Carmen, Figaro, La flûte enchantée… ces opéras qu’ils voudraient faire disparaître

Publié le 16 mai 2020 - par - 6 commentaires

 RUBRIQUE MUSIQUE



Ils sont en train de détruire ça aussi, faisant passer les amateurs d’opéra pour des vieux schnocks… 

Ecoutez d’abord dans la video ci-dessous des extraits de 7 oeuvres majeures qui nous font toucher la beauté, qui nous revitalisent, qui nous donnent envie de vivre, de lutter, de mourir pour des passions ou pour des causes nobles. L’opéra donne envie de vivre, tout simplement, et de savourer la vie. Telle est la civilisation occidentale, telle était l’art occidental.

Ecoutez ces extraits et courez acheter ou télécharger les opéras complets et préparez-vous une soirée magnifique… Sous la video, présentation des airs et des oeuvres, dans l’ordre de la video. (source wikipedia)


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1 Carmen – L’amour est un oiseau rebelle (Habanera)

L’amour est un oiseau rebelle1 est une célèbre chanson d’amouraria romantique et tragique, sur le rythme d’une habanera, du premier acte de l’opéra-comiqueCarmen de Georges Bizet de 1875, d’après la nouvelle Carmen de Prosper Mérimée de 18472.

Cet air est fortement inspiré de l’œuvre El Arreglito (Le Petit Arrangement) de Sebastián Iradier, interprétée en 1863 par la soprano Mila Traveli, au théâtre impérial italien de Paris. L’opéra Carmen est joué pour la première fois le 3 mars 1875 au théâtre national de l’Opéra-Comique de Paris. « L’amour est un oiseau rebelle » est chanté par la gitane mezzo-soprano Carmen, dans le premier acte du personnage principal (ou le public la découvre). L’air se termine par une fleur que Carmen lance à Don José.

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2 La Traviata – Libiamo ne’ lieti calici

Le Brindisi (Trinquonsbrindare, en italien) ou Libiamo ne’lieti calici (Buvons dans ces joyeuses coupes, en italien) est un célèbre « hymne à l’amour » et duo vocal lyrique romantique tragique pour ténor et soprano, sur un air de valse, avec chœur et orchestre symphonique, du début de l’opéra La traviata du compositeur italien Giuseppe Verdi (sur un livret de Francesco Maria Piave) créé en 1853 à La Fenice de Venise, d’après les roman et pièce de théâtre La Dame aux camélias de 1848d’Alexandre Dumas (fils)1,2.

Giuseppe Verdi est inspiré de cette oeuvre majeure de son répertoire lors d’un séjour à Paris de 1852, en pleine période romantique, ou il assiste avec sa future épouse soprano Giuseppina Strepponi à une représentation de la pièce de théâtre La Dame aux camélias, d’Alexandre Dumas (fils) (adaptée de son roman La Dame aux camélias, de 1848).

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3 La Traviata – Choeur des bohémiennes

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4 Pagliacci – Vesti la Giubba

Pagliacci (Paillasse en français)1 est un opéra italien en deux actes de Ruggero Leoncavallo, créé le 21 mai 1892 au Teatro Dal Verme à Milan2.

Pagliacci s’est rendu célèbre par la mise en abyme de son action dramatique, ainsi que par son manifeste — exposé par l’un des personnages lors d’un Prologue, dans lequel l’auteur appelle à rapprocher fiction et réalité, jusqu’à ne plus savoir distinguer l’une de l’autre. Servi par une musique passionnée et un sens aigu du drame, il illustre parfaitement l’esthétique vériste, fondée sur l’évocation réaliste et directe de « tranches de vie ». Il précède en cela certains aspects de l’œuvre de Giacomo Puccini, que l’on associe souvent au vérisme, qui en a subi l’influence, mais en le dépassant.

Réactualisant la question du paradoxe sur le comédien, qu’illustre le fameux air Vesti la giubba (« Mets la veste ») dans lequel Canio, en plein désarroi juste avant la représentation fatale, exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène (Ridi, Pagliaccio, e ognun applaudirà !3), le rôle a été particulièrement prisé par de célèbres ténors, dont un des plus marquants fut au début du xxe siècle Enrico Caruso.

En raison de sa brièveté (environ 70 minutes) et d’une relative parenté, plus littéraire que musicale, il est souvent associé à un autre opéra vériste composé deux ans auparavant : Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni (1890)4.

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5 La flûte enchantée – Air de la Reine de la nuit

 La Flûte enchantéeK. 620, dont le titre original en allemand est Die Zauberflöte prononcé en allemand : [ˈdiː ˈt͡saʊ̯bɐˌfløːtə ] Écouter, est un opéra chanté en allemand (singspiel) composé par Mozart sur un livret d’Emanuel Schikaneder.

La première représentation a lieu le 30 septembre 1791 dans les faubourgs de Vienne, au théâtre de Schikaneder, petite salle en bois fréquentée par un public plus populaire que celui d’une salle d’opéra habituelle1. Du fait de son succès, la 100e représentation est atteinte un an plus tard. C’est dans cet opéra que l’on entend le célèbre air de la Reine de la Nuit et plusieurs autres airs ou chœurs, comme l’air de l’oiseleur, le duo de Tamino et Pamina, les deux airs de Sarastro, dont l’un avec chœur, etc.

Ont inspiré Schikaneder : le Dschinnistan (de), recueil de contes de Christoph Martin Wieland et August Jacob Liebeskind (de) (Lulu ou la Flûte enchantée et Les Garçons judicieux)2 et Thamos, roi d’Égypte, drame de Tobias Philipp von Gebler (de)3.

 

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6 Les noces de Figaro – Non più andrai, farfallone amoroso

Les Noces de Figaro (titre original italien : Le nozze di Figaro ÉcouterK. 492) est un opera buffa1 en 4 actes de Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret en italien de Lorenzo da Ponte2 inspiré de la comédie de BeaumarchaisLe Mariage de Figaro2.

La première représentation eut lieu le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne2

L’opéra est le premier des trois issus de la collaboration entre Mozart et Lorenzo da Ponte, les deux autres étant Don Giovanni et Così fan tutte. C’est Mozart qui choisit initialement la pièce de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, et qui l’apporta à da Ponte, qui, en l’espace de six semaines, en fit un livret en italien, en ôtant par ailleurs du texte toutes les références politiques de l’original. Contrairement à ce que l’on pense souvent, le livret reçut l’approbation de l’empereur Joseph II, avant même que Mozart en commence la partition3. Il est vrai que ce souverain avait interdit en février 1785 la représentation de la pièce de Beaumarchais au théâtre de Vienne.

« Non Più Andrai ». Cet air intervient dans l’acte 1 des Noces de Figaro, alors que le jeune page Cherubino, amoureux de la comtesse Almaviva, vient de se faire envoyer à l’armée par le comte. Figaro, le valet du comte, se moque alors de Cherubino en lui chantant son avenir militaire avec une savoureuse ironie.

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7 Rigoletto – La donna è mobile Carmen – Toreador

Rigoletto est un opéra italien en trois actes et quatre tableaux de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave, d’après la pièce de Victor Hugo Le roi s’amuse, créé le 11 mars 1851 au théâtre de la Fenice à Venise. Il s’agit du dix-septième opéra du compositeur, formant avec Le Trouvère (1853) et La traviata(1853), la « trilogie populaire » de Verdi.

Centré sur le personnage dramatique et original d’un bouffon de cour, Rigoletto fit initialement l’objet de la censure autrichienneLe roi s’amuse avait subi le même sort en 1832, interdit par la censure et repris seulement cinquante ans après la première.

Ce qui, dans le drame d’Hugo, ne plaisait ni au public ni à la critique, était la description sans détour de la vie dissolue à la cour du roi de France, avec au centre le libertinage de François Ier. Dans l’opéra, le livret transfère l’action, par compromis, à la cour de Mantoue qui n’existe plus à l’époque, remplace le roi de France par le duc, et le nom de Triboulet par celui de Rigoletto.

 La donna è mobile1 (prononcé : [la ˈdɔnna ɛ ˈmɔːbile]) est l’aria que le personnage du Duc de Mantoue (ténor) entonne dans le troisième et dernier acte de l’opéra Rigoletto de Giuseppe Verdi, créé en 1851. Son texte développe quelques vers de Victor Hugo dans Le roi s’amuse2 qui lui-même les aurait empruntés au roi François Ier3.

C’est l’un des airs d’opéra les plus populaires en raison de sa facilité de mémorisation et de son accompagnement dansant. On raconte que Verdi en interdit la diffusion jusqu’à la première au théâtre de La Fenice de Venise, pour préserver l’effet de surprise4.

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8 Nabucco – Va pensiero

Nabucco (titre initial : Nabuchodonosor) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi sur un livret de Temistocle Solera1, tiré de Nabuchodonosor (1836), drame d’Auguste Anicet-Bourgeois et de Francis Cornu et créé le 9 mars 1842 à la Scala de Milan1. Il évoque l’épisode biblique de l’esclavage des juifs à Babylone symbolisé par le chœur de la troisième partie, le Va, pensiero des Hébreux auxquels s’identifiait la population milanaise alors sous occupation autrichienne.

 

 

 

En complément

 

Encore et toujours Carmen : la chanson du toreador 

 

 

 

L’amour est un enfant rebelle, par Maria  Callas 




A l’heure où il n’est question que de  rap, de chant du muezzin…

Et aussi, dans l’Obs, (  » journal de référence  » ) de ça :

https://www.nouvelobs.com/nos-vies-intimes/20200429.OBS28143/et-si-on-profitait-de-ce-confinement-pour-reflechir-vraiment-a-l-autofellation.html  

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 » Fini, la musique. En l’an 2 000, plus de musique …..
Jean Sébastien Bach ? Tu connais ? « 

Léo Ferré –  » Mister Giorgina « .

Giorgina est le nom de l’accordéon en argot italien et Mister celui de Jean CARDON accordéoniste ami de Léo.

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6 réponses à “Carmen, Figaro, La flûte enchantée… ces opéras qu’ils voudraient faire disparaître”

  1. Avatar zoé dit :

    C’est quand même autre chose que le rap ! Ces musiques ne mourront jamais car la beauté triomphera toujours.

  2. romulus romulus dit :

    à propos d’habanera, un chef d’oeuvre méconnu:
    https://youtu.be/V4gh-HsmM4o

  3. Avatar angoulafre dit :

    Ils peuvent toujours essayer de promouvoir la danse du ventre.

  4. Avatar Marcguimeud dit :

    Parler d opera et oublier Wagner….

  5. Avatar patito dit :

    quel plaisir de voir jouer « CARMEN » avec des carabiniers !!
    je n’ai pas eu le courage de le voir le jour où à la TV un autoproclamé « grand  » metteur en scène a situé l’action dans le hall d’accueil d’un hôpital psychiatrique qu’il n’aurait jamais du quitter lui même .
    Je me souviens à NICE avoir posé la question avant de payer cher mes places de savoir si l’opéra en question avait été « revisité  » et la préposée était incapable de me dire si Carmen était devenue une syndicaliste ou resté une cigarière. Lisant sur le programme que le fameux metteur en scène était résolument moderne : j’ai renoncé. .

  6. Richard Richard dit :

    Et la modernité ?
    Blutengel à Leipzig : le goth rencontre le classique
    https://www.youtube.com/watch?v=uH_sSIs_lZY

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