V2 – Vu de Belgique : combat identitaire oui, mais pas n’importe lequel


V2 – Vu de Belgique : combat identitaire oui, mais pas n’importe lequel

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Le véritable choc civilisationnel à encaisser est extracommunautaire et nous ne savons actuellement rendre la monnaie de sa pièce à cette onde de choc, c’est pathétique. Qui donc créera cet effet boomerang tout aussi destructeur que sa source ? C’est un fait, pas un jugement de valeur, un fait confirmé par une pléiade d’études sociologiques objectives menées partout en Europe. Bien sûr il y a mille et une exceptions individuelles mais toute civilisation se base sur des principes généraux, pas sur des cas particuliers.

Le verbe avoir était manquant. Ci-dessous, version finale

 

Vu de Belgique : combat identitaire oui, mais pas n’importe lequel

Désolé l’Engliche, pour un traitement préférentiel faut franchir la Médite et non la Manche et faire la manche

Une fois n’est pas coutume, parlons d’immigration sous ses plus belles facettes. La France a toujours su s’exporter en version minérale et s’expatrier en version organique.

Ça y est, l’Europe excitée est brexitée !

 

Ursula von der Leyen, déclaration du 31 janvier 2020 sur LN24, un extrait : « Durant les 3 ans et demi des négociations du Brexit, soudainement les gens ont vu à quoi ça ressemblait d’être hors de l’Union et les avantages à y être. J’ai observé que les partis populistes de droite ont retiré discrètement de leur programme l’option de sortie, car ils ont compris que les gens étaient favorables à une Union européenne forte »

https://www.ln24.be/2020-01-31/exclusivite-ln24-ursula-von-der-leyen-se-confie-sur-le-brexit-et-le-futur-de-lunion

 

Double jeu ? Non, double nationalité

En Belgique, ils sont 3.454 Britanniques à être devenus Belges entre juin 2016 et le 31 mai 2019, ce nombre franchira allègrement la barre des 4.000 lors du prochain recensement. L’Allemagne détient le record de demandes de naturalisation mais c’est le Luxembourg qui explose tous les chronos en comparaison à sa population totale.

Il ne faut pas y voir là d’acte antipatriotique mais plutôt la recherche d’un confort administratif et paperassier face aux incertitudes de demain. Les véritables négociations auront lieu cette année et le monde économique ne sait toujours pas ce qu’il en sera du traitement douanier de ses imports exports.

Un Français à Bruxelles ? Beaucoup moins de stress qu’un British !

 

Cela peut surprendre : il y a actuellement plus de 400.000 étrangers intracommunautaires U28 U27 vivant en Belgique, soit un petit 4% de la population. La communauté française de Belgique arrive très largement en tête : ils seraient 230 à 250.000 ressortissants, loin devant les Roumains, les Italiens, les Néerlandais. Classement Belgique 2019 intra et extracom : Français, Roumains, Marocains.

L’Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse au sujet des Français bruxellois : « Leur présence à Bruxelles s’explique par un habitat bourgeois ou de prestige, la présence des universités, de hautes écoles renommées où l’enseignement est dispensé en français, d’hôpitaux universitaires francophones. Ajoutez-y le prestige général associé à certains quartiers, la présence des institutions européennes, internationales et les nombreuses activités associées, le foisonnement culturel et artistique, notamment dans les quartiers en gentrification »

Sur les 230 à 250.000 ressortissants français susmentionnés, 63.000 environ vivent dans la seule région de Bruxelles-Capitale, grosso modo une personne sur dix-sept, pas mal non ? C’est bien connu, Paris vaut pour son centre, Bruxelles pour ses banlieues, en ce non compris le piège à cons de son flanc ouest. Les Allemands se regroupent dans la périphérie nord-est assez huppée, c’est plus proche de l’Autobahn vers Cologne.

Combat identitaire oui, mais pas n’importe lequel

L’ouverture d’un espace de libre circulation intracommunautaire est l’un des plus grands acquis de ces dernières décennies. À une époque où l’on envoie des sondes sur Mars, il est légitime de vouloir s’expatrier chez le voisin disposant d’un pôle économique plus attractif. Aujourd’hui la Bavière, les villes flamandes et Prague, demain qui sait la Gironde et le Bassin lillois, bonne chance quand même pour traverser Roubaix aux heures de pointe muzz.

Se priver de cette liberté et se recroqueviller exagérément sur soi-même est un retour en arrière, j’ai notamment en tête la Ligne Oder-Neisse (D-PL), aujourd’hui une zone de très grande interactivité germano-polonaise sans gardes-frontières ni douaniers absolument inutiles.

Que l’on se rende dans le sud-est de Bruxelles pour y constater à quel point les Français expat’ sont fondus dans la communauté belge, ceci même à Waterloo… Au-delà de leur apport économique et culturel, c’est de leur propre nation qu’ils rendent la plus belle image. Je suis très fier de constater cela chaque jour.

Soldat français lors de la reconstitution annuelle de la Bataille de Waterloo

Le véritable choc civilisationnel à encaisser est extracommunautaire et nous ne savons actuellement rendre la monnaie de sa pièce à cette onde de choc, c’est pathétique. Qui donc créera cet effet boomerang tout aussi destructeur que sa source ? C’est un fait, pas un jugement de valeur, un fait confirmé par une pléiade d’études sociologiques objectives menées partout en Europe. Bien sûr il y a mille et une exceptions individuelles mais toute civilisation se base sur des principes généraux, pas sur des cas particuliers.

Richard Mil+a

 

Juliette & Victor, le magazine de l’art de vivre franco-belge

 

Alain Lefebvre, créateur J&V : « Les Français qui arrivent en Belgique pensent qu’ils sont en France. Ce n’est pas du tout un département français. Il y a des mœurs différentes. Les repas ne sont pas pris aux mêmes heures, la langue n’est pas rigoureusement la même… C’est la raison pour laquelle nous avons créé un décodeur pour les Français ! » http://www.jvmagazine.be/

http://www.autrementphenomenale.be/

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Richard Mil

Belge passionné de sciences humaines, amoureux de la culture française, gaulliste, athée, partage totalement les convictions de l’initiative citoyenne Résistance Républicaine


One thought on “V2 – Vu de Belgique : combat identitaire oui, mais pas n’importe lequel

  1. AvatarJean-Francois Morf

    Les européens qui vivent dans une dictature NON démocratique ne peuvent pas comprendre ceux qui vivent dans une démocratie directe participative. Les résultats sont pourtant là: les Suisses, où le peuple est souverain, gagnent plus que les Européens, dirigés par des gens non élus qui font n’importe quoi! Comme par exemple se laisser envahir par des mahométans consanguins bien décidés à nous voler nos terres au nom d’Allah=Satan et de Mahomet=AntiChrist.

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