Chloroquine : il fallait l’interdire à hôpital et l’autoriser en ville !


Chloroquine : il fallait l’interdire à hôpital et l’autoriser en ville !

.

Au risque de lasser les lecteurs de RR, pratiquement tous acquis à l’idée que le traitement de Raoult est une bonne chose et qu’on aurait évité des milliers de morts si on l’avait appliqué à tous ceux qui ressentaient les premiers symptômes, je me permets de vous conseiller cet article court, écrit d’une plume alerte, sur le sujet, car l’auteur utilise des éléments et arguments que l’on n’a pas l’habitude de lire. Même si nous sommes convaincus, il me paraît positif de faire le plein d’arguments et d’exemples pour convaincre à notre tour nos proches… ou le boucher. Bref, tous ceux qui votent. 

 

Chloroquine : le cirque continue.

Notre Ministre de la santé veut en finir une fois pour toutes avec la polémique, et faire interdire définitivement l’usage de ce produit pour le coronavirus. Pour cela il vient de saisir le Haut Conseil de la Santé Publique, suite à un article du Lancet.

J’ai l’impression que notre Ministre ne lit que les titres des articles, pas le contenu. Un peu court pour décider ! Rappelez-vous déjà il y a un mois, il conseillait à des parlementaires de lire une étude américaine, la citant, montrant que l’Hydroxychloroquine ne marchait pas. Article époustouflant, sur des vétérans de guerre, patients très âgés et à risques, hors indication avec patients tous hospitalisés, dans un état grave, les auteurs reconnaissant d’ailleurs avoir donné l’association HCQ/AZT aux patients les plus graves : « Cependant, lhydroxychloroquine, avec ou sans azithromycine, était plus susceptible dêtre prescriteaux patients atteints dune maladie plus grave ». Notre Ministre n’a pas insisté et n’a pas saisi le Haut Conseil pour ne pas se ridiculiser un peu plus. Article : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.16.20065920v1.full.pdf .

.

Maintenant il s’appuie sur un article du Lancet, qui n’est pas une étude, mais une compilation de résultats exclusivement hospitaliers, donc hors indication, et très hétérogènes (671 hôpitaux sur 5 continents), sans test d’hétérogénéité, incluant des séries comme celle des vétérans, donnant des doses élevées à des cas très graves, citée plus haut

Je ne détaillerai pas cette étude, ne retenant que 2 points importants, pour ne retenir que la conclusion des auteurs.

  1. Traitements démarrés en moyenne 10 à 12 jours après les premiers symptômes, et non lors de la première consultation en ville (hospitalisation en moyenne 7-8 jours après premiers symptômes, 1-2 jours pour le diagnostic, puis traitement sous les 48H selon l’étude, total 10-12j).
  2. Patients tous hospitalisés, alors que depuis 2 mois tout le monde sait que l’HCQ ne marche pas sur les complications nécessitant l’hospitalisation.

.

En ce qui concerne la conclusion, je ne donnerai pas d’interprétation personnelle et me contenterai de celle, très honnête, des auteurs, avant dernier paragraphe de l’article : « Nevertheless, a cause-and-effect relationship between drug therapy and survival should not be inferred. These data do not apply to the use of any treatment regimen used in the ambulatory, out-of-hospital setting. »

En clair : Ces constatations ne s’appliquent pas aux patients traités en ambulatoire, en dehors de l’hôpital. L’auteur vient de le confirmer clairement dans une interview à France Soir.

.

Si Monsieur Véran, si les membres du Haut Conseil sont objectifs et logiques, si leurs conclusions ne sont pas dictées par d’autres considérations que médicales, ils devraient interdire la Chloroquine dans les hôpitaux, et l’autoriser en ville.

En effet il y a une piste intéressante dans cet article qui n’a pas été mise en avant, qui rejoint les constatations et mises en garde de l’Agence du Médicament : est-ce que la gravité et les complications de la maladie ne potentialisent pas les effets secondaires de la Chloroquine, puisque chez les hospitalisés, on constaterait plus d’effets indésirables du traitement que depuis des décennies. Est-ce que son autorisation en hôpitaux plutôt qu’en ville n’est pas une énième erreur dans la gestion de cette épidémie ?

.

Il manque une chose, dont nos autorités ne veulent pas, préférant entretenir le doute et la polémique : une étude sérieuse de la prescription en première intention, par les généralistes, dès les premiers symptômes, afin de vérifier le bien-fondé ou non des constatations du Pr Raoult. Pourquoi ne le fait-on pas ? Est-ce que certains ne veulent pas que l’on sache s’ils ont eu tort ou non ? Les opposants au Pr Raoult disent qu’il a tout faux, mais tous refusent de le prouver, alors que c’était facile de le faire en 15 jours, juste en étudiant le nombre d’hospitalisations.

C’est en cours depuis 10 jours par le NIH aux USA (https://www.nih.gov/news-events/news-releases/nih-begins-clinical-trial-hydroxychloroquine-azithromycin-treat-covid-19), et cela a été fait dans une étude au Brésil qui n’a pas fait autant de bruit que les publications à charge : 636 patients avec symptômes Covid, traités au tout début de la maladie. Un groupe (412) avec protocole, un groupe sans protocole (224). 1,9% d’hospitalisations dans le groupe traité 5,4% dans le groupe témoin, soit 3 fois plus, avec des courbes montrant que plus c’est prescrit tôt, plus c’est efficace. Article : https://pgibertie.files.wordpress.com/2020/04/2020.04.15-journal-manuscript-final.pdf 

Résultat, le Brésil autorise les médecins à prescrire face à la maladie, avec une mise en garde bien précise : le médecin doit informer le patient que le traitement peut être inefficace, et les effets secondaires possibles doivent lui être bien précisés.

Une telle attitude mettrait fin à ce cirque : celui qui n’en veut pas n’en prend pas, celui qui en veut en prend, celui qui ne veut pas prescrire ne prescrit pas, celui qui veut prescrire en prescrit. Et si on rendait les gens responsables d’eux-mêmes ? Et si on laissait les médecins faire leur travail ?On l’a vu, quand l’Etat veut faire de la médecine à leur place et se charge d’être responsable à notre place, c’est un échec total.

https://blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr/2020/05/24/chloroquine-le-cirque-continue/

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email




15 thoughts on “Chloroquine : il fallait l’interdire à hôpital et l’autoriser en ville !

  1. pikachupikachu

    La synthèse que je fais de cet article est qu’il s’agit d’une sorte de mat en deux coups.
    Soit l’étude du Lancet est bidon, ainsi que le prétendent ceux qui se sont penchés sur son contenu.
    Soit elle ne l’est pas, mais alors, il faut tenir compte de toutes ses conclusions.
    Dans ce cas, une conclusion, écrite noire sur blanc, est que cette étude ne concerne pas les patients vus en ambulatoire mais seulement les patients hospitalisés.
    On a donc, dans ce cas, une double accusation du gouvernement :
    1/ pourquoi avoir permis l’HCQ pour les cas graves (cela amenuisait leurs chances de s’en sortir) ?
    2/ pourquoi avoir interdit la prescription par les médecins de ville de l’HCQ alors que rien ne prouve qu’elle est dangereuse à ce stade de la maladie ?

    Ce que le docteur Maudrux apporte donc de nouveau, à travers cet article, c’est la démonstration que quel que soit le cas de figure, la position prise par le gouvernement est indéfendable et partant, criminelle.

    1. AvatarRODRIGUE

      pikachu

      Totalement d’accord avec tes conclusions, je pense que Véran a saisi l’occasion sans voir, dans sa panique, qu’il se tirait non pas une balle, mais un chargeur d’AK 47 dans le pied !
      Mais moi j’ai une autre question: Qui a payé pour cette étude qui selon le nombre de cas peut être estimée à 50 millions d’€ ?
      On est au début de quelque-chose qui par ses conséquences risque de dépasser en France et au niveau mondial nos espérances !

      1. pikachupikachu

        @Rodrigue
        « On est au début de quelque-chose qui par ses conséquences risque de dépasser en France et au niveau mondial nos espérances ! »

        J’aimerais que ce soit le cas, mais je n’en suis pas sûr.
        Même après que Trump eut été totalement blanchi des accusations portées contre lui, peu de mentalités ont changé : ceux qui étaient pro-Trump le sont restés, ceux qui pensent que Trump est une ordure vendue aux Russes le pensent toujours, malgré toutes les contradictions largement démontrées à ces fausses accusations.

        Je veux dire que, oui, effectivement, il y a du nouveau : nous en savons désormais beaucoup plus sur Big Pharma, sur la « qualité » des études scientifiques en médecine, sur le principe d’une recherche qui ne sera financée que si elle met en avant des nouvelles molécules brévetées, mais qui ne cherchera aucun remède contre le cancer, Alzheimer, le diabète, si des solutions existent mais qui ne permettent pas de dégager des profits.
        Donc, oui, beaucoup de masques sont tombés et vont tomber, mais sur le fond, cela ne changera rien (j’espère que je me trompe).

        1. Avatardenise

          je le crains aussi , il y a trop d’argent en jeux ..comme pour le glyphosate et autre ..d’ailleurs je me demandais ce que pouvait penser ce médecin qui s’est battu pendant des années, au sujet du Médiator .. elle pourrait être de bon conseil !

  2. AvatarFomalo

    Bonjour Pikachu,
    Pour le Zythromax, je ne sais pas. Mais pour la plaquénine,(Hchloroquine) c’est un traitement pris depuis longtemps par une amie qui souffre de polyarthrite rhumatoïde; traitement qui lui est prescrit (depuis treize à quinze ans) par son médecin traitant généraliste. Alors, terminé son traitement? Il lui faudrait donc un « vaccin » hypothétique pour un virus 2019/2020 à syndrômes pulmonaires et cardiaques !!!
    On sait depuis le 23 ou 25 mars que le gouvernement prend une position à justement parler criminelle,concernant des prescription de rivotril en hôpital et en ehpads.Comment peuvent faire les patients sous Hydroxychloroquine, et leurs médecins traitants,de ville, pour se coordonner et porter plainte?

    1. pikachupikachu

      @Fomala

      Si j’ai bien compris, l’interdiction concerne son utilisation comme médicament pour le covid19, mais pas dans le soin des affections rhumatismales.

  3. François des GrouxFrançois des Groux

    N’étant pas médecin, je me limite à noter les paradoxes du monde médical anti-Raoult (et donc, celui, politique, de notre gouvernement).

    Déjà, comment avoir confiance dans le médecin Véran qui vous disait, au début de la pandémie (4 mars), que les masques étaient inutiles.
    https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-veran-l-usage-des-masques-est-inutile-en-dehors-des-regles-d-utilisation-definies-1227497.html

    Puis, un mois plus tard, que la question restait « ouverte ».
    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-port-du-masque-obligatoire-la-question-est-ouverte-pour-olivier-veran-6802349

    Pour, enfin, vanter l’utilité du masque le 21 avril.
    https://twitter.com/olivierveran/status/1252515702914912257

    S’il a autant de doute pour un truc aussi basique qu’un masque, pourquoi est-il si sûr de lui avec l’hydroxychloroquine ?

    Hydroxychloroquine dont la prescription pour le COVID-19 est désormais interdite depuis aujourd’hui.
    https://www.lepoint.fr/sante/l-hydroxychloroquine-n-est-plus-autorisee-en-france-pour-traiter-le-coronavirus-27-05-2020-2377138_40.php?M_BT=1272298818872#xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Mi-journee%5D-20200527

    Mais, je n’ai pas trop bien compris le paradoxe législatif, un scientifique comme le Pr Raoult pourra toujours l’administrer…

    1. Avatardenise

      Mais c’est tout de même curieux , tout d’un coup cette interdiction ! si Pr Raoult n’avait pas un taux de mortalité important et puisqu’il n’y a rien d’autre , quelle est la logique ? (sinon la finance ), c’est gros , très gros

  4. AvatarLéon de Lusignan

    Merci Pikachu pour ce poste très pertinent, que du bon sens mais cela ne leur rapporterai pas assez d’argent, de fric sale devrai-je dire, Veran et toute sa clique ont du sang sur les mains.

  5. Avatarzipo

    Bref il y ceux sur le terrain qui soignent avec ce qu’ils ont et ceux qui dans leur bureaux dorés font des raisonnements et n’ont jamais soigné qui que ce soit !comme dirait ma grand mère « La critique est aisée mais l’art est difficile ».
    Pour ma part n’ayant aucune connaissance médicale je me range du coté de ceux qui ont fait face au problème et ont eu des résultats n’en déplaise a certains !Et je laisse tous les autres pantins rejoindre leur placard ,et surtout que la presse commence a se taire car cela commence a sentir le « Roussi »,nous n’avons pas besoin de cette « guéguèrre » des labos qui pompent notre SECU avec leur vaccin anti-grippe qui encore cette année a montré son inefficacité.

  6. AvatarDorylée

    On a remarqué également que TOUS les traitements anti cancéreux sont inefficaces pour les malades en phase terminale. Donc, dans la même logique  » véranienne  » il faudrait interdire ces traitement pour tous les malades. L’avantage avec un crétin, c’est qu’il n’est pas besoin d’arguments scientifiques de haute tenue pour se rendre compte que… c’est un crétin ; il suffit de le regarder faire. Des gens en meurent et le crétin persiste.

  7. frejusienfrejusien

    Quelle dérive totalitaire !!
    Nous sommes infantilisés, nous les majeurs,puisqu’on nous interdit de nous soigner,
    mais de plus, maintenant, ce sont les médecins qui sont mis dans l’incapacité d’exercer leur art,
    totalement ligotés par les multiples décrets et les interdictions débiles, après avoir dû subir l’interdiction de posséder des masques pour se protéger. les pharmacies ayant eu l’interdiction de commander des masques

    Un monde de fous à la dérive, du » en même temps » et du « contre-temps », de la répression et de l’interdiction, des contraventions par milliers, de l’argent qui rentre, c’est ce qui compte ,
    plus aucune logique, plus aucun scrupule,
    mais on assure ses arrières, là « on » anticipe » , là, on sait ce qu’il faut faire pour prévoir et prévenir, on se dépêche de faire voter une loi d’amnistie générale qui va blanchir les coupables avant qu’ils puissent être jugés

Comments are closed.