Purge : le Conseil de l'Europe comprend le «nettoyage» en Turquie

Au terme d’une rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères le 3 août, le secrétaire général du Conseil de l’Europe a reconnu le «besoin de nettoyer» les institutions en Turquie après la tentative de coup d’Etat.

«Je voudrais dire qu’il y a eu trop peu de compréhension de la part de l’Europe au sujet des défis que cela a créés pour les institutions démocratiques et l’Etat en Turquie», a indiqué Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe, après sa rencontre avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu. 

«Je reconnais que bien sûr il était nécessaire de lutter contre ceux qui étaient derrière ce coup d’Etat raté et aussi ce réseau secret, qui a infiltré les institutions de l’Etat, l’armée et aussi la justice», a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il était au courant des volontés putschistes du prédicateur en exil et de ses ouailles. «Nous avions été informés de cela [les réseaux de Gülen] depuis très longtemps. Donc bien sûr nous voyons le besoin de nettoyer tout cel, a déclaré Thorbjorn Jagland avant de rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan, puis le Premier ministre, Binali Yildirim. 

Thorbjorn Jagland s’est en outre félicité du fait que le gouvernement turc «ait accepté de travailler avec des experts du Conseil de l’Europe pour que ceci [la période post-coup d’Etat] se passe convenablement».

Le secrétaire général du Conseil de l’Europe est le premier responsable européen à apporter son soutien à Ankara depuis le début des purges qui ont commencé dès le lendemain de l’échec de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet. Concernant la traque implacable des sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis et que le gouvernement turc accuse d’être derrière le putsch avorté, il a néanmoins tenu à rappeler la nécessité «que cela soit fait en conformité avec l’Etat de droit et les normes de la Convention européenne des droits de l’homme».

Alors que l’Europe ne se gène pas de critiquer vivement le comportement d’Ankara compte tenu de la chasse aux sorcières qui se poursuit contre tous ceux qui sont susceptibles d’avoir participé au coup d’Etat – au sein des médias, de l’armée, de la justice ou de l’éducation – les propos du secrétaire général du Conseil de l’Europe font l’effet d’un cheveu sur la soupe. Depuis le 15 juillet, quelque 10 000 personnes ont été placées en détention provisoire et près de 50 000 ont été limogées en Turquie. 

https://francais.rt.com/international/24720-purge–conseil-leurope-comprend

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11 Commentaires

  1. c’est pas vrai ! c’est pas possible ! comment un haut responsable européen peut-il tenir un tel discours c’est la soumission totale à ce dictateur islamiste
    vers quelle Europe allons-nous ! je parie que cet irresponsable est prêt à signer
    l’entrée de la turquie

  2. Les putschistes voulaient déloger un nazislamiste!!!,un mégalo !!et l’ue se couche! abject!!

  3. ABEL quel régal de vous lire, nous étions en train de faire le même constat en « famille »!!! Ce secrétaire général du conseil européen dirigé par un « jeanfoutre » d’ou sort il celui là? élu par qui? Quelles sont ses fonctions exactes? AH! Nous sommes tombés vraiment bien bas. Erdogan avec cette « purge » des plus violentes (soyons en sur) va profiter des salamalechs qu’on lui fait pour en sortir « grandi » !!! écoeurant ! Alors que ce sont les putchistes qui étaient « peut être » les moins mauvais…

  4. Allez comprendre quelque chose dans le merdier des institutions européennes !? Quelles seraient les attributions de ce  » Conseil de l’Europe « , quand nous avons déjà quelqu’une pour représenter l’Europe, et qui est à la tête du Ministère des Affaires Etrangères, en la personne de Mme MORGHERINI ! Cette Union Européenne, très franchement, c’est le grand merdier ! Même la sortie d’un Etat membre n’avait pas été prévue au départ, dans l’Acte Constitutif ! Il a fallu l’accord de Barcelone pour définir dans quelles conditions un Etat membre pouvait sortir ! Et encore ! D’après l’article 50, c’est à l’Etat membre sortant de décider quand il doit sortir, un seuil cependant étant fixé à deux ans maximum, à compter de la décision officielle de sortie, le BREXIT pour l’Angleterre !
    Je le dis, les juristes qui étaient en charge de la rédaction de l’acte de l’U.E. sont vraiment des brêles ! Tout a été fait n’importe comment, en dépit du bon sens, et maintenant les peuples en payent les conséquences, et ce n’est pas fini ! Sans parler du coût de cette institution merdique !
    Un bon coup de pied aux culs de ces bons à rien, et dehors !

  5. Super, ils comprendront et accepteront d’autant mieux et sans rechigner la « purge » à laquelle ces braves gens de l’ europe (sans majuscule) auront droit d’ici peu de temps !

    • C’est quoi ce vendu???représentant dei cette europe sans dignité sans honneur
      ce pôv type ne parle pas en notre nom !SALE TYPE!!!!!!!!

  6. Donc, ils comprendront quand on va les nettoyer, eux?
    Bonne nouvelle, merci!

  7. Et les prisons turques respectent sans doute les droits de l’homme? Le conseil de l’Europe a quelle légitimité exactement? N’est-ce pas l’apologie d’un gouvernement criminel?

  8. Décrédibilisation de la classe politique européenne qui va encore accentuer la méfiance des peuples … toujours 2 poids 2 mesures

  9. Bien ! Donc ils comprendront lorsque l’ont fera le grand nettoyage de l’Europe

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