La France en réalité en récession de 2,3 % en 2018

Publié le 26 février 2019 - par - 10 commentaires

L’islamisation et l’invasion de la France par des barbares sont les 2 fléaux les plus graves qui nous menacent. Mais juste derrière se cachent d’autres fléaux très graves également. L’un d’entre eux vient de la financiarisation de l’économie : création monétaire sans limite, effondrement des taux d’intérêt, menaces sur votre épargne etc….

Charles Sannat écrit tous les jours sur les questions économiques et sur ce sujet en particulier. Voir ici son dernier article, très intéressant :

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Peut-être vous souvenez-vous de vos vieux cours d’histoire et de la bataille des Thermopyles.

À la suite d’une manœuvre de contournement par les Perses, la plupart des Grecs   ̶  pris sur leurs arrières  ̶  abandonnent le champ de bataille à cause de la trahison d’un des leurs, et seuls les 300 soldats spartiates commandés par le roi Léonidas Ier, ainsi que 700 soldats de Thespies sous les ordres de Démophilos, décident de combattre jusqu’au sacrifice, malgré une infériorité numérique prononcée, pour laisser aux Grecs le temps d’organiser leur défense.

Cette bataille devient un des emblèmes de la résistance grecque à l’envahisseur, car grâce à elle, et malgré la prise d’Athènes par les Perses, les Grecs conservent leur indépendance après leurs triomphes à Salamine, en septembre 480 av. J.-C., et à Platées, en 479 av. J.-C. …

Ce fut évidemment une bataille épique.

Pour l’or aussi la bataille va être épique et il va falloir passer le défilé de 1 350 dollars l’once !

Je sais, je vous ramène de la grande histoire à la bien petite des marchés financiers, pourtant, derrière une façade qui peut sembler bien morne, je peux vous assurer que dans les coulisses, il se joue une terrible bataille autour du métal jaune.

Comme nous le chroniquons ici depuis des années, la crise est réelle et les problèmes économiques, presque insolubles en réalité.

Nos dirigeants, au-delà de toute considération politique, tentent de gagner du temps, en achètent d’ailleurs de plus en plus cher, et utilisent tous les expédients et autres rustines à leur disposition pour faire tenir coûte que coûte l’édifice.

Je vous ai toujours dit, depuis 2009 et ce que l’on nous a « vendu » comme une reprise, qu’il n’y a jamais eu de croissance économique saine, autonome et durable.

Nous avons eu encore plus de croissance à crédit.

Les dettes mondiales sont passées de 50 000 milliards de dollars en 2008 à 250 000 milliards de dollars aujourd’hui avec un PIB mondial qui a peu progressé.

La conclusion est sans appel.

Les mamamouchis déversent 4 dollars de nouvelles dettes chaque année pour faire 1 dollar de croissance, et cela dure depuis presque 10 ans !

Ce n’est que le rythme d’injection de nouvelles dettes par rapport à la croissance qui varie d’un pays à l’autre et d’une année sur l’autre.

Pour l’année 2018, en France, nous avons 2,7 % de déficit sur PIB (dettes) pour une croissance de 2,2 %. Croissance obtenue uniquement grâce à une dépense supérieure donc. Cela signifie très concrètement que 2,7 % de dettes nouvelles – 2,2 % de croissance nouvelle = 0,5 % de récession réelle !

À cela doit venir se soustraire aussi… notre inflation, qui vient d’appauvrir le pays de… (en 2018) 1,8 % !

Vous pouvez toujours l’additionner à la croissance si cela vous chante, ou ne pas en tenir compte comme le font les gouvernements depuis la nuit des temps.

En ce qui me concerne, l’inflation cela ne me rend pas plus riche, mais plus pauvre!

Soit une récession en France de 2,3 % pour 2018.

Là, normalement, vous commencez à percevoir la profondeur du problème auquel nous sommes confrontés, et vous venez également de comprendre que les Gilets jaunes et ceux des autres couleurs de l’arc-en-ciel ne sont pas près de rentrer chez eux, car les problèmes ne font que commencer.

À  l’origine, une crise financière, mais en réalité une crise multifactorielle qui est un peu la crise de tout (environnement, ressources, énergie, démographie et j’en passe et des meilleures). Pour lutter contre cette crise, on baisse les taux pour relancer, on injecte autant de monnaie que nécessaire pour éviter l’insolvabilité généralisée.

Nous avons donc « visuellement » (ce qui est visible par tous) l’enchaînement suivant.

Crise des subprimes, crise bancaire, crise boursière, crise économique, puis plans de relance. Qui dit relance dit impression monétaire et création de dettes nouvelles. Puis nous avons la crise de solvabilité (tout le monde se demande si des pays comme l’Espagne, la Grèce ou d’autres vont pouvoir faire face à leurs engagements). Du coup, c’est la période de l’austérité, qui ne fonctionne évidemment pas plus que le reste. Pendant ce temps, on continue à créer de la monnaie pour créer l’illusion d’une reprise économique et pour éviter l’insolvabilité généralisée du système et son effondrement.

Les taux s’effondrent, deviennent même négatifs. On dit que les marchés sont manipulés.

C’est à la fois vrai et faux. Vrai parce qu’évidemment, les banques centrales interviennent chaque jour massivement, faux parce qu’en le faisant, en réalité, elles rendent l’argent tellement abondant que l’argent ne vaut littéralement… plus rien !

L’inévitable étape ultime de la crise sera… la crise monétaire !

Au bout du compte, nous aurons saccagé nos monnaies (l’euro, le dollar, le yen, la livre et toutes les autres grandes devises) pour éviter l’effondrement systémique global.

Nos monnaies ne valent plus rien, et cela ne se voit pas dans un système de change flottant, ce qui risque de surprendre plus d’un assoupi !

Notre argent ne rapporte plus rien tellement la monnaie est abondante ! Les taux sont donc proches de zéro.

Lorsque nous aurons accumulé trop de dettes, et nous y sommes, lorsque nous serons tous insolvables, et c’est déjà le cas, lorsque les dettes seront hors de contrôle, et nous y sommes déjà confrontés, alors viendra un moment, inéluctable, où les grands mamamouchis de la planète décideront de la remise à plat du système monétaire mondial qui date de 1971 et de la fin des accords dits de Bretton Woods.

Lorsque cette remise à plat monétaire se fera, ne vous leurrez pas : il y aura une perte de confiance massive et une crise monumentale. Tous ceux qui étaient assoupis se réveilleront brusquement, ruinés.

Pour émettre une nouvelle nouvelle monnaie qui sera acceptée, ce qui permettra de réduire la durée de la crise et de permettre un nouvel essor économique, il faudra invoquer… l’or !

C’est la raison pour laquelle se joue une bataille épique autour du métal jaune et que la Chine, mais surtout la Russie, augmente considérablement leurs réserves, c’est la raison pour laquelle nos amis américains s’intéressent de très près aussi bien aux réserves de la Banque d’Italie que celles de la Banque de France et tentent de s’accaparer le grisbi.

Comme vous pouvez le voir sur ce graphique, nous sommes à l’aube d’une bataille autour du seuil des 1 350 dollars l’once. Un seuil qui est une résistance de plusieurs années. Percer ce seuil, c’est ouvrir la voie d’une hausse très importante pour le métal jaune. Mais… ce n’est pas tout !

Faut-il encore épargner ?

Dans un tel contexte, il faut se demander, et c’est une très grande question patrimoniale, faut-il encore épargner ?

Je dis cela au-delà de l’épargne de précaution classique de quelques milliers d’euros, permettant aussi bien de remplacer la chaudière que de réparer la voiture.

Faut-il épargner pour le long terme ?

La réponse est a priori non et les chiffres, simulations, graphiques et analyses que j’ai réunis pour la lettre STRATÉGIES du mois de février ne plaident carrément pas pour l’épargne de long terme.

Alors que faire ? C’est la réponse que je partagerai avec vous dans la lettre STRATÉGIES de février intitulée « Faut-il encore épargner ? Et si non, quoi faire ! » Pour vous abonner, c’est ici.

Dans tous les cas, et pour ceux qui ne franchiraient pas le pas, évidemment, avoir un peu d’or est une bonne idée… mais ce n’est pas la seule chose à faire !!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire [email protected]
Pour écrire à ma femme [email protected]

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

https://insolentiae.com/ce-calcul-que-lon-vous-cache-la-france-en-realite-en-recession-de-23-en-2018-ledito-de-charles-sannat/

Print Friendly, PDF & Email

10 réponses à “La France en réalité en récession de 2,3 % en 2018”

  1. Avatar Mauricette dit :

    Il aurait été judicieux de nous donner quelques pistes plutôt que de nous renvoyer vers un abonnement à plus de 90€ sans aucune garantie d’avoir une information fiable.
    Si vous avez des informations pour les patriotes merci de les partager.

    • Coriolis Coriolis dit :

      @Mauricette,
      Votre question est celle du coût de la formation et de l’information. Il existe beaucoup d’infos gratuites sur le web, mais si on a besoin d’infos à haute valeur ajoutée, elles ne le sont plus et c’est normal. Toute peine mérite salaire. Si je peux vous rassurer, les lettres mensuelles de Charles Sannat, sont très intéressantes et je trouve normal qu’il se fasse rémunérer. D’ailleurs, je viens de me réabonner. Je vois ça comme de la formation continue en économie et en finance. Si 90 € vous permet d’éviter des erreurs graves ou d’en gagner 10 fois plus, c’est un bon investissement.
      Avant de vous abonner à sa Lettre « Stratégies », vous pouvez vous abonner à son email quotidien, gratuit; ça vous donnera une idée.
      ça me rappelle une réflexion pertinente de quelqu’un (j’ai oublié son nom) : « Si vous pensez que la formation coûte cher, essayez l’ignorance ».

  2. C’est le moment de relire cet article :

    Attention à vos économies ! http://resistancerepublicaine.com/2019/02/12/apres-islam-et-ecologisme-la-3eme-calamite-qui-nous-menace-est-la-catastrophe-financiere/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+resistancerepublicaine+%28Resistance+Republicaine%29

    lire aussi les commentaires

    Sinon, vous pouvez essayer la magie …

    https://www.youtube.com/embed/mYTNQhK5Cgk (après 40 secondes)

    Multiplier des pièces d’or, ce devrait être plus facile que de multiplier des adultes … Quelqu’un peut-il me donner la recette ?

  3. Amélie Poulain Amélie Poulain dit :

    Il est évident que les investissements sont hasardeux, pour ma part, je ne rentre dans aucune proposition bancaire ou autre dans ce sens.

    Je connais dans mon entourage des personnes qui ont aussi été écoeurés de devoir payer une CSG sur les intérêts de revenus pourtant bloqués sur un contrat en banque (merci Hollande) et, pour la payer, ne pas pouvoir déplacer d’argent sous peine de perdre les avantages voire de devoir encore payer. Le comble…

    L’argent est le nerf de la guerre dit-on, à méditer…..

  4. Avatar Alexandre dit :

    M.Coriolis
    Je serai content que vous puissiez répondre à une question simple concernant les dettes étatiques.
    Exemple:
    l’agent A a une dette de un milliard par rapport a un agent B
    l’agent B a une dette de un milliard par rapport à l’agent C
    l’agent C a une dette de un milliard par rapport à l’agent A

    L’endettement global serait il de 3 milliards ?

    • Armand Lanlignel Armand Lanlignel dit :

      Problème très simple: il vous suffit de prêter un milliard à l’agent A. Il peux ainsi rembourser sa dette à B (mais il vous doit ce milliard), lequel remboursera sa dette à c et celui-ci ira porter ce milliard à A qui vous le rendra. Personne n’a rien déboursé et personne n’a de dette.

  5. Avatar Alexandre dit :

    M Lanlignel
    Merci de votre réponse
    Vous êtes trop fort, je n’y avais.pas pensé.
    1) Ça c’est s’il se remboursent mais s’ils ne le font pas ?
    2) S’il y a des intermédiaires anonymes comment peut on voir que les dettes s’annulent ?

  6. Avatar Adalbert le Grand dit :

    On peut juger du sérieux et des compétences en économie de ce monsieur sur le fait qu’il n’est visiblement pas au courant que la croissance est donnée par l’INSEE en volume net de l’inflation, c’est-à-dire en fonction de la valeur brute défalquée de l’inflation.

    Donc ce monsieur retire une deuxième fois une inflation qui a déjà été déduite.

    Encore un pata-économiste.

    Cela se confirme quand il conseille « d’investir » sur l’or… un placement purement spéculatif, vu que l’or ne produit rien. Et en plus déconseille d’épargner. N’en jetez plus! Ce ne serait pas un arrière-petit-fils de Ponzi?

    A fuir en courant!

Lire Aussi