Nigeria : plus de 300 garçons torturés et violés dans une école coranique


Nigeria : plus de 300 garçons torturés et violés dans une école coranique

Les enfants étaient enchaînés, dans le but de les corriger et de les responsabiliser.(Photo: Nigerian Police Force)

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La presse nous apprend un nouveau cas d’abus massifs dans une école coranique : encore une histoire de gamins sous le joug de l’islam et de maîtres abusifs dans une Afrique décidément sans espoir.

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AGENCE FRANCE-PRESSE

Un raid mené jeudi soir dans une maison du quartier Rigasa a conduit à la découverte des élèves et étudiants vivant dans « des conditions inhumaines et dégradantes sous couvert de leur apprendre le Coran et de les redresser », a expliqué le porte-parole de la police de l’État de Kaduna, Yakubu Sabo.

Le propriétaire de l’établissement et ses six assistants ont été arrêtés, a-t-il précisé.

« Nous avons trouvé une centaine d’étudiants, dont des enfants de neuf ans à peine, enchaînés dans une petite pièce, dans le but de les corriger et de les responsabiliser », a déclaré M. Sabo, précisant que beaucoup d’entre eux portaient des cicatrices sur le dos.  

« Les victimes ont été maltraitées. Certaines d’entre elles ont déclaré avoir été violées par leurs professeurs », a déclaré Sabo.

 

La police a également trouvé une « chambre de torture », où des élèves étaient suspendus à des chaînes et battus lorsque les enseignants estimaient qu’ils avaient commis une faute.  

Le raid policier a été lancé suite à des plaintes répétées de voisins qui se doutaient que quelque chose d’anormal se passait à l’intérieur de l’école.

« Les victimes étaient de nationalités différentes et deux d’entre elles ont déclaré lors de leur interrogatoire qu’elles avaient été amenées par leurs parents du Burkina Faso », a ajouté le porte-parole.

https://www.lesoir.be/249982/article/2019-09-27/nigeria-la-police-secourt-300-eleves-tortures-et-violes-dans-une-ecole-coranique

https://www.lapresse.ca/international/afrique/201909/27/01-5243041-nigeria-plus-de-300-garcons-tortures-et-violes-dans-une-ecole-coranique.php

 

Voir aussi les articles RR sur les écoles coraniques :

Niger : Niger : l’enseignant coranique sodomise 35 élèves

Sénégal : L’esclavage moderne des jeunes garçons dans les centres coraniques du Sénégal

 

Les écoles coraniques en Afrique.

La précarité extrême de certaines familles les pousse à abandonner leurs enfants dans des écoles coraniques.

Venant principalement des campagnes, les enfants  sont des garçons de 4 à 18 ans.

Ils sont  envoyés par leurs familles pauvres chez des maîtres afin de suivre une éducation coranique.

Les maîtres recrutent de préférence de très jeunes enfants supposés être plus rentables car plus attendrissants lorsqu’ils mendient –et plus malléables.

Les maîtres échangent aux parents, souvent peu instruits et dénués de ressources, des denrées alimentaires contre un enfant.

Les  conditions de vie sont épouvantables. Les élèves sont la coupe du maître, souvent violent et abusif.

 

Le Nigéria contre l’enseignement occidental.

Sur le plan éducatif, le nord du Nigeria est très en retard par rapport aux régions côtières du sud, qui sont plus ouvertes sur l’économie mondiale et le commerce maritime.

Historiquement, on note les résistances de certains clercs musulmans contre l’introduction d’un enseignement d’inspiration occidentale.

Les questions religieuses au Nigeria ne sauraient évidemment se résumer à l’insurrection de la secte Boko Haram, dont le nom signifie : « l’éducation occidentale est sacrilège ».

Mais le défi du jihadisme a remis au goût du jour de nombreuses controverses à propos du rôle de l’islam dans l’instabilité chronique du pays le plus peuplé d’Afrique (environ 195 millions d’habitants en 2018).

 Dans les régions à dominante musulmane du nord du Nigeria, en particulier, les écoles coraniques sont maintenant décriées par certains comme des incubateurs du terrorisme, un facteur d’obscurantisme, un anachronisme et un support de l’endoctrinement salafiste.

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Un article de spécialiste pour aller plus loin

(En fin d’article : les écoles coraniques et Boko Haram)

Par Marc-Antoine PÉROUSE DE MONTCLOS, Politologue, Directeur de recherche, IRD.

Terrains de recherche : Afrique subsaharienne, Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun, Mali.

Site web personnel : http://www.observatoire-humanitaire.org/http://www.nigeriawatch.org/
Academia : https://ird.academia.edu/MarcAntoineP%C3%A9rousedeMontclos

Les écoles traditionnelles pour pallier le décrochage du nord

En ce qui concerne le nord du pays, on estime que plus de la moitié des enfants en âge d’être scolarisés ne va pas à l’école, que ce soit dans des établissements publics ou privés. Beaucoup travaillent, notamment à la campagne. Selon le gouvernement, plus de huit millions d’enfants suivent aussi un enseignement coranique dans des écoles qui, pour la plupart, ne sont pas officiellement enregistrées.

Celles-ci se caractérisent généralement par un mode d’éducation oral et peu institutionnalisé. Mais elles prennent des formes assez variées suivant qu’elles sont établies en milieu rural ou urbain sous le patronage d’un marabout itinérant ou d’un maître formé dans un institut d’études islamiques.

On peut ainsi distinguer trois principales catégories.

Il y a d’abord les écoles coraniques traditionnelles, dites tsangaya dans le primaire ou makarantun ilmi à un niveau un peu supérieur, deux termes haoussa qui désignent des « centres d’enseignement de la religion ».

En pays kanouri dans le Borno, où agit la secte Boko Haram, on les appelle aussi mallamari en référence à leurs marabouts, les mallamai, qui font office d’instituteurs. On y enseigne uniquement le Coran, en l’occurrence sur des tablettes en bois (allo en haoussa, alwah en arabe), et on se contente d’y réciter par cœur des sourates dans une langue, l’arabe, que très peu de gens maîtrisent.

On n’y apprend pas l’alphabet et les marabouts n’ont pas vocation à préparer leurs élèves à un métier, même si leur entregent permet parfois de placer des jeunes apprentis dans les réseaux commerciaux de la région. L’enseignement n’est pas dispensé à la mosquée mais dans des habitations privées, dans la maison du maître ou, tout simplement, sur la place centrale d’un village, à l’ombre d’un arbre.

En général, les cours ont lieu le soir, en dehors des horaires des écoles publiques, ce qui n’est pas toujours incompatible : il arrive que certains enfants parviennent à étudier dans ces deux types d’établissements à la fois.

Ces « écoles à tablettes » [makarantun allo], comme on les appelle aussi, attirent surtout les milieux les plus défavorisés.

En effet, elles permettent aux paysans de placer leur progéniture entre les mains de marabouts itinérants qui ne sont pas payés et qui vont de villages en villages ou de villes en villes en poussant leurs disciples à mendier leur nourriture.

Les élèves, uniquement des garçons, vivent ainsi avec leur maître de l’aumône islamique, la zakat, qui est habituellement versée après les récoltes. Accessibles et peu onéreuses, les écoles tsangaya sont donc particulièrement adaptées au rythme des travaux agricoles, car elles laissent partir les enfants lorsque les paysans en ont besoin pour aider à labourer les champs ou vendre leurs produits au marché.

D’où le surnom qu’on leur donne parfois en pays haoussa : « les écoles qui permettent de manger pendant la saison sèche » [makarantar cinrani]. A l’échelle du nord du Nigeria, on estime qu’elles comptent davantage d’élèves que les écoles primaires du secteur public.

Un deuxième cas de figure est celui des écoles coraniques  sédentaires et généralement établies en milieu urbain dans des bâtiments en dur.

A la différence du modèle itinérant des tsangaya, leurs cours sont dispensés en journée et à heures fixes. Mais elles ne suivent pas non plus le curriculum de l’éducation nationale et ne cherchent pas à enseigner l’anglais, les mathématiques, les sciences du vivant ou la géographie.

Relativement formalisé, le cursus se focalise sur l’apprentissage de la récitation des sourates du Coran en plusieurs étapes : la lecture de l’alphabet en haoussa [babbaku], la formation des mots [farfam], la mémorisation [haddatu], l’évaluation des connaissances [sanka], l’écriture sur une tablette en bois [satu] ou sur du papier [rubutu]. Les études démarrent au niveau de la maternelle [kotso] et se poursuivent au cours élémentaire [tittibiri], moyen [k’olo] et supérieur pour les adolescents et les adultes [gardi].

Comme pour les écoles tsangaya, les plus jeunes mendient pour vivre tandis que les élèves les plus âgés s’en vont travailler pour subvenir aux besoins de leur marabout.

Dans un troisième cas de figure, enfin, se sont développés des sortes de lycées coraniques, dits islamiyya. Ceux-ci proposent des études religieuses avancées qui comprennent l’enseignement de la charia, du droit malékite et, quelques fois, de l’anglais, des mathématiques et des sciences de la vie en suivant le curriculum de l’éducation nationale.

Administrés par des philanthropes ou des associations religieuses, ces établissements s’adressent à un public plus âgé et sont plus structurés, plus urbains et moins communautaires que les écoles coraniques de village. Généralement placés sous la coupe de clercs qui appartiennent à la société Izala, un mouvement de type salafiste, ou aux principales confréries soufies de la région, la Qadiriyya et la Tijaniyya, ils sont théoriquement ouverts aux musulmans de toute obédience mais n’acceptent pas de chrétiens.

En pratique, les écoles islamiyya vivent de dons, de la charité islamique et des frais de scolarité de leurs étudiants. Leur curriculum n’est pas standardisé et varie beaucoup d’une région à l’autre, en fonction des inclinations personnelles de leur « patron ». Les nomenclatures de ces établissements ne sont pas non plus fixées.

Dans la ville de Kano, par exemple, l’Etat distingue les Islamiyya General Schools, qui n’enseignent que le Coran, et les Islamiyya Integrated Primary Schools, des écoles privées qui suivent l’année calendaire et le cursus de l’éducation nationale.

Mais dans d’autres Etats de la fédération nigériane, les autorités ne distinguent même pas les tsangaya des écoles coraniques modernes, dont les instituteurs ne sont supervisés par aucune instance religieuse officielle. En guise de rémunération, la gratification de ces derniers se mesure plutôt à l’aune de leur prestige social et de la récompense divine qu’ils attendent de leurs efforts pour disséminer la pensée du Prophète.

Absence de politique éducative cohérente et concertée

D’une manière générale, les différents types d’écoles coraniques du nord du Nigeria ne bénéficient guère du soutien de l’Etat. Supervisés par des communautés ou des confréries, leurs oulémas et leurs marabouts doivent se financer par eux-mêmes et jouissent en conséquence d’une grande liberté en matière d’enseignement.

Le système est très différent de celui en vigueur dans des pays comme le Soudan, l’Algérie, le Maroc, l’Arabie saoudite ou l’Iran, où les établissements d’éducation islamique sont beaucoup plus soutenus et encadrés par l’Etat, pour ne pas dire contrôlés.

Dans le nord du Nigeria, les rares tentatives en ce sens n’ont guère abouti. Une ordonnance de 1948 avait été la première à envisager un soutien de l’Etat à des écoles ou des collèges privés à condition que ceux-ci aient suffisamment d’enseignants qualifiés, ne refusent pas d’élèves pour des motifs confessionnels et ne les obligent pas à suivre un enseignement religieux.

Le problème était que les écoles coraniques ne répondaient pas à de tels critères, à la différence des missions chrétiennes qui, dans le sud, acceptaient de prendre des enfants musulmans dispensés de catéchisme, mais interdits de prière dans l’enceinte de leur établissement.

A l’indépendance en 1960, le Premier ministre de la Région Nord, un soufi membre de la Qadiriyya, a voulu promouvoir l’enseignement islamique avec l’intention de convertir les dernières communautés « païennes » des environs.

Boko Haram

Pour autant, les enjeux politiques du « catéchisme islamique » sont indéniables. Les combattants de Boko Haram, par exemple, ont attaqué les écoles coraniques parce que leur enseignement de type maraboutique et soufi est répudié par les salafistes.

Tandis que les imams les plus radicaux construisent leurs propres madrasas en dehors du (et en opposition au) circuit traditionnel des tsangaya, les instituteurs mallamai sont stigmatisés et accusés de préparer leurs élèves au jihad alors même qu’ils sont visés (et parfois tués) par les insurgés.

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Jules Ferry

n’est pas prêt à renoncer à son mode de vie occidental. En un mot ou avec un dessin, Jules Ferry dit NON à ceux qui veulent reléguer les femmes au foyer, couvrir leur tête, rallonger leurs jupes, jeter les homosexuels du haut des tours, interdire l’alcool, limiter la liberté d’expression, bannir les caricatures religieuses, censurer les livres, codifier la tolérance…


5 thoughts on “Nigeria : plus de 300 garçons torturés et violés dans une école coranique

    1. Jules FerryJules Ferry

      @Rajkoumar : « ingérence » non bien-sûr ! Oh là, que le Nigéria s’occupe du Nigéria ! Occupons-nous de l’islamisation de la France, il y a du travail.

      Mais l’ INFORMATION et la DIFFUSION les plus larges possibles sur ce qui ce passe dans les systèmes sous islam à 100% (en Afrique et partout ailleurs où règne cette peste verte).peuvent contribuer à ouvrir les yeux des naïfs qui pensent que l’islam est une chose inoffensive.

      Il faut dénoncer ces horreurs et se battre contre les velléités d’extension de l’islam y compris en France.

      On n’en veut pas, point barre.

      Et oui, on a des raisons de penser que l’ enseignement occidental est une chose précieuse à défendre.

      Le Nigéria crache sur l’enseignement occidental haut et fort, ce rejet est clairement et officiellement revendiqué par le pays, surtout dans e nord.

      A cet égard, vous avez raison, car cela regarde le Nigéria et personne d’autre (pas d’ingérence donc).

      Mais permettez une pensée quand même pour les pauvres gamins qui crèvent sous le joug de l’islam et dont le sort démontre, s’il était besoin, qu’il nous faut à tout prix protéger et défendre notre mode de vie.

      1. AvatarHellen

        @Jules Ferry
        Entièrement d’accord avec vous, on en veut pas, et il nous faut à tout prix protéger et défendre note mode de vie, et s’il le faut… envers et contre tous…!

        Et ça s’appelle des Ecoles ça????
        C’est un cauchemar, un lieu où les enfants sont maltraités, mais ça c’est presque rien, si on sait qu’ils sont également violés par leur Maître d’Ecole…
        Voilà la soi-disant religion Musulmane qui est en fait une secte épouvantable une des pires, si ce n’est la pire de tous… au vu de tout ce qu’elle peut permettre…

        Et nos hommes politiques vendus comme des morceaux de fruits pourris qui font tous pour les faire tous venir ici…
        Il va falloir démonter Macron, d’une manière ou d’une autre…. parce que tous les jours ils rentrent en France par centaine et parfois par milliers, d’après ce que certains étant près des frontières peuvent constater….

        ça suffit comme ça… nous sommes chez nous, ils sont chez nous…
        Alors dehors… il y a de la place, surtout en Afrique… et sans un sous en plus… on a assez payé…!!!!

  1. AvatarBobbyFR94

    PUNAISE de DEGENERES !!!

    Voilà une information qu’il faut DIFFUSER largement, en plus de toutes celles que nous avons sur les pays muzzs…

    Leur mettre le NEZ dans leur MERDE ISLAMIQUE est un plaisir sans fin pour moi !!!!

  2. ConanConan

    On comprend mieux pourquoi tous les pays musulmans en sont arrivés à ce niveau de sous développement culturel, sociétal, économique etc…
    Non, non, ce n’est pas haineux !!…C’est un simple constat …

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