Vous voulez vraiment un gouvernement mondial qui fera 1000 fois pire que l’Europe ?

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On le sent bien.
La catastrophe arrive.
Tous les signes avant-coureurs sont là : la mondialisation est une tendance lourde.
On la voit se mettre en place bon gré mal gré, cahin-caha, cependant lentement mais sûrement.
Il est grand temps d’enrayer définitivement cette folie en ouvrant les yeux à ceux qui en toute naïveté, mais de bonne foi, nous poussent inexorablement vers un précipice dont on a grand mal à imaginer le fond.

Comprenons d’abord les raisons de cette mondialisation.
►D’un côté, on trouve les puissants qui espèrent n’avoir qu’une seule entité à manipuler ou à corrompre pour asseoir encore plus leur domination.
►D’un autre côté une masse de gens de bonne foi, idéalistes, utopistes mais dont la candeur est en fait dramatiquement funeste.
Ceux même dont se gaussait Bossuet, qui honnissent les effets dont ils chérissent les causes.
Je les appelle les bâtisseurs de l’enfer.
Ils viennent pourtant avec des sacs remplis des pavés de leur bonnes intentions, ce qui les rend certes sympathiques mais éminemment dangereux.
Ce sont en fait à leur insu les fantassins des puissants.

La planète est un pays avec une monnaie, une langue commune, une liberté de déplacement tout en préservant les spécificités régionales.

Ainsi formulée, la mondialisation pourrait paraître séduisante ?

Cependant la formulation même contient une contradiction létale, et l’objectif même n’est pas souhaitable.La démonstration est aisée :

► La contradiction est flagrante : plus le pouvoir est concentré et éloigné, plus il est centralisateur, antidémocratique et lamineur. Éloigner les centres de décision du peuple c’est consacrer immanquablement l’émergence d’une bureaucratie aveugle.
En concentrant tous les pouvoirs entre les mains de quelques-uns, on aboutit à la mise en place de monstres ignorants de la réalité, pire ignorants des réalités multiples qu’ils sont incapables de comprendre ou d’admettre.

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L’exemple de l’Europe est révélateur à cette égard.
Partant d’un concept noble et généreux, on est parvenus à un monstre de bureaucratie échappant à tout contrôle démocratique, mais en proie à la toute-puissance des multinationales.

On a déjà joué à l’apprenti-sorcier à petite échelle, pourquoi diable s’acharner vouloir passer au stade supérieur ?

Veut-on ignorer que la Commission de Bruxelles échappe à tout contrôle démocratique, allant parfois à l’encontre des votes du Parlement ?
Veut-on ignorer que le système est auto-entretenu : les fonctionnaires qui y travaillent bénéficient d’une rente de situation qui fait que ces prébendiers feront tout pour le maintenir ?
Veut-on ignorer que les lobbies y font la loi : plusieurs dizaines de lobbyistes pour un seul député. La corruption y est devenue un fléau.
Veut-on ignorer que la bureaucratie la plus étouffante y règne ? Nos fonctionnaires pour tenter d’exister et se gonfler d’importance veulent tout régenter, de la taille des concombres à la vitesse des essuie-glace des tracteurs agricoles.
Veut-on ignorer que non seulement la Commission ignore superbement les spécificités régionales mais met tout en œuvre pour les éradiquer ? Interdire la chasse aux cachalot aux Îles Lofoten, la corrida en Espagne, la chasse à la palombe en France, voilà la conception de la diversité culturelle à Bruxelles. Et demain, prohiber la consommation de fromage au lait cru, d’escargots, de grenouilles, de chouchen ?
Veut-on ignorer que l’action prioritaire inscrite sur l’agenda de l’Europe est l’urgence climatique où 1.000 milliards d’euros doivent être gaspillés, investis pour atteindre la neutralité carbone, alors que le rôle du CO2 dans un réchauffement climatique dont la cause est loin d’être démontrée (si toutefois il est réel). Cette peur entretenue artificiellement, s’appuyant sur les mensonges du Giec n’a-t-elle pas pour seule vertu de faire peur aux peuples pour justifier l’effacement des États- Nation au profit de l’Europe, seule capable de gérer ce problème (créé de toutes pièces à cette fin).

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Si on veut l’ignorer, alors oui, on peut souhaiter un gouvernement mondial qui fera la même chose que l’Europe, mais en mille fois pire.
Un monde dominé par des multinationales dans lequel les citoyens ne seront plus que des pions.
Un monde de prisonniers : il n’y aura plus moyen de s’échapper de la geôle.

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Au moins, l’existence de plusieurs États permet aujourd’hui encore un minimum de choix. Avec un gouvernement mondial : une seule prison.
Il sera trop tard pour se plaindre après : il n’y aura plus de marche arrière.

Vouloir un gouvernement mondial « préservant les spécificités locales » est une absurdité. C’est le plus court chemin pour les éradiquer.

Ensuite, faut-il une seule monnaie, une langue commune ?
On peut là encore vouloir tout normaliser si l’on souhaite que les citoyens de ce monde soient tous identiques, mangeant et buvant la même chose c’est-à-dire probablement des hamburgers arrosés de Coca Cola, en baragouinant le même globish.
On finira bien par éradiquer les langues nationales, les langues régionales étant virtuellement mortes depuis longtemps.
C’est bien parti : l’Unesco estime qu’une langue disparaît toutes les deux semaines, que 50% des langues sont menacées et que si rien n’est fait, 90% des langues auront disparu d’ici un siècle.
Sans nul doute la mise en place d’une langue unique précipitera le mouvement.

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Enfin, beaucoup de mondialistes rêvent d’un métissage total.
La disparition des races.
Je sais bien qu’elles n’existent déjà plus, puisque la France a supprimé le mot « race » de sa Constitution, effaçant la réalité d’un coup de baguette magique.
Pour ma part, je trouve qu’un Pygmée ne ressemble pas franchement à un Scandinave, et qu’un Bochiman s’apparente peu à un Mongol.
Pourquoi nier la réalité ? Pourquoi ne pas vouloir préserver chez l’Homme cette biodiversité qui fait justement la richesse de l’espèce humaine.
Pourquoi vouloir tout fondre dans un magma d’où n’émergera qu’une créature olivâtre sans le moindre signe distinctif ?

Chez les Chiens, tout le monde s’accorde à trouver du charme à un chihuahua et à un saint-Bernard, à un lévrier et à un griffon, à un coton de Tuléar et à un danois. À chacun son goût !
Tout mélanger dans un même animal, c’est possible. D’ailleurs ça s’est fait dans des milieux assez confinés comme les Îles de l’Océan Indien.
Que ce soit à l’Île Maurice, à la Réunion, aux Seychelles ou à Rodrigue les chiens de toutes races apportés par les colons au cours des siècles ont fini par se fondre dans un bâtard unique, attachant certes, mais désespérant d’uniformité.

Je ne voudrais pas que ceci se reproduise pour l’homme. Il n’est question ni de défendre la pureté de la race, ni de prétendre que l’une d’entre elles soit supérieure aux autres mais juste de rendre hommage aux merveilles des races humaines dans leur diversité.

Je souhaite que mes arrière-petits-enfants puissent continuer à s’émouvoir sur la chevelure d’une Nordique, sur les yeux d’une Tamile, sur la chute de reins d’une Peuhl, sur les seins délicats d’une Indonésienne, sur la vulve velue d’une asiatique.
Qu’ils puissent goûter la différence entre les senteurs poivrées d’une chatte annamite, le goût de vanille d’une Tahitienne, les notes iodées d’une Lapone ou musquées d’une Mandingue.

Car une chatte doit sentir la chatte et non pas le dernier arôme développé par les multinationales de la cosmétique. Quand ils n’auront plus le choix qu’entre déguster Saforelle et Gyn Hydralin, la vie sera bien triste.

Car dans un contexte mondialisé, le sexe sera aussi fade que la gastronomie.

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Alors, amis adeptes de la mondialisation, réfléchissez-y à donc deux fois avant de vous précipiter vers le gouffre.

Méfiez-vous de ceux qui brandissent des peurs artificielles telles que la fable climatique sauce Greta, qui vous promettent la Paix, le Bonheur, la Prospérité.
À chaque fois, c’est pour mieux vous enfumer.

Militez au contraire pour des États forts, et pour rapprocher au maximum le pouvoir de chez vous.
La subsidiarité est la clef du bonheur : les décisions doivent être prises au plus près de vous. Dans votre village d’abord, dans votre région ensuite, et dans votre pays enfin.

Tout ce qui est international doit rester source de méfiance et sujet à caution, par principe. Il faut le combattre bec et ongle.

À moins que le modèle de l’humain standardisé, asservi et marionnette des multinationales ne soit votre idéal, bien sûr.

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11 Commentaires

  1. remplacer les nations par une union internationale a priori ça semble une bonne idée, mais un ‘gouvernement’ mondial ? ah non alors !!! les gouvernements merci on a déjà donné !!! des dindons incapables qui se prennent pour des paons et qui ne fonctionnent que pour eux et leurs valets : jamais plus !!! ni mondial ni national !

  2. ll est un livre, à l’origine de l’article paru sur Riposte Laïque, écrit par votre serviteur, qui devrait être mis en lumière, tant ce qu’il décrit – on était, lors de sa parution, en 1997 – sur le devenir de l’Europe, après l’échec de l’AMI ( Accord Multilatéral sur l’Investissement)…s’est révélé prophétique, sur un plan économique d’abord, et financier !!

    Ce livre, c’est  » Le piège de la mondialisation  » de Hans-Peter MARTIN & Harald SCHUMANN – alors journalistes au SPIEGEL …

    Hans-Peter MARTIN a assisté à la fameuse réunion du 27 septembre au 1er octobre 1995 à l’hôtel FAIRMONT situé à San-Francisco, Californie – USA .

  3. Le but du gouvernement unique est de contrôler une entité non plus composée d’éléments indépendants les uns des autres, donc dotés d’une liberté de mouvement, mais soudés entre eux par le ciment de la mondialisation.

    L’UE a été inventée pour emprisonner les nations dans un carcan administratif et réglementaire, rendant ces pays plus facilement contrôlables qu’une mosaïque de pays ayant leurs propres modes de fonctionnement. L’Europe est passée du stade d’organisme pluricellulaire à celui de monocellulaire.

    Un simple expérience suffit pour le vérifier. Il est beaucoup plus facile de manipuler une barre d’acier de 30 kg qu’un câble du même poids.

  4. « À moins que le modèle de l’humain standardisé, asservi et marionnette des multinationales ne soit votre idéal, bien sûr ». Tout le problème est là car même à considérer une Europe des Nations souveraines, les GAFAM (second ennemi après l’islam) façonnent actuellement un Homo economicus qui ne connait pas les frontières. Et les USA en sont les maîtres…

  5. Excellent. Le passage sur le mélange des races m’a fait penser à l’explication d’un scientifique sur l’apparition du coronavirus au début de l’épidémie. Il expliquait que les marchés chinois avaient peut-être provoqué la pandémie. En mettant côte à côte des races d’animaux issues de divers environnements qui ne devraient pas se croiser dans la nature, le virus aurait muté plusieurs fois et se serait renforcer. On sait maintenant que ce n’est pas l’explication mais elle m’a parue s’adapter à l’être humain aussi. C’est vrai par exemple avec nos peaux trop blanches il est plus difficile pour nous de vivre en Afrique. Tandis que les africains qui vivent en europe sont obligés de prendre de la vitamine d pour se maintenir en bonne santé. Et les analyses sanguines ne se font pas sur les mêmes normes selon votre origine. Donc il y a bien des races différentes entre êtres humains. Et pourquoi ce qui est dangereux pour l’animal ne le serait pas pour l’homme? C’est un gros raccourci je vous l’accorde mais on ne sait pas à long terme ce que le métissage intensif peut produire.

  6. non
    retour aux frontieres, fin de l’UE, retour aux visas et carnets de vaccination et retour a nos monnaies

    UE = Germany first
    Euro = Monnaie de singe

  7. Les senteurs de la chatte, ça, c’est une envolée… Et tellement concrète ! Pour la velue des asiatiques, j’apprends ça aujourd’hui !

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