L’Etat a de l’argent pour les migrants, mais fait la manche pour se payer la Katia de Matisse…

Donnez…

Donnez…

Donnez…

Siouplaît…

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On trouve au Journal officiel du 26 octobre encore un avis d’appel au mécénat d’entreprise…

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Il faut sortir 4 millions 8 pour acheter une peinture de Matisse, « Katia en robe jaune », décrite comme une « oeuvre présentant un intérêt majeur pour le patrimoine national ». Néanmoins, l’Etat, qui verse des prestations sociales à des étrangers n’aurait pas les moyens de se la payer tout seul comme un grand et aurait besoin du soutien d’entreprises privées pour joindre les deux bouts et pouvoir s’offrir « Katia »…

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Ce n’est pas la première fois que le ministre de la culture sous Macron diffuse ce genre de petite annonce par journal officiel interposé. Allègements d’impôts à la clé.

La dernière fois, c’était un petit caprice de l’époque du « roi Soleil » :

http://resistancerepublicaine.com/2019/08/10/letat-francais-en-est-reduit-a-faire-appel-au-mecenat-prive-pour-acquerir-un-girardon-pour-le-louvre/

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Désormais, c’est un Matisse qui est censé participer du rayonnement du règne de Manu Premier.

Relevant de l’art abstrait, cette peinture sera pour les uns un gribouillage, pour les autres une oeuvre devant laquelle il y a de quoi se pâmer…

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En tous cas, « Katia », que l’Etat n’aurait pas les moyens de se payer tout seul, est relativement compatible avec l’esprit du moment : aucun trait de son visage n’apparaît, aucune chevelure, à l’image d’une enniqabée, mais quand même une jolie paire de seins qui lui interdirait toute présence dans un centre dit « culturel » islamique…

Bref, on est entre deux courants, le cul entre deux chaises : cette oeuvre résume assez bien la transition vers la charia actuellement en marche.

Donc pas étonnant qu’en haut lieu, on hésite à l’acheter !

Le ministre de la culture informe les entreprises imposées à l’impôt sur les sociétés d’après leur bénéfice réel qu’elles peuvent bénéficier de la réduction d’impôt sur les sociétés prévue à l’article 238 bis-0 A du code général des impôts égale à 90 % des versements qu’elles pourraient effectuer, dans la limite de 50 % de l’impôt dû au titre de l’exercice considéré, en participant à l’acquisition par l’Etat d’une peinture d’Henri Matisse, Katia en robe jaune, signée, datée « H Matisse 51 », H. : 82 cm ; L. : 61 cm.
Il s’agit sans doute de la dernière toile peinte par l’artiste, représentant un modèle d’origine suisse, de son vrai nom, Carmen Leschennes, qui lui inspire notamment de nombreux dessins à partir de leur rencontre en 1949. La seconde guerre mondiale, et peut-être davantage la très grave opération subie à Lyon en 1941, marquent une césure importante dans l’œuvre d’Henri Matisse qui, se sentant gratifié d’une seconde vie, invente le nouveau procédé des gouaches découpées dans la couleur. En décembre 1951, alors qu’il a cessé de peindre depuis trois ans, Henri Matisse livre une œuvre ultime, aboutissement de son « éternel conflit entre le dessin et la couleur » et de la tension dialectique qui parcourt toute son œuvre. Impressionné par la stature monumentale de son modèle, l’artiste cherche à exprimer l’élan vital qui l’habite. Katia, ainsi qu’il préfère l’appeler, est privée de toute individualité. Parce qu’ainsi « l’expression porte dans tout le tableau » et « l’imagination est délivrée de toute limite », selon les propres déclarations de Matisse, les traits du visage, laissé vide, sont gommés. Légèrement décentrée, comme si elle cherchait à échapper au regard du spectateur, Katia rayonne comme un astre solaire qui se détache sur fond bleu. Dans sa proximité avec les icônes byzantines, elle ressemble à une idole. Le lexique formel de Matisse n’a jamais été aussi dépouillé laissant place au pouvoir décoratif de la couleur et à l’immense liberté du dessin.
L’acquisition d’une des dernières peintures de cet artiste majeur du xxe siècle, dont le caractère exceptionnel explique la lecture abstraite de son œuvre par de nombreux artistes après la seconde guerre mondiale, constituerait un enrichissement majeur des collections publiques.
Sa valeur d’achat est fixée à 4 800 000 euros.
Les offres de versement, établies selon le modèle prévu par l’instruction de la direction générale des impôts 4-C-6-02 n° 184 du 24 octobre 2002, doivent être adressées à la direction générale des patrimoines, service des musées de France, 6, rue des Pyramides, 75041 Paris Cedex 01, où les dossiers relatifs aux trésors nationaux et œuvres présentant un intérêt majeur pour le patrimoine national peuvent être consultés par les entreprises intéressées.

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Note de Christine Tasin

En terme d’art, tous les goûts sont dans la nature. Maxime a l’air quelques peu dubitatif devant Katia, parce que ce ne serait pas de l’art strictement figuratif. Je ne partage pas du tout sa façon de voir, Matisse, comme Picasso, comme Dali peuvent être sublimes. On a fort heureusement dépassé le moment où la peinture servait de photographie parce que la photographie n’existait pas. 

Depuis Nicéphore Niépce, le portrait est libéré du devoir de représenter le réel, ouvrant la voie au rêve, à la possibilité de voir autre chose que la réalité, de voir le dos de face etc. 

C’est magique et magnifique…

Allez, pour réconcilier Maxime à avec Matisse 

 

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16 Commentaires

  1. Le Maxime il faudrait le nommer expert pour la Culture patriotique. C’est une tête!,,

  2. La dernière offre de mécénat divisera peut-être moins les patriotes…
    Un effort de quelques 7 millions d’euros, quasiment, pour aider le Louvre à acquérir un Apollon citharède de Pompéi.
    Le petit souci est qu’on achète cela à prix d’or, donc, à des particuliers…
    N’y a-t-il pas parfois un risque de blanchiment de crimes ou délits dans ce genre d’opérations ?
    C’est un des problèmes que pose la politique de la culture. De gros sous circulent et la traçabilité des oeuvres n’est pas forcément impeccable (Malraux lui-même avait beaucoup à se reprocher de ce point de vue, ayant pillé des temples asiatiques pour se refaire une santé financière…).
    Il est question d’enrichir les collections publiques françaises… mais elles ne seront pas les seules à s’enrichir !
    Quant à l’authenticité des oeuvres, elle peut toujours être discutée…
    http://resistancerepublicaine.com/2016/02/27/3-tombes-musulmanes-trouvees-pres-de-nice-halte-a-la-desinformation/

    JO 3 novembre 2019
    Avis d’appel au mécénat d’entreprise pour l’acquisition par l’Etat d’un trésor national dans le cadre de l’article 238 bis-0 A du code général des impôts
    « Le ministre de la culture informe les entreprises imposées à l’impôt sur les sociétés d’après leur bénéfice réel qu’elles peuvent bénéficier de la réduction d’impôt sur les sociétés prévue à l’article 238 bis-0 A du code général des impôts égale à 90 % des versements qu’elles pourraient effectuer, dans la limite de 50 % de l’impôt dû au titre de l’exercice considéré, en participant à l’acquisition par l’Etat, pour le musée du Louvre, d’une sculpture d’Apollon Citharède, bronze, H. 68 cm, environs de Pompéi, deuxième moitié du IIe siècle – début du Ier siècle avant J.-C.
    D’une extrême rareté, en raison de la disparition dès l’antiquité de la majorité des bronzes, cette remarquable statue de bronze antique du fils de Zeus et de Léto, avec son torse gynoïde, sa musculature peu affirmée et sa longue chevelure, présente un aspect androgyne qui l’inscrit dans un courant artistique attesté à la fin de l’époque hellénistique. De taille moyenne, mais traité avec le même soin que les grandes statues de l’époque, cet Apollon, à l’origine porteur d’un plectre et d’une cithare, attributs faisant référence à son rôle de dieu des arts et de la musique dans la mythologie grecque, à présent disparus, tout comme les yeux initialement rapportés, se distingue par sa facture de très grande qualité. Il remplissait sans doute un rôle ornemental dans l’atrium, le triclinium ou le jardin d’une villa romaine, détruite par l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. Cette très vraisemblable et prestigieuse provenance des cités vésuviennes est mentionnée pour la première fois en 1924 dans le Répertoire de la statuaire grecque et romaine de Salomon Reinach (1858-1932) qui la signale, par ailleurs, comme appartenant en 1922 à la collection de la seconde épouse du collectionneur et marchand d’antiquités, Joseph Durighello (1861-1924). Dès lors, l’acquisition de ce trésor national, récemment réapparu après avoir figuré dans le catalogue de la vente après décès de Joseph Durighello en 1925 et dont la continuité de la présence en France est attestée sur près d’un siècle, jalon important dans l’évolution des bronzes antiques et susceptible de permettre d’approfondir leur connaissance, serait de nature à enrichir notablement les collections publiques françaises dans lesquelles ce type de statue est peu représenté.
    Le présent avis d’appel au mécénat d’entreprise porte sur 6 638 000 euros (…) ».

  3. Oui Christine, vous avez raison. Matisse est un grand.
    Je suis navré de lire tant de commentaires indigents. Comme quoi la Culture ne s’améliore pas en France.

      • Il n’est pas nécessaire d’être un Béotien pour être patriote.
        Ce n’est ni l’illettrisme ni l’ignorance crasse qui font le patriote.

    • Chacun est libre d’avoir son avis sur une oeuvre. L’art n’est pas une science exacte. Qu’est-ce qui vous permet de dire que vous avez affaire à des gens qui n’ont pas de culture et de vous ériger en censeur du bon goût ?
      Le mauvais goût, c’est de dire que les autres n’ont pas bon goût, disait mon professeur de philosophie pour conclure son cours sur l’art…

  4. Je ne comprend pas comment on peut aimer Matisse ou n’importe quel abstrait et détester un plug anal ou un vagin de la reine. Pour moi c’est exactement la même chose : une ode à la crétinerie et au snobisme. Ca ne veut rien dire donc c’est forcément sublime.

  5. @ gamma et Christine Tasin : sur ce sujet, je n’ai pas d’opinion tranchée. Mais je pense néanmoins que l’abstrait a été la porte ouverte à l’art dégénéré qui est souvent dénoncé ici également.
    Il est vrai que le sujet est sensible car les nazis aussi avaient fait de l’art dégénéré l’objet de leur haine.
    Le tout mêlé à une politique de la culture qui n’a rien de naturel quand il s’agit d’encourager la création avec des fonds publics, avec la sueur des travailleurs exsangues…
    J’ai vu récemment un documentaire sur Arte concernant Malraux, il avait eu beaucoup de mal à l’époque à convaincre les députés à voter un budget pour la culture. A tort ou à raison ?
    Pour ma part, je pense qu’un Etat surendetté comme celui dont nous sommes citoyens n’a pas les moyens de financer ce genre de choses. Il doit se focaliser sur les dépenses nécessaires au maintien des fonctions de l’Etat gendarme et dans une moindre mesure de l’Etat providence pour les Français. Le reste ne relève des fonctions étatiques que dans les régimes où il n’y a pas de problème de finances publiques.

  6. En réponse à Christine en fin d’article je citerais un grand peintre que j’affectionne : Wojtek Siudmak – qui s’est essayé à l’abstrait entre 1960 et 1970 :

    « Grâce soient rendues à l’abstraction : par elle des gens qui n’étaient pas des artistes ont été dispensés d’affronter les contraintes du travail authentique et ont éprouvé la sensation merveilleuse de créer, qui en tout autre circonstance leur aurait été refusée. »

    et d’ajouter :
    « A distance il me semble que l’abstraction a nourri ma personnalité artistique, créant partiellement et retardant sans doute mon expression actuelle. »
    Fin de citation.

    L’abstrait est un exercice très difficile. Trop de toiles poubelles parsèment les galeries de par le monde. Pour faire de l’abstrait il existe une construction, des règles de couleurs « conf. Tthéorie de young » et une mathématique intuitive. Le reste est du blabla. Que des gens qui se disent peintres fassent de l’abstrait c’est leur droit. Mais sous cette dénomination, beaucoup de clowns se sont pris pour des peintres, voire peintres côtés.

    Par ailleurs le mot créer ou créateur est en ce qui me concerne de la plus haute prétention. Personne n’a jamais créé quelque chose qui n’existe pas. Par conséquent, un grand artiste imagine à partir des éléments qui sont à sa disposition, assemble et réalise. Mais créer, cela n’existe pas. Tout est dans la nature, à nous de l’assembler selon notre imagination.
    Alors la peinture des snobs n’appartient qu’aux snobs.

  7. N’oublions pas que les entreprises qui donneront du fric auront des allègements d’impôts qui seront supportés par les cons-tribuables donc par nous. Une manière de lever un impôt déguisé pour nous faire payer malgré nous le tableau

    • voilà qui est ben vrai , ma fois !! on va se le prendre encore dans le c….

      pour la bonne femme en jaune, j’offrirais pas un radis,
      un tableau, qq soit le style ou l’époque, il faut que ça plaise, que ça attire, que ça fasse ressentir une émotion,
      le reste bof !!

  8. Matisse, un vilain garnement ?…

    Aurait-il subtilisé un cartable d’élève de CP à la sortie de l’école et trouvé ce « dessin » qu’il se serait approprié de manière scandaleusement malhonnête ?

    Le pauvre enfant spolié de son « travail » scolaire !… Tiens, c’est tout bonnement révoltant !
    (humour) 🙂

  9. Bof, aucun intérêt pour ce genre de peinture. Tout ça c’est du snobisme – on ferait mieux de consacrer de l’agent pour nos retraités, nos SDF qui eux sont bien les oubliés de macron.

  10. matisse quelle MERDE, je ferais mieux en me plantant un pinceaux dans chaque trou de nez .
    Il n’empêche dans le fond, c’est une constante, tout pour les clandos, rien pour le reste!

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