La participation africaine à 14/18: des effectifs très, très limités.

Avec l’affaire « Black M », les mêmes contrevérités sont lancées face à une opinion hébétée par la meute du politiquement correct, Rama Yade en tête.
Les Africains auraient « droit » à la France car leur rôle aurait été décisif en 14/18.
C’est déjà faire l’impasse sur le fait que les Africains, dans leur enthousiasme de foutre la France en dehors, dans les années 60,  avaient proclamé leur désir (euphémisme vu l’ampleur des  crimes souvent commis à l’époque contre les Français) de vivre en toute indépendance, loin de l’ex puissance coloniale.
D’autre part un historien, spécialiste de l’Afrique, en nous donnant les chiffres des effectifs engagés,  nous montre que cet apport fut numériquement minime et nullement décisif:
 

Dans la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France par les partisans du « grand remplacement », la Première Guerre mondiale, et plus particulièrement la bataille de Verdun, constitue un argument de poids. Son résumé est clair : les Africains ayant permis la victoire française, leurs descendants ont donc des droits sur nous.
Voilà qui explique pourquoi ces ardents défenseurs du « vivre ensemble » que sont MM. Samuel Hazard, maire socialiste de Verdun, et Joseph Zimet, à la ville époux de Madame Rama Yade, et en charge de la Mission du centenaire de la Grande Guerre, ont voulu mettre le sacrifice de millions de Poilus au service de leur idéologie.
Laissons donc parler les chiffres [1] :
1) Effectifs français (métropolitains et coloniaux)
– Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20 % de la population française totale.
– Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73 000 Français d’Algérie, soit environ 20 % de la population « pied-noir ».
– Les pertes françaises furent de 1 300 000 morts, soit 16,67 % des effectifs.
– Les pertes des Français d’Algérie furent de 12000 morts, soit 16,44 % des effectifs.
2) Effectifs africains
– L’Afrique fournit dans son ensemble 407 000 hommes, soit 5,22 % de l’effectif global de l’armée française.
– Sur ces 407.000 hommes, 218 000 étaient des « indigènes » originaires du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, soit 2 % de la population de ces trois pays.
– Sur ces 218 000 hommes, on comptait 178 000 Algériens, soit 2,28 % de tous les effectifs français.
– L’Afrique noire fournit quant à elle 189 000 hommes, soit 1,6% de la population totale et 2,42% des effectifs français.
– Les pertes des unités nord africaines furent de 35 900 hommes, soit 16,47 % des effectifs.
– Sur ces 35 900 morts, 23 000 étaient Algériens. Les pertes algériennes atteignirent donc 17,98 % des effectifs mobilisés ou engagés.
– Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens sont imprécis. L’estimation haute est de 35 000 morts, soit 18,51 % des effectifs ; l’estimation basse est de 30 000 morts, soit 15,87 %.
Pour importants qu’ils soient, ces chiffres contredisent donc l’idée-reçue de « chair à canon » africaine. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.
Des Africains ont donc courageusement et même héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Gloire à eux. Cependant, compte tenu des effectifs engagés, il est faux de prétendre qu’ils ont permis à la France de remporter la victoire. Un seul exemple : le 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments. Les 2/3 d’entre eux étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.
Autre idée-reçue utilisée par l’idéologie dominante : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre.
Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, si la France importa six millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire, elle en importa 170 millions du reste du monde.
Conclusion : durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5% de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation.
Bernard Lugan
13/05/2016

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9 Commentaires

  1. Je ne peux m’empêcher d’applaudir le député Marsault et vous transmettre son article:
    Marsault : « Vous me dégoûtez, bande de charognes »
    Ah bon? C’est la « fachosphère » qui a fait déprogrammer Black M à Verdun? Bande de minables, prenez mon coup de gueule en pleine tête et accrochez-vous: il pèse plus de 300.000 morts.
    Je vais commencer par parler du rap dans sa majorité. Je ne parle pas des rappeurs intelligents qui produisent une œuvre constructive, je parle de la racaille qui se fait sucer par les médias.
    Que des rappeurs dégueulent sur la France, sous le prétexte éternel de son passé colonialiste, en n’ayant eux-mêmes vécu ni la colonisation et encore moins l’esclavage, c’était déjà gonflant.(1)
    Que ces mêmes rappeurs insultent tranquillement les « sales français » coupables de voter à droite parce qu’ils en ont marre que deux tonnes de shit transitent chaque semaine dans leur hall d’immeuble, c’était pénible.
    Qu’ils demandent le respect et se placent en victimes d’un pays soi-disant intolérant, tout en faisant gaiement l’apologie du braquage, des règlements de compte à l’arme de guerre et des trafics en tout genre, c’était dérangeant.
    Que la bienpensance valide les horreurs racistes, misogynes et homophobes d’une majorité de rappeurs sous couvert de liberté d’expression et de création, quand le moindre « dérapage » émanant de n’importe qui d’autre est considéré comme un appel à la résurrection physique de Pétain et aux heures les plus sombres de ta mère, ça commençait à devenir énervant.
    Que toute cette merde soit relayée par des présentateurs/trices télé qui hochent la tête bêtement pendant qu’un rappeur explique que les femmes c’est des putes et que la France c’est de la merde, c’était presque trop.
    En clair, on était à peu près habitués à se faire cracher à la gueule, mais fallait pas nous chauffer davantage.
    Black M à Verdun, c’est la République qui accepte officiellement tout ce que je viens de décrire. Black M à Verdun. Qu’on ne vienne pas me parler de son grand-père mort pendant la bataille: avoir un ancêtre héroïque, méritant et respectable n’excuse rien.
    A présent, je m’adresse au gouvernement.
    Très mauvais calcul, les mecs.
    Quoique même pas. Je suis sûr que vous savez ce que vous faites, et c’est encore plus dégueulasse, plus lamentable, plus immoral.
    En programmant l’autre idiot à Verdun, vous saviez parfaitement que ça allait énerver beaucoup de gens, faire de la peine à d’autres et monopoliser les réseaux sociaux. La preuve: j’en parle. Et pendant ce temps-là on oublie les vrais problèmes.
    C’est aussi un bel exemple de tapinage électoral: la Présidentielle approche, la France entière vous conchie intégralement, alors plutôt que d’essayer de récupérer les patriotes qui sont tous partis chez Marine Le Pen par dégoût pour vos sales gueules, vous vous adressez discrètement aux deux-trois abrutis qui n’auraient pas encore compris à quel point vous êtes des merdes. « Eh, regardez: on a mis un rappeur qui dit que la France c’est un pays de koufars, c’est frais hein? Votez pour nous, s’il vous plaît… Pardon? C’est contradictoire de programmer un rappeur qui vient d’un groupe ultra-homophobe alors qu’on a mis en place le mariage pour tous? Euh…Bon bah votez pour nous quand même et on s’excusera pour un truc, genre la colonisation ou autre chose, promis. »
    Là où je vous en veux sévèrement, c’est que cet écran de fumée, vous l’avez créé en jouant avec des cadavres.
    C’était qui, les soldats de la Grande Guerre? C’était pas des « natios » ou des « racistes », désolé. C’était des paysans, des ouvriers, des gamins de 20 ans, mobilisés et envoyés à la boucherie, à la haine, au froid, à la boue, aux rats, à la faim, à la maladie, à la désolation, et pour finir à la mort.
    Et voilà comment vous leur rendez hommage.
    C’est une honte totale, absolue.
    Vous me dégoûtez, bande de charognes.
    Au nom de tous ceux pour qui le respect des morts veut encore dire quelque chose, je vous jure qu’on n’oubliera pas de si tôt cet acte de haute trahison.
    Marsault
    (1) S’ils avaient une once d’honnêteté ils devraient alors culpabiliser les arabo-musulmans pour avoir été fournisseurs d’esclaves et dans ce cas, leur réclamer des dommages et intérêts. Je serais curieux d’entendre la réaction de Erdogan ou du roi Abd el-trucmuche d’arabie. Ces descendants d’esclavagistes.
    http://www.fdesouche.com/730637-marsault-vous-degoutez-bande-de-charognes

  2. Je reproche aux colons de ne pas avoir appris la gratitude aux colonisés.
    Voir en lien un peu d’histoire pour « culbutot 1er » solliciteur de pardons internationaux:
    Extraits:
    Pardon d’avoir apporté aussi la médecine, les nombreux dispensaires et hôpitaux et d’avoir permis à 2 millions d’autochtones qu’ils étaient en 1872 d’avoir 9 millions de descendants en 1962 ? …… d’avoir éradiqué la peste, le choléra, la variole, le typhus et bien d’autres joyeusetés du même acabit ?
    ¤ Ferhat Abbas, président de la république algérienne, du temps du G.P.R.A., avait reconnu :
    « La France n’a pas colonisé l’Algérie. ELLE L’A FONDÉE. »
    (Pareil pour les autres colonies)
    Si le prétendant socialiste à la magistrature suprême lisait autre chose que des fiches résumées, …… comme par exemple les livres de l’écrivain algérien Boualem Sansal, il pourrait, tout comme vous, découvrir qu’il a écrit :
    « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi, … Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants. »
    http://bernardbeaudet.over-blog.com/article-la-france-n-a-pas-colonise-l-algerie-elle-l-a-fondee-ferhat-abbas-107912758.html

  3. L’empire a disparu en effet. C’est du passé
    Certains africains on été enrôlés dans un contexte particulier d’une époque révolue et ont eu leur mérite en ces temps de guerre.
    On en fini plus avec la repentance.
    Ils nous ont pas aidé à l’époque de la conquête des Gaules
    par Jules César. Quoique des spécialistes de la spécialité
    vont nous prouver le contraire.
    Sic transit gloria mundi…

  4. « L’état-major s’est vite rendu compte que la force noire ne tenait pas le choc devant les Allemands, alors ils furent envoyés dans le sud de la France s’occuper de logistique et de garder le littoral méditerranéen »
    Jean-Baptiste Duroselle , de l’institut d’histoire de France  » la grande guerre des Français l’incompréhensible  » page 500.

  5. Ajoutons qu’à cette époque, ces Africains étaient dans l’empire colonial et contribuaient à l’effort de guerre.
    Cet empire n’existe plus depuis plus de cinquante ans.
    En vertu de quoi, par exemple, les Algériens qui n’ont plus voulu être français au point de chasser la plupart de ceux attachés à la France, pourraient évoquer un quelconque droit, de par le concours d’aïeux à la grande guerre ?
    Quant au parent de ce rappeur qui ne semble guère avoir un grand amour pour les français de souche, aurait-il légitimité de représenter son ancêtre, qui, lui, devait aimer la France … ? La commémoration de ceux qui se sont tant sacrifiés pour la France, ne saurait être orchestrée par un rappeur qui ne respecte guère les Français de souche.

    • Bonjour,
      Totalement d’accord avec vous !
      Un pays comme l’Algérie a pris son indépendance en assassinant des dizaines de milliers de civils européens.
      Nous aussi, à cette sinistre occasion, nous avons pris notre indépendance: qu’on nous lâche maintenant !
      Si leurs indépendances sont des catastrophes (visons la tronche à Boutef), ce n’est plus notre affaire !
      B A S T A !!

  6. Mes deux grands pères, enrôlés dans les Zouaves d’Algérie, connurent entre autres zones de l’enfer 14-18, l’enfer de Verdun. Ils furent tous deux blessés à plusieurs reprises (éclats et traces dans les jambes transpercées par les lances des lanciers allemands qui cherchaient des survivants pour interroger. Le maternel a même « fait » les Dardanelles et a été démobilisé en 19.
    Avec nom, prénom et date de naissance on obtient le livret militaire de nos grands pères (archives d’Aix-en-Provence pour les pieds noirs)

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