Plus le droit de faire du feu, d’élever des poules…Et si Saint-Covid était notre sauveur ?

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Saint-Covid, notre sauveur?

Résidant actuellement à l’étranger depuis près de deux décennies, je suis par la force des choses retenu en France et j’y vis un confinement plutôt agréable dans un petit village bourguignon.
Vis-à-vis de tous ceux qui sont enfermés dans des espaces exigus, je suis navré de fanfaronner ainsi, mais je suis contraint de dire les choses telles qu’elles sont.
Le temps prend une autre dimension et permet de voir un peu plus loin.
Et je vais vous livrer ma vision des choses, même si « Les prévisions sont difficiles lorsqu’elles concernent le futur », comme le disait si bien Pierre Dac.

D’abord trois observations :

en premier lieu, j’ai trouvé que la France était devenue un pays totalitaire.
Pour en être parti depuis presque deux décennies, je n’avais pas réalisé combien nos Gaulois se sont laissé bouffer par un carcan de lois et de règlements liberticides.
À meilleure preuve, quelques anecdotes.
Je m’occupe depuis quatre semaines de défricher un jardin en bord de rivière, jardin qui est dans la famille depuis des générations mais à l’abandon depuis trop longtemps.
Retrouver les gestes ancestraux du jardinage que j’ai appris avec mes aïeux (ça a commencé avec mon arrière-grand père…) m’emplit d’une certaine nostalgie et m’aide grandement à passer le temps.
Hélas, ces gestes ancestraux m’ont presque valu la prison :
J’ai fait un feu pour brûler les broussailles et autres ronces. Ceci a provoqué l’intervention d’un garde champêtre qui m’a intimé de l’éteindre immédiatement. Grand prince, il ne m’a pas verbalisé « pour cette fois-ci ».
J’ai mis en route une motopompe pour arroser mes plantations. Des gendarmes de passage sur la grand’route dans le cadre de la surveillance du confinement m’ont hélé pour me dire que c’était interdit.
Certes, mon arrière-grand-père utilisait deux gros arrosoirs en zinc, et non avec une motopompe. Cette concession à la modernité n’était pas absolument nécessaire, ce que j’ai concédé aux gendarmes. Hélas, ceux-ci m’ont rétorqué que « tout prélèvement d’eau dans la rivière, même avec un arrosoir, était strictement prohibé ».
« Comment dois-je faire pour arroser mes plantations ? » Le gendarme n’a su me répondre. J’étais dans un bon jour car, là encore, j’ai échappé au PV.
– Je suis allé chercher en jardinerie mon désherbant habituel pour traiter les allées. En vain : c’est désormais interdit depuis le 1er janvier 2019.
– Et pour faire bonne mesure, j’ai passé un coup de jet sur ma voiture. Me voyant faire ? le maire, un peu gêné, m’a dit d’arrêter immédiatement car laver ainsi mon véhicule pouvait me valoir une amende de 1.500 euros si je me faisais surprendre par la police des eaux. Il pouvait aussi verbaliser en tant que maire, mais ne l’a pas fait (bien que les élections soient passées…)
– Enfin, je voulais réhabiliter le vieux poulailler au fond du jardin. Nein ! Streng verboten ! Un arrêté municipal interdit désormais l’élevage de volailles sur la commune.

Je dois vous avouer que je suis écœuré par ces expériences.
J’ai l’impression d’étouffer dans un véritable carcan m’empêchant de vivre.
Je n’ose même plus pisser contre la haie qui borde mon jardin, de peur qu’un texte méconnu l’interdise sous peine de confiscation de l’objet du délit.
Aurai-je encore demain le droit de lâcher une flatulence sans être verbalisé, ou dois-je abdiquer définitivement le cassoulet ?

►En second lieu, on me prend sans cesse pour un con.
Fleurissent partout des slogans infantilisants :
– Fumer tue
– L’abus d’alcool est dangereux pour la santé
– Pour votre santé, il faut manger au moins 5 fruits et légumes par jour
– Pour votre santé, évitez de manger trop gras trop salé trop sucré.

Le tout est complété par le rabâchage à dégobiller des « gestes barrière », dans les journaux, à la télé, au détour de tous les discours.
Et le tout pour mon bien, évidemment !

On se croirait à la grande époque du communisme où fleurissaient en URSS les mots d’ordre abêtissants :
– Éducation et médecine accessibles pour tous !
– Nationalisation des secteurs stratégiques de l’économie !
– Nous voulons des vraies retraites, pas une aumône !
Ou bien en Chine ceux nettement plus poétiques :
– Que cent fleurs éclosent et cent écoles de pensée se développent !
– Soyez prêts pour les catastrophes naturelles et la famine et servez le peuple !
– Pour se défaire de la corruption, le parti doit s’en prendre aux mouches du bas et aux tigres du sommet !

►En dernier lieu, et ça sera ma note d’optimisme, je sens les Gaulois se réveiller et se rebeller.

À mon immense soulagement, je vois de plus en plus s’organiser des jeux de tarot furtifs, des barbecues clandestins, des parties de pétanque en cachette, des apéros dissimulés ou des dîners prohibés.

Bref, les Gaulois entrent en résistance.

Ils retrouvent naturellement les réflexes de leurs ancêtres.
Les conspirateurs se retrouvent par petits groupes, se rendant aux rendez-vous par des voies différentes, utilisant parfois des entrées distinctes et des horaires décalés.
Les réunions sont fixées par messe basse, ou par mails cryptés.
Les itinéraires sont soigneusement établis pour éviter le repérage par les collabos notoires.
Ils disposent d’un jeu de faux Ausweis leur permettant toute liberté de mouvement.
Ils installent des filets de camouflage pour échapper au repérage des reconnaissances aériennes des drones de la gendarmerie.

Evidemment, la Propagandastafel répand son venin : « Ceux qui brisent le confinement sont des irresponsables, des criminels, des assassins ! ».
Il se trouvera toujours un collabo affublé d’un stéthoscope pour accréditer ce mensonge.
Et les corbeaux sont là, toujours fidèles au poste, pour appeler la Kommandantur et signaler les résistants.

Mais désormais, beaucoup ont compris que le virus est là, et bien là, et ne disparaîtra que quand les deux tiers d’entre nous auront été infectés.
Confiner les gens n’a donc aucun autre sens que d’asservir le peuple.
Tous les mensonges repris en boucle sur les médias n’abusent plus grand monde.

Protégeons donc le plus vulnérables, et attendons avec sérénité notre tour.

Le confinement était probablement le catalyseur nécessaire pour libérer les esprits de décennies d’oppression. La goutte d’eau ou l’étincelle, selon l’expression choisie.

Le Covid sera peut-être notre sauveur finalement.

Vivement le Jour d’Après, que l’on remette les compteurs à zéro, que l’on balaie les élites qui nous asservissent.

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28 Commentaires

  1. L’élevage de poules est autorisé sur ma commune. Je pense que c’est au bon vouloir du maire.

    • Et puis quoi !
      Avoir besoin de l’autorisation du maire, mince alors !

      • Alors expliquez-moi qui interdit d’avoir un poulailler? Il n’y a aucune loi, contre ça.

        • Relisez moi !
          Il s’agit d’exclamations !
          Surprise associée à indignations !

          • En quoi est-ce surprenant? Le maire prend des arrêtés. Pourquoi pas celui d’interdire des poulaillers? Si les poules causent des nuisances dans la commune, c’est son rôle d’interdire.

  2. Ils sont cinq à habiter sur le bord du ruisseau. Tous ont une électropompe qui déclenche à la tombée de la nuit quand la pluie se fait désirer. Le dernier, en aval, a creusé un peu le fond du ruisseau pour capter les derniers filets d’eau qui arrivent chez lui. Pendant la demi-heure d’arrosage nocturne, le ruisseau n’arrive plus à la rivière ! Aucun n’a eu l’idée d’enterrer une citerne dans son terrain et de l’emplir pendant les grandes pluies quand le ruisseau déborde.  » Mais enfin !!! J’ai quand même bien le droit….  » Non, vous n’avez pas le droit d’assécher le ruisseau pour arroser votre jardin, vos pelouses, laver votre putain de bagnole avec des shampoings toxiques pour les milieux aquatiques (l’eau du caniveau va directement à la rivière sans aucun traitement). Non vous n’avez pas le droit de m’enfumer et les employés communaux non plus (je leur ai envoyé la police municipale)

    • Bonjour Dorylée!
      J’ai beaucoup ri en lisant votre message.
      La récupération d’eau de pluie fait partie de la panoplie des yakafokon, mais comme c’est un dogme des écolo-bobo, je vous pardonne bien volontiers.
      En effet, si je récupère l’eau de pluie, elle n’irait pas à la rivière.
      Où est donc l’intérêt de construire un toit pour récupérer l’eau (aucune construction dans les environs, puis une citerne)? Si je fais ça, je l’eau qui n’ira pas à la rivière.
      Quelle différence donc si je prends l’eau directement dans la rivière?
      C’est une histoire digne des Shadocks, ou d’un major de l’Ena.
      Je précise au passage que la rivière est toujours alimentée, même à l’étiage au plus fort des sécheresses…
      Quand à ma voiture, je la rinçais à l’eau, sans shampoing.
      Si vous n’aimez pas l’odeur de la fumée, retournez en ville. Depuis des générations, on brûle les déchets végétaux dans les campagnes, et les néoruraux à qui ça ne plait pas peuvent toujours retourner renifler les gaz d’échappement.
      Sans rancune,
      Raoul

      • Quelle réponse !! Vous n’avez apparemment pas d’ expérience en la matière, vous oubliez tout simplement le facteur temps. L’eau stockée pendant l’abondance évite de puiser de l’eau dans la rivière lorsque celle-ci est presque à sec.

        • Mais si Armand!
          Relisez bien ce que j’ai écrit. Le facteur temps est à éliminer: « Je précise au passage que la rivière est toujours alimentée, même à l’étiage au plus fort des sécheresses… »
          Bien cordialement,
          Raoul

  3. Moralité développons notre résilience et notre invisibilité et ne donnons que le minimum du minimum a ce monde qui nous empêche de vivre , que ceux qui en sont heureux se démerdent avec leurs idoles plumeurs de peuple ( 39% ) .Moi je me sent de moins en moins concerné dans cette société de pourris qui se prépare a nous faire payer le confinement et leur trois mois d’errance et de cafouillage au prix fort .

  4. Dans mon village, tous les jours du mois de mars, quelqu’un faisait un feu pour brûler ses déchets verts et moins verts.
    Evidemment, tous ces imbéciles le faisaient en plein journée sans se soucier des désagréments occasionnés. (linges que l’on sèche dehors et qui finit par sentir mauvais). Et désolé, mais ma famille et moi respirons l’air que vos incivilités polluent !
    Toutes ces règles sont présentent afin que certains comportements ne pas nuisent pas à la communauté et je suis surpris que vos lecteurs toujours prompt à reprocher aux autres (les Français de papier par exemple) le non respect des règles, conteste aujourd’hui des règles de bon sens. Ce n’est pas parce que nos anciens le faisaient que c’était forcément bien.

    • Ce que vous appelez « incivilités » étaient effectuées traditionnellement au printemps ou à l’automne, c’est vrai.
      Mes parents le faisaient et je l’ai fait aussi : à l’époque, il n’y avait pas de déchetterie et nous n’avions pas non plus de broyeur. C’était ça aussi la vie à la campagne. Bon, à notre époque, on peut certes légiférer pour diminuer les nuisances mais on peut aussi discuter avec ses voisins…

      J’ai habité aussi la banlieue parisienne, à Trappes exactement : les « incivilités » des Français de papiers, c’était toute l’année et on parle là de vols, de violences et d’imposition de la charia. Et si vous osez protester : on vous casse la gueule en meute ou on brûle votre voiture.

      En allant dans votre sens, on peut aussi interdire feux de cheminées, cloches d’églises, poulaillers et vaches dans les prés.

      Parce que « ça sent pas bon ».

      En tous cas, merci à Raoul de m’avoir rappelé des souvenirs à la campagne (avec des poules !)

  5. Défricher, c’est le gros morceau, ensuite l’entretien est plus simple. Ne brûlez pas ! transformez ! réduisez en copeaux et mélangez avec les herbes, après un an dans le compost vous aurez une terre magnifique pour votre potager, laissez sécher les branches plus grosses pour allumer votre poêle à bois – pour arroser : employez des savons bio/biodégradables et recyclez toute votre eau : douche, bain, lessiveuse, vaisselle, placez des bidons/citernes sous les gouttières, etc. ne désherbez pas chimiquement : sarclez, binez et récupérez les « mauvaises » herbes pour faire du bon compost avec lequel vous ne devrez plus jamais acheter de l’engrais, etc. à chaque problème que vous rencontrez il y a une solution à votre avantage.
    Pour les poules c’est plus compliqué : il faut être présent, leur nourriture coûte cher, il y a l’hygiène et les maladies et surtout les renards et les fouines… il est plus rationnel de collaborer avec quelqu’un qui a déjà un poulailler.

  6. nous c’est la chasse aux ravageurs , les Pasnouspasnous qui est interdite. ça devient un problème même dans les campagnes ou ils se reproduisent aussi vite qu’en ville

  7. Bonjour chers ami, je vous compati comme tous les autres citoyens du continent , je vis en Corse et chez nous on brûle ce qu’on veut même parfois trop..on ne pourrait nous imposer une quelconque interdiction sans être sanctionné exemplairement, les débiles lois de hexagonne ne s’appliqueront jamais chez nous , la France est perdue le régime totalitaire actuel, la menée a son pire cauchemar un conflit civil au deconfinement , aux Français ils leurs restes que deux options fuir ou combattre pour leur survie .

  8. Quel bel optimisme, en conclusion!
    Comme je voudrais qu’il fut vrai!
    Hélas, trois fois hélas, j’ai de plus en plus de difficultés à croire que la Lumière triomphera des Ténèbres.
    Ce qui n’empêche pas de continuer la lutte, jusqu’au bout, ne serait-ce que pour la conscience, mais, la conscience, c’est peut-être, la seule chose qui nous reste.

    DELENDA CARTHAGO

    Gérard

  9. En Corse où je vis depuis 12 ans, la nationale a retrouvée sa circulation habituelle et les gens se retrouvent sans masques.

    • Oui c’est de pire en pire, confiner les gens pour asservir le peuple, tout à fait ça, encore la dernière, Pecresse qui propose le masque obligatoire sinon amende ,ben voyons,stop ca suffit revoltons nous .

  10. @ Raoul Girodet

    Votre constat est accablant. Je m’y retrouve totalement.

    Dans les années 60-70, les psychiatres soviétiques ont développé le diagnostic de schizophrénie torpide ou schizophrénie à évolution lente afin de museler toute opposition au pouvoir. Je ne serais pas étonné que ce ne soit la prochaine étape de la mise en place de la dictature dans notre pays, « patrie des droits de l’homme et du citoyen ». D’ailleurs, MLP a déjà été convoquée chez les psys…

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Schizophr%C3%A9nie_torpide

    • Bon constat! mais dans l’ancienne URSS qui a établit la dictature ? était-ce les popes, le clergé orthodoxe ? qui étaient les bolcheviques, de quelle religion? quelles sont les banques qui ont aidé les « rouges » à détruire le christianisme ? Aujourd’hui en France et dans certains pays européens, l’Allemagne en particulier, ce sont les mêmes qui ont pris le pouvoir et qui appliquent les mêmes méthodes !! oui nous sommes en dictature bolchevique dirigés par des « troski » talmudistes ! pour l’instant c’est un peu plus doux ….mais pour combien de temps… donnez le pouvoir aux « con-béni » et les goulags fleuriront !!!Alors identifions nos ennemis.

      • @Emile

        Qu’est-ce que les « troski talmudistes » et que viennent-ils faire dans le poulailler de Raoul Girodet ?

  11. Je me demande quand et comment vous allez bouger pour sauver votre
    belle France que je connais et dont j’ai tant aimé les joyeuses années 70!

    Du Canada je suis avec vous

    • Merci, cousin lointain !

      Nos dirigeants sont assis sur le couvercle de la marmite, la pression monte, il va y avoir de la mise sur orbite !

      Salut aux Acadiens et aux Acadiennes, la bande à qui-donc ? La bande à Napoléon !

  12. Citoyen modèle et patriote par tradition familiale. . . . .j’ai été non seulement déçu mais révolté de la mentalité en Belgique. Les services des finances considèrent les citoyens comme un instituteur grincheux regarderait des potaches. De déception et de malaise, j’ai fait carrière avec prudence. 38 années de multinationales à des niveaux divers, je me suis retrouvé à devoir manipuler les colonnes et les impuations de DEUX sociétés pour assurer leur survie. >Relégué à travailler pour « servir un système », voici maintenant 21 ans, j’ai quitté la Belgique pour une retraite en France en passant par Luxembourg pour écrèmer le résultat de mon labeur. Je suis passé de la débrouille à la fraude avec la prudence d’un chat qui découvre une nouvelle gouttière. EN France, je suis arrivé à la bonne période de l’immobilier. Et maintenant j’ai quitté la France étriquée pour autre part. Je conseille donc et j’aide à l’évasion fiscale, . . . .par sport ! ! ! et pour les cigarettes. ON ne nait pas FRAUDEUR ou FAUSSAIRE, on le devient . . . .sans regrets. (J’ai eu 6 mois de prison avec sursis et je suis passé dans un prétoire qui m’avait accueilli comme expert 3 semaines avant l’audience….. . . )il y a maintenant 21 ans .. .

  13. Vous avez mille fois raison, le confinement c’est l’ étincelle fait déborder le vase.

    Ras le bol de cette dictature des minorités qui sont complètement dénaturées.

  14. j’ai exactement la meme impression a chaque fois que je reviens de thailande en belgique
    Il faut a chaque fois me refaire un petit carnet avec toutes les nouvelles interdictions

  15. Et certains s ‘étonnent que l ‘on s’ expatrie
    Mais le problème est quand l ‘on a ses revenus en FRANCE ( retraites & autres ) l ‘on est taxé au max sans ( par exemple ) ne plus avoir droit à la SS
    il vaut mieux être étranger en France
    que français à l ‘ étranger

    Et RG ,ne dois pas avoir 1 dièsel ….

  16.  » Un arrêté municipal interdit désormais l’élevage de volailles sur la commune. »

    pas chez moi, le bois de vincennes en est rempli
    certaines ont monté sur leur van une loupiote rouge ou verte

    confinée et absente ou en service

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