont mis en bière et les cercueils sont déposés dans un corbillard  dont les rideaux noirs ont été baissés.                          

Un nouveau convoi est formé ; il est désormais constitué par quelques véhicules seulement.                             

Il quitte le fort du Trou d’Enfer en passant devant les soldats qui présentent les armes.                            

Par la route de Versailles, le cortège se rend au cimetière de Thiais.                            

A 5 h 30, Albert DOVECAR et Claude PIEGTS sont mis en terre, l’un à côté de l’autre, au carré  numéro 8, celui des suppliciés .                             

A 5 h 40, tout est terminé.                          

En ce jour du 7 juin 1962, les commandos DELTA intensifient leur politique de la terre brûlée…                             

Après avoir obtenu le rapatriement de son corps en Autriche, la famille d’Albert DOVECAR procèdera  à son inhumation définitive  le 12 Juillet 1962 au cimetière Saint-Pierre de GRAZ, carré numéro 8.

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Regis Guillem

Auteur de "Et la Levêche souffla sur l'Oranie", membre actif malgré son jeune âge de l'O.A.S, il a cru à l'Algérie française qu'il aimait de toute son âme.


23 thoughts on “7 juin 1962 : Dovecar et Piegts tombent sous le feu du peloton, en criant : « Vive l’Algérie Française » ; « Vive la Légion »

  1. AvatarGillic

    Si ces valeureux soldats de l’OAS avait gagné leur combat, le pays ne serait pas dans l’ état où il se trouve actuellement !! Paix à leur Âme !!!

  2. ConanConan

    Merci Régis pour cette triste commémoration.
    Si l’on employait les mêmes moyens avec les fous de dieu qui ont massacré des centaines d’innocents en France, la ferveur religieuse des candidats au terrorisme musulman s’émousserait sensiblement…
    Hé oui, curieux pays qui approuva l’exécution de ses meilleurs fils, tandis qu’une poseuse de bombes du FLN auteur de la mort de 4 personnes et de 37 blessés, danièle minne, puis djamila amrane minne , optant pour la nationalité algérienne, n’hésita pas à accepter, en 1999 à l’université de Toulouse Le Mirail, un poste de professeur d’histoire, avec pour spécialité, l’histoire de la décolonisation (!!!!) …

    A noter, entre autres aussi la nomination de georges boudarel, militant communiste criminel de guerre, ex commissaire politique des viets, ayant pratiqué la torture sur des soldats français, comme maître de conférences à l’université de Paris VII, puis « chercheur au CNRS » sur l’histoire du Vietnam !!!
    Avec des monstres pareils nos enfants ont été bien instruits !!!!……

    Autre niouze co-allahborationniste : le récent décès de mohamed arezki boudaoud dit « si mansour »– chef FLN, collecteur d’armes et d’explosifs qui ont déchiqueté bien des nôtres– non pas dans un hôpital de son bled, mais dans les draps blancs d’un hôpital parisien… Il sera quand même inhumé en Algérie …
    Warrlâ ! Y’a bon vozimpôts !!….
    J’en passe et des meilleures, on ne nous dit pas tout … Les « valeureux djounouds » ne percevraient-ils pas aussi une pension de guerre de la part de la France ?

  3. AvatarMachinchose

    période terrible ou les fils deFrance s’ entretuèrent a cause d’ un insupportable vieillard ( il lui a manqué une Léonarda ou un Traoré ) qui, seul, a décidé de l’ arrêt de mort des deux braves

    Jouhaud fut condamné a mort (pour la forme) puis gracié par de Gaulle – on ne s’ entretue pas entre genéraux – ça fait partie de la devise republicaine « Egalité  »

    quelques mois plus tard, a AIX EN PROVENCE était assassiné le commandant Joseph Kubaziak, ex patron par intérim de la base aérienne de Blida, demeuré fidèle a l’ ordre de la République

    son fils Michel était en classe de quatrième avec moi au lycée Carnot de Tunis nous étions assez amis pour que la famille Kubaziak assiste a ma bar mitzva

    j’ ai appris la fin tragique du Commandant il y a seulement une huitaine d’ années
    il fut exécuté par les nostalgiques du camp d’ en face

    j’ ai toujours sur mon bureau l’ encrier et le tampon buvard qui me furent offerts, il y a 68 ans avec le coupe papier assorti

    si Michel ou sa soeur Laure nous lisent ?? …………

    Fins tragiques d’ un Yougoslave et un Polonais d’ origines et au service de la France

    et tout ça parce que l’ ennemi ne sait pas que c ‘est lui l’ ennemi et pas nous

    «  » » » » » » »citation d’ un humoriste vrai, rien a voir avec ces fruits de fond de cageots comme les Sy ou autres Deux bouzes, et Bellatar

    au titre du Grand Reniement par les Français abatardis et oublieux volontaires de leur culture

    je viens de penser a une Barbara, une Piaf , une Greco, et a une Camélidée de descendance algérienne dont on parle trop en ce moment

    la nullité et sa reconnaissance ça fait aussi partie du GRAND REMPLACEMENT

    1. MoktarMoktar

      Tout d’abord UN GRAND MERCI à Christine qui permet en diffusant ces articles d’apporter un éclairage sur un passé douloureux de Français qui pour certains la plaie s’est refermée mais la cicatrice, elle, est toujours bien présente.
      @Machinchose; 2 goal a gracié le Général Edmond Jouhaud sous pression du Président du Tribunal qui donnait sa démission et sous celle de Pompidou.
      Sans ces interventions 2 goal aurait applaudi l’exécution de Jouhaud et celle de Salan; Jouhaud parce qu’il était Français d’Algérie et que 2 Goal avait la haine de ceux-ci. Pourquoi? parce que dans leur majorité ils étaient pour Giraud et pour Pétain.
      Je ne souhaite pas entrer dans une polémique stérile mais cher camarade tu exprimes ou tout au moins déforme certains faits.
      Le commandant Kubaziak n’a pas été assassiné: il a été exécuté..nuance; n’oublions pas que nous étions en temps de guerre.
      Il n’a pas été exécuté par des « nostalgiques » mais par des combattants au même titre que les résistants de 40.
      Aujourd’hui Machinchose les Français seraient bien contents d’avoir ces « nostalgiques » pour défendre le drapeau qu’eux-mêmes ne sont pas capables de faire.
      Cela étant et avant de porter jugement sur telle ou telle action il faut avoir vécu les évènements.

  4. AvatarD. Leclerc

    Moi je n’oublie pas tous les soldats du contingent tombé sous les balles de l’OAS, en particulier lors de l’embuscade de Ba belle oued

  5. MoktarMoktar

    D.Leclerc: C’est bien ce que je disais dans une précédente intervention; les gens parlent et ne connaissent rien ou déforment. Et vous mon cher Leclerc vous affirmez des mensonges (je ne dis pas contre-vérités..je dis mensonges).
    Pourquoi?
    1/ Il n’y a jamais eu d’embuscade à Bab el Oued.
    2/ Il n’y a pas eu comme vous voudriez le faire croire des multitudes de soldats du contingent tombés sous les balles de l’OAS.
    Voici les faits très succincts car si vous voulez que l’on évoque les saloperies des gardes mobiles je puis le faire en vous faisant transmettre la réalité des faits.
    Voici les faits réels, vérifiables et les raisons de cet incident.
    Le 19 mars 1962 sont signés les accords « déviants » qui concluent à l’indépendance de l’Algérie malgré toutes les promesses de 2 goal.
    Le vendredi 23 dès l’aube, des équipes de l’O.A.S. armées et porteuses de brassards édifient des barrages à l’entrée de Bab-el-Oued.
    Les soldats français qui tentent de patrouiller sont désarmés.
    Il n’y a pas de fraternisation avec les commandos, mais les éléments militaires du secteur paraissent vouloir jouer la neutralité.
    l’Armée Secrète peut penser que son plan de créer à Bab El oued une algérie française libre est en train de se réaliser .
    Hélas ! A dix heures, le premier rouage d’un engrenage tragique se met en place.
    A cette heure-là, Place Desaix, un camion militaire arrive et dérape sur la chaussée rendue glissante par des jets d’huile.
    Les ordres donnés à l’OAS sont clairs: ne pas tirer sur les militaires français, mais les désarmer.
    Malheureusement, ceux-là, des appelés du train, ne veulent pas donner leurs armes. Parmi eux, un soldat musulman prend peur. (Dans ce quartier où les attentats systématiques ont fait fuir tous les autochtones, la panique le saisit.)
    Un claquement de culasse se fait entendre suivi de tirs.
    (si vous avez fait l’armée vous devriez savoir ce que signifie un claquement de culasse)
    L’OAS riposte.
    7 soldats sont tués et 8 blessés ; Côté OAS et civils on dénombre 18 tués dont une fillette de 10 ans et 45 blessés.
    Je vous fais grâce de l’offensive qui a suivi: chars, aviation, déportation de plus de 3000 personnes.
    Alors voyez-vous cher « ami » il faut arrêter une bonne fois pour toute de raconter n’importe quoi.
    Et si vous évoquez les relations entre soldats du contingent et population, vous seriez surpris de savoir que l’O.A.S. AVAIT EXIGE de la population Européenne de recevoir tous les week-end les soldats du contingent.
    Cela cher ami il faut le dire et non le masquer.
    Je suis désolé si je m’emporte mais lorsque l’on vit pendant plus d’un demi-siècle mensonges et déformations, le vas déborde; surtout lorsque c’est relaté par des gens qui ne connaissent rien.
    Cela étant je vous salue.

  6. AvatarMachinchose

    «  » »Aix-en-Provence 1962. Alors que la Guerre d’Algérie vient de se terminer, le commandant Joseph K. est sauvagement assassiné. Lors du putsch d’Alger d’avril 1961, il n’a pas cédé aux généraux félons, contribuant ainsi à l’échec du coup d’État d’extrême droite qui se préparait… Lui a-t-on fait payer ? Une histoire vraie, racontée par Roger Martin, spécialiste de l’extrême droite… »

    xxxxx

    http://www.micheldandelot1.com/roger-martin-l-honneur-perdu-du-commandant-k-ils-l-ont-poignarde-et-ac-a127668952

  7. MoktarMoktar

    @Machinchose; Ah bon une référence; Dandelot communiste notoire; une histoire vraie. Ah bien cher camarade (expression chère aux communistes) si tes références sont Dandelot alors pardon du peu. J’abdique. Quant à Roger Martin spécialiste de l’Extrême droite! Vois-tu Machinchose il faudra franchement que tu revois tes références.
    Cela étant les « généraux félons » comme tu les nommes étaient les plus grands soldats de l’Empire; jusqu’à présent aucun autre soldat les égale au niveau de leurs décorations.
    Par ailleurs j’apporte à ta connaissance que l’OAS n’a JAMAIS été d’extrême droite; plus de 50% de ses membres étaient des membres de partis de gauche et plus particulièrement du PCA (Parti Communiste Algérien).
    Enfin tu devrais regretter que le putsch ait échoué car s’il avait réussi, la France aujourd’hui ne serait pas en danger de mort. Et tu serais sans doute bien content que des gens d’Extrême droite se dressent pour sauver le pays.
    Tu vois Machin.il y a nombre de choses que tu ignores..ou que tu veux ignorer. Mais déjà je peux te l’affirmer tu te discrédites totalement en ayant pris cette référence et je vais éclairer ta lanterne sur ce Dandelot appuyé d’ailleurs par un autre rouge du nom de Pouillot qui fait l’éloge encore aujourd’hui du FLN. Je conclue et je me mets à ton entière disposition pour t’apporter des éclaircissements sur tout sujet dont tu aurais ignorance.
    Comme as-dit le Lieutenant Roger Degueldre en évoquant le président du tribunal qui l’avait condamné: je ne leur en veux pas: je les plains. Encore un héros qui n’a pas son pareil.

    1. AvatarMachinchose

      bon!

      Moktar, tu me les brise trés menu

      allez ciao! je t ‘ai fait trop d’ honneur en te répondant, c’est terminé

      RR n’ est pas un ring ou des commentateurs doivent en affronter d’ autres reste a ta place et respecte l’ autre si tu veux etre respecté

      1. Christine TasinChristine Tasin

        Je pense en effet que vos échanges ont été très intéressants et ont permis à nos lecteurs de comprendre et de connaître beaucoup de choses, mais quand on en arrive aux insultes il faut arrêter. RR n’est pas un ring en effet.
        Je pense que la meilleure solution est que vous vous ignoriez tous les deux réciproquement, point barre.

      1. AntiislamAntiislam

        Bonjour,

        Et vous êtes fier de vous ?

        En 1962, on pouvait encore vous suivre.

        Mais dès l’été 1962, les chefs FLN immigraient en masse en … France (Yves Lacoste).

        Puis, par la suite, dès 1970, les Algériens ont commencé a fuir, en masse aussi, leur pays tombé, sous la coupe des islamo-mafieux du FLN, bien souvent pour la France.

        Vous allez me dire ce que ce n’est plus votre problème.

        Oui, mais de nouveau c’est le nôtre, nous les Français.

        Même un ultra-gaucho comme Didier Daenincks est obligé de fuir sa ville natale d’Aubervilliers.

        Votre bilan est désastreux aux yeux de l’Histoire : oui pas de quoi être fier et de plastronner comme vous le faites.

        PS: Inutile de répondre, je mettrai votre réponse à la poubelle.

        (Le modérateur).

  8. AvatarSabrauclair

    « Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. »
    Commandant Hélie Denoix de St Marc, ancien résistant et ancien déporté dans les camps Viets.

    Ces hommes suivirent la devise de la légion à la lettre: « Honneur, fidélité »

    C’est notamment en souvenir de ces grands hommes pour qui la vie comptait moins que le sens qu’on lui donne que je fis graver sur mon sabre d’officier « Potius mori quam foedari » (plutôt la mort que le déshonneur).

  9. MoktarMoktar

    @sabrauclair. Merci de ce rappel qui permet de juger (pour autant que l’on en ai le droit) la valeur de ces hommes..de tous ces hommes qui ont passé leur vie à défendre les couleurs de cette France.: »NEC PLURIBUS IMPAR « 

  10. ConanConan

    Bonjour ami machinchose
    Le classement à l’extrême droite de cette résistance armée est un dysphémisme. Il n’y a qu’à voir le parcours par exemple de Saint Marc, de Sergent, de Degueldre, de Château-Jobert, Masselot et de bien d’autres.
    Le quartier populaire de Bab el Oued d’où une bonne partie des « Delta » provenait était plutôt d’obédience communiste, comme celui de Belcourt où vécut l’enfant pauvre Albert Camus.
    Mais quand on est mis au pied du mur et que le moment vient de choisir entre « la valise et le cercueil », on fait fi des appartenances politiques et des idéologies. La vraie vie elle est comme ça et peu m’importe que s’auto-défendre pour survivre puisse être classée d’extrème droâte ou d »‘extrême zboub par les observateurs…
    Il est certain que le traitement de cette fin de guerre a été un gâchis extrêmement douloureux, notamment pour le Cdt Kubaziak et sa famille …Et alors que dire de la centaine de milliers de Harkis désarmés et abandonnés aux égorgeurs, avec leur famille ! Des milliers d’oranais égorgés, aussi en famille, sous les fenêtres de nos casernes !
    Pas d’ennemis chez les patriotes ! Stop avec la diabolisation d’extrême droâte qui est aujourd’hui plus qu’obsolète !

  11. MoktarMoktar

    @Machinchose; @Christine;
    J’ai relu tous mes propos: il n’y a aucune insulte à l’encontre de Machin; en revanche pour ce qui le concerne sa dernière intervention – en d’autres circonstances – m’aurait fait réagir bien différemment; MAIS c’est par égard pour Christine et RR que j’ai encore eu des propos modérés.
    La confrontation je ne l’ai pas cherché; mais je ne puis accepter de quiconque des mensonges et des contre-vérités.
    Lorsque l’on prend en références des propos de communistes notoires tels Dandelot et Pouillot on n’est plus crédible car tout le monde sait que les communistes ont été des porteurs de valises et ont contribué à l’assassinat de soldats du contingent.
    Pour conclure: il y a dans ce genre d’article un élément fondamental. C’est que plus d’un demi-siècle après que 2 goal ait vendu l’Algérie (ou plutôt fait cadeau) il se trouve encore des individus qui sont encore sous le joug de l’intoxication.
    Tu vois Machin…toi tu ne me les brises pas (pour reprendre ton expression) mais je te plains de tout coeur.

    1. Christine TasinChristine Tasin

      Moktar je vous apprécie autant l’un que l’autre, Machin chose et toi, vous êtes des amis de coeur même si on ne s’est jamais rencontrés. J’ai la tête sous l’eau en ce moment, trop de travail, trop d’actu.. je ne connnaissais pas quant à moi ces 2 héros. Chacun d’entre vous a dit ce qu’il avait à dire, aux lecteurs d’approfondir. Pour moi, je sais qu’il y a des communistes qui ont été des pourris et d’autres qui ont été d’authentiques héros. Point barre. gardons-nous des étiquettes… Je vous ai demandé de faire cesser ce débat qui n’intéresse que vous deux. Merci

  12. AvatarDorylée

    Nous verrons bien quand notre tour arrivera, car il va arriver, qui résistera et qui se soumettra à la racaille.  » L’alternative existe entre un destin imposé, celui de la soumission et un destin choisit, la RÉSISTANCE. La guerre est revenue sur notre territoire. Elle sera longue et insidieuse mais elle est propice à la réflexion sur CE QUE NOUS SOMMES DÉCIDÉS À FAIRE OU PAS.  » Général Baptiste – Délégué national de l’Ordre de la Libération – 06/09/2017 –

    1. MoktarMoktar

      @Dorylée; Comme vous le dites et l’écrivez: « Nous verrons bien qui résistera ». Plus que vous-même j’attends ce moment avec impatience car il y aura alors la découverte des vrais visages des patriotes capables de laisser la plume pour prendre le fusil.

  13. AvatarAlbatros

    J’en voudrais toute ma vie à ce brave patriote Bastien Thierry d’avoir raté son coup d’avoir raté la pire vermine anti France que l’on ait connu; et le pire raciste car il n’aimait ni les noirs ni les arabes et c’était cela son leit motiv !! « Pas de Colombey les 2 mosquées !! » Et c’est ainsi qu’il a décolonisé pour se recentrer sur une France chrétienne et blanche !!! Sauf que la décolonisation de tous ces pays noirs et maghreb s’est faite de façon honteuse inhumaine et inconséquente.Il avait un mépris total pour l’homme seule comptait ses ambitions personnelles!! je voudrais le ressusciter pour lui couper ses minuscules roupettes de lâche ! Une vermine, une vraie vermine raciste et anti France, juste pour LUI !!!! salopard crève en enfer !!

  14. MoktarMoktar

    @Albatros; il ne faut pas en vouloir au Lt-Colonel Jean Bastien-Thiry de cet échec; il en a été le premier à en souffrir et il a payé de sa vie.
    Sur ce plan particulier également il faut connaitre la façon dont s’est déroulé l’attentat.
    3 membres de ce commando sont encore en vie (et dois-je dire que ce sont des amis); un témoignage précis a été relaté par l’un de ses trois camarades: Lajos Marton. Pour les curieux ou soucieux des vérités historiques, vous aurez la version d’un participant et pas des moindres et de la propre fille de JBT.
    https://youtu.be/l992-86L2W0

  15. AvatarCastiglione

    En face de notre maison habitaient un couple ami de ma famille.
    Leur fils venait d’Alger leur rendait visite de temps à autre. Il garait sa voiture décapotable rouge le long du trottoir et nous, les enfants, ne manquions jamais d’aller admirer cette belle petite voiture, une Alfa Roméo je crois.
    Un jour on apprit qu’il avait été arrêté car appartenant à l’OAS.
    Et puis plus tard qu’il avait été fusillé.
    Nos voisins d’en face, dans cette belle petite ville de Castiglione, s’appelaient Mr et Mme Piegts,

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