Comment mesurer l’assimilation d’une personne ? Simple comme bonjour

Publié le 26 avril 2016 - par - 13 commentaires

Pour bien mesurer le degré d’assimilation d’une personne dans la société, observons quelques points marquants au cours de sa vie et rapportons-les à la culture dominante du pays :

– Le prénom qu’on lui donne
– La liberté qu’il a pour déterminer ses convictions spirituelles ou philosophiques
– Le degré d’harmonie entre les principes de ses convictions spirituelles ou philosophiques et celles de la culture dominante et des lois de la société
– La façon dont il s’alimente
– Le(s) langue/-age(s) qu’il utilise
– Ses tenues vestimentaires
– Le respect qu’il exprime envers les plus âgés et l’autorité
– Ses liens sociaux
– Ses convictions par rapports aux droits de l’Homme
– Sa considération de la place et des droits de la Femme
– Sa considération des différents courants spirituels et philosophiques et de leurs membres
– Son appréhension des différents pans de l’Histoire ou de la théorie de Darwin
– L’éducation qu’il donne ou compte donner à ses enfants
– Son sentiment d’appartenance à la société dans laquelle il vit
– Le lieu où il est enterré

Sauf à être aveugle, nous pouvons mesurer là qu’un nombre significatif d’individus vivant dans les sociétés occidentales sont loin d’être assimilés, et que tout semble fait depuis leur naissance pour que cette assimilation n’ait pas lieu. Qui plus est, l’écrasante majorité de ces cas proviennent d’un seul milieu culturel et surtout cultuel. N’est-il pas temps d’en tirer le bilan et les conclusions qui s’imposent ?

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13 réponses à “Comment mesurer l’assimilation d’une personne ? Simple comme bonjour”

  1. Avatar Invite2018 dit :

    En quoi le prénom et la façon de s’alimenter entreraient-ils en compte dans la mesure de l’assimilation aux règles de vie nécessaires au bon fonctionnement de la société?

    • Avatar Maxime dit :

      La réponse à cette question paraît évidente pour le prénom

    • Avatar Rocky Lélé dit :

      Cher Invite2018,

      Je suis l’auteur de ce billet que Christine a très gentiment accepté de publier.

      L’idée principale ici n’était pas de décrire une liste de critères désignant quelqu’un de non assimilé dès qu’il ne répond pas à un critère, mais plutôt une idée du degré de non assimilation d’un individu proportionnelle au nombre de critères où il est en marge de la majorité. Comprenez par là que si une personne se distingue du mode de vie de la population dominante sur une bonne partie de ces points, force est de constater qu’il est difficile de le considérer comme assimilé.

      A contrario donc, dire d’une personne qu’elle n’est pas assimilée simplement parce qu’il ne porte pas un prénom de la même culture serait abusif et absurde.

  2. Avatar Philippe le Routier dit :

    Juste par humour -n’y voyez aucune attaque, j’étais un cancre et la conjugaison et moi ça fait QUATRE ! – J’aurai écrit  » le lieu ou il SOUHAITE être enterré »

    Parce que s’il l’est déjà…
    … Ben ça rend difficile d’évaluer les autres points !

    Et pour répondre a Invité2018, si le gars s’appelle Mohamed, troisième génération et né en France mais qu’il exige toujours du halal, navré mais pour moi c’est un français administratif et il n’est certainement pas assimilé.

    • Avatar Invite2018 dit :

      Et qu’en est-il de la personne qui se prénomme Jean-François et qui exige l’interdiction du non-hallal?

      • Christine Tasin Christine Tasin dit :

        c’est un islamo-collabo qui devrait être déchu de la nationalité française et à défaut vivement encouragé à aller vivre en pays musulman

        • Avatar Invite2018 dit :

          Ce que je demandais à Philippe le Routier, c’était en quoi le prénom entrait en ligne de compte.

          L’internaute a écrit « si le gars s’appelle Mohamed », ce qui sous-entendait que l’analyse pouvait différer en fonction du prénom de chaque personne dont le comportement est analysé. Je lui demandais ainsi quelle(s) différence(s) il voyait entre Mohamed qui veut imposer le hallal, Jean-François qui veut imposer le hallal, Fatima qui veut imposer le hallal, Corinne qui veut imposer le hallal, Chang qui veut imposer le hallal, Mamadou qui veut imposer le hallal, Antonio qui veut imposer le hallal…

          J’avais mal formulé ma question. Au temps pour moi.

  3. Laurent C Laurent C dit :

    Philippe précise qu’un Français exigeant du halal n’est qu’un Français de papier, je partage l’idée et je suis curieux de connaître quelle suite sera donnée au TAFTA car si un pays peu refuser de « bouffer » les OGM des US ou le poulet lavé à l’eau de Javel (autorisé chez eux) nous serions aussi en droit de refuser l’abattage halal et ses risques!

  4. EVA EVA dit :

    Si je peux me permettre de vous répondre:

  5. Avatar patriote dit :

    Pour répondre a invité 2018 .Assimiler veut un peu dire a mon sens se diluer dans une société en acceptant toutes les règles , lois et mode de vie de cette société et la façon de manger ou de s’habiller en fait partie . Il ne faut pas oublier que la façon de manger et de s’habiller des musulmans est un acte militant et identitaire , de plus l’islam prime sur les lois de la république , ce qui n’est pas compatible avec une assimilation . Nombre d’entre eux possèdent la double nationalité ( qui est toujours un grand mystère pour moi quant a la façon de l’obtenir ) et passent plus de temps au bled qu’en France ,est-ce une façon de s’assimiler ?? Bien souvent ces comportements amènent a des situations ubuesques , encore la semaine dernière j’ai voulu me rendre a un vide grenier et j’ai fait demi tour arrivé sur place car je suis tombé en plein carnaval et je n’avais pas de déguisement ………c’est moi qui avait l’impression d’être chez eux !

    • Avatar Invite2018 dit :

      Quand je posais ma question sur le rôle dans l’assimilation, j’entendais par « assimilation », non pas le sens stricte étymologique, mais simplement le fait d’avoir un comportement compatible avec les règles qui s’imposent pour le bon fonctionnement de l’ordre public et de la vie en société.

      Pour être « assimilé » dans le sens où je l’entends, il faut respecter l’intégrité d’autrui, ne jamais l’agresser, ne jamais lui interdire de blasphémer, ne jamais rendre obligatoire la séparation entre femmes et hommes dans les lieux publics, ne jamais forcer quiconque à porter le voile, ne jamais obliger personne de faire le ramadan, ne mettre sous aucun prétexte à mort le bétail sans anesthésie préalable…

      Les revendications communautaristes de l’islam politique (ou islam tout court si « islam politique » est un pléonasme), démontrent qu’il y a un problème avec le fait d’imposer à autrui une façon de manger (et en l’occurrence, avec la volonté des salafistes de criminaliser qui consomme du porc et/ou de l’alcool), mais pas avec sa façon de manger à soi-même.

      Existerait-il un mode précis d’alimentation sans souscrire auquel nul ne peut être « assimilé »? Si oui, quel est-il, qui l’a décrété, et où est-ce écrit? ».

      Si vous me parlez des horribles égorgements rituels faits à vif à l’encontre des animaux, c’est moins une affaire personnel de façon de se nourrir qu’une affaire d’alliance entre l’obscurantisme coranique (lequel obscurantisme se confond avec l’islam en lui-même si ce qui est dit sur ce site à propos du Coran est vrai) et le système capitaliste. Il ne faudrait pas que, par exemple, la légitime exigence d’alternatives végétariennes voir végétaliennes dans les cantines scolaires et dans les restaurants d’entreprise, soit mise dans le même sac que les caprices imposant, au nom de principes prétendus « sacrés », des méthodes d’exécution du bétail inhumaines.

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