Achat de 75 000 Glock autrichiens : vers la fin de l’industrie française de l’armement ?


Achat de 75 000 Glock autrichiens : vers la fin de l’industrie française de l’armement ?

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Par manque de volonté politique et, peut-être, par idéologie anti-armes et une législation (très) restrictive, l’industrie française de l’armement a périclité progressivement à partir des années 70-80, pour le plus grand bonheur des industriels étrangers, notamment allemands.

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Les derniers grands programmes franco-français comme le char Leclerc ou le Rafale datent de cette époque. Et encore… nombre d’équipements militaires s’avèrent être le résultat d’un meccano européen (turbines du finlandais Wärtsilä, canons de marine de l’italien OTO-Melara etc.)

Mais toutefois, la conception et la fabrication de ces armements restaient principalement en France.

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Ce qui n’est pas le cas de l’armement « à hauteur d’homme » comme dirait le ministre des armées, Florence Parly, toute fière d’annoncer l’achat de 75 000 pistolets semi-automatiques à l’autrichien Glock.

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C’est donc une constante désormais : les gouvernements successifs préfèrent acheter étranger plutôt que d’encourager la production nationale, accélérant la faillite d’entreprises coulées par manque de commandes d’État. Les déboires financiers de GIAT (devenu Nexter) et la fermeture définitive, en 2001, de la Manufacture d’armes de Saint-Etienne, restent emblématiques cette désindustrialisation française.

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La France a donc remplacé les MAC, MAS, Manurhin et autres FAMAS fabriqués en Gaule par les teutons Sig-Sauer, HK ou Glock.

Est-ce la fin de l’indépendance nationale pour coller au programme européiste et mondialiste des mignons et néoféministes « munichois » de l’Élysée ?

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Question 1 : qu’en dit la Cgt ?

Question 2 : la droite et la gauche ont-ils définitivement abandonné l’idée d’une industrie nationale et, donc, consacré l’abandon des ouvriers français ?

Question 3 : quelle est la contrepartie allemande à l’achat d’équipements militaires allemands par la France ?

Finalement, en matière d’armement, on pourrait résumer l’idéologie progressiste de la façon suivante : il vaut mieux tuer avec du matériel allemand qu’avec du « Made in France ».

Pour la gauche, c’est, moralement, plus supportable car « la guerre, c’est pas beau, tuer, c’est pas bien ».

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L’armée délaisse une nouvelle fois les fusils et pistolets français

Après avoir abandonné le FAMAS pour le HK 416 d’origine allemande, la France s’est tournée vers les pistolets autrichiens Glock pour remplacer le MAC 50 et le PAMAS G1.

Une armée de moins en moins Made in France. Comme le rapporte Le Parisien, les militaires devront bientôt abandonner leurs traditionnels MAC 50 et PAMAS G1, produits en France, au profit du Glock autrichien. Ainsi, dès 2022, l’ensemble de l’armée française sera équipé de pistolets automatiques Glock 17. 

Le GIGN et le Raid déjà équipés

La ministre des Armées Florence Parly a confirmé la commande de près de 75 000 « nouveaux pistolets semi-automatiques » sur Twitter. Des armes qui, selon elle, « incarnent le renouveau des équipements ‘à hauteur d’homme’ que la loi de programmation militaire permet ».

En plus des nouveaux Glock, l’armée française devrait également recevoir au cours de l’année le nouveau fusil de précision SCAR de fabrication… germano-belge.

Déjà en 2016, la Direction générale de l’armement avait annoncé le remplacement du mythique FAMAS par le fusil d’assaut HK 416, d’origine allemande.

En tout cas, le Glock n’est pas totalement inconnu des forces françaises puisqu’il équipe déjà le GIGN, le Raid et les forces spéciales. Les trois armées seront cette fois concernées, avec 80% des livraisons pour l’armée de Terre, 10% pour l’armée de l’Air et 8% pour la Marine. 

La France n’a « jamais été performante sur le petit calibre »

Si de nombreuses voix s’élèvent contre cette perte du Made in France, Yannick Quéau, directeur de recherche au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip), estime que ce changement est nécessaire. Auprès du Parisien, il appelle d’ailleurs à se souvenir du FAMAS, « une arme bonne, intéressante, qui avait la confiance des soldats… mais qui était aussi une arme chère à produire, pas exportable, et qui souffrait de certaines spécificités ».

Quant au PAMAS, il était « encore plus vieux, cela faisait vraiment longtemps qu’il était utilisé, donc il était tant de le changer, d’autant qu’il est très loin de la performance du Glock », a fait valoir le spécialiste.

Et pourquoi alors ne pas se tourner vers la France qui dispose d’une véritable industrie de l’armement ?

Parce qu’« on n’a jamais été performant sur le petit calibre », a-t-il justifié.

« Il y a toujours eu des approvisionnements à l’extérieur par le passé en France. Ce n’est pas l’achat du Glock qui menace la souveraineté. Il faut se défaire d’une conception totalisante et savoir parfois, aux marges, rechercher un rapport qualité prix avantageux », a-t-il aussi plaidé. 

https://www.valeursactuelles.com/societe/larmee-delaisse-une-nouvelle-fois-les-fusils-et-pistolets-francais-114754

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Vidéo publi-promotionnelle du Glock 17 par l’armée française  : celle-ci dépend-elle désormais du nouveau Saint-Empire romain-germanique ?

Quoiqu’il en soit, le chef de bataillon Jean-Michel semble réjoui…

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Quelques réactions à Valeurs Actuelles :

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10 thoughts on “Achat de 75 000 Glock autrichiens : vers la fin de l’industrie française de l’armement ?

  1. AvatarRajkoumar

    et les baïonnettes ? est-ce tout ce qu’il nous reste ?
    peut-être même pas.
    Les pelles-pioches pour creuser les tranchées étaient made in US, que sont-elles devenues ? et les guêtres ? et les bandes molletières … on en fait encore ?
    Qu’est-ce qu’on devient con !

    1. Avatarvieux bidasse.

      Je pense que nous allons relancer la fabrication en série de pierres taillées.et de peaux de cochons pour se vêtir.

  2. AvatarTzel

    Pourquoi des glocks pour nos flics qui n’ont pas le droit de tirer ?
    Pourquoi des glocks pour nos militaires qui, comme devant le bataclan
    n’ont pas bouger. (Il est vrai que selon la « nationalité de ces militaires  » ?).
    Pourquoi pas des glocks pour les Français de souche ?.
    Pour défendre leur famille par exemple comme l’histoire nous l’a tristement démontré il y a quelques jours ?

  3. AvatarKairn

    Très bon le Glock 17,c’est ce que j’ai au boulot,TF,je tirais quand même mieux avec le 38 police plus lourd.

    1. François des GrouxFrançois des Groux Post author

      Je ne dis pas le contraire, n’ayant jamais eu de problèmes non plus avec le Sig-Sauer SP-2022.

      Mais comme l’écrivait un commentateur de VA, si la France est capable de produire un Rafale, un Leclerc ou un Caesar, pourquoi ne pourrait-elle pas concevoir et fabriquer un Glock 17 ?

      Ou alors le concept d’indépendance nationale n’a définitivement plus de sens pour nos zélites…

  4. Avatardurandurand

    Et oui cramon continue de faire péricliter nos industries stratégiques au profit des industries de l’armement étrangers , le made in France sera bientôt révolu , alors question d’ indépendance nationale ,nous pourrons aller nous brosser !
    nos salopards de politicards sont tous des Traîtres , ils méritent tous de passer sur l’échafaud !

  5. AvatarJoël

    Les armes françaises ont disparues…les cartouches aussi.
    Ainsi, au début des années 2000 on achetait les cartouches 5,56 du Famas à Israël. Celles-ci n’étant plus produites en France.

  6. Marcher sur des OeufsMarcher sur des Oeufs

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    Donald Trump propose d’élargir l’Otan grâce au Moyen-Orient
    :::: https://sptnkne.ws/AWWp
    09.01.2020

    Sur fond de montée des tensions entre Washington et Téhéran, le chef d’État américain a appelé à élargir l’Alliance atlantique via l’adhésion de pays du Moyen-Orient.

    L’Otan pourrait s’élargir en incorporant des pays du Moyen-Orient, a estimé vendredi devant les journalistes le Président Donald Trump.

    «Je crois que l’Otan doit être élargie et que nous devons y inclure des pays du Moyen-Orient», a indiqué le locataire de la Maison-Blanche.

    Il a affirmé avoir discuté de cette initiative avec le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg, qui se serait montré enthousiaste à cet égard.

    Auparavant, le dirigeant américain avait estimé que l’Otan devait s’impliquer davantage dans la situation au Moyen-Orient.
    Tensions avec l’Iran

    Les déclarations de M.Trump interviennent sur fond de violentes tensions entre Washington et Téhéran suite au meurtre du général iranien Qassem Soleimani dans une frappe américaine et aux tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des militaires des États-Unis en Irak.

    Plus tôt dans la semaine, Donald Trump avait joué la carte de l’apaisement face à l’Iran. Or, jeudi 9 janvier, le commandant de la Force aérospatiale de l’armée des Gardiens de la révolution islamique Amir Ali Hajizadeh a affirmé que les frappes visant des cibles américaines en Irak n’étaient que le début d’une vaste opération d’ampleur régionale.

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